- -l’appui à l’initiative de création d’une entreprise agricole provinciale,
- -l’organisation d’un atelier de planification stratégique avant le lancement officiel de la nouvelle phase,
- -l’implication accrue des administrateurs de territoire dans les missions de suivi menées par les membres du COPIL.
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Acquis consolidés, priorités validées et transition structurée : le COPIL du PIREDD-Maniema projette le programme vers sa phase 2

Kindu, le 18 février 2026 — Le Gouvernement provincial du Maniema, avec l’appui du Fonds National REDD+ (FONAREDD) et de la Coopération allemande mise en œuvre par la GIZ, a organisé la 10ᵉ et dernière réunion du Comité de Pilotage (COPIL) de la première phase du Programme Intégré de Réduction des Émissions liées à la Déforestation et à la Dégradation des Forêts (PIREDD-Maniema).

Cette session, présidée par Son Excellence Monsieur Moïse MUSSA KABWANKUBI, Gouverneur de province, a marqué une étape déterminante dans l’achèvement de la phase initiale du programme.
Réunissant une trentaine de participants issus de l’administration provinciale, des services techniques, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et de sécurité, cette rencontre avait pour objectif d’évaluer les progrès accomplis, de présenter les résultats obtenus en 2025, et de valider les actions en cours de finalisation dans le cadre de la première phase.
Annonce de l’approbation officielle de la phase 2 du programme

Au nom du FONAREDD, Monsieur Cédric Ilunga a confirmé l’approbation formelle de la deuxième phase du PIREDD-Maniema, d’une durée de 36 mois et dotée d’un financement de 20 millions USD. Cette phase visera à consolider les acquis, renforcer l’impact de la REDD+ au niveau communautaire, et répondre aux priorités stratégiques dégagées par les autorités provinciales.
Cette annonce vient conforter l’engagement du Gouvernement de la République, des partenaires techniques et financiers et des acteurs provinciaux pour la poursuite des efforts en faveur de la gestion durable des ressources forestières du Maniema.
Bilan de la première phase du PIREDD-Maniema
Lors de la session, la GIZ a présenté les résultats issus du rapport annuel 2025, mettant en évidence les progrès réalisés ainsi que les chantiers encore en cours de finalisation. Les membres du COPIL ont également examiné les différents rapports de mission de suivi effectués sur le terrain.
La réunion s’est conclue par l’adoption à l’unanimité du plan de désengagement de la phase 1, ouvrant ainsi la voie à un passage ordonné vers la seconde phase.
Orientations stratégiques de la Province pour la phase 2
Son Excellence Monsieur le Gouverneur a présenté les priorités provinciales appelées à être intégrées dans la phase 2, notamment :
Ces orientations visent à renforcer l’appropriation locale du programme et à assurer une meilleure cohérence avec les priorités de développement provincial.
Perspectives et prochaines étapes
Dans les trois prochains mois, la GIZ engagera des consultations techniques et participatives pour l’élaboration du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 de la phase 2. Celui-ci sera présenté et validé lors du COPIL de lancement, marquant le démarrage officiel de la nouvelle phase du PIREDD-Maniema.
Le FONAREDD réitère son engagement à accompagner le Gouvernement provincial du Maniema dans la consolidation des résultats déjà obtenus, en vue de renforcer durablement les impacts du programme sur les communautés locales et la préservation des écosystèmes forestiers.

2ᵉ Réunion du COPIL PROMIS Phase II et PI-RSS

Kinshasa, 18 février 2026, Sous la présidence du Ministre National de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, le Secrétariat Exécutif du FONAREDD a pris part à la deuxième session du Comité de Pilotage (COPIL) du Projet PROMIS Phase II et du Projet Infrastructure pour le Renforcement du Système de Santé (PI-RSS), aux côtés de l’UNOPS et de ses partenaires (UNFPA, Tulane, MSI, DKT, ABEF-ND, SANRU).
Cette session avait pour objectif d’évaluer le PTBA 2025, de dresser le bilan des activités opérationnelles et de valider le PTBA 2026, marquant une étape clé dans la mise en œuvre des projets.

