Le FONAREDD accompagne une nouvelle étape vers la transition énergétique en RDC avec la validation du Plan Directeur GPL de Lubumbashi

    Lubumbashi, 24 juin 2026 –En soutenant la validation du  Plan Directeur du Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL),le Fonds National REDD (FONAREDD) confirme son engagement à promouvoir des solutions énergétiques durables capables de réduire la pression sur les ressources forestières tout en améliorant les conditions de vie des populations.

     

    Organisé les 23 et 24 juin 2026 au Centre ARUPE sous l’initiative du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en collaboration avec le Secrétariat Général aux Hydrocarbures et le FONAREDD, l’atelier de validation a réuni les administrations publiques, les opérateurs privés, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile autour d’un objectif commun : doter Lubumbashi d’une feuille de route ambitieuse pour accélérer l’utilisation du GPL comme énergie domestique de cuisson.

     

    Une réponse stratégique à l’un  des principaux moteurs de la déforestation

     

    À Lubumbashi,, près de 98 % des ménages de Lubumbashi utilisent encore le charbon de bois ou du bois de chauffe pour la cuisson. Cette forte dépendance exerce une pression considérable sur les écosystèmes forestiers et contribue aux émissions de gaz à effet de serre.

     

    En favorisant la substitution progressive du bois-énergie par le GPL, le Plan Directeur constitue un levier concret de mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+ et des engagements climatiques de la République Démocratique du Congo. Il s’inscrit également dans les interventions du Programme Énergie Durable financé par le FONAREDD, qui vise à promouvoir des alternatives énergétiques propres afin de réduire durablement les causes de la déforestation.

     

    Les perspectives sont particulièrement encourageantes. Le Plan Directeur validé prévoit une augmentation de la consommation annuelle de GPL d’environ 3 000 tonnes par an aujourd’hui à plus de 30 000 tonnes d’ici 2040, soit une multiplication par dix de la demande actuelle.  

     

    Cette évolution pourrait permettre :

     

    • – À plus de 200 000 ménages d’accéder à une énergie de cuisson plus propre ;
    • – D’éviter plus de 2,5 millions de tonnes d’émissions de CO₂ équivalent ;
    • – De générer plus de 800 emplois directs et indirects dans la filière GPL.
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    Une démarcheparticipative pour construire une filière durable

     

    Pendant deux jours, plus de cinquante (50) participants par jour représentant les institutions publiques provinciales, les opérateurs du secteur de GPL,  les organisations de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers ont examiné le document élaboré par le cabinet Deloitte.

     

    Les échanges techniques, les travaux en groupes et les discussions plénières ont permis d’améliorer le document avant son adoption consensuelle, témoignant d’une volonté commune de structurer durablement le développement de la filière GPL dans le Haut-Katanga.

     

    Des  orientations concrètes pour accélérer la transition énergétique

     

    Les participants ont formulé  plusieurs recommandations destinées à favoriser le développement rapide de la filière du GPL , notamment :

     

    • – L’adoption rapide des textes d’application du décret GPL ;
    • – La mise en place de mécanismes de financement facilitantl’accès des ménages aux équipements GPL;
    • – Le renforcement des capacités des structures de régulation sectorielle ;
    • – Le développement d’opportunités de financement innovant, notamment à travers les marchés carbone ;
    • Le positionnement de Lubumbashi comme futur hub régional de distribution du GPL.

     

    Le FONAREDD réaffirme son engagement en faveur des solutions énergétique durables

     

     

    À travers son  accompagnement de cette initiative, le FONAREDD poursuit sa mission de financement des investissements contribuant simultanément à la lutte contre la déforestation, à l’atténuation des changements climatiques et au développement durable.

     

    « Cette validation marque une étape importante dans la transformation du secteur énergétique domestique. En soutenant le développement du GPL, le FONAREDD investit dans une solution qui protège les forêts, améliore les conditions de vie des ménages et contribue aux engagements climatiques de la RDC. Cette dynamique illustre concrètement la complémentarité entre développement économique, accès à l’énergie et préservation du capital naturel. »

     

    Jean-Philippe Nasha, Officier de Suivi et évaluation FONAREDD.

     

    À travers son accompagnement de cette initiative, le FONAREDD poursuit sa mission de financement des investissements contribuant simultanément à la lutte contre la déforestation, à l’atténuation des changements climatiques et au développement durable.

