Sud-Ubangi : lancement officiel du PIREDD, un programme ambitieux pour protéger les forêts et soutenir les communautés.

     

    Gemena, 3 avril 2026 — Le Fonds National REDD(FONAREDD) et l’Agence belge de coopération internationale ENABEL, ont procédés au lancement officiel du Programme Intégré de Réduction des émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts du Sud-Ubangi (PIREDD-SU). La cérémonie a également été marquée par la tenue de la première session de son Comité de pilotage (COPIL), à Gemena, chef-lieu de la province du Sud-Ubangi.

     

    Présidée par le Gouverneur ad intérim, Son Excellence Jean-René Galekwavundawe, cette rencontre a réuni plus de quarante participants, dont des autorités provinciales, des représentants des ministères sectoriels, des organisations de la société civile, des peuples autochtones, des services techniques déconcentrés de l’État, des partenaires techniques et financiers. Une mobilisation qui témoigne de l’intérêt et de l’adhésion des acteurs locaux à cette initiative.

     

    Un programme stratégique au service des forêts et des communautés

     

    Mis en œuvre par ENABEL avec l’appui financier du FONAREDD, dans le cadre du partenariat avec la Central African Forest Initiative (CAFI), le PIREDD Sud-Ubangi ambitionne de réduire durablement la déforestation et de la dégradation des forêts, tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales.

     

     

    Doté d’un budget de 25 millions de dollars américains sur cinq ans, le programme repose sur une approche territoriale intégrée. Il met l’accent sur plusieurs axes prioritaires :

     

    · La gouvernance foncière

    · L’aménagement du territoire

    · La promotion de l’agroforesterie

    · Le développement de l’économie verte

    · La participation active des communautés locales et des peuples autochtones.

     

    À travers ce programme, le FONAREDD entend soutenir des actions concrètes, adaptées aux réalités locales, tout en contribuant aux engagements climatiques de la République Démocratique du Congo.

     

    Installation formelle du Comité de pilotage

     

    La première session du Comité de pilotage s’est tenue au siège de la coordination provinciale d’ENABEL. Elle a permis l’installation officielle des membres ainsi que l’adoption de documents clés de gouvernance.

     

    Le Règlement d’Ordre Intérieur (ROI) et le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026, chiffré à 2 759 938 USD, ont été validés. Ces outils définissent le cadre opérationnel du programme et orientent les premières actions sur le terrain.

     

    Les échanges ont également mis en évidence plusieurs priorités pour une mise en œuvre efficace, notamment :

     

    · L’intégration du secteur du genre dans les instances de gouvernance

    · La clarification du ciblage géographique des interventions

    · La réalisation d’études de référence actualisées

    · La mise en place d’indicateurs de suivi intermédiaires des résultats.

     

    Des défis à relever pour un impact durable

     

    Si les ambitions du programme sont importantes, les discussions ont souligné la nécessité d’un suivi rigoureux et d’une coordination étroite entre les acteurs. La réussite du PIREDD dépendra notamment de sa capacité à s’ancrer dans les réalités locales et à produire des résultats mesurables à court et moyen terme.Un engagement renouvelé du FONAREDD pour le climat et le développement

     

    À travers le PIREDD Sud-Ubangi, le FONAREDD réaffirme son rôle clé dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale REDD+. Le programme illustre une volonté de préservation des forêts, développement rural inclusif et lutte contre le changement climatique.

     

    Le Fonds salue la mobilisation des autorités provinciales et des partenaires, et encourage la poursuite d’un dialogue permanent afin de garantir des résultats concrets au bénéfice des populations du Sud-Ubangi.

     

    Lancement officiel du Programme Énergie Durable 2 : une nouvelle étape stratégique pour l’accès aux énergies propres en RDC

    Kinshasa, 31 mars 2026 — Le Programme Énergie Durable 2 (PED2) a été officiellement lancé ce mardi à l’hôtel Four Points by Sheraton, lors d’une cérémonie qui a réuni 45 participants, parmi lesquels des représentants du gouvernement, du secteur privé, des institutions financières, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la société civile et du monde académique.

