Gouvernance du PAPS : le Comité de pilotage examine les progrès du programme et appelle à des ajustements dans sa mise en œuvre

     

    Réuni le 6 mars 2026 au Cercle Elaeis dans la commune de la Gombe à Kinshasa, le Comité de pilotage (COPIL) du Programme d’approvisionnement en intrants et de sédentarisation de l’agriculture paysanne dans la province du Kongo Central (PAPS) a procédé à un examen approfondi de l’état d’avancement du programme. Cette session de gouvernance, à laquelle a pris part le Fonds National REDD (FONAREDD), a permis d’analyser les résultats obtenus en 2025, d’évaluer la performance technique et financière du programme et d’identifier plusieurs ajustements nécessaires pour améliorer l’efficacité de sa mise en œuvre.

     

    Une réunion de pilotage pour évaluer l’avancement du programme

     

    La deuxième réunion du Comité de pilotage du Programme d’approvisionnement en intrants et de sédentarisation de l’agriculture paysanne (PAPS) s’est tenue le 6 mars 2026 au Cercle Elaeis, dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Cette rencontre visait principalement à faire le point sur l’état d’avancement global du programme, tant sur le plan technique que financier, et à examiner les orientations opérationnelles prévues pour l’année 2026.

     

    La réunion a rassemblé près de quarante participants, parmi lesquels des représentants des institutions publiques nationales, des partenaires techniques ainsi que des structures de mise en œuvre du programme.

     

     

    Parmi les participants figuraient notamment :

     

    -Le Secrétaire général à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire, président du Comité de pilotage ;

    -La Secrétaire générale à l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat ;

    -Le Secrétaire général au Plan ;

    -Le Secrétaire général à l’Aménagement du territoire ;

    -La représentante de la Directrice Pays de One Acre Fund (OAF) en RDC ;

    -Les représentants du Secrétariat exécutif national du FONAREDD ;

    -Le représentant du Ministre provincial de l’Agriculture du Kongo Central ;

    -représentant de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA) ;

    -L’équipe de la Task Force du programme ainsi que d’autres parties prenantes impliquées dans sa mise en œuvre.

     

    Cette réunion s’inscrit dans le cadre du dispositif de gouvernance du programme visant à assurer un suivi régulier de ses performances et à orienter les décisions stratégiques relatives à sa mise en œuvre.

     

     

    Des résultats encore modestes au regard des objectifs du programme

     

    Lors de la session, les membres du Comité de pilotage ont examiné les résultats présentés par l’équipe de mise en œuvre pour l’année 2025.

     

    Selon les données communiquées, le programme a permis l’installation de 184 hectares de plantations agroforestières dans les territoires de Banzangulu et Sangululu, couvrant 36 villages de la province du Kongo Central.

     

    Sur le plan financier, la consommation budgétaire s’élève à 782 613 dollars américains, soit environ 5 % du budget global du programme.

     

    Si ces réalisations témoignent du démarrage effectif des activités sur le terrain, les membres du COPIL ont néanmoins souligné que le niveau d’exécution financière demeure relativement faible au regard des ambitions du programme, ce qui appelle à des ajustements dans la planification et la mise en œuvre des activités.

     

    Les échanges ont également permis d’identifier plusieurs contraintes opérationnelles susceptibles d’expliquer ce rythme d’exécution, notamment les défis de coordination institutionnelle et la nécessité d’améliorer la planification technique des interventions.

     

    Un examen critique du Plan de travail et budget annuel 2026

     

    L’analyse du Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026, estimé à 3,5 millions de dollars américains, a constitué un point central des discussions car il a été trouvé très faible en considérant le budget alloué au PAPS (3 millions de dollars) ainsi que sa durée de mise en œuvre (36 mois).

     

    Au cours des échanges, le document a été approuvé sous réserve d’être amendé conformément aux recommandations formulées, notamment en ajustant certains éléments afin de renforcer la cohérence entre les activités planifiées, les ressources mobilisées et les résultats attendus, ainsi qu’en reprogrammant certaines activités pour le deuxième semestre. Ces améliorations devront permettre la validation de la version révisée lors de la tenue du 3ᵉ COPIL.