     

    Une ville pilote pour une transition énergétique à l’échelle nationale

     

    Au-delà de la seule ville de Lubumbashi, la validation de ce Plan Directeur ouvre la voie au développement d’une filière GPL structurée susceptible d’être reproduite dans d’autres grandes agglomérations du pays.

     

    En accompagnant cette démarche aux côtés du Gouvernement et de ses partenaires, le FONAREDD confirme son rôle de mécanisme national de financement climatique capable de soutenir des investissements structurants qui répondent simultanément aux priorités environnementales, énergétiques, économiques et sociales de la République Démocratique du Congo.

    Le FONAREDD réaffirme son engagement pour une agriculture durable lors du 3ᵉ Comité de Pilotage du PAPS

    Kinshasa, 25 juin 2026 – Le Fonds National REDD (FONAREDD) a pris part, ce jeudi au Cercle ELAIS à Kinshasa, à la troisième réunion du Comité de Pilotage (COPIL) du Programme d’approvisionnement en intrants et de sédentarisation de l’agriculture paysanne dans le Kongo-Central (PAPS), mis en œuvre par One Acre Fund (OAF) avec l’appui du financier du FONAREDD.

            

    Au-delà de son caractère statutaire, cette session a permis aux parties prenantes d’évaluer les progrès réalisés, d’examiner les défis de mise en œuvre et de définir les orientations nécessaires pour accélérer l’exécution d’un programme stratégique destiné à promouvoir une agriculture durable, améliorer les conditions de vie des petits producteurs et réduire durablement la pression sur les forêts du Kongo-Central.

     

     

    Cette rencontre stratégique a réuni plus de 40 participants représentant les institutions publiques nationales et provinciales, des partenaires techniques et financiers, les instituts de recherche ainsi que les organisations de la société civile, témoignant de l’importance accordée à ce programme dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+ en République Démocratique du Congo.

     

     

    Un programme structurant au cœur de la stratégie nationale REDD+

     

    Doté d’un financement de 30 millions USD accordé par le FONAREDD pour une durée de trois ans, le PAPS accompagne les communautés vulnérables à travers des solutions innovantes fondées sur les mécanismes de marché, afin de promouvoir une agriculture durable en dehors des zones forestières.

     

    Le programme contribue à réduire les causes de la déforestation tout en renforçant la sécurité alimentaire, les revenus des exploitations familiales et la résilience des communautés rurales. Il illustre ainsi l’approche intégrée du FONAREDD consistant à financer des investissements capables de concilier développement économique, inclusion sociale et préservation durable des ressources naturelles.

     

     

    Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD, Bavon N’sa Mputu Elima, a d’ailleurs rappelé que ce Comité de Pilotage « souligne l’importance stratégique de ce programme pour le déploiement de la vision nationale REDD+ au sein de notre pays », mettant en évidence la contribution du PAPS à la mise en œuvre des priorités nationales en matière de développement durable et de lutte contre la déforestation.

     

    Des échanges centrés sur la performance et les perspectives 2026

     

     

    Les échanges ont principalement porté sur :

     

    • – La révision et l’approbation du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 adapté ;
    • – L’évaluation de la prise en compte des recommandations formulées lors des précédentes sessions ;
    • – La présentation de la stratégie opérationnelle pour 2026 ;
    • – L’identification des mesures destinées à améliorer l’efficacité de l’exécution du programme.

     

    Cette réunion faisait notamment suite au report de l’approbation du PTBA lors de la précédente session, rendant nécessaire un examen approfondi du document afin de garantir une mise en œuvre plus efficace des activités prévues.

     

    Le FONAREDD appelle à l’accélération du rythme de mise en œuvre

     

    le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD a salué les efforts de coordination de One Acre Fund ainsi que les premiers résultats observés sur le terrain, notamment à la suite de la mission de suivi effectuée récemment dans le Kongo-Central.

     

    Dans son allocution, le Secrétariat Exécutif du FONAREDD a salué les efforts de coordination de One Acre Fund ainsi que les premiers résultats observés sur le terrain, notamment à la suite de la mission de suivi effectuée récemment dans le Kongo-Central.

     

     Il toutfois en relevé que le rythme d’exécution financière demeure en deçà des attentes. Après une année de mise en œuvre, moins de 1,5 Million USD de dollars américains avaient été consommés sur un budget global de 30 millions de dollars américains prévu sur trois ans.

