3ᵉ réunion du CST : le Programme Normes renforce son suivi technique

    Le 18 mars 2026, s’est tenue à Kinshasa, au ministère de l’Environnement et Développement durable, la troisième réunion du Comité de Suivi Technique (CST) du Programme Normes. Cette rencontre, organisée avec l’appui de la GIZ, s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du Programme de renforcement de la gouvernance environnementale et sociale du secteur extractif en République démocratique du Congo.

    Réunissant 23 participants issus des administrations publiques, des partenaires techniques et financiers, des organismes spécialisés ainsi que de la société civile, cette session avait pour objectif principal de préparer le prochain Comité de pilotage (COPIL) tout en évaluant les avancées techniques du programme.

     

    Un cadre de concertation pour consolider les acquis du programme

     

    La réunion s’est ouverte par le mot de bienvenue du Directeur général a.i. de l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE), qui a rappelé l’importance stratégique de la gouvernance environnementale et sociale dans le secteur extractif. Les membres ont ensuite adopté le compte rendu de la précédente réunion d’octobre 2025, confirmant ainsi les acquis, notamment le rapport semestriel et les plans d’activités 2026.

     

    Une validation technique clé pour l’ESES du secteur minier

     

    Parmi les points majeurs à l’ordre du jour figurait la présentation du rapport de cadrage de l’Évaluation Stratégique Environnementale et Sociale (ESES) du secteur minier, réalisée par le consortium GeoAnalytics/Beak. Cette présentation a donné lieu à des échanges techniques approfondis ayant conduit à une validation conditionnelle du rapport, sous réserve de l’intégration des observations formulées par les membres du CST. Une version révisée est attendue pour le 25 mars 2026.

     

    Des avancées concrètes dans la mise en œuvre des activités

     

    Les participants ont également fait le point sur plusieurs chantiers clés :

     

    • – La plateforme numérique, dont le processus de passation de marché est en cours, avec un calendrier déjà établi ;
    • – Le processus ESES pour le secteur des hydrocarbures, actuellement en phase de passation de marchés ;
    • – Les activités de l’ITIE, incluant une campagne de sensibilisation sur la divulgation des données environnementales et sociales des entreprises minières, ainsi que l’intégration du secteur forestier dans le prochain rapport ITIE.

     

    Une gouvernance structurée entre suivi technique et pilotage stratégique

     

    Dans le cadre du Programme Normes, la gouvernance repose sur une articulation complémentaire entre le Comité de Suivi Technique (CST) et le Comité de Pilotage (COPIL). Le CST constitue l’instance technique chargée d’assurer le suivi opérationnel de la mise en œuvre des activités, d’examiner les livrables et de formuler des recommandations. Le COPIL, quant à lui, assure le pilotage stratégique, valide les orientations majeures et garantit la cohérence globale du programme.

     

    Le FONAREDD, un acteur clé de la gouvernance du Programme Normes

     

    Dans cette architecture de gouvernance, le FONAREDD joue un rôle central en tant que mécanisme de mobilisation et de gestion des financements du programme dans le cadre de la Lettre d’Intention 2 (LOI 2) du partenariat CAFI–RDC. À la fois présent au niveau technique, à travers sa participation au CST, et au niveau stratégique, au sein du COPIL, il veille à la cohérence des interventions, à la qualité des livrables ainsi qu’à la bonne utilisation des ressources mobilisées. Son implication contribue ainsi à renforcer l’efficacité, la transparence et l’alignement du Programme Normes avec les priorités nationales en matière de gouvernance environnementale et sociale.

     

    Des échanges constructifs en préparation du prochain COPIL

     

    Les discussions ont porté sur la planification du prochain Comité de pilotage, l’évaluation externe du projet conduite par le BMZ ainsi que la participation de la société civile. Un consensus a été trouvé concernant les modalités de sélection des ONG, privilégiant une approche basée sur la transmission préalable de documents justificatifs.

     

     

    Une dynamique collective à consolider

     

    En clôture, le Directeur général a.i. de l’ACE a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants, tout en insistant sur la nécessité de maintenir la dynamique collective afin d’assurer l’atteinte des objectifs du programme.