     

    Porté par l’UNCDF avec l’appui financier du FONAREDD sur l’allocation du CAFI en RDC, le PED2 marque le début d’une nouvelle phase d’investissements stratégiques visant à accélérer l’accès aux énergies propres en République Démocratique du Congo et à réduire la pression sur ses forêts.

     

    Un engagement politique réaffirmé

     

    Empêché, le ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité a été représenté par Son Excellence le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire, qui a procédé au lancement officiel du programme.

    Dans son allocution, il a souligné l’importance du PED2 dans la transition énergétique nationale, insistant sur le rôle central des investissements catalytiques pour dynamiser un secteur privé encore peu développé dans les chaînes de valeur de l’énergie propre.

     

     

    Le FONAREDD a rappelé les acquis du PED1 et a salué « la continuité et l’amplification des efforts visant à offrir aux ménages congolais des alternatives énergétiques modernes, durables et accessibles ».Le CAFI représenté par l’Ambassadrice du Royaume‑Uni, , a réaffirmé son engagement à accompagner la RDC dans la mise en œuvre de solutions énergétiques à fort impact climatique et social.

     

    Un programme doté de 50 millions USD pour transformer le paysage énergétique

     

    Financé à hauteur de 50 millions USD, le PED2 couvrira la période 2026–2030 et repose sur une approche innovante articulée autour de :

    • – Garanties de premier risque atteignant jusqu’à 75 %,
    • – Prêts concessionnels,
    • – Subventions remboursables ou non assurant un appui complet et structuré tout au long du cycle d’investissement.
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    Ces instruments permettront de renforcer l’offre du secteur privé dans trois segments prioritaires : les foyers améliorés, le GPL et l’électrification solaire.

    Lancement prochain de l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)

     

    L’UNCDF a confirmé que l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) destiné au secteur privé sera lancé dès la semaine suivant la cérémonie.

    Plusieurs acteurs présents ont manifesté un vif intérêt pour y participer, notamment des institutions financières désireuses de mieux comprendre les mécanismes de garantie mis à leur disposition.

     

    Projection du film documentaire PED1

     

    La cérémonie a également été marquée par la projection du film documentaire retraçant les résultats du Programme Énergie Durable 1 (PED1).

    Cette projection a permis d’illustrer les impacts concrets des investissements réalisés : amélioration du cadre de vie, réduction de la dépendance à la biomasse, et montée en puissance d’entrepreneurs locaux spécialisés dans l’énergie propre.

    Un espace d’échanges renforçant la collaboration intersectorielle

     

    La rencontre s’est conclue par un déjeuner de réseautage, au cours duquel les participants ont échangé sur les opportunités offertes par le PED2.

    Les discussions ont porté notamment sur :

    • – La combinaison optimale des instruments de garantie,
    • – Les conditions d’éligibilité à l’AMI,
    • – Les perspectives de financement pour les chaînes de valeur énergie propre.

    – Les partenaires ont unanimement salué la qualité du cadre établi par l’UNCDF et le FONAREDD pour structurer la collaboration avec le secteur privé.

     

    Un signal fort pour la transition énergétique en RDC

     

    Avec le lancement du PED2, le gouvernement congolais, soutenu par ses partenaires, confirme sa volonté d’accélérer la transition énergétique tout en contribuant à la réduction de la déforestation et à la lutte contre le changement climatique.

    Le FONAREDD se félicite de ce démarrage et réaffirme son engagement à accompagner la mise en œuvre rigoureuse, transparente et impactante du programme au bénéfice des populations congolaises.

