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- – L’état de mise en œuvre des recommandations issues de la deuxième réunion du COPIL de la Lomami ;
- – Les conclusions de la deuxième réunion du Comité d’Orientation Stratégique (CORS) du programme, tenue à Kinshasa le 15 décembre 2025 ;
- – L’avancement des activités du programme, y compris le niveau d’atteinte des jalons prévus sur les dix-huit premiers mois de mise en œuvre ;
- – Le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 ;
- – D’accélérer la mise en œuvre des investissements de terrain afin d’assurer l’exécution diligente des activités planifiées ;
- – D’organiser une visite de terrain en marge de la prochaine réunion du Comité de Pilotage ;
- – De garantir la transmission des documents de travail aux membres du COPIL au moins dix jours ouvrables avant la tenue des réunions ;
- – Recueillir les observations des membres sur la version révisée du PTBA afin de finaliser ce document de planification annuelle.
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- Crédit : FONAREDD — Interview de Madame Prisca Yelete, Associée en gestion des contrats.
- Édition : Équipe Communication FONAREDD.
- Publication : 8 mars (Journée internationale des droits des femmes).
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RDC : une réunion technique pour consolider l’élaboration de la CDN 3.0

Kinshasa, 11 mars 2026 – Le Ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) a organisé, à l’hôtel Béatrice à Kinshasa-Gombe, une réunion technique d’échanges consacrée aux avancées et aux défis liés à l’actualisation du profil des inventaires des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la République Démocratique du Congo (RDC). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du processus d’élaboration de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) 3.0 ainsi que de la mise en place d’un système national de Mesure, Notification et Vérification (MNV).
Renforcer la coordination multisectorielle
La réunion visait à renforcer la coordination entre les différents secteurs impliqués dans l’action climatique en RDC. Les discussions ont porté sur les approches méthodologiques et techniques nécessaires à la mise à jour des données dans le cadre du système national de surveillance des forêts et du Niveau d’Émissions de Référence des Forêts (NERF).
Les participants ont examiné le profil national des émissions de gaz à effet de serre ainsi que les principales étapes du processus d’élaboration, de validation et de soumission de la CDN 3.0 à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
Une ouverture marquée par des messages d’engagement
La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’allocution de la Secrétaire générale du MEDD-NEC, qui a salué l’engagement des administrations et des partenaires dans la préparation de la CDN 3.0. Elle a souligné que cet instrument permettra à la RDC de renforcer ses actions climatiques afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer la résilience face aux impacts du changement climatique.
Prenant la parole à son tour, Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat a rappelé que près des deux tiers du territoire national sont couverts par la forêt, constituant un patrimoine écologique majeur et un atout important pour le développement durable du pays. Elle a également souligné que la RDC demeure un « pays-solution » dans la lutte contre le changement climatique et que la CDN 3.0 représente un instrument stratégique pour la planification et la mobilisation des financements climatiques.