     

    À cet égard, Bavon N’sa Mputu Elima a invité l’agence d’exécution à accélérer la mise en œuvre du programme :

     

    « À ce jour, le taux de consommation du programme demeure très faible, soit moins de 1,4 million de dollars américains après une année de mise en œuvre des activités pour un programme de 30 millions de dollars sur trois ans. Le Secrétariat Exécutif du FONAREDD espère que, lors du présent COPIL, l’Agence présentera aux membres le plan d’accélération et d’expansion des investissements sur le terrain. »

     

    Le Secrétaire Exécutif National a également rappelé que le respect des règles  de gouvernance demeure indispensable au bon fonctionnement des instances de décision. Conformément au Manuel des opérations du FONAREDDles documents soumis au Comité de Pilotage doivent être transmis au Secrétariat Exécutif au moins dix jours ouvrables avant la tenue des sessions afin de permettre une analyse préalable et la formulation de la position institutionnelle du FONAREDD.

     

    Un engagement renouvelé pour des résultats durables

     

    À travers sa participation à cette troisième réunion du Comité de Pilotage, le FONAREDD a réaffirmé sa volonté d’accompagner One Acre Fund ainsi que l’ensemble des parties prenantes dans la mise en œuvre du PAPS.

     

    Le Secrétaire Exécutif National a, à cet effet, encouragé l’Agence à poursuivre ses efforts afin d’atteindre les objectifs de ce programme stratégique pour les ménages du Kongo-Central, tout enrenforçant l’implication des autorités nationales, provinciales et locales dans le suivi dans le suivi et le portage de cette initiative .

     

    À travers ce programme, le FONAREDD poursuit son ambition de promouvoir des modèles de développement rural durables, conciliant sécurité alimentaire, amélioration des revenus des ménages et préservation des ressources forestières.

     

    Perspectives

     

    Les recommandations formulées au cours de cette troisième session serviront de feuille de route pour accélérer l’exécution du programme au cours des prochains mois. Elles porteront notamment sur la mise en œuvre du PTBA 2026, le suivi des engagements pris par les parties prenantes ainsi que le renforcement des performances opérationnelles du PAPS afin de produire des résultats à la hauteur des ambitions du programme.

     

    À travers le financement du PAPS, le FONAREDD confirme sa volonté d’investir dans des solutions capables de répondre simultanément aux enjeux de sécurité alimentaire, d’amélioration des revenus des producteurs, de résilience des communautés rurales et de préservation durable des ressources forestières.

     

    À propos du PAPS

     

    Financé par le Fonds National REDD (FONAREDD) dans le cadre du partenariat CAFI-RDC, le Programme d’approvisionnement en intrants et de sédentarisation de l’agriculture paysanne (PAPS) est mis en œuvre par One Acre Fund (OAF) dans la province du Kongo-Central.

     

    Doté d’un budget global de 30 millions de dollars américains, dont 15 millions de dollars déjà décaissés, le programme est entré dans sa phase de mise en œuvre effective le 25 juin 2025. Sa clôture actuelle est prévue le 24 juin 2028.

     

    À travers ce programme, le FONAREDD soutient le développement d’une agriculture paysanne plus productive, durable et moins dépendante de l’extension des terres cultivées vers les zones forestières. Le PAPS contribue ainsi à améliorer l’accès des producteurs aux intrants agricoles, à renforcer les capacités économiques des ménages ruraux et à promouvoir des pratiques agricoles compatibles avec les objectifs de la Stratégie nationale REDD+.

     

    Dans le Kongo-Central, cette intervention traduit la volonté du FONAREDD d’appuyer des solutions concrètes qui répondent à la fois aux besoins de sécurité alimentaire, d’amélioration des revenus des communautés et de préservation durable des ressources forestières.

    Kongo Central : le FONAREDD, avec les membres du COPIL du PAPS, évalue les avancées des interventions de One Acre Fund à Songololo

    Dans le cadre de sa mission de gouvernance et de supervision des programmes financés par le FONAREDD, le Comité de Pilotage (COPIL) du Programme d’Agriculture Paysanne Durable et Services Environnementaux (PAPS) a effectué, du 15 au 18 juin 2026, une mission de terrain dans le territoire de Songololo, au Kongo Central. Cette visite a permis aux membres du COPIL d’apprécier directement les progrès réalisés par l’organisation One Acre Fund (OAF), agence d’exécution du programme, ainsi que les défis qui subsistent dans la mise en œuvre des activités au bénéfice des communautés rurales.