     

     

    Outres ce qui est dit précédemment, il a été également recommandé ce qui suit :

     

    -La révision approfondie du PTBA 2026, afin d’améliorer la qualité de la planification et d’optimiser le taux d’exécution budgétaire ;

    -Amélioration des coûts relatifs au suivi-évaluation,

    -La clarification des réalisations respectives des différents programmes mis en œuvre dans la zone, en particulier entre le projet Zéro Déforestation et le PAPS, afin d’éviter toute confusion dans le suivi des résultats ;

    -Le renforcement de la collaboration avec les services techniques provinciaux et les autorités locales, condition essentielle pour améliorer l’efficacité des interventions sur le terrain.

     

    La question de la démarcation des réalisations entre les deux projets a constitué l’un des principaux points d’attention soulevés lors des discussions. Cette préoccupation, exprimée notamment par le FONAREDD et soutenue par le président du COPIL, souligne la nécessité d’une meilleure lisibilité des interventions dans la zone d’action du programme.

     

    Des ajustements attendus pour renforcer l’efficacité du programme

     

    À l’issue de la réunion, les membres du Comité de pilotage ont convenu d’approuver le PTBA 2026 sous réserve de la prise en compte des recommandations formulées.

     

    Les ajustements attendus concernent notamment :

     

    -L’amélioration de la ligne consacrée aux activités de suivi ;

    -La reprogrammation de certaines activités au second semestre de l’année 2026 ;

    -La préparation d’une version révisée du PTBA, qui devra être soumise pour validation lors d’un COPIL extraordinaire prévu en juillet 2026.

     

    Dans le souci de renforcer le suivi des réalisations et d’améliorer l’appréciation des résultats du programme, les participants ont également proposé que la troisième réunion du Comité de pilotage se tienne dans la province du Kongo Central, afin de permettre aux membres du COPIL de visiter certaines réalisations sur le terrain.

     

    Renforcer l’impact du programme sur les systèmes agricoles

     

    Le Programme d’approvisionnement en intrants et de sédentarisation de l’agriculture paysanne (PAPS) vise à soutenir la transition vers des systèmes agricoles plus productifs et durables, notamment à travers la promotion de pratiques agroforestières et l’amélioration de l’accès des producteurs aux intrants agricoles.

     

    Toutefois, les discussions du Comité de pilotage ont mis en évidence l’importance d’accélérer le rythme de mise en œuvre et de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués, afin de maximiser les impacts du programme sur les communautés rurales et de contribuer efficacement aux objectifs de lutte contre la déforestation en République démocratique du Congo.

    Journée internationale des droits des femmes : Leadership au féminin avec Madame Prisca Yelete

    À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le FONAREDD met en lumière le parcours de Madame Yelete, qui évolue au sein de l’équipe en tant qu’Associée en gestion des contrats.

     

    Par son professionnalisme et son sens de l’organisation, elle contribue chaque jour à structurer les processus internes, à sécuriser les approches contractuelles et à renforcer la performance globale des projets soutenus par le Fonds.

    À travers cette interview, Madame Yelete revient sur son rôle, ses motivations, les défis rencontrés en tant que femme professionnelle, ainsi que sa vision du leadership féminin dans le secteur environnemental en RDC.


    Pouvez-vous vous présenter et décrire votre rôle au sein du FONAREDD ?

    Madame Yelete occupe la fonction d’Associée en gestion des contrats. Elle accompagne l’ensemble du processus de passation des marchés et assure le suivi administratif et contractuel des projets financés par le Fonds.

    « Mon rôle consiste à préparer, suivre et gérer les contrats liés aux projets. Je veille à la conformité, au respect des délais et à la bonne coordination avec les équipes. J’apporte aussi un appui transversal à certains aspects liés au personnel et à l’organisation interne. »

    Elle intervient ainsi au cœur du fonctionnement opérationnel du Fonds.

     

    Qu’est-ce qui vous a motivée à travailler dans l’environnement et le développement durable ?

    Madame Yelete explique avoir fait ce choix par conviction.

    « La RDC possède une richesse naturelle exceptionnelle. Contribuer à sa protection, c’est participer au développement du pays et à l’avenir des communautés. Je suis motivée par l’idée que notre travail peut avoir un impact durable pour les générations futures. »

    Pour elle, travailler dans ce secteur est à la fois une responsabilité et un engagement citoyen.


    Que représente pour vous la Journée internationale des droits des femmes ?

    Madame Yelete voit le 8 mars comme un moment important de célébration et de réflexion.