Présentation des orientations de la CDN 3.0
Au cours de la réunion, le Directeur Aimée Mbuyi de la Direction du Développement Durable a présenté les principales orientations de la CDN 3.0, dont la soumission est prévue en mars 2026.
La nouvelle contribution prévoit notamment :
• Une année de référence fixée à 2000 ;
• Une période d’engagement allant de 2021 à 2035 ;
• Une période historique couvrant 2016 à 2023 ;
• Des secteurs prioritaires incluant l’agriculture, les forêts, l’énergie et les déchets ;
• La prise en compte des principaux gaz à effet de serre : CO₂, CH₄ et N₂O.
La RDC ambitionne ainsi de réduire ses émissions de 21 %, avec des besoins de financement estimés à 48,68 milliards de dollars américains, dont 23,08 milliards USD pour l’adaptation et 25,6 milliards USD pour l’atténuation.
Des échanges techniques et des recommandations
La rencontre a rassemblé près de 100 participants issus de plusieurs institutions nationales et partenaires techniques et financiers, notamment les ministères sectoriels (Agriculture, Plan, Finances, Énergie, Mines, Hydrocarbures, Pêche et Élevage), la Banque centrale, le FONAREDD, la société civile ainsi que des organisations internationales telles que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Les discussions ont permis de dresser un état des lieux des connaissances sur les émissions de gaz à effet de serre en RDC et d’identifier les principaux défis liés à la collecte et à la gestion des données sectorielles. Les participants ont également formulé des recommandations visant à améliorer les approches méthodologiques utilisées dans l’élaboration de la CDN 3.0 et à renforcer la coordination entre les institutions concernées.
Prochaines étapes
À l’issue de la réunion, les recommandations formulées par les participants seront intégrées dans la version consolidée du document. Sur le plan technique, celle-ci devrait être finalisée et soumise au ministre d’ici la fin du mois, avant son examen et sa validation au niveau du Conseil des ministres.
La validation technique de la CDN 3.0 constituera une étape importante pour renforcer l’engagement climatique de la RDC et soutenir la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de ses ambitions en matière de lutte contre le changement climatique.
À propos du programme
La Contribution Déterminée au niveau National (CDN) constitue l’instrument par lequel les États parties à l’Accord de Paris définissent leurs engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux impacts du changement climatique.
Dans ce cadre, la CDN 3.0 de la République Démocratique du Congo, dont la soumission est prévue en 2026, vise à actualiser les objectifs climatiques du pays sur la base des données récentes relatives aux émissions de gaz à effet de serre et des priorités nationales de développement. Elle constitue également un cadre stratégique pour orienter les politiques publiques climatiques et faciliter la mobilisation des financements nécessaires à la mise en œuvre des actions climatiques.

Kinshasa accueille la deuxième réunion du Comité Technique du Programme d’appui à l’Agriculture durable (PAAD)

Kinshasa — 13 mars 2026.
La deuxième réunion du Comité Technique du Programme d’appui à l’Agriculture durable (PAAD) s’est tenue le 13 mars 2026 au bureau du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Cette session a réuni les membres du Comité Technique ainsi que plusieurs parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre du programme, dont le FONAREDD.

La rencontre a rassemblé près de quarante participants, parmi lesquels la représentante du Ministre d’État, Ministre du Plan, le Secrétaire général à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire, le Secrétaire général au Développement rural, le Directeur général de INERA, le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD, ainsi que des représentants des institutions partenaires, notamment BCECO, SENASEM, des organisations de la société civile et d’autres parties prenantes techniques.

Un cadre d’évaluation et d’orientation pour la mise en œuvre du programme
Cette réunion avait pour objectif principal de faire le point sur l’état d’avancement du Programme d’appui à l’Agriculture durable, tant sur le plan technique que financier, afin d’évaluer les résultats enregistrés et d’identifier les défis à relever pour la poursuite des activités.
Les participants ont notamment examiné :
– Le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues du premier Comité Technique ;
– La présentation des résultats globaux du programme pour l’année 2025 ;
– L’examen du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 ;
– Les orientations stratégiques pour la poursuite de la mise en œuvre des activités.
Les échanges ont également permis d’évaluer les progrès réalisés dans le cadre des interventions agricoles soutenues par le programme dans plusieurs territoires du pays.
Principaux résultats et recommandations
La présentation des résultats du programme a mis en évidence des avancées enregistrées au cours de l’année 2025. Parmi celles-ci figurent notamment la distribution de 365 968,2 mètres linéaires de boutures de manioc sur les 750 000 prévus, l’installation de 1153 hectares de champs semenciers de maïs[AM1.1] sur les 1450 hectares prévus, ainsi que l’aménagement de 289 hectares de champs semenciers des légumineuses sur les 362,5 hectares programmés.
Sur le plan financier, la consommation budgétaire s’élève à 5 152 727,07 USD, soit 34 % de la première tranche de financement de 15 millions USD.