     

     

     

    Une mission de suivi au plus près des bénéficiaires

     

    Composée notamment de représentants du FONAREDD et des autres membres du COPIL du PAPS, la mission s’est déroulée sur l’itinéraire Kinshasa–Kimpese–Bwila 1–Bwila 2–Bête–Minkeno avant le retour à Kinshasa. Elle a réuni autour des équipes de One Acre Fund les autorités locales, les services techniques déconcentrés, les groupes de producteurs, les coopératives agricoles, les entrepreneurs ruraux ainsi que les ménages bénéficiaires des projets.

     

    L’objectif principal était de permettre aux membres du COPIL de renforcer leur compréhension des activités mises en œuvre sur le terrain à travers l’observation directe des réalisations, les échanges avec les parties prenantes et l’analyse de la conformité des interventions avec les objectifs du FONAREDD, du CAFI et des politiques nationales agricoles et environnementales.

     

     

     

    Des réalisations visibles dans les villages de Songololo

     

    Au cours de la mission, plusieurs sites d’intervention ont été visités dans les villages de Bwila 1, Bwila 2, Bête et Minkeno. Les membres du COPIL ont notamment observé des parcelles agricoles de démonstration, des systèmes agroforestiers, des pépinières, des sites de multiplication de manioc, des dispositifs liés aux Paiements pour Services Environnementaux (PSE) ainsi que les mécanismes d’approvisionnement en intrants agricoles.

     

    Les échanges avec les producteurs et les autres parties prenantes ont permis de recueillir des informations précieuses sur les résultats obtenus, les contraintes rencontrées et les pistes d’amélioration envisagées pour renforcer l’impact du programme.

     

    L’agroforesterie au cœur du modèle de production durable

     

     

    Parmi les réalisations observées, les systèmes agroforestiers constituent l’un des piliers des interventions soutenues par le programme. Les parcelles visitées associent la culture du manioc à la plantation d’acacias, selon un modèle destiné à améliorer la productivité agricole tout en réduisant la pression sur les ressources forestières. Les arbres sont implantés selon un espacement de huit mètres entre les lignes et de deux mètres sur les lignes, permettant de concilier production agricole et restauration des paysages.

     

    Les bénéficiaires rencontrés ont exprimé un intérêt marqué pour les techniques agricoles promues par le projet et ont reconnu les avantages liés à l’introduction de pratiques plus durables dans leurs exploitations.

     

    Des défis opérationnels à relever

     

    La mission a cependant mis en évidence plusieurs défis qui méritent une attention particulière afin de consolider les acquis du programme.

     

     

    Les producteurs ont notamment souligné l’insuffisance des outils aratoires, qui limite l’extension des superficies cultivées. Les membres du COPIL ont également constaté l’absence de signalétique permettant de distinguer clairement les parcelles relevant du projet PAZD de celles du PAPS, alors même que les deux initiatives sont localement connues sous l’appellation « Projet Tolona ».

     

    Les visites des pépinières et des champs de multiplication de semences ont par ailleurs révélé certaines faiblesses organisationnelles, notamment l’absence d’identification des sites, l’insuffisance de suivi technique et la nécessité d’un meilleur encadrement des activités de production de matériel végétal.

     

    Une réflexion en cours sur les Paiements pour Services Environnementaux

     

    La mission a également permis d’échanger avec les bénéficiaires sur les mécanismes de Paiement pour Services Environnementaux (PSE), mis en place pour encourager l’adoption de pratiques favorables à la conservation des ressources naturelles.

     

    Les discussions ont montré que le système actuel, basé sur une rémunération de 0,35 dollar par arbre sous forme de bons convertibles en semences de maïs ou d’arachides, ne suscite pas encore une adhésion complète des bénéficiaires. Plusieurs participants ont exprimé leur préférence pour un paiement total ou partiel en espèces afin de répondre à d’autres besoins prioritaires des ménages. One Acre Fund a indiqué poursuivre sa réflexion sur l’amélioration du modèle avant toute mise à l’échelle.