     

    Validation technique du Plan Foncier National : une étape décisive vers la réforme foncière en RDC

    Le 5 mars 2026, un atelier de validation technique de la version avancée du Plan Foncier National (PFN) s’est tenu au Cercle de Kinshasa, dans la commune de la Gombe. Cette activité stratégique, organisée par la Commission Nationale de la Réforme Foncière (CONAREF) en collaboration avec le Secrétariat Général aux Affaires foncières, a réuni une soixantaine d’acteurs clés du secteur foncier congolais.

     

    Placée sous les auspices de Son Excellence O’Neige N’Sele, Ministre des Affaires foncières, et lancée par le Secrétaire Général Gérard Mugangu, cette rencontre a bénéficié d’un financement direct du Programme des Nations Unies pour le développement, en appui complémentaire au projet PARF 2, une initiative inscrite dans le portefeuille du FONAREDD. Ce mécanisme illustre la synergie entre les partenaires techniques et financiers dans l’accompagnement de la réforme foncière en République Démocratique du Congo.

     

    Un cadre stratégique pour transformer la gouvernance foncière

     

    L’objectif principal de cet atelier était de finaliser et valider la version enrichie du Plan Foncier National, intégrant les amendements issus des consultations antérieures. Ce document constitue un instrument central de la réforme foncière en RDC, en offrant un cadre programmatique cohérent, inclusif et réaliste pour la gestion durable des terres.

     

    Doté d’un budget global estimé à 1,287 milliard USD sur 15 ans (2026-2040), le PFN s’articule autour de cinq axes stratégiques et neuf programmes prioritaires. Une attention particulière est accordée à la sécurisation des droits fonciers et au renforcement institutionnel, qui mobilisent à eux seuls près de 980 millions USD.

     

    Une mise à jour nécessaire dans un contexte réformateur

     

    Cette validation intervient dans un contexte marqué par deux évolutions majeures : la nomination d’une nouvelle Ministre des Affaires foncières et la promulgation, en décembre 2025, d’une nouvelle loi foncière soutenue par les partenaires techniques et financiers, dont le FONAREDD.

     

    Ces changements ont rendu indispensable l’actualisation du PFN initialement validé en avril 2025, afin d’aligner ses orientations sur les nouvelles priorités politiques dans le secteur du foncier en RDC : sécurisation des droits fonciers, consolidation de la paix sociale, promotion du développement durable et affirmation de la souveraineté nationale sur le capital foncier congolais.

     

    Des recommandations clés pour un foncier plus inclusif et durable

     

    Les travaux en groupes ont permis de dégager plusieurs recommandations majeures visant à renforcer l’impact du PFN, notamment :

     

    • – L’intégration des mécanismes de prévention et de gestion des conflits fonciers liés aux migrations internes et aux déplacements de populations ;
    • – L’inclusion de la durabilité environnementale et de la biodiversité comme axes transversaux du Plan ;
    • – La mise en place de réserves foncières provinciales pour anticiper les besoins futurs et garantir l’équité d’accès à la terre ;
    • – La mobilisation accrue des partenaires financiers pour soutenir la mise en œuvre du Plan.
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    Les discussions ont également mis en lumière des enjeux cruciaux tels que la justice foncière, l’accès équitable à la terre pour les femmes, les jeunes et les communautés locales, ainsi que le rôle de la fiscalité foncière comme levier de financement interne.

     

    Une mobilisation multisectorielle

     

    L’atelier a rassemblé environ 70 participants issus de divers horizons : représentants de l’administration foncière, membres du Comité de pilotage de la CONAREF, acteurs de la société civile, autorités traditionnelles ainsi que des partenaires techniques et financiers, dont le FONAREDD et ONU-Habitat.