À l’issue des échanges, les membres du Comité Technique ont validé le rapport annuel 2025 et approuvé le PTBA 2026, d’un montant de 9,6 millions USD, sous réserve de l’intégration des observations formulées lors de la réunion.
Les discussions ont également permis de formuler plusieurs recommandations visant à renforcer la mise en œuvre du programme, notamment :
– réaliser une cartographie des interventions des partenaires dans les 145 territoires concernés ;
– renforcer la synergie entre le PAAD et le programme gouvernemental PDL-145 Territoires afin d’identifier les contributions aux indicateurs de développement ;
– prioriser la mise en œuvre des activités dans les zones accessibles et sécurisées, compte tenu du contexte sécuritaire dans certaines régions.
À propos du Programme d’appui à l’Agriculture durable (PAAD)
Le Programme d’appui à l’Agriculture durable (PAAD) est financé par le FONAREDD grâce aux ressources mobilisées dans le cadre du partenariat avec CAFI. Doté d’un financement de 55 millions USD, le programme est mis en œuvre avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de partenaires techniques nationaux. Il est déployé sur la période du 10 octobre 2024 au 29 août 2027.
Le PAAD vise à soutenir la transformation durable du secteur agricole en République démocratique du Congo à travers l’amélioration de l’accès aux semences de qualité, le renforcement des systèmes de production agricole et la promotion de pratiques agricoles durables. À travers ce programme, le FONAREDD contribue au renforcement de la sécurité alimentaire et à l’amélioration des moyens de subsistance des populations rurales, tout en participant aux efforts nationaux visant à réduire la déforestation et la pression exercée sur les ressources forestières.

Kabinda accueille la troisième session du Comité de Pilotage du Programme PIREDD KORLOM

Kabinda accueille la troisième session du Comité de Pilotage du Programme PIREDD‑KORLOM
Kabinda, Province de la Lomami — 06 mars 2026.
La troisième session du Comité de Pilotage Provincial (COPIL) du Programme Intégré REDD+ Kasaï Oriental – Lomami (PIREDD‑KORLOM) s’est tenue le 6 mars 2026 à Kabinda, chef‑lieu de la province de la Lomami. Organisée par l’Agence belge de développement Enabel, cette session a réuni les membres du COPIL, dont le Fonds National REDD+ (FONAREDD), qui y a participé en tant que membre actif.
Cette session, placée sous la coprésidence du Vice‑Gouverneur de la Lomami et d’Enabel, a rassemblé plus de trente participants issus des administrations provinciales, des services techniques déconcentrés, des organisations de la société civile, des institutions académiques ainsi que des autorités territoriales des zones d’intervention du programme.
Un programme majeur pour la planification territoriale et la gestion durable des ressources naturelles
Un cadre d’évaluation et d’orientations
Cette session du Comité de Pilotage avait pour objectif de permettre aux parties prenantes de faire le point sur la mise en œuvre du programme PIREDD-KORLOM et de formuler des orientations pour la poursuite des activités.
Les participants ont notamment examiné :
Des discussions autour de respect de délais de transmission des documents travail
Résultats de la session
À l’issue des délibérations, les membres du Comité de Pilotage ont approuvé le rapport annuel 2025 du programme.
Le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 a également été approuvé, sous réserve de l’intégration des observations et propositions formulées par la partie provinciale. Les membres du COPIL ont été invités à transmettre leurs commentaires dans les délais impartis afin de permettre la finalisation du document de planification annuelle.
Les échanges ont également permis de partager avec les parties prenantes les principales réalisations enregistrées dans la mise en œuvre du programme au cours des neuf derniers mois.
Des recommandations pour renforcer la mise en œuvre du programme
Au terme de la session, plusieurs recommandations ont été formulées afin d’améliorer la mise en œuvre du programme et d’améliorer les mécanismes de coordination.
Les participants ont notamment recommandé :
Un programme majeur pour la planification territoriale et la gestion durable des ressources naturelles
Doté d’un financement de 35 millions USD mobilisés par le FONAREDD dans le cadre de l’allocation CAFI en République démocratique du Congo, le PIREDD‑KORLOM vise deux objectifs globaux: (i) lutter contre la déforestation et (ii) améliorer durablement les conditions de vie dans les provinces du Kasai-oriental et de la Lomami
Conformément aux orientations de la Lettre d’Intention RDC‑CAFI 2021‑2031, le programme notamment à travers le renforcement de la gouvernance environnementale, la planification territoriale et la promotion d’activités agricoles et forestières durables.
À travers ce programme, le FONAREDD réaffirme son engagement à accompagner les provinces dans la consolidation des mécanismes de gouvernance locale et dans la promotion d’une gestion durable des ressources naturelles.
Ces investissements contribuent à la matérialisation d’une trajectoire de développement durable, fondée sur la planification territoriale, la restauration des paysages et la diversification des moyens de subsistance.