    « C’est l’occasion de reconnaître les avancées réalisées, mais aussi de rappeler que l’égalité des chances n’est pas encore atteinte. Le 8 mars, c’est un moment pour mettre en lumière les contributions des femmes, y compris dans les domaines techniques et stratégiques. »

    Selon elle, le thème prioritaire reste l’autonomisation et l’accès des femmes aux opportunités.


    En tant que femme, quels sont les défis que vous rencontrez dans votre travail ?

    Madame Yelete évoque une réalité encore présente dans de nombreux milieux professionnels.

    « Comme beaucoup de femmes, il m’arrive de devoir prouver davantage mes compétences. Les réalisations des femmes ne sont pas toujours reconnues à leur juste valeur. Il arrive même que des hommes moins compétents soient mis en avant plus facilement. »

    Elle préfère toutefois transformer ces obstacles en leviers :

    « Ces défis sont aussi l’occasion de démontrer que les femmes apportent une réelle valeur ajoutée : rigueur, sens de l’organisation, vision. »


    Comment voyez-vous l’évolution du leadership féminin dans le secteur environnemental en RDC ?

    Madame Yelete constate une évolution positive.

    « On voit de plus en plus de femmes engagées dans la gouvernance environnementale, la recherche, les projets communautaires ou encore dans les institutions. L’enjeu aujourd’hui est de créer des espaces où les femmes peuvent exercer pleinement leur leadership. »

    Elle rappelle que :

    « Le leadership féminin n’est pas une faveur. C’est une richesse pour les institutions et pour la société. »


    Quel rôle les femmes jouent-elles dans la gestion durable des ressources naturelles ?

    Madame Yelete souligne le rôle essentiel des femmes au sein des communautés locales.

    « Les femmes sont au cœur de la gestion quotidienne des ressources : agriculture, eau, bois, alimentation. Leur implication est indispensable pour assurer une gestion durable et responsable. »


    Pouvez-vous partager une expérience où l’implication des femmes a fait une différence dans un projet soutenu par le FONAREDD ?

    Madame Yelete indique avoir observé à plusieurs reprises l’impact positif de leur participation.

    « Dans plusieurs projets, l’implication des femmes dans les activités communautaires et les initiatives économiques locales a renforcé l’adhésion des communautés et la durabilité des actions. »

    Selon elle, leur présence améliore souvent l’appropriation des projets au niveau local.


    Comment percevez-vous la place des femmes au sein du FONAREDD ?

    Madame Yelete reconnaît les progrès, tout en soulignant la nécessité de les poursuivre.

    « Le FONAREDD a fait des efforts pour intégrer les femmes, mais beaucoup occupent encore des fonctions administratives. Il serait important d’encourager davantage leur présence dans les postes techniques, stratégiques et de management. »

    Elle estime que la formation, le mentorat et l’identification des talents féminins sont des leviers essentiels.


    Quelles initiatives devraient être renforcées pour améliorer l’égalité des chances ?

    Madame Yelete insiste sur l’importance du développement professionnel.

    « Il faut renforcer les opportunités de formation, de mentorat et de développement de carrière pour les femmes. Cela soutient leur progression et améliore la diversité du leadership au sein des institutions. »


    Quel message souhaitez-vous transmettre aux jeunes filles et femmes de RDC ?

    « Croyez en vos capacités et ne limitez pas vos ambitions. Le leadership ne dépend pas d’un poste, mais de la manière dont on influence positivement son environnement. »

     

    Quel est votre vœu pour la femme congolaise en ce 8 mars ?

    « Je souhaite que chaque femme évolue dans une société où elle n’a plus besoin de prouver constamment sa valeur pour être écoutée ou respectée. Quand la femme congolaise avance, c’est toute une communauté et tout un pays qui avance. »

    • Crédit : FONAREDD — Interview de Madame Prisca Yelete, Associée en gestion des contrats.
    • Édition : Équipe Communication FONAREDD.
    • Publication : 8 mars (Journée internationale des droits des femmes).
    Évaluation indépendante du Rapport annuel 2025 du PAAJ : un processus essentiel pour la mise en œuvre de la LOI2

    Le 5 mars 2026, le Secrétariat Exécutif du FONAREDD a organisé, dans sa grande salle de réunions, une séance officielle consacrée à la restitution de l’évaluation indépendante du Rapport annuel 2025 du Projet d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ).