     

    À propos du Programme Normes

     

    Le Programme Normes est mis en œuvre pour le compte du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) par la GIZ, à travers son projet DISM II, en partenariat avec l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE).

     

    Il vise à renforcer la gouvernance environnementale et sociale du secteur extractif à travers la conduite d’Évaluations Stratégiques Environnementales et Sociales (ESES) dans les secteurs des mines et des hydrocarbures, ainsi que l’élaboration de normes et de guides de bonnes pratiques issus d’un dialogue entre acteurs publics, privés et la société civile.

     

    Le programme prévoit également le développement d’une plateforme numérique au profit de l’ACE afin de digitaliser les procédures environnementales, d’améliorer le suivi des dossiers et de faciliter le partage d’informations.

     

    Financé par le FONAREDD sur les ressources du partenariat CAFI -RDC de la LOI 2, le Programme Normes est mis en œuvre sur une durée de quatre ans, avec un budget global de 6 Millions de USD, dont 3 Millions USD ont déjà été décaissés.

    Province de la Tshopo : investir dans les filles pour transformer durablement les communautés et préserver les forêts

    Kisangani, 17 mars 2026 – À travers le Programme PROMIS-2, le FONAREDD confirme son rôle stratégique dans la mise en œuvre de solutions intégrées liant développement humain et préservation des forêts en République Démocratique du Congo. Dans la province de la Tshopo, ces engagements prennent corps à travers des actions concrètes en faveur de l’éducation des filles, de la santé reproductive et de la résilience des communautés.

     

    Le Gouverneur de province, entouré des autorités nationales et provinciales, du Secrétariat exécutif du FONAREDD et des partenaires techniques, a procédé à la validation des écoles bénéficiaires du programme et au lancement d’infrastructures structurantes.

     

    La cérémonie a également été marquée par la présence d’une délégation du Gouvernement central, conduite par le Secrétaire général à la Santé, représentant du Ministre national de la Santé, empêché. À ses côtés, une délégation du FONAREDD conduite par le Secrétaire exécutif national adjoint (SENA) a également pris part à cette mission officielle, aux côtés des partenaires de mise en œuvre du projet.

     

    Une mobilisation nationale pour des résultats concrets en province

     

    La participation active des délégations venues de Kinshasa témoigne de l’importance accordée à la mise en œuvre effective du Programme PROMIS-2 dans les provinces.

    Au-delà de sa dimension protocolaire, cette mission a permis :


    • De constater les progrès réalisés sur le terrain ;
    • De renforcer la coordination entre les acteurs institutionnels et les partenaires techniques ;
    • De consolider le lien entre les orientations nationales et les réalités locales.

     

    Elle traduit également une volonté affirmée de rapprocher les mécanismes de décision des territoires, afin de garantir une mise en œuvre plus efficace et mieux adaptée aux besoins des communautés.

     

    Cette mobilisation conjointe illustre le fort engagement des autorités nationales et du FONAREDD à accompagner de manière rapprochée la mise en œuvre du Programme PROMIS-2 sur le terrain, en assurant cohérence stratégique, suivi opérationnel et ancrage territorial des interventions.

     

    3 184 filles soutenues : un tournant pour l’éducation et l’égalité des chances

     

    Derrière les décisions institutionnelles, ce sont des trajectoires de vie qui évoluent concrètement.

     

    La validation de 46 écoles bénéficiaires et l’attribution de 3 184 bourses scolaires à des jeunes filles de la Tshopo constituent une avancée majeure pour l’éducation et l’égalité des chances. Orientées vers les filières agricoles, forestières et médicales, ces bourses favorisent l’accès à des secteurs clés pour le développement durable.

     

    Ce processus a été conduit sous le leadership des services techniques provinciaux (Éducation, Santé, Affaires sociales et Genre) dont l’implication a garanti la transparence, la pertinence du ciblage et l’appropriation locale des actions.