Gouvernance du PAPS : le Comité de pilotage examine les progrès du programme et appelle à des ajustements dans sa mise en œuvre

Réuni le 6 mars 2026 au Cercle Elaeis dans la commune de la Gombe à Kinshasa, le Comité de pilotage (COPIL) du Programme d’approvisionnement en intrants et de sédentarisation de l’agriculture paysanne dans la province du Kongo Central (PAPS) a procédé à un examen approfondi de l’état d’avancement du programme. Cette session de gouvernance, à laquelle a pris part le Fonds National REDD (FONAREDD), a permis d’analyser les résultats obtenus en 2025, d’évaluer la performance technique et financière du programme et d’identifier plusieurs ajustements nécessaires pour améliorer l’efficacité de sa mise en œuvre.
Une réunion de pilotage pour évaluer l’avancement du programme
La deuxième réunion du Comité de pilotage du Programme d’approvisionnement en intrants et de sédentarisation de l’agriculture paysanne (PAPS) s’est tenue le 6 mars 2026 au Cercle Elaeis, dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Cette rencontre visait principalement à faire le point sur l’état d’avancement global du programme, tant sur le plan technique que financier, et à examiner les orientations opérationnelles prévues pour l’année 2026.
La réunion a rassemblé près de quarante participants, parmi lesquels des représentants des institutions publiques nationales, des partenaires techniques ainsi que des structures de mise en œuvre du programme.

Parmi les participants figuraient notamment :
-Le Secrétaire général à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire, président du Comité de pilotage ;
-La Secrétaire générale à l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat ;
-Le Secrétaire général au Plan ;
-Le Secrétaire général à l’Aménagement du territoire ;
-La représentante de la Directrice Pays de One Acre Fund (OAF) en RDC ;
-Les représentants du Secrétariat exécutif national du FONAREDD ;
-Le représentant du Ministre provincial de l’Agriculture du Kongo Central ;
-représentant de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA) ;
-L’équipe de la Task Force du programme ainsi que d’autres parties prenantes impliquées dans sa mise en œuvre.
Cette réunion s’inscrit dans le cadre du dispositif de gouvernance du programme visant à assurer un suivi régulier de ses performances et à orienter les décisions stratégiques relatives à sa mise en œuvre.