     

     

    Cette rencontre a réuni vingt-neuf participants. Ils représentaient les ministères sectoriels, les taskforces techniques, les entités spécialisées, le Secrétariat CAFI ainsi que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

     

     

    Elle s’inscrit dans la continuité de la recommandation formulée lors du Comité de Pilotage du mois de novembre 2024. Cette recommandation prévoyait une analyse externe destinée à renforcer la transparence, la redevabilité et l’efficacité du PAAJ dans la mise en œuvre des engagements de la Deuxième Lettre d’Intention entre le Gouvernement de la RDC et l’Initiative CAFI.

     

     

    Importance stratégique du PAAJ dans la mise en œuvre des réformes

     

    Dans son discours introductif, l’Assistant CTP du PAAJ a rappelé que ce projet est un instrument majeur du FONAREDD. Il vise à accompagner l’atteinte de trente-six jalons politiques clés fixés pour la période 2023-2026.

     

    Doté d’un financement de huit millions de dollars américains pour une durée de dix-huit mois, le PAAJ a pour vocation le renforcement des capacités institutionnelles et techniques de six ministères sectoriels ainsi que de deux entités spécialisées, notamment l’ITIE et l’ACE.

     

    Le PAAJ est financé par CAFI à travers le FONAREDD et mis en œuvre par le PNUD en collaboration avec le Comité Technique de Suivi des Réformes du ministère des Finances. Il soutient les réformes prioritaires liées à la REDD+, à la lutte contre la déforestation et à l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles.

     

     

    Méthodologie et portée de l’évaluation indépendante

     

    L’évaluation indépendante a été confiée au Professeur Rutakayingabo Mweze Désiré. Il a été choisi pour son expertise et sa capacité à mener une analyse approfondie basée sur des critères internationalement reconnus.

     

    Dans sa présentation, le consultant a expliqué que son approche s’est appuyée sur reposait sur plusieurs critères. Il s’agit notamment del’efficacité, de la pertinence, l’efficience, et de la durabilité. L’analyse a également portésur la gouvernance, la coordination et l’intégration du genre. Une analyse SWOT a aussi été réalisée.

     

    Il a souligné que le PAAJ constitue un projet de haute valeur stratégique. Le projet bénéficiant d’un solide ancrage institutionnel et d’une structuration rigoureuse. Toutefois, il a également mis en évidence l’insuffisance des ressources disponibles au regard des ambitions de réforme fixées dans le cadre du projet.

     

     

    Le consultant a souligné la performance du projet dans la mise en œuvre des activités. Plusieurs livrables importants ont été produits, malgré le retard de démarrage et de transfert tardif des fonds.

     

     

    Échanges et préoccupations soulevées par les participants

     

    Les échanges qui ont suivi la présentation ont mis en lumière plusieurs défis opérationnels. Les participants ont notamment évoqué les lourdeurs fiduciaires rencontrées dans l’exécution des activités. Ils ont également soulevé les questions liées à l’inclusivité et le genre. La disproportion entre l’ampleur des réformes à conduire et les moyens logistiques alloués a aussi été mentionnée.

    Les représentants des ministères et des entités spécialisées ont salué cette évaluation externe. Ils la considèrent comme un exercice nécessaire pour clarifier les forces et les limites du projet.

     

    Ils ont également plaidé pour des recommandations spécifiques à chaque structure afin de consolider l’efficacité globale du PAAJ dans l’atteinte des jalons fixés.

     

    Résultats immédiats et prochaines étapes du processus

     

    À l’issue de la rencontre, le rapport provisoire de l’évaluation indépendante a été présenté et mis à la disposition des participants pour examen.

     

    La prochaine étape consistera à transmettre par courrier électronique la version intégrale du rapport en vue d’une lecture détaillée, de l’intégration d’éventuelles observations et de la formulation de recommandations complémentaires. La finalisation du rapport constituera une étape clé dans l’amélioration continue des mécanismes de planification, de coordination et de mise en œuvre du PAAJ, en cohérence avec les orientations de la LOI2.

     

    Engagement renouvelé des parties prenantes

     

    Les participants, en particulier les membres des taskforces des ministères sectoriels et des entités spécialisées, ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité du travail réalisé. Ils ont également réaffirmé leur engagement à poursuivre les efforts entrepris pour garantir l’atteinte des jalons.

     

    Cette évaluation constitue un instrument décisionnel essentiel qui permettra de renforcer l’efficacité du PAAJ et d’accroître son impact dans l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles et la lutte contre la déforestation en République Démocratique du Congo.

    Le FONAREDD tient son Comité de Pilotage Technique : validation du rapport annuel 2025 et examen du PTBA 2026

     

    Kinshasa, le 06 mars 2026 – Le Fonds National REDD (FONAREDD) a organisé ce vendredi la réunion de son Comité de Pilotage Technique (COPIL) au Centre Financier du Gouvernement, au sein du Cabinet du Ministre des Finances de la République Démocratique du Congo.

     

    La réunion a été présidée par M. Alain Malata, Directeur de Cabinet du Ministre des Finances, en sa qualité de Président du Comité de Pilotage Technique.

     

    Cette session a réuni les représentants du Gouvernement de la République Démocratique du Congo, du Conseil d’Administration de CAFI, du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ainsi que de la société civile.

     

    La réunion s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Secrétariat Exécutif du FONAREDD, mis en œuvre avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

     

    Ce programme vise notamment à renforcer les capacités institutionnelles du Secrétariat Exécutif, à améliorer la coordination et le suivi du portefeuille des programmes et à soutenir le fonctionnement des organes de gouvernance du Fonds.

     

    Au cours de la réunion, le Secrétariat Exécutif du FONAREDD a présenté aux membres du Comité les principaux résultats enregistrés au cours de l’année 2025 ainsi que les orientations prévues dans le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 du Programme d’Appui au Secrétariat Exécutif.

     

     

    Un bilan 2025 marqué par une dynamique de programmation renforcée

     

    La session a débuté par la présentation du rapport annuel 2025, mettant en évidence les avancées réalisées dans la gestion du portefeuille des programmes soutenus par le FONAREDD.

     

    L’année 2025 a été marquée par une accélération significative de la programmation des investissements, avec un volume d’approbations important. Les activités de suivi des programmes ont également été renforcées à travers l’organisation régulière de réunions de suivi et la réalisation d’évaluations indépendantes sur plusieurs programmes du portefeuille.

     

    Les membres du Comité ont salué les progrès réalisés et ont encouragé la poursuite des efforts visant à renforcer l’efficacité et l’impact des interventions du Fonds.

    « Le FONAREDD constitue un instrument stratégique pour accompagner les efforts du Gouvernement dans la lutte contre la déforestation et la promotion d’une économie verte. La dynamique de collaboration entre les institutions nationales et les partenaires doit continuer à être renforcée afin de consolider les résultats obtenus », a déclaré M. Alain Malata, Directeur de Cabinet du Ministre des Finances et Président du Comité de Pilotage.

     

     

    De son côté, Bavon N’sa Mputu Elima, Secrétaire Exécutif National du FONAREDD, a souligné l’importance de consolider les acquis du Fonds et de poursuivre les efforts engagés pour améliorer la coordination des interventions.

     

    « Les résultats présentés témoignent de la dynamique positive engagée par le FONAREDD. Notre priorité reste de renforcer la coordination des interventions, d’assurer un suivi rigoureux des programmes et de continuer à améliorer l’efficacité de la mise en œuvre du portefeuille », a-t-il indiqué.

     

     

    Discussions autour des priorités opérationnelles pour 2026

     

    La réunion a également permis d’examiner les orientations du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026, qui vise à accompagner la mise en œuvre des activités du Secrétariat Exécutif et à renforcer la gouvernance du Fonds.

     

    Les discussions ont notamment porté sur :

     

    -La révision de la stratégie nationale REDD+, afin d’intégrer les dynamiques actuelles ;

    -L’élaboration d’un nouveau plan d’investissement couvrant la période 2026–2031 ;

    -Le renforcement des capacités institutionnelles du Secrétariat Exécutif ;

    -La mobilisation de nouvelles ressources financières pour soutenir les programmes de lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts.

     

    Les membres du Comité ont formulé plusieurs recommandations visant à améliorer la structuration du PTBA et à renforcer la planification stratégique des activités prévues pour l’année 2026.

     

    Renforcer la communication et la visibilité des actions du FONAREDD

     

    Les échanges ont également mis en évidence l’importance de renforcer la communication autour des actions menées par le FONAREDD.

     

    Dans un contexte marqué par l’accélération de la mise en œuvre des programmes et l’augmentation des investissements en faveur de la gestion durable des forêts, les membres du Comité ont souligné la nécessité de mieux valoriser les résultats obtenus ainsi que les initiatives réalisées sur le terrain.

     

    Le PTBA 2026 prévoit ainsi plusieurs actions visant à améliorer la visibilité du Fonds, notamment à travers la diffusion des résultats des programmes et le renforcement des outils de communication.

     

     

    « Le PTBA 2026 accorde également une attention particulière au renforcement de la communication du FONAREDD. Il est important que les résultats des programmes et les initiatives mises en œuvre dans les provinces soient mieux connus et valorisés. Les actions prévues dans le plan de travail permettront de renforcer la visibilité du Fonds et de mieux partager les impacts de nos interventions », a souligné le Professeur Faustin Boyemba Bosela, Secrétaire Exécutif National Adjoint du FONAREDD.

     

    Vers l’institutionnalisation du FONAREDD

     

    Les représentants du Gouvernement ont également informé les membres du Comité de l’état d’avancement du processus d’institutionnalisation du FONAREDD, une étape importante pour renforcer la durabilité du mécanisme national de financement de la REDD+.

     

    Dans ce cadre, l’arrêté interministériel relatif à la formalisation du Fonds est en cours de finalisation, et sa signature devrait intervenir la semaine du 9 au 13 mars 2026.

     

    Chiffres clés du FONAREDD

     

    – 625 millions USD d’investissements programmés dans le portefeuille du Fonds

    -181 millions USD approuvés au cours de l’année 2025

    -109,9 millions USD transférés aux agences d’exécution

    -20 projets actifs suivis par le Secrétariat Exécutif

    -75 réunions de suivi des programmes organisées en 2025

    -9 réunions du Comité de Revue des Programmes (CRP) tenues en 2025

     

    Ces résultats témoignent de la dynamique de mise en œuvre des programmes soutenus par le FONAREDD et du renforcement progressif du mécanisme national de financement de la REDD+ en République Démocratique du Congo.

     

    Décisions du Comité de Pilotage Technique

     

    À l’issue des échanges, le Comité de Pilotage Technique a validé le rapport annuel 2025 du FONAREDD, saluant les progrès réalisés dans la gestion du portefeuille des programmes et les efforts engagés pour renforcer le suivi et la coordination des interventions.

     

    S’agissant du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026, les membres du Comité ont formulé plusieurs observations et recommandations. Il a été convenu que les commentaires des parties prenantes seront intégrés dans le document, avant sa validation finale.

     

     

    Le Comité a également indiqué que la validation du PTBA 2026 pourra intervenir par procédure d’Avis de Non-Objection (ANO), une fois les ajustements apportés.

    Afin d’assurer la continuité des activités et d’éviter toute interruption dans la mise en œuvre des programmes, des dispositions ont par ailleurs été prises pour permettre la poursuite des activités du FONAREDD sur la base du solde des fonds issus du premier décaissement.

     

    À propos du FONAREDD

     

    Le Fonds National REDD+ (FONAREDD) est le mécanisme national de financement dédié à la mise en œuvre de la stratégie REDD+ en République Démocratique du Congo. Il mobilise et coordonne les financements destinés à soutenir les actions de lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts, tout en contribuant au développement durable et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

     

    À propos du Comité de Pilotage Technique

     

    Le Comité de Pilotage Technique (COPIL) constitue l’organe chargé d’assurer la gestion opérationnelle du FONAREDD. Il analyse et valide les aspects techniques et financiers des programmes, approuve les décaissements des tranches suivantes, supervise la performance du Secrétariat Exécutif et du Comité de Revue des Programmes, et peut commander des audits ou des évaluations externes.

     

    Le COPIL veille également au respect des sauvegardes socio-environnementales et au traitement des plaintes, tout en garantissant la cohérence des interventions avec la stratégie nationale REDD+ et les engagements du Fonds.

     

    Gouvernance foncière et partenariat stratégique : le FONAREDD et ONU-Habitat renforcent leur collaboration

     

    Le Secrétaire Exécutif National (SEN) du FONAREDD, Monsieur Bavon N’Sa Mputu Elima a reçu, ce jour à son bureau, le Directeur du Bureau Régional pour l’Afrique d’ONU-Habitat, Monsieur Oumar Sylla, Monