


Kinshasa, le 27 octobre 2026 – Le Fonds National REDD+ (FONAREDD) a pris une part active aux discussions de la deuxième journée de la Semaine Nationale du Climat (SENAC 2026), consacrée aux enjeux des forêts, de la biodiversité et de l’économie du carbone. À cette occasion, son Secrétaire Exécutif National, Bavon N’SA MPUTU ELIMA, est intervenu dans deux panels de haut niveau portant respectivement sur la valorisation du capital naturel de la République Démocratique du Congo (RDC) et sur la vision du Couloir Vert Kivu-Kinshasa, une initiative visant à concilier conservation de la biodiversité, développement territorial et investissements verts.

Lors du panel consacré à « Forêts, biodiversité et marchés carbone : faire du capital naturel de la RDC un moteur de développement », le Secrétaire Exécutif National a rappelé que la République Démocratique du Congo dispose d’atouts exceptionnels pour contribuer à la lutte mondiale contre les changements climatiques. Avec le deuxième massif forestier tropical de la planète, des tourbières parmi les plus importantes au monde, une biodiversité remarquable et un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables, le pays détient un capital naturel d’une valeur stratégique pour son propre développement territorial et investissements verts.
Le capital naturel congolais, un levier stratégique de développement
Intervenant au panel intitulé « Forêts, biodiversité et marchés carbone : faire du capital naturel de la RDC un moteur de développement », le Secrétaire Exécutif National a rappelé les atouts exceptionnels dont dispose la RDC pour contribuer à la lutte mondiale contre les changements climatiques. Avec le deuxième massif forestier tropical de la planète, des tourbières parmi les plus importantes au monde, une biodiversité remarquable et un potentiel considérable en énergies renouvelables, le pays possède un capital naturel stratégique, tant pour son développement que pour l’équilibre climatique mondial.
Il a toutefois souligné que ces richesses demeurent menacées par la déforestation et la dégradation des forêts, avec des conséquences directes sur les moyens de subsistance des populations, la sécurité alimentaire, la biodiversité et la résilience climatique des territoires.
Face à ces défis, la RDC s’est engagée depuis 2009 dans le processus de Réduction des Émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts (REDD+) et s’est dotée, en 2013, d’une Stratégie-Cadre Nationale REDD+. Cette démarche vise à réduire durablement les pressions exercées sur les forestières tout en améliorant les conditions de vie des communautés qui en dépendent.
Le FONAREDD, un mécanisme de financement au service des ambitions nationales Dans cette perspective, Bavon N’SA MPUTU ELIMA a présenté le FONAREDD comme le principal instrument national de mobilisation et de programmation des financement destinés à soutenir la mise en œuvre de stratégie REDD+ et les investissements contribuant au développement durable.
Opérationnalisé en 2016, le Fonds accompagne les réformes et les investissements visant à réduire la déforestation et la dégradation des forêts, tout en favorisantun développement économique durable et inclusif. À travers ses mécanismes de gouvernance, de programmation et de suivi, il veille à l’alignement des interventions financées sur les priorités nationales et à une utilisation rigoureuse et transparente des ressources mobilisées. Les Les programmes soutenus par le Fonds couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment la gouvernance forestière et foncière, l’aménagement du territoire, l’agriculture durable, l’agroforesterie, la restauration des paysages forestiers, le reboisement ainsi que le développement des chaînes de valeur agricoles. Ces interventions contribuent à renforcer les conditions nécessaires à une gestion durable des ressources naturelles, tout en créant des opportunités économiques pour les populations locales.
Le Couloir Vert Kivu-Kinshasa, une opportunité de de capitalisation des acquis de la REDD+
Lors du second panel, consacré au thème « Couloir Vert Kivu-Kinshasa : conservation, paix, développement territorial et investissement vert », le Secrétaire Exécutif National a mis en évidence les perspectives offertes par cette initiative majeure portée par les autorités nationales, pour promouvoir une approche intégrée de la conservation et du développement des territoires.
Il a souligné la contribution du FONAREDD aux réflexions stratégiques entourant le développement du Couloir Vert Kivu-Kinshasa notamment, à travers la participation de ses experts aux travaux de la Task Force mise en place par la Présidence de la République.
Cette participation s’appuie sur plus d’une décennie d’expériences acquise par le Fonds dans l’accompagnement des réformes et des investissements REDD+, particulièrement en matière de gouvernance des ressources naturelles, d’aménagement du territoire, d’agriculture durable, de restauration des terres dégradées et de développement communautaire.
Pour le FONAREDD, le Couloir Vert Kivu-Kinshasa représente une opportunité de mettre profit en profit ces acquis et de renforcer les synergies entre les initiatives existantes, dans une perspective conciliant conservation de la biodiversité, lutte contre les changements climatiques, développement économique local et consolidation de la paix.
Au-delà de sa dimension environnementale, cette initiative ouvre également des perspectives de mobilisation des financements climatiques et les investissements verts nécessaires à la transformation durable des territoires concernés.
Mobiliser les financements pour une transformation durable des territoires
Abordant la question du financement dans son intervention, le Secrétaire Exécutif National a également mis en lumière l’importance du partenariat entre la RDC, et l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI), dont le FONAREDD constitue l’un des principaux mécanismes nationaux de mise en œuvre.
Ce partenariat a permis de mobiliser des ressources significatives pour accompagner les réformes structurelles et les contribuant à la réduction de la déforestation, à la gestion durable des ressources naturelles et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Dans cette dynamique, la valorisation du capital naturel congolais apparaît comme un levier essentiel pour renforcer la mobilisation des financements climatiques et soutenir un modèle de développement conciliant croissance économique, préservation de l’environnement et inclusion sociale.
En conclusion de ses interventions, Bavon N’SA MPUTU ELIMA a réaffirmé l’importance de poursuivre les réformes engagées et de renforcer les les mécanismes de financements financement permettant de transformer le potentiel naturel de la RDC en opportunités concrètes de développement.
À travers son expérience et les programmes qu’il accompagne, le FONAREDD entend continuer à contribuer à cette dynamique, en soutenant des investissements durables au bénéfice des communautés locales, de la biodiversité et des générations futures.