Des résultats encore modestes au regard des objectifs du programme
Lors de la session, les membres du Comité de pilotage ont examiné les résultats présentés par l’équipe de mise en œuvre pour l’année 2025.
Selon les données communiquées, le programme a permis l’installation de 184 hectares de plantations agroforestières dans les territoires de Banzangulu et Sangululu, couvrant 36 villages de la province du Kongo Central.
Sur le plan financier, la consommation budgétaire s’élève à 782 613 dollars américains, soit environ 5 % du budget global du programme.
Si ces réalisations témoignent du démarrage effectif des activités sur le terrain, les membres du COPIL ont néanmoins souligné que le niveau d’exécution financière demeure relativement faible au regard des ambitions du programme, ce qui appelle à des ajustements dans la planification et la mise en œuvre des activités.
Les échanges ont également permis d’identifier plusieurs contraintes opérationnelles susceptibles d’expliquer ce rythme d’exécution, notamment les défis de coordination institutionnelle et la nécessité d’améliorer la planification technique des interventions.
Un examen critique du Plan de travail et budget annuel 2026
L’analyse du Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026, estimé à 3,5 millions de dollars américains, a constitué un point central des discussions car il a été trouvé très faible en considérant le budget alloué au PAPS (3 millions de dollars) ainsi que sa durée de mise en œuvre (36 mois).
Au cours des échanges, le document a été approuvé sous réserve d’être amendé conformément aux recommandations formulées, notamment en ajustant certains éléments afin de renforcer la cohérence entre les activités planifiées, les ressources mobilisées et les résultats attendus, ainsi qu’en reprogrammant certaines activités pour le deuxième semestre. Ces améliorations devront permettre la validation de la version révisée lors de la tenue du 3ᵉ COPIL.
Outres ce qui est dit précédemment, il a été également recommandé ce qui suit :
-La révision approfondie du PTBA 2026, afin d’améliorer la qualité de la planification et d’optimiser le taux d’exécution budgétaire ;
-Amélioration des coûts relatifs au suivi-évaluation,
-La clarification des réalisations respectives des différents programmes mis en œuvre dans la zone, en particulier entre le projet Zéro Déforestation et le PAPS, afin d’éviter toute confusion dans le suivi des résultats ;
-Le renforcement de la collaboration avec les services techniques provinciaux et les autorités locales, condition essentielle pour améliorer l’efficacité des interventions sur le terrain.
La question de la démarcation des réalisations entre les deux projets a constitué l’un des principaux points d’attention soulevés lors des discussions. Cette préoccupation, exprimée notamment par le FONAREDD et soutenue par le président du COPIL, souligne la nécessité d’une meilleure lisibilité des interventions dans la zone d’action du programme.
Des ajustements attendus pour renforcer l’efficacité du programme
À l’issue de la réunion, les membres du Comité de pilotage ont convenu d’approuver le PTBA 2026 sous réserve de la prise en compte des recommandations formulées.
Les ajustements attendus concernent notamment :
-L’amélioration de la ligne consacrée aux activités de suivi ;
-La reprogrammation de certaines activités au second semestre de l’année 2026 ;
-La préparation d’une version révisée du PTBA, qui devra être soumise pour validation lors d’un COPIL extraordinaire prévu en juillet 2026.
Dans le souci de renforcer le suivi des réalisations et d’améliorer l’appréciation des résultats du programme, les participants ont également proposé que la troisième réunion du Comité de pilotage se tienne dans la province du Kongo Central, afin de permettre aux membres du COPIL de visiter certaines réalisations sur le terrain.
Renforcer l’impact du programme sur les systèmes agricoles
Le Programme d’approvisionnement en intrants et de sédentarisation de l’agriculture paysanne (PAPS) vise à soutenir la transition vers des systèmes agricoles plus productifs et durables, notamment à travers la promotion de pratiques agroforestières et l’amélioration de l’accès des producteurs aux intrants agricoles.
Toutefois, les discussions du Comité de pilotage ont mis en évidence l’importance d’accélérer le rythme de mise en œuvre et de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués, afin de maximiser les impacts du programme sur les communautés rurales et de contribuer efficacement aux objectifs de lutte contre la déforestation en République démocratique du Congo.

Journée internationale des droits des femmes : Leadership au féminin avec Madame Prisca Yelete

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le FONAREDD met en lumière le parcours de Madame Yelete, qui évolue au sein de l’équipe en tant qu’Associée en gestion des contrats.
Par son professionnalisme et son sens de l’organisation, elle contribue chaque jour à structurer les processus internes, à sécuriser les approches contractuelles et à renforcer la performance globale des projets soutenus par le Fonds.
À travers cette interview, Madame Yelete revient sur son rôle, ses motivations, les défis rencontrés en tant que femme professionnelle, ainsi que sa vision du leadership féminin dans le secteur environnemental en RDC.
Pouvez-vous vous présenter et décrire votre rôle au sein du FONAREDD ?
Madame Yelete occupe la fonction d’Associée en gestion des contrats. Elle accompagne l’ensemble du processus de passation des marchés et assure le suivi administratif et contractuel des projets financés par le Fonds.
« Mon rôle consiste à préparer, suivre et gérer les contrats liés aux projets. Je veille à la conformité, au respect des délais et à la bonne coordination avec les équipes. J’apporte aussi un appui transversal à certains aspects liés au personnel et à l’organisation interne. »
Elle intervient ainsi au cœur du fonctionnement opérationnel du Fonds.