     

    Prochaines étapes

     

    À l’issue de cette validation technique, plusieurs actions prioritaires sont prévues :

     

    • – La transmission du document validé au Conseil des Ministres pour adoption officielle ;
    • L’élaboration des programmes fonciers provinciaux alignés sur le PFN ;
    • – La mobilisation des ressources financières et techniques pour un déploiement progressif dès 2026.
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    À propos du PARF 2

     

    Le Projet d’Appui à la Réforme Foncière – phase 2 (PARF 2) est une initiative stratégique du portefeuille du FONAREDD, mise en œuvre par l’ONU-Habitat. Il s’inscrit dans la dynamique nationale de réforme du secteur foncier en République Démocratique du Congo, en cohérence avec les objectifs de développement durable et de lutte contre la déforestation.

     

    Le PARF 2 vise à renforcer la gouvernance foncière à travers l’appui à l’élaboration et à la mise en œuvre d’outils stratégiques tels que le Plan Foncier National, la modernisation de l’administration foncière et la sécurisation des droits fonciers, notamment pour les communautés locales, les peuples autochtones, les femmes et les jeunes.

     

    En contribuant à l’amélioration de la transparence, de l’équité et de l’efficacité dans la gestion des terres, le PARF 2 constitue un levier essentiel pour prévenir les conflits fonciers, promouvoir une utilisation durable des ressources naturelles et soutenir les efforts de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+).

    Kinshasa : tenue de la première réunion du Comité de Pilotage du Programme Énergie Durable 2

    Le 30 mars 2026, s’est tenue à Kinshasa, à l’hôtel Four Points by Sheraton, la première réunion du Comité de Pilotage (COPIL) du Programme Énergie Durable 2 (PED2). Cette session inaugurale marque une étape déterminante dans la gouvernance et la mise en œuvre de ce programme stratégique du portefeuille FONAREDD.

     

     

     

    Une gouvernance officiellement installée

     

     

    Cette première réunion avait pour objectif principal d’installer officiellement le Comité de Pilotage du programme et de procéder à l’examen et à l’approbation du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026.

     

     

     

     

    Après vérification du quorum, les membres ont validé la composition et le mandat du COPIL. Celui-ci est présidé par le Secrétaire Général aux Ressources Hydrauliques et Électricité, avec comme co-présidente la représentante régionale de l’UNCDF, tandis que le FONAREDD assure un rôle clé dans la coordination stratégique.

     

    Une mobilisation multisectorielle en appui à la transition énergétique

     

    Une mobilisation multisectorielle en appui à la transition énergétique

     

    La réunion a rassemblé 19 participants issus de l’ensemble des parties prenantes engagées dans la mise en œuvre du programme, répartis comme suit :

     

    • – Gouvernement : le Secrétaire Général aux Ressources Hydrauliques et Électricité (Président du COPIL), ainsi que les représentants des Ministères de l’Environnement et Développement Durable, des Hydrocarbures et des Finances ;
    • – Agence de mise en œuvre : le UNCDF, représenté par sa Représentante régionale pour l’Afrique de l’Ouest, Centrale et les Caraïbes ;
    • – Le FONAREDD : représenté par le Secrétaire Exécutif National Adjoint ;
    • – Partenaire financier : le CAFI, à travers l’Ambassade de Norvège ;
    • – Secteur privé : la FEC ainsi que la Plateforme des investisseurs en énergies renouvelables centralisées (CRD) ;
    • – Société civile : le GTCRR.
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    Cette représentation équilibrée des acteurs institutionnels, techniques, économiques et sociaux illustre l’approche inclusive et partenariale adoptée dans la mise en œuvre du Programme Énergie Durable 2.

     

    Un programme ambitieux au service de la transition énergétique en RDC

     

    Le Programme Énergie Durable 2 (PED2), approuvé le 24 novembre 2025, s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre des engagements de la République Démocratique du Congo en matière de lutte contre les changements climatiques et de promotion du développement durable.

     

    Doté d’un financement de 50 millions USD sur une durée de 60 mois (2026–2030), ce programme est financé par le FONAREDD sur l’allocation du CAFI en RDC, dans le cadre de la deuxième Lettre d’Intention (LOI2).