     

    Des recommandations pour renforcer l’impact du programme

     

    À l’issue de la mission, plusieurs recommandations ont été formulées. Elles portent notamment sur le renforcement de la visibilité des projets à travers l’installation de panneaux d’identification, l’amélioration de l’accès des producteurs aux outils agricoles, la réorganisation des pépinières, le renforcement du contrôle technique des champs semenciers et l’adaptation des modalités de paiement des PSE aux attentes des bénéficiaires.

     

    Le COPIL recommande également l’expérimentation de modèles de paiement plus flexibles, combinant espèces et bons d’intrants, afin d’évaluer leur influence sur l’adoption des pratiques durables et sur la satisfaction des communautés.

     

    Un exercice de gouvernance au service de l’amélioration continue

     

    Cette mission de terrain illustre l’importance accordée par le FONAREDD au suivi rapproché des interventions financées sur le terrain. En permettant aux membres du COPIL d’échanger directement avec les bénéficiaires et d’observer les réalisations, elle contribue à renforcer la redevabilité, l’apprentissage et l’amélioration continue des programmes.

    Les enseignements tirés de cette visite alimenteront les réflexions stratégiques du Comité de Pilotage et contribueront à orienter les décisions futures relatives à la mise en œuvre du Programme d’Agriculture Paysanne Durable et Services Environnementaux, au bénéfice des communautés rurales et de la préservation des ressources naturelles.

     

    PROMIS-2 : une revue programmatique pour accélérer les résultats en faveur de la santé, de l’éducation et du climat en RDC

     

    Kinshasa, juin 2026 – Les partenaires du projet PROMIS‑2 se sont réunis du 9 au 10 juin 2026, sous le lead technique de Tulane University, dans le cadre d’une revue programmatique consacrée à l’évaluation des progrès réalisés, à l’identification des défis opérationnels et à la définition des orientations stratégiques pour la poursuite de la mise en œuvre du programme.

     

    Conduite dans une approche participative, cette rencontre a offert l’occasion d’examiner l’état d’avancement des différentes composantes, de partager les résultats des missions de supervision conjointes et de formuler des recommandations destinées à renforcer l’efficacité des interventions, tout en constituant un espace d’apprentissage collectif et de dialogue entre les partenaires.

     

    Dans la continuité de cet exercice, une séance de restitution s’est tenue le 16 juin 2026 devant le Secrétariat Exécutif du FONAREDD, en présence de son Secrétaire Exécutif adjoint. Cette réunion a présenté les conclusions de la revue programmatique et confirmé l’engagement des parties prenantes à consolider les acquis et à renforcer la coordination pour la deuxième année de mise en œuvre du programme.

     

     

    Une mobilisation des partenaires pour renforcer la performance du programme

     

    La séance de restitution de la  revue programmatique a réuni 18 représentants des institutions impliquées dans la mise en œuvre, la coordination et le suivi de PROMIS-2. Y ont pris part six représentants du FONAREDD, trois représentants de l’UNOPS, trois représentants de l’Université Tulane, deux représentants de l’ABEF-ND ainsi que des représentants de l’UNFPA, de SANRU, de DKT et de NSI.

     

    Cette diversité d’acteurs a favorisé une analyse approfondie des résultats enregistrés, des expériences de mise en œuvre et des ajustements nécessaires pour améliorer la performance du programme. La participation active du Secrétariat Exécutif du FONAREDD a notamment permis d’enrichir les échanges sur les questions de suivi des résultats, de gouvernance et de durabilité des interventions.

     

    Pour Arsene Binangai, Directeur Pays de Tulane University, la revue programmatique constitue avant tout un outil d’aide à la décision : « Au-delà du reporting, cet exercice permet de mettre en perspective les résultats atteints avec les objectifs fixés, d’analyser les tendances observées et de renforcer la qualité du pilotage du programme à travers une prise de décision fondée sur les données. »

     

    Cette approche s’inscrit dans la volonté du Projet PROMIS-2de promouvoir une gestion axée sur les résultats, fondée sur l’analyse des performances et l’apprentissage continu afin d’optimiser l’impact des programmes financés via les Fonds CAFI et FONAREDD

     

    Un programme multisectoriel déployé dans dix provinces

     

    PROMIS-2 intervient dans les domaines de la santé sexuelle et reproductive, de l’éducation des jeunes filles, du renforcement des systèmes de santé et du développement des infrastructures sanitaires et éducatives.