Qu’est-ce qui vous a motivée à travailler dans l’environnement et le développement durable ?
Madame Yelete explique avoir fait ce choix par conviction.
« La RDC possède une richesse naturelle exceptionnelle. Contribuer à sa protection, c’est participer au développement du pays et à l’avenir des communautés. Je suis motivée par l’idée que notre travail peut avoir un impact durable pour les générations futures. »
Pour elle, travailler dans ce secteur est à la fois une responsabilité et un engagement citoyen.
Que représente pour vous la Journée internationale des droits des femmes ?
Madame Yelete voit le 8 mars comme un moment important de célébration et de réflexion.
« C’est l’occasion de reconnaître les avancées réalisées, mais aussi de rappeler que l’égalité des chances n’est pas encore atteinte. Le 8 mars, c’est un moment pour mettre en lumière les contributions des femmes, y compris dans les domaines techniques et stratégiques. »
Selon elle, le thème prioritaire reste l’autonomisation et l’accès des femmes aux opportunités.
En tant que femme, quels sont les défis que vous rencontrez dans votre travail ?
Madame Yelete évoque une réalité encore présente dans de nombreux milieux professionnels.
« Comme beaucoup de femmes, il m’arrive de devoir prouver davantage mes compétences. Les réalisations des femmes ne sont pas toujours reconnues à leur juste valeur. Il arrive même que des hommes moins compétents soient mis en avant plus facilement. »
Elle préfère toutefois transformer ces obstacles en leviers :
« Ces défis sont aussi l’occasion de démontrer que les femmes apportent une réelle valeur ajoutée : rigueur, sens de l’organisation, vision. »
Comment voyez-vous l’évolution du leadership féminin dans le secteur environnemental en RDC ?
Madame Yelete constate une évolution positive.
« On voit de plus en plus de femmes engagées dans la gouvernance environnementale, la recherche, les projets communautaires ou encore dans les institutions. L’enjeu aujourd’hui est de créer des espaces où les femmes peuvent exercer pleinement leur leadership. »
Elle rappelle que :
« Le leadership féminin n’est pas une faveur. C’est une richesse pour les institutions et pour la société. »
Quel rôle les femmes jouent-elles dans la gestion durable des ressources naturelles ?
Madame Yelete souligne le rôle essentiel des femmes au sein des communautés locales.
« Les femmes sont au cœur de la gestion quotidienne des ressources : agriculture, eau, bois, alimentation. Leur implication est indispensable pour assurer une gestion durable et responsable. »
Pouvez-vous partager une expérience où l’implication des femmes a fait une différence dans un projet soutenu par le FONAREDD ?
Madame Yelete indique avoir observé à plusieurs reprises l’impact positif de leur participation.
« Dans plusieurs projets, l’implication des femmes dans les activités communautaires et les initiatives économiques locales a renforcé l’adhésion des communautés et la durabilité des actions. »
Selon elle, leur présence améliore souvent l’appropriation des projets au niveau local.
Comment percevez-vous la place des femmes au sein du FONAREDD ?
Madame Yelete reconnaît les progrès, tout en soulignant la nécessité de les poursuivre.
« Le FONAREDD a fait des efforts pour intégrer les femmes, mais beaucoup occupent encore des fonctions administratives. Il serait important d’encourager davantage leur présence dans les postes techniques, stratégiques et de management. »
Elle estime que la formation, le mentorat et l’identification des talents féminins sont des leviers essentiels.
Quelles initiatives devraient être renforcées pour améliorer l’égalité des chances ?
Madame Yelete insiste sur l’importance du développement professionnel.
« Il faut renforcer les opportunités de formation, de mentorat et de développement de carrière pour les femmes. Cela soutient leur progression et améliore la diversité du leadership au sein des institutions. »
Quel message souhaitez-vous transmettre aux jeunes filles et femmes de RDC ?
« Croyez en vos capacités et ne limitez pas vos ambitions. Le leadership ne dépend pas d’un poste, mais de la manière dont on influence positivement son environnement. »

Quel est votre vœu pour la femme congolaise en ce 8 mars ?
« Je souhaite que chaque femme évolue dans une société où elle n’a plus besoin de prouver constamment sa valeur pour être écoutée ou respectée. Quand la femme congolaise avance, c’est toute une communauté et tout un pays qui avance. »