     

    Au-delà des chiffres, ces appuis permettent de :


    • Renforcer le maintien des filles à l’école ;
    • Réduire les grossesses et les mariages précoces ;
    • Soutenir l’autonomisation économique des femmes.

    Chaque bénéficiaire représente ainsi un potentiel renforcé pour sa communauté et une contribution directe à l’avenir du pays.

     

    Des infrastructures structurantes pour améliorer durablement l’accès aux soins

     

    Le Gouverneur a ensuite procédé à la pose de la première pierre des instituts médicaux ITM et ITMA dans plusieurs zones stratégiques : Kisangani, Banalia, Yangambi et Basoko. Ces structures contribueront à former les ressources humaines en santé et à rapprocher les services des populations.

     

    En parallèle, la construction de la Centrale de Distribution Régionale (CDR) de Kisangani a été lancée. Cette infrastructure permettra d’assurer la disponibilité continue des contraceptifs modernes et des médicaments essentiels, renforçant l’accès aux services de santé reproductive.

     

    Ces investissements répondent directement aux priorités définies par les autorités provinciales et aux besoins identifiés sur le terrain.

     

    Éducation, santé et forêts : un modèle intégré au cœur de la transformation

     

    Le Secrétaire exécutif adjoint du FONAREDD a rappelé que le Programme PROMIS‑2 repose sur une vision systémique : « En investissant dans nos filles, nous investissons dans nos forêts. En protégeant la santé, nous protégeons l’avenir. En réhabilitant nos écoles, nous réhabilitons l’espoir. »

    L’éducation des filles et l’accès aux services de santé reproductive contribuent à :


    • Améliorer les indicateurs sociaux et sanitaires ;
    • Accompagner la transition démographique ;
    • Réduire la pression sur les écosystèmes forestiers.

     

    Les investissements dans le capital humain apparaissent ainsi comme un levier essentiel de lutte contre la déforestation.

     

    Investir dans les filles pour réduire durablement la pression sur les forêts

    Le Programme PROMIS-2 s’inscrit dans une approche systémique mettant en évidence les liens étroits entre dynamiques sociales et enjeux environnementaux.

     

    Comme l’a souligné le Professeur Faustin Boyemba Bosela : « Chaque fille maintenue à l’école est une victoire pour son avenir, mais aussi pour nos forêts. Investir dans les filles aujourd’hui, c’est protéger les ressources naturelles de demain. »

     

    L’éducation des filles et l’accès aux services de santé reproductive permettent d’améliorer les indicateurs sociaux, d’accompagner la transition démographique et de réduire progressivement la pression sur les écosystèmes forestiers.

     

    Une dynamique intégrée qui renforce la résilience des communautés

     

    Portée par l’engagement des autorités provinciales et soutenue par les partenaires techniques, la dynamique observée dans la Tshopo confirme la pertinence d’un modèle de développement intégré, fondé sur la complémentarité entre politiques sociales et gestion durable des ressources naturelles.

     

    Les actions engagées contribuent à :


    • Renforcer la gouvernance sectorielle ;
    • Améliorer l’accès équitable aux services sociaux de base ;
    • Promouvoir des trajectoires de développement résilientes et durables.

     

    Elles ouvrent la voie à des impacts durables pour les populations et pour la préservation des forêts du bassin du Congo.

     

    PROMIS-2 : un investissement stratégique pour le développement durable en RDC

     

    Le Programme PROMIS-2 est une initiative du Gouvernement de la République Démocratique du Congo, financée à hauteur de 58 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat RDC-CAFI.

     

    Le FONAREDD y joue un rôle central en tant que mécanisme national de financement et de coordination des initiatives REDD+. Il assure la mobilisation des ressources, l’alignement stratégique des interventions et la coordination des partenaires, garantissant ainsi la cohérence et l’efficacité des actions sur le terrain.

     

    Mis en œuvre de 2025 à 2029, avec l’appui opérationnel de UNOPS et UNFPA, le programme est exécuté par un consortium d’organisations internationales et nationales comprenant notamment Tulane University, DKT International, MSI Reproductive Choices, ABEF-ND et SANRU.