     

    Malgré la suspension  des activités dans deux provinces affectées par l’insécurité, le programme poursuit ses interventions dans dix provinces de la République démocratique du Congo. Cette couverture territoriale permet de renforcer l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive tout en soutenant l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles dans les zones ciblées.

     

    Des milliers d’acteurs formés pour renforcer l’offre de services

     

    Au cours des neuf premiers mois de mise en œuvre, le projet a enregistré des avancées importantes dans le renforcement des capacités des acteurs de terrain.

     

    Plus de 820 prestataires cliniques, près de 16 000 prestataires communautaires, 579 gestionnaires de pharmacies et officines ainsi que plusieurs centaines d’acteurs impliqués dans la gestion des données sanitaires ont bénéficié de formations spécialisées. Ces efforts contribuent à améliorer durablement la qualité des services de santé et à renforcer les capacités du système national. Toutefois, le FONAREDD souligne l’importance de désagréger ces données afin de mieux apprécier la répartition des bénéficiaires par catégorie, d’identifier les écarts éventuels et de renforcer la pertinence des analyses pour le pilotage stratégique du programme

     

    Parallèlement, les partenaires ont poursuivi l’extension des services de planification familiale et de santé reproductive dans les zones d’intervention. e. u 31 mars 2026, près de 1,6 million d’Années de Protection Couple (ACP) avaient déjà été produites, représentant environ 17 % de la cible globale du programme.

     

    L’éducation des jeunes filles au cœur de l’intervention

     

    L’une des composantes majeures de PROMIS-2 concerne l’accès des jeunes filles à l’enseignement technique et professionnel à travers un ambitieux programme de bourses.

     

    À ce jour, 171 établissements scolaires ont été sélectionnés. Le programme a identifié 4 278 élèves comme bénéficiaires. Il a déjà attribué 9 583 bourses sur les 10 000 prévues. Ces bourses ciblent principalement les élèves inscrits dans les filières techniques et professionnelles.

     

    Le remboursement aux parents et le paiement aux écoles sont en cours dans les provinces ciblées, notamment la Tshopo, l’Équateur, le Haut‑Katanga et le Kasaï Oriental, confirmant la progression opérationnelle du dispositif.

     

    Le programme a également permis d’intégrer 75 filles issues des peuples autochtones parmi les bénéficiaires des bourses scolaires. Toutefois, ces élèves sont déjà couvertes par le programme de gratuité de l’enseignement, ce qui ouvre aujourd’hui une réflexion sur l’utilisation la plus pertinente des ressources prévues à cet effet.

     

    Les discussions portent sur la possibilité de réaffecter les fonds afin de répondre à d’autres besoins scolaires spécifiques de ce groupe, en tenant compte de leurs réalités sociales, culturelles et économiques. Le Secrétaire Exécutif du FONAREDD a exprimé un intérêt particulier pour cette orientation, considérée comme un moyen de renforcer l’équité et de soutenir durablement le maintien des enfants autochtones à l’école.

     

    Des infrastructures stratégiques en cours de réalisation

     

    La revue a mis en évidence des progrès significatifs dans la composante infrastructures.

     

    Au cours du premier semestre 2026, plusieurs étapes importantes ont été franchies avec la pose des premières pierres et le démarrage effectif des travaux de construction de Centres de Distribution Régionaux (CDR) ainsi que d’écoles médicales dans les provinces concernées.

     

    Ces investissements visent à renforcer durablement les capacités de stockage et de distribution des produits de santé tout en améliorant les infrastructures de formation du personnel médical.

     

    Malgré ces avancées, le FONAREDD a rappelé l’importance de livrer les ouvrages dans les délais contractuels, conformément à l’approche projet, afin de garantir la crédibilité du programme et l’efficacité des investissements engagés.

     

    Une gouvernance active au service des résultats

     

    Le projet s’appuie sur des mécanismes de gouvernance et de coordination fonctionnels associant les autorités nationales, les partenaires techniques et les organisations de mise en œuvre.

     

    Depuis son lancement, PROMIS-2 a déjà tenu deux réunions du Comité de pilotage (COPIL), quatre réunions de la Task Force nationale, onze réunions du consortium ainsi que neuf missions conjointes de supervision dans les provinces d’intervention.

     

    Ces cadres de concertation permettent un suivi rapproché de la mise en œuvre, facilitent la résolution des problèmes opérationnels et favorisent une meilleure coordination entre les différents acteurs.