     

    La mise en œuvre du programme est assurée par le UNCDF, en étroite collaboration avec les institutions nationales, le secteur privé et la société civile.

     

    À travers le PED2, le Gouvernement de la RDC, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, entend impulser une transformation structurelle du secteur énergétique urbain, en favorisant l’accès à des solutions énergétiques propres et durables, notamment le gaz de pétrole liquéfié (GPL), l’énergie solaire, la micro-hydroélectricité, les foyers améliorés ainsi que les pratiques agroforestières.

     

    Ce programme stratégique ambitionne d’apporter des résultats à fort impact, notamment :

    • – L’amélioration des conditions de vie de près de 2 millions de bénéficiaires directs ;
    • – La création de plus de 11 600 emplois directs et indirects ;
    • – La réduction d’environ 13 millions de tonnes d’émissions de CO₂ ;
    • – La diminution de 50 % de l’utilisation de bois-énergie non durable dans les centres urbains à l’horizon 2031.

     

    Par son envergure et ses objectifs, le PED2 constitue un levier majeur pour accompagner la RDC vers une transition énergétique inclusive, tout en contribuant à la préservation de ses ressources forestières et à la lutte contre les changements climatiques.

     

    Adoption du PTBA 2026 et lancement opérationnel

     

    Le PTBA 2026, présenté lors de la réunion, s’articule autour de trois axes principaux : les activités institutionnelles, les activités de gestion et les activités techniques, incluant notamment la préparation des appels d’offres pour le GPL et le déploiement des premiers investissements.

     

    À l’issue des échanges, ce plan a été approuvé, marquant ainsi le démarrage effectif des activités du programme.

     

    Un engagement collectif réaffirmé

     

    Les différentes interventions ont mis en exergue le caractère stratégique du Programme Énergie Durable 2 pour la RDC, tant au regard des enjeux énergétiques, environnementaux que socio-économiques.

     

     

    À cette occasion, le Secrétaire Exécutif National Adjoint du FONAREDD a déclaré : « Le Programme Énergie Durable 2 illustre l’engagement du Gouvernement de la République, avec l’appui de ses partenaires, à promouvoir des solutions durables en réponse aux défis énergétiques et climatiques. Il constitue un levier important pour réduire la pression sur les ressources forestières tout en améliorant les conditions de vie des populations. »

     

     

    Les parties prenantes ont réaffirmé leur engagement à accompagner la mise en œuvre du programme et à assurer l’atteinte des résultats attendus.

     

    Cette première réunion du Comité de Pilotage consacre ainsi le lancement opérationnel du PED2 et ouvre la voie à une transformation durable du paysage énergétique urbain en République Démocratique du Congo.

     

    3ᵉ réunion du CST : le Programme Normes renforce son suivi technique

    Le 18 mars 2026, s’est tenue à Kinshasa, au ministère de l’Environnement et Développement durable, la troisième réunion du Comité de Suivi Technique (CST) du Programme Normes. Cette rencontre, organisée avec l’appui de la GIZ, s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du Programme de renforcement de la gouvernance environnementale et sociale du secteur extractif en République démocratique du Congo.

    Réunissant 23 participants issus des administrations publiques, des partenaires techniques et financiers, des organismes spécialisés ainsi que de la société civile, cette session avait pour objectif principal de préparer le prochain Comité de pilotage (COPIL) tout en évaluant les avancées techniques du programme.

     

    Un cadre de concertation pour consolider les acquis du programme

     

    La réunion s’est ouverte par le mot de bienvenue du Directeur général a.i. de l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE), qui a rappelé l’importance stratégique de la gouvernance environnementale et sociale dans le secteur extractif. Les membres ont ensuite adopté le compte rendu de la précédente réunion d’octobre 2025, confirmant ainsi les acquis, notamment le rapport semestriel et les plans d’activités 2026.