     

    Déployé dans 12 provinces, il vise à :


    • Renforcer l’accès aux services de planification familiale et de santé reproductive ;
    • Soutenir l’éducation des filles ;
    • Améliorer la disponibilité des contraceptifs modernes ;
    • Renforcer les infrastructures sanitaires.

     

    En articulant investissements sociaux et objectifs environnementaux, le FONAREDD contribue, à travers PROMIS-2, à faire du capital humain un levier majeur de la lutte contre la déforestation et de la transition vers un développement durable en République Démocratique du Congo.

    RDC : Restitution des études sur l’évaluation des initiatives de numérisation du Système d’Information foncière et de la mise en place de l’Atlas des circonscriptions foncières

     

     

    Jeudi, 26 février 2026 – Un atelier de restitution des résultats de l’évaluation des initiatives de numérisation du Système d’Information Foncière (SIF) et de l’étude de faisabilité de l’Atlas des circonscriptions foncières de la République Démocratique du Congo s’est tenu à Kinshasa, dans les installations de l’AN-PPIE situées sur le boulevard du 30 juin à Gombe.

    Cette activité s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la mise en œuvre de la réforme foncière pour la sécurisation des investissements verts, la gestion durable des forêts et la paix sociale en République Démocratique du Congo (PARF-2), financé par le Fonds CAFI à travers le FONAREDD et mis en œuvre par ONU-Habitat.


    Présenter les résultats des études et recueillir les contributions des parties prenantes

    L’atelier avait pour objectif principal de restituer aux parties prenantes les résultats des études portant sur l’évaluation des initiatives de numérisation du système d’information foncière et sur la mise en place d’un Atlas des circonscriptions foncières en RDC.

    Il visait également à recueillir les observations et contributions des participants afin d’enrichir les analyses et de finaliser les rapports livrables de ces deux études.

    La rencontre a réuni 33 participants issus de plusieurs institutions et organisations, notamment l’administration foncière, les services sectoriels, ONU-Habitat, la Commission nationale de la réforme foncière (CONAREF), la Présidence de la République, l’Institut géographique du Congo, le FONAREDD, des organisations de la société civile ainsi que des autorités coutumières.


    Diagnostic des initiatives pilotes du Système d’Information Foncière

    La première présentation a porté sur le diagnostic des initiatives pilotes de mise en place du Système d’Information Foncière (SIF) en RDC.

    L’étude met en évidence les progrès réalisés dans la préparation de l’opérationnalisation du SIF, tout en soulignant plusieurs défis à relever pour son déploiement à grande échelle.

    Les résultats montrent notamment l’existence d’outils participatifs de sécurisation foncière tels que les chartes coutumières, les registres fonciers communautaires et les attestations d’occupation foncière.

    Ces dispositifs illustrent une intégration progressive des pratiques coutumières dans la gestion foncière.

    Cependant, l’analyse révèle également certaines faiblesses, notamment l’absence d’une vision unifiée du système d’information foncière, le manque de statistiques foncières fiables et l’insuffisance de mécanismes de suivi des aspects fiscaux, environnementaux et sociaux.

    Afin de répondre à ces défis, l’étude recommande notamment l’harmonisation normative et technique des outils existants, la numérisation des archives foncières, le géoréférencement systématique des données et la digitalisation des procédures administratives.

    L’architecture proposée pour le futur e‑SIF 2.0 repose sur trois piliers :
    – la dématérialisation des archives foncières ;
    – la mise en place d’un cadastre numérique basé sur les systèmes d’information géographique (SIG) ;
    – la numérisation des transactions foncières.


    Un Atlas foncier pour améliorer la gouvernance et prévenir les conflits

    La seconde présentation a porté sur l’étude de faisabilité de la mise en place de l’Atlas foncier de la RDC.

    Cette initiative vise à développer une base de données géospatiale et cartographique permettant de digitaliser les informations domaniales et cadastrales afin d’améliorer la transparence de l’administration foncière et de réduire les conflits liés à la gestion des terres.