     

    Des défis à relever pour accélérer la mise en œuvre

     

    Les participants ont toutefois relevé plusieurs défis qui nécessitent une attention particulière.

     

    Parmi ceux-ci figurent l’insécurité persistante dans certaines provinces de l’Est du pays, les difficultés logistiques liées à l’approvisionnement en produits de santé, les contraintes de transport des intrants contraceptifs, les défis institutionnels rencontrés par certains partenaires ainsi que les coûts réels du programme de bourses, supérieurs aux estimations initiales.

     

    Des retards ont également été observés dans certaines activités relatives aux espaces dédiés aux jeunes, à l’intégration des contenus de santé sexuelle et reproductive dans les programmes scolaires ainsi qu’à certaines études prévues dans le cadre du projet.

     

    Vers une amélioration continue des performances

     

    À l’issue des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations destinées à renforcer l’efficacité du programme.

     

    Ils ont notamment recommandé l’institutionnalisation de revues programmatiques semestrielles, le renforcement de la coordination provinciale, une meilleure implication des autorités sectorielles, l’amélioration du partage d’informations entre partenaires ainsi que le renforcement des systèmes de gestion des données sanitaires.

     

    Les participants ont également insisté sur la nécessité de poursuivre les réflexions relatives au soutien des bénéficiaires issus des peuples autochtones et à la pérennisation des acquis du programme.

     

    Un exercice de redevabilité et d’apprentissage

     

    Au-delà de l’évaluation des performances, cette revue programmatique a démontré l’importance du dialogue permanent entre les partenaires de mise en œuvre, les institutions nationales et le FONAREDD.

     

    En favorisant une analyse collective des résultats, des défis et des perspectives, PROMIS-2 se dote d’outils de pilotage essentiels pour accélérer sa mise en œuvre et maximiser son impact au bénéfice des populations congolaises. Cette dynamique d’apprentissage continu constitue un levier important pour atteindre les objectifs du programme en matière de santé, d’éducation, d’égalité des genres et de résilience des communautés.

     

    Révision du Code forestier : le FONAREDD plaide pour l’intégration des crédits carbone et des paiements pour services environnementaux

     

    Kinshasa, 16 juin 2026 – Les travaux de consolidation du draft zéro de la révision de la Loi n° 011/2002 du 29 Aout 2002 portant Code forestier de la République démocratique du Congo se sont achevés après deux jours d’intenses échanges organisés au Cercle ELAIS de la Gombe. Réunissant les administrations publiques, les institutions spécialisées, les partenaires techniques et financiers, les experts ainsi que les organisations de la société civile, cet atelier marque une étape importante dans le processus de modernisation du cadre juridique forestier national.

     

    Organisée sous la coordination du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat avec l’appui de plusieurs partenaires, notamment  CAFI, le FONAREDD,  la GIZ, l’AFD et le PNUD, la rencontre visait à examiner de manière participative le projet de texte révisé du Code forestier afin de recueillir les avis, commentaires et recommandations des différentes parties prenantes avant la poursuite du processus législatif.

     

    Adapter le Code forestier aux nouveaux défis environnementaux

     

    Plus de vingt ans après son adoption, le Code forestier de 2002 fait l’objet d’une révision destinée à renforcer sa cohérence avec la Politique Forestière Nationale récemment validée ainsi qu’avec les nouvelles dynamiques environnementales, climatiques et économiques qui influencent la gestion durable des forêts congolaises.

     

    Dans son allocution d’ouverture, lue par le Directeur Général des Forêts, le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat a rappelé la nécessité d’adapter le cadre juridique forestier aux nouveaux enjeux liés à la REDD+, au changement climatique, aux paiements pour services environnementaux, à la protection des zones humides ainsi qu’à la valorisation durable des ressources forestières.

     

    Pour Frédéric Djengo, Directeur Général des Forêts, cette réforme constitue une opportunité majeure pour moderniser la gouvernance forestière nationale et renforcer la contribution du secteur forestier aux objectifs de développement durable du pays.

     

    « Le futur Code forestier doit permettre à la RDC de mieux valoriser les services rendus par ses forêts. L’intégration des mécanismes de crédits carbone, des paiements pour services environnementaux et des autres instruments de financement climatique constitue désormais une nécessité pour accompagner les ambitions du pays en matière de développement durable et de préservation du bassin du Congo », a déclaré Frédéric Djengo, le Directeur Général des Forêts.