Des financements structurants pour la santé et l’éducation
Les deux projets sont financés par le FONAREDD sur allocation CAFI, pour une durée respective de 48 mois (PROMIS II) et 35 mois (PI-RSS) :
-58 millions USD pour la planification familiale et les bourses scolaires.
-3,5 millions USD pour les infrastructures de santé.
Les résultats 2025 témoignent de progrès notables :
-1 460 241 APC délivrées, soit 116 % de la cible ajustée.
-Attribution du marché pour la construction de la centrale de distribution régionale (CDR) de Buta, dont les travaux débuteront au 1er trimestre 2026.
-Mobilisation de 6,6 millions USD supplémentaires, réduisant le déficit en contraceptifs.
Bilan 2025 et préoccupations exprimées
En 2025, le projet a pu intervenir dans 10 des 12 provinces, malgré les contraintes sécuritaires persistantes dans l’Est (Nord et Sud-Kivu). Cette mise en œuvre partielle a néanmoins permis d’obtenir des résultats financiers et opérationnels mesurables.
-Volet santé : taux d’exécution de 38 % sur la première tranche du PTBA 2025 (19,5 millions USD).
-Volet infrastructures : consommation de 2,61 % sur les 2 millions USD approuvés, avec des engagements de 1,289,000 USD.
Face à ces constats, le Ministre, en sa qualité de président du COPIL, a recommandé la réalisation d’un audit externe afin de renforcer la transparence et la crédibilité du processus. Le FONAREDD a appuyé cette orientation, rappelant que le COPIL s’inscrit dans une démarche d’assurance qualité des projets financés par le Fonds CAFI. Cette démarche inclut non seulement le suivi rigoureux de la mise en œuvre, mais aussi la réalisation de missions d’évaluations indépendantes avant tout décaissement de nouvelles tranches, garantissant ainsi la bonne gouvernance et la pérennité des interventions.
Dans la continuité de cette exigence de qualité, le Ministre a insisté sur l’urgence d’intervenir dans le Bas-Uélé et le Haut-Uélé, où la prévalence du VIH demeure élevée. Il a également exprimé le souhait de voir le projet démontrer sa capacité à mesurer l’impact des activités de formation et de renforcement des capacités dans le secteur de la santé, au regard des résultats encore jugés mitigés. En fin, en élargissant la réflexion à l’impact social du projet, le Ministre a plaidé pour une augmentation du nombre de bourses scolaires, estimant que le volume actuel reste insuffisant au regard des ressources disponibles et des besoins des populations.
PTBA 2026 : validation et orientations
Le Plan de Travail et Budget Annuel 2026 a été validé par le COPIL. Il prévoit :
-22,1 millions USD pour le planning familial.
-1,5 million USD pour les infrastructures.
Le Ministre a réaffirmé l’appui du gouvernement et salué les efforts des partenaires, en particulier le FONAREDD–CAFI, tout en encourageant une meilleure articulation avec la politique de gratuité des soins de santé primaires.
Vers une mise en œuvre renforcée
La réunion s’est conclue sur un engagement collectif : inscrire PROMIS II et PI-RSS dans un cadre cohérent, transparent et orienté vers l’impact, avec un suivi-évaluation renforcé et un plaidoyer accru pour des financements additionnels.
Ces projets ambitionnent ainsi d’améliorer durablement la santé reproductive, l’accès à l’éducation et les conditions de vie des populations congolaises.

Le FONAREDD et l’ANAT renforcent leur collaboration pour accélérer l’opérationnalisation de la planification territoriale au service de la REDD+ en RDC

Kinshasa, 13 février 2026 – Le Secrétariat Exécutif du Fonds National REDD (SE-FONAREDD) et l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT) ont tenu une réunion d’échanges stratégiques consacrée à l’intégration opérationnelle de la planification territoriale dans la mise en œuvre des Projets Intégrés REDD+ en République Démocratique du Congo.
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Cette concertation a permis d’aligner les orientations techniques relatives à la validation des outils d’aménagement du territoire, de convenir du partage des données territoriales disponibles au SE-FONAREDD et de réaffirmer la nécessité d’un cadre permanent de coordination pour sécuriser spatialement les investissements REDD+.
Un dialogue stratégique au service de la gouvernance foncière
Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la gouvernance de l’utilisation des terres et de sécurisation des investissements climatiques soutenus par le partenariat RDC–CAFI. Les discussions ont porté sur les modalités de validation réglementaire des Plans Simples, Locaux et Provinciaux d’Aménagement du Territoire, ainsi que sur l’harmonisation des référentiels cartographiques et la structuration d’un mécanisme conjoint de concertation technique.
La planification territoriale comme levier de performance REDD+Un échange stratégique pour harmoniser les outils territoriaux