    Les travaux ont permis de documenter 151 administrations foncières réparties dans les 26 provinces du pays et de produire plusieurs cartes thématiques illustrant la spatialisation des données domaniales, cadastrales ainsi que des concessions minières et forestières.

    L’étude met également en évidence une augmentation des titres forestiers et miniers entre 2019 et 2023, ainsi que certains dysfonctionnements administratifs tels que l’irrégularité des procédures, le manque de transparence dans la gestion des terres et les chevauchements de titres fonciers.

    Dans ce contexte, l’Atlas foncier apparaît comme un outil stratégique d’aide à la décision pour l’État, susceptible d’améliorer la planification territoriale, la gestion durable des ressources naturelles et la prévention des conflits fonciers en RDC.


    Des échanges enrichis par les contributions des participants

    Les discussions en plénière ont notamment porté sur la pertinence du déploiement du système d’information foncière à l’échelle nationale, les enjeux juridiques liés à son opérationnalisation ainsi que la perception du SIF dans les zones rurales.

    Ces échanges ont permis d’enrichir les analyses présentées et de formuler des recommandations pour la finalisation des rapports.


    Prochaines étapes

    À l’issue de l’atelier, plusieurs étapes sont envisagées, notamment :
    – la validation institutionnelle des résultats ;
    – l’harmonisation normative et procédurale du système foncier ;
    – le déploiement progressif de l’architecture e‑SIF 2.0 ;
    – le renforcement des capacités des institutions chargées de la gestion foncière.

    Concernant l’Atlas foncier, les prochaines actions porteront sur :
    – la validation technique des données et cartes ;
    – l’intégration des informations dans les systèmes nationaux d’information territoriale ;
    – la publication de l’Atlas sous forme numérique et interactive afin de faciliter son utilisation par les autorités nationales et provinciales.

    Ces deux études convergent vers un objectif commun : renforcer la gouvernance foncière en RDC, numériser et harmoniser les informations foncières et mettre à disposition des décideurs des outils fiables pour une gestion territoriale plus transparente et sécurisée.


    À propos du PARF‑2

    Le Programme d’appui à la mise en œuvre de la réforme foncière, à sa deuxième phase (PARF‑2), vise à accompagner la République Démocratique du Congo dans la modernisation et la sécurisation de sa gouvernance foncière afin de favoriser les investissements durables, la gestion responsable des ressources naturelles et la stabilité sociale.

    Financé par le FONAREDD sur l’allocation CAFI en RDC dans le cadre de la Lettre d’Intention 2, le programme est mis en œuvre par ONU‑Habitat, en collaboration avec les institutions nationales en charge du secteur foncier, notamment le Ministère des Affaires foncières et la Commission nationale de la réforme foncière (CONAREF).

    Le PARF‑2 s’inscrit dans la continuité du Programme d’appui à la réforme foncière (PARF 1), qui a permis de poser les bases institutionnelles et stratégiques de la réforme foncière en RDC.

    Cette seconde phase vise à consolider ces acquis en accélérant la modernisation de l’administration foncière, en soutenant la digitalisation des données et procédures foncières et en renforçant les capacités des acteurs impliqués dans la gouvernance foncière.

    Lancé le 13 mars 2024 pour une durée de quatre ans, jusqu’au 11 mars 2028, le programme dispose d’un budget de 15 millions de dollars américains pour soutenir la mise en œuvre opérationnelle de la réforme foncière et la modernisation de l’administration foncière en RDC.

    PDPEN : Le deuxième Comité de Pilotage du projet valide les avancées 2025 et fixe les priorités pour 2026

    Kinshasa, le 17 mars 2026, le Comité de Pilotage (COPIL) du Programme de Renforcement des capacités des Entités nationales pour la formulation et la mise en œuvre des projets et programmes d’investissements REDD+ en RDC (PDPEN) s’est réuni pour sa deuxième session au siège du PNUD.

    Cette rencontre stratégique a permis de faire le point sur les progrès réalisés en 2025, d’examiner les défis rencontrés et de valider le Plan de Travail Annuel et Budget (PTA/PTBA) 2026.


    Un cadre stratégique pour renforcer les ONG nationales

    Mis en œuvre par le PNUD en partenariat avec le Comité Technique de Suivi des Réformes (CTR) du Ministère des Finances, le PDPEN vise à renforcer les capacités des ONG nationales afin de leur permettre de jouer un rôle accru dans la mise en œuvre des investissements REDD+ en République Démocratique du Congo.

    Doté d’un financement du FONAREDD de l’ordre de 2 millions de dollars sur une période de 18 mois, ce programme ambitionne notamment de doter les ONG nationales de capacités fiduciaires, organisationnelles et programmatiques leur permettant d’accéder aux financements du CAFI et de contribuer efficacement à la lutte contre la déforestation.


    Des progrès significatifs enregistrés en 2025

    Au cours de la réunion, les membres du COPIL ont examiné le rapport annuel 2025 qui met en évidence des avancées notables dans la mise en œuvre du programme. Parmi les résultats clés :

    • 67 % des ONG nationales ciblées (12 sur 18) ont fait l’objet d’évaluations des capacités fiduciaires ;
    • 89 % (16 sur 18) ont bénéficié d’évaluations organisationnelles et programmatiques ;
    • Un appui financier de plus de 263 000 USD a été octroyé à 7 ONG prioritaires pour la préparation de projets REDD+ ;
    • 100 % des ONG prévues ont été accompagnées techniquement dans la formulation de leurs documents de projets.

    Ces résultats traduisent une dynamique positive dans le renforcement des capacités des acteurs nationaux, malgré un taux global de décaissement encore perfectible.


    Des défis à relever pour accélérer la mise en œuvre

    Les discussions ont également permis de mettre en lumière plusieurs défis majeurs, notamment :

    • La nécessité d’un meilleur alignement avec la programmation du FONAREDD ;
    • Les contraintes de temps liées à la durée limitée du projet, dont la clôture est prévue en 2026 ;
    • Le besoin de renforcer la communication entre les parties prenantes.

    Ces défis ont conduit les participants à insister sur l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des activités afin d’atteindre les objectifs fixés dans les délais impartis.

    Validation du PTA 2026 et perspectives

    Le COPIL a validé le Plan de Travail Annuel et Budget 2026, qui prévoit notamment :

    • La poursuite et finalisation des évaluations des capacités des ONG ;
    • Le déploiement du plan de renforcement des capacités ;
    • L’octroi de nouvelles subventions pour la préparation des projets ;
    • Le renforcement de l’accompagnement technique des ONG nationales.

    Par ailleurs, plusieurs perspectives ont été évoquées, dont l’implication accrue d’expertises spécialisées et l’harmonisation des calendriers d’intervention.


    Des recommandations pour renforcer l’efficacité du programme

    Au terme des échanges, le COPIL a formulé une série de recommandations visant à améliorer la performance du programme, notamment :

    • L’élaboration d’un plan d’accélération pour optimiser la mise en œuvre ;
    • La mise en place d’une feuille de route détaillée avec un chronogramme clair ;
    • Le renforcement de la communication entre les parties prenantes ;
    • La préparation d’une éventuelle demande d’extension du projet ;
    • L’organisation de réunions d’information régulières à l’intention des ONG bénéficiaires.

    Un plaidoyer a également été lancé en direction de la société civile pour assurer un suivi rapproché de l’exécution du PTA 2026.


    Un engagement renouvelé pour la réussite du PDPEN

    Cette deuxième réunion du COPIL confirme l’engagement des partenaires à renforcer les capacités des ONG nationales et à améliorer leur accès aux financements REDD+.

    Elle marque une étape importante vers une mise en œuvre plus efficace et inclusive des investissements en faveur de la gestion durable des forêts en RDC.

    Le FONAREDD, en collaboration avec ses partenaires, réaffirme ainsi sa détermination à accompagner les acteurs nationaux dans la lutte contre la déforestation et la promotion du développement durable.

    Buta accueille la cérémonie de pose de la première pierre de la Centrale de Distribution Régionale du projet PROMIS-2.

    Buta, Province du Bas-Uele — 12 mars 2025.