     

    Cette réforme vise ainsi à doter la RDC d’un Code forestier plus moderne, capable d’accompagner les ambitions nationales en matière de conservation des forêts, de développement durable et de financement climatique, tout en créant un environnement juridique favorable à la mobilisation de nouveaux investissements en faveur de la protection des écosystèmes forestiers.

     

    Un examen approfondi du draft zéro

     

    Les travaux ont été structurés autour de plusieurs séquences comprenant les présentations techniques des experts consultants, les travaux en groupes thématiques ainsi que la restitution des recommandations en séance plénière.

     

    Les participants ont notamment analysé les innovations introduites dans l’avant-projet du Code forestier révisé ainsi que l’architecture générale du draft zéro. Les débats ont également permis de soulever plusieurs préoccupations relatives à la traçabilité, à la certification forestière, à la transparence dans la gestion des ressources forestières ainsi qu’à l’articulation du futur texte avec les autres réformes sectorielles en cours.

     

    Répartis en trois groupes de travail, les participants ont examiné l’ensemble des dispositions du projet de texte, depuis les définitions et le statut des forêts jusqu’aux questions relatives à l’exploitation forestière, à la foresterie communautaire, à la fiscalité forestière et au régime répressif applicable au secteur.

     

     

    Le FONAREDD défend la reconnaissance des mécanismes de financement climatique

     

    Parmi les contributions majeures enregistrées au cours des discussions figure le plaidoyer porté par le FONAREDD en faveur d’une meilleure prise en compte des mécanismes de financement climatique dans le futur Code forestier.

     

    Le Fonds a notamment plaidé pour que les questions relatives aux crédits carbone, aux paiements pour services environnementaux et aux autres mécanismes innovants de valorisation des services écosystémiques soient intégrées de manière explicite dans le nouveau cadre juridique.

     

    Intervenant au nom du FONAREDD, le Secrétaire Exécutif National Adjoint (SENA) a souligné l’importance stratégique de cette évolution : « La révision du Code forestier offre une opportunité historique d’intégrer durablement dans notre arsenal juridique les mécanismes de crédit carbone et de paiements pour services environnementaux. Ces instruments constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour valoriser les services rendus par les écosystèmes forestiers congolais et mobiliser des financements durables au profit de la conservation des forêts et du développement des communautés locales. Le FONAREDD, en tant que mécanisme national de financement climatique et environnemental, dispose de l’expérience et des outils nécessaires pour accompagner la mise en œuvre de ces mécanismes dans le respect des engagements de la RDC. »

     

    À travers cette contribution, le FONAREDD a également plaidé pour que le futur Code forestier tienne compte des avancées institutionnelles enregistrées ces dernières années en matière de financement climatique et de gouvernance environnementale, notamment dans le contexte de l’institutionnalisation du Fonds comme mécanisme national de coordination, d’administration et de financement des investissements climatiques et forestiers.

     

    Des recommandations pour renforcer le texte

     

    Les discussions ont débouché sur plusieurs recommandations destinées à améliorer le projet de texte avant sa finalisation.

     

    Les participants ont notamment proposé une meilleure harmonisation des dispositions fiscales applicables au secteur forestier, la cartographie des tourbières et des mangroves afin de renforcer leur protection, ainsi qu’une clarification du statut de certains espaces forestiers pour prévenir les conflits d’interprétation juridique.

     

    D’autres recommandations ont porté sur la nécessité de renforcer la cohérence du futur Code avec les autres politiques publiques liées à la gestion durable des ressources naturelles et à la lutte contre le changement climatique.

     

    Un projet de texte validé par les parties prenantes

     

    Au terme des travaux, les participants ont validé le draft zéro du Code forestier révisé sous réserve de l’intégration des amendements, observations et recommandations formulés au cours de l’atelier.

     

    La taskforce mise en place par le Ministère de l’Environnement poursuivra désormais les travaux avec les consultants afin de consolider le document avant son examen par les instances compétentes.

     

    Par sa participation active à ce processus, le FONAREDD réaffirme son engagement à accompagner les réformes structurantes du secteur forestier congolais et à promouvoir l’émergence d’un cadre juridique moderne permettant à la RDC de mieux valoriser ses ressources forestières, ses services écosystémiques et son potentiel de financement climatique au bénéfice du développement durable du pays.

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