Au cours de la séance, le Secrétaire Exécutif National Adjoint du FONAREDD, le Professeur Faustin Boyemba Bosela, a souligné que la planification de l’utilisation des terres constitue un levier structurant pour la performance des investissements REDD+, en permettant de réduire les conflits d’usage, d’orienter les activités productives vers des zones à faible pression forestière et de sécuriser les droits des communautés locales. Son intégration dans les processus décisionnels provinciaux et locaux contribue à améliorer la cohérence spatiale des interventions et la durabilité des résultats en matière de réduction de la déforestation.
Il a également mis en avant les efforts déjà entrepris pour garantir l’implication des autorités provinciales et locales ainsi que des communautés dans les processus de planification., Il a rappelé que le renforcement des capacités du ministère en charge de l’aménagement du territoire grâce à l’appui du partenariat RDC–CAFI, contribue à améliorer la qualité technique des outils élaborés et leur appropriation institutionnelle.
L’exigence d’application rigoureuse du cadre légal de l’aménagement du territoire
Madame Carine Oniemba, Directrice Générale de l’ANAT, a insisté sur la nécessité de veiller à l’application rigoureuse des dispositions de la loi n°25/045 du 1er juillet 2025 relative à l’aménagement du territoire. Elle a rappelé que la validation officielle des Plans Simples, Locaux et Provinciaux d’Aménagement du Territoire constitue une étape déterminante pour leur conférer un caractère opposable et garantir leur mise en œuvre effective à tous les niveaux de gouvernance.
Elle a souligné que l’approbation réglementaire de ces outils, conformément aux procédures prévues par la loi, conditionne leur intégration dans les processus de planification sectorielle, de gestion foncière et de programmation des investissements publics et privés, renforçant ainsi la sécurité juridique des interventions sur le territoire.
Le rôle d’appui du SE-FONAREDD dans l’opérationnalisation des organes consultatifs
L’effectivité des procédures de validation repose sur la mise en place des Conseils provinciaux et locaux d’aménagement du territoire. À cet effet, le SE-FONAREDD apporte un appui technique à leur installation à travers le Programme d’Appui à l’atteinte des jalons (PAAJ). Cette démarche vise à rendre opérationnelles les instances consultatives prévues par la loi, condition préalable à l’approbation des plans dans les juridictions concernées.
Le partage des données territoriales comme fondement de la planification intégrée
Les deux institutions ont convenu de l’importance de mutualiser les données territoriales disponibles afin de disposer d’un référentiel cartographique harmonisé. La base de données consolidée au niveau du SE-FONAREDD sera mise à la disposition de l’ANAT dans le cadre du mécanisme de collaboration technique en cours de structuration, afin de faciliter l’alignement spatial des projets REDD+ et d’améliorer la cohérence des décisions d’affectation des terres.
Les échanges ont permis de réaffirmer la nécessité d’un cadre permanent de concertation technique entre le SE-FONAREDD et l’ANAT pour assurer le suivi de l’intégration des plans dans les processus provinciaux de développement et dans la programmation des investissements REDD+. Ce dispositif vise à renforcer la transparence dans la gestion foncière, la cohérence des interventions et la redevabilité des résultats.

La Directrice Générale de l’ANAT a indiqué que l’organisation d’un atelier multipartite destiné à la diffusion de la mission de l’ANAT auprès des partenaires de mise en œuvre interviendra selon le calendrier institutionnel de l’ANAT.
Une contribution structurante aux objectifs climatiques nationaux
L’opérationnalisation progressive des outils d’aménagement devrait permettre de limiter les conflits d’usage, de sécuriser les investissements agricoles durables et d’orienter les activités économiques vers des zones compatibles avec les objectifs de conservation, contribuant ainsi à l’atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts.
« L’intégration effective des outils d’aménagement du territoire dans les projets REDD+ constitue une condition essentielle pour améliorer la cohérence spatiale des investissements et garantir des résultats durables en matière de réduction de la déforestation », a déclaré le Professeur Faustin Boyemba Bosela.
En tant que mécanisme national de financement REDD+, le FONAREDD assurera le suivi de l’intégration des outils de planification dans les projets financés, en cohérence avec les exigences du partenariat RDC–CAFI, notamment en ce qui concerne l’installation des organes consultatifs d’aménagement du territoire, l’approbation des plans et l’utilisation de la base de données territoriale partagée.
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Rôle des CPAT et CLAT
Les Conseils provinciaux et locaux d’aménagement du territoire sont des organes consultatifs prévus par la loi n°25/045. Ils émettent des avis techniques préalables à l’approbation des plans d’aménagement et assurent la concertation entre les administrations sectorielles, les entités territoriales décentralisées et les parties prenantes locales. Leur installation effective constitue une étape essentielle pour la validation réglementaire des outils de planification.
Cette rencontre d’échanges stratégiques marque une étape importante vers le renforcement de la coordination institutionnelle entre le SE-FONAREDD et l’ANAT, en vue d’améliorer la cohérence spatiale des investissements REDD+, la sécurité foncière et la gouvernance durable des terres en République Démocratique du Congo.

2ᵉ Réunion du Comité de Pilotage du Projet PAAJ : une étape décisive vers l’échéance de mars 2026

Kinshasa, 17 février 2026 — Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en collaboration avec le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, a tenu la deuxième réunion du Comité de Pilotage (COPIL) du Projet PAAJ. Cette session s’inscrit dans une séquence stratégique, l’échéance de mars 2026 conditionnant le décaissement de la seconde tranche de financement et la consolidation du partenariat RDC–CAFI.

Une mobilisation interinstitutionnelle autour de la gouvernance sectorielle
Ont pris part à cette session le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Economie du Climat, le Ministère d’aménagement du territoire, le ministère d’Agriculture et sécurité alimentaire, le Ministère du plan et la coordination d’aide au développement, le Ministère des Mines, le Ministère des Hydrocarbures, l’Agence Congolaise de l’Environnement, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, le FONAREDD.
Le projet PAAJ repose sur un engagement conjoint entre le Gouvernement, le FONAREDD, le PNUD et CAFI, et constitue un instrument structurant pour le renforcement de la gouvernance sectorielle ; a rappelé représentant du PNUD à l’ouverture des travaux.
La réunion avait pour objet d’examiner l’état d’exécution du projet à l’issue de l’année 2025, d’analyser les livrables attendus et d’apprécier les conditions de validation du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026.

Un niveau d’exécution globalement satisfaisant
Moins d’un an après la première réunion du COPIL, les résultats enregistrés traduisent une dynamique réelle d’exécution : 83 % des jalons sont en progression dont 5 % sont complétement atteints. Les jalons non entamés sont identifiés et programmés en vue de leur réalisation d’ici mars 2026.
Cette trajectoire confirme la capacité des parties prenantes à traduire les engagements programmatiques en résultats vérifiables, condition essentielle à la continuité du financement.
Des avancées sectorielles significatives

Le rapport annuel 2025, présenté par le Conseiller technique principal du projet, M. Gérard IMANI, met en évidence une progression différenciée selon les composantes. En matière d’aménagement du territoire, l’adoption et la promulgation de la loi constituent une avancée normative structurante, en ce qu’elles posent les bases d’une organisation plus cohérente de l’espace national et d’une meilleure articulation des politiques sectorielles.
Dans le sous-projet agriculture, des progrès importants ont été enregistrés à travers la vulgarisation de la politique agricole en quatre langues nationales, favorisant ainsi son appropriation par les parties prenantes à différents niveaux. La composante forêt a, pour sa part, connu des avancées notables dans le processus d’élaboration de la Politique forestière nationale, étape essentielle pour la consolidation du cadre stratégique de gestion durable des ressources forestières.
S’agissant du secteur de la démographie, les réalisations majeures portent sur l’élaboration du diagnostic démographique de la République démocratique du Congo ainsi que sur la poursuite du processus d’élaboration de la Politique nationale de population, deux outils indispensables pour une planification intégrée du développement.
Enfin, dans les secteurs des mines et des hydrocarbures, les actions menées ont permis de renforcer les capacités des acteurs en matière d’évaluation environnementale et sociale, contribuant ainsi à une meilleure prise en compte des exigences de durabilité dans les activités extractives.
Au total, 4 370 bénéficiaires directs ont été recensés. La question de la mesure des bénéficiaires indirects et de la traçabilité des effets élargis du projet a été soulevée, rappelant que la performance ne se limite pas aux livrables formels mais implique également une évaluation qualitative des transformations induites.
Une échéance stratégique pour le partenariat RDC–CAFI
Représenté par Monsieur le Secrétaire Exécutif National Adjoint, Faustin BOYEMBA, le FONAREDD a souligné que l’échéance de mars 2026 ne constitue pas seulement un impératif administratif, mais un moment stratégique dans la perspective du renouvellement du partenariat entre la RDC et CAFI en 2026. Il a rappelé que la crédibilité du dispositif repose sur la capacité collective à transformer les engagements programmatiques en résultats vérifiables, condition essentielle à la continuité du financement.
Le PTBA 2026 : consolider les acquis et renforcer le suivi
Le PTBA 2026 a été présenté dans cette perspective de consolidation. Sa validation demeure conditionnée à la disponibilité des ressources, mais il trace une orientation claire : finalisation des livrables conditionnant l’atteinte des jalons , renforcement du suivi-évaluation et amélioration de la coordination interinstitutionnelle.
Vers une gouvernance renforcée et crédible
La réunion s’est conclue sur un constat partagé : repose sur la capacité des parties prenantes à inscrire leurs actions dans un cadre légal et politique harmonisé et cohérent, garantissant la complémentarité des réformes engagées dans les différents secteurs. Cette cohérence associée à la discipline budgétaire efficace, constitue un levier essentiel pour la consolidation des acquis.
À l’approche de mars 2026, l’enjeu porte désormais sur la finalisation des jalons prioritaires, la démonstration de résultats vérifiables et le renforcement des mécanismes de suivi-évaluation. Il s’agit, à travers ces efforts, d’affirmer une gouvernance crédible, structurée, lisible et orientée vers l’impact, condition déterminante pour la continuité du financement et le renouvellement du partenariat entre la République démocratique du Congo et CAFI.

RDC : Consultation provinciale sur l’Évaluation Environnementale et Sociale Stratégique de la Politique Forestière Nationale en RDC

Le processus d’élaboration de la nouvelle Politique Forestière Nationale (PFN) de la République démocratique du Congo a franchi une étape importante avec la tenue, en janvier dernier à Kinshasa, d’un atelier de consultation provinciale consacré à l’Évaluation Environnementale et Sociale Stratégique (EESS).
L’activité, organisée à Kinshasa par ACOGES Consulting SARLU, Bureau d’Etudes spécialisé en Evaluation environnementale et sociale en collaboration avec le Ministère sectoriel a réuni 27 participants issus des administrations publiques, organisations environnementales, universités, organisations de la société civile, ainsi que des représentants du FONAREDD et de l’ACE.
En effet, la dite consultation tire son fondement des dispositions de l’article 19 al 1 de la loi n°11/009 du 9 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’Environnement, qui a voulu que : « toute politique, tout plan ou programme élaboré par l’Etat, la province, l’entité territoriale décentralisée ou un établissement public dont la réalisation est susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement fait l’objet d’une évaluation environnementale préalable ».
L’EESS de la PFN vise à garantir que les futures orientations forestières du pays soient cohérentes avec les impératifs de protection de l’environnement, de gouvernance durable et de respect des droits sociaux.
Un processus fondé sur la participation des parties prenantes
Durant l’atelier, le consultant a présenté la démarche, les objectifs et les enjeux de l’EESS. Les participants ont été informés sur la vision, les orientations stratégiques et les principaux défis liés à la gestion durable des forêts en RDC.
Les discussions se sont appuyées sur les résultats des évaluations déjà menées dans cinq provinces représentatives des grands types d’écosystèmes forestiers du pays :
-Katanga (Miombo)
-Kwilu (Forêts de transition)
-Mai-Ndombe (Tourbières)
-Kongo Central (Mangroves)
-Kinshasa (Mosaïque savane-forêt)
Cette approche vise à intégrer les réalités locales dans l’élaboration de la PFN afin qu’elle reflète les besoins des communautés et les spécificités environnementales et socio-économiques des provinces.
Moments marquants de l’atelier
L’atelier a été ouvert par une prière avant que le consultant ne présente le plan de travail. Les échanges se sont ensuite articulés autour de questions clés, notamment :
-Les impacts environnementaux potentiels de la future politique ;
-Les risques sociaux, y compris les enjeux liés aux violences basées sur le genre (VBG) ;
-L’identification et l’implication des parties prenantes ;
-La mise en place d’un mécanisme de gestion des plaintes sensible aux questions sociales ;
-Les défis de gouvernance forestière.
Des séances en groupes de discussion ont permis aux participants d’exprimer leurs préoccupations, de formuler des recommandations et d’identifier les enjeux institutionnels liés à la mise en œuvre de la PFN.
L’atelier a permis de renforcer l’engagement des acteurs impliqués dans le processus EESS. Le jeu de questions-réponses a mis en lumière des attentes précises en matière de gouvernance, de transparence et de participation communautaire. Les parties prenantes ont réaffirmé leur volonté de contribuer à la réussite de la PFN.
Parmi les prochaines étapes figure la poursuite des missions en provinces, afin d’étendre les consultations aux autres territoires non encore couverts. Une sensibilisation accrue est également envisagée pour assurer une participation large et inclusive.
Un processus essentiel pour la gestion durable des forêts
Avec près de 155 millions d’hectares de forêts, la RDC joue un rôle majeur dans la lutte mondiale contre le changement climatique. L’EESS de la PFN constitue une étape critique pour harmoniser protection de l’environnement, amélioration des conditions sociales et développement durable.
Le FONAREDD, partenaire stratégique du processus, continuera d’appuyer les efforts du pays pour une gestion durable des forêts et la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts.