     

    La ville de Buta a accueilli, le 12 mars 2025, la cérémonie officielle de pose de la première pierre des travaux de construction de la Centrale de Distribution Régionale (CDR). L’événement s’est déroulé sous les auspices du Gouverneur de la Province du Bas-Uele, Son Excellence David Mokeni Amisi.

     

    La cérémonie s’est tenue en présence des autorités provinciales, des représentants des services techniques, ainsi que d’une délégation du Gouvernement central , conduite par le Secrétaire général à la Santé, représentant du Ministre national de la Santé empêché. La délégation du FONAREDD a également pris part à cette mission officielle aux côtés des partenaires de mise en œuvre du projet.

     

    Un investissement stratégique pour renforcer le système de santé dans la province du Bas-Uele.

     

    Le projet PROMIS-2 prévoit notamment la construction d’infrastructures destinées à renforcer la chaîne d’approvisionnement en produits de santé essentiels. Dans ce cadre, la Province du Bas-Uele a mis à disposition une parcelle de deux hectares situés dans la ville de Buta afin de permettre la réalisation de cette infrastructure stratégique.

     

     

    Prenant la parole à cette occasion, le représentant du FONAREDD, le Professeur Faustin  BOYEMBA BOSELA a salué le leadership et et l’engagement du Gouverneur de province dans la mise en œuvre de cet investissement. Il a également exprimé sa reconnaissance à l’endroit du Ministre des Finances, Président du Comité de pilotage politique du FONAREDD, ainsi qu’au Ministre de la Santé, bénéficiaire direct de cet investissement, pour leur soutien à l’intégration de la construction d’infrastructures médicales parmi les résultats attendus du programme.

     

    Le Secrétaire exécutif National Adjoint du FONAREDD a par ailleurs formulé le vœu que les travaux, prévus pour une durée de dix mois, soient réalisés dans le respect des délais et selon les règles de l’art, afin de garantir une mise en service rapide et efficace de cette infrastructure.

     

    Une contribution à la santé publique et à la gestion durable des ressources

     

    La construction de cette Centrale de Distribution Régionale permettra d’améliorer la disponibilité et l’accessibilité des contraceptifs modernes dans la province, contribuant ainsi à l’amélioration du taux de prévalence contraceptive et à la réduction de la pression exercée sur les ressources forestières dans la région du Bas-Uele.

     

    Cette initiative s’inscrit également dans les priorités du programme quinquennal du gouvernement provincial, qui vise notamment à réduire de 38 % les besoins identifiés dans le secteur de la santé. Elle contribue ainsi à la mise en œuvre du troisième pilier de ce programme, axé sur l’amélioration du système de santé et l’augmentation de 50 % de la disponibilité des médicaments essentiels et génériques.

     

    À travers cet investissement, le FONAREDD réaffirme son engagement à soutenir des initiatives contribuant à la fois à l’amélioration des conditions de vie des populations et à la préservation durable des ressources forestières en République démocratique du Congo.

     

    À propos du programme PROMIS 2

    Le programme PROMIS-2, financé à hauteur de 58 millions USD par le FONAREDD dans le cadre du partenariat avec CAFI, est mis en œuvre sur la période du 14 avril 2025 au 13 avril 2029. Le programme bénéficie de l’appui opérationnel de UNOPS et de UNFPA, et est exécuté par un consortium d’organisations internationales et nationales comprenant Tulane University, DKT International, MSI Reproductive Choices, ABEF-ND et SANRU. Mis en œuvre dans douze (12) provinces de la République démocratique du Congo, le programme vise à renforcer l’accès aux services de planification familiale et de santé reproductive, tout en soutenant les priorités du gouvernement congolais, notamment la gratuité de la maternité et l’accès des filles à l’éducation.

     

    Par le renforcement de la chaîne d’approvisionnement en produits de santé reproductive, la construction d’infrastructures sanitaires et l’amélioration de l’accès aux contraceptifs modernes, PROMIS-2 contribue à améliorer la santé maternelle et à à une gestion durable des ressources forestières.

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