     

    Une validation technique clé pour l’ESES du secteur minier

     

    Parmi les points majeurs à l’ordre du jour figurait la présentation du rapport de cadrage de l’Évaluation Stratégique Environnementale et Sociale (ESES) du secteur minier, réalisée par le consortium GeoAnalytics/Beak. Cette présentation a donné lieu à des échanges techniques approfondis ayant conduit à une validation conditionnelle du rapport, sous réserve de l’intégration des observations formulées par les membres du CST. Une version révisée est attendue pour le 25 mars 2026.

     

    Des avancées concrètes dans la mise en œuvre des activités

     

    Les participants ont également fait le point sur plusieurs chantiers clés :

     

    • – La plateforme numérique, dont le processus de passation de marché est en cours, avec un calendrier déjà établi ;
    • – Le processus ESES pour le secteur des hydrocarbures, actuellement en phase de passation de marchés ;
    • – Les activités de l’ITIE, incluant une campagne de sensibilisation sur la divulgation des données environnementales et sociales des entreprises minières, ainsi que l’intégration du secteur forestier dans le prochain rapport ITIE.

     

    Une gouvernance structurée entre suivi technique et pilotage stratégique

     

    Dans le cadre du Programme Normes, la gouvernance repose sur une articulation complémentaire entre le Comité de Suivi Technique (CST) et le Comité de Pilotage (COPIL). Le CST constitue l’instance technique chargée d’assurer le suivi opérationnel de la mise en œuvre des activités, d’examiner les livrables et de formuler des recommandations. Le COPIL, quant à lui, assure le pilotage stratégique, valide les orientations majeures et garantit la cohérence globale du programme.

     

    Le FONAREDD, un acteur clé de la gouvernance du Programme Normes

     

    Dans cette architecture de gouvernance, le FONAREDD joue un rôle central en tant que mécanisme de mobilisation et de gestion des financements du programme dans le cadre de la Lettre d’Intention 2 (LOI 2) du partenariat CAFI–RDC. À la fois présent au niveau technique, à travers sa participation au CST, et au niveau stratégique, au sein du COPIL, il veille à la cohérence des interventions, à la qualité des livrables ainsi qu’à la bonne utilisation des ressources mobilisées. Son implication contribue ainsi à renforcer l’efficacité, la transparence et l’alignement du Programme Normes avec les priorités nationales en matière de gouvernance environnementale et sociale.

     

    Des échanges constructifs en préparation du prochain COPIL

     

    Les discussions ont porté sur la planification du prochain Comité de pilotage, l’évaluation externe du projet conduite par le BMZ ainsi que la participation de la société civile. Un consensus a été trouvé concernant les modalités de sélection des ONG, privilégiant une approche basée sur la transmission préalable de documents justificatifs.

     

     

    Une dynamique collective à consolider

     

    En clôture, le Directeur général a.i. de l’ACE a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants, tout en insistant sur la nécessité de maintenir la dynamique collective afin d’assurer l’atteinte des objectifs du programme.

     

    À propos du Programme Normes

     

    Le Programme Normes est mis en œuvre pour le compte du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) par la GIZ, à travers son projet DISM II, en partenariat avec l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE).

     

    Il vise à renforcer la gouvernance environnementale et sociale du secteur extractif à travers la conduite d’Évaluations Stratégiques Environnementales et Sociales (ESES) dans les secteurs des mines et des hydrocarbures, ainsi que l’élaboration de normes et de guides de bonnes pratiques issus d’un dialogue entre acteurs publics, privés et la société civile.

     

    Le programme prévoit également le développement d’une plateforme numérique au profit de l’ACE afin de digitaliser les procédures environnementales, d’améliorer le suivi des dossiers et de faciliter le partage d’informations.

     

    Financé par le FONAREDD sur les ressources du partenariat CAFI -RDC de la LOI 2, le Programme Normes est mis en œuvre sur une durée de quatre ans, avec un budget global de 6 Millions de USD, dont 3 Millions USD ont déjà été décaissés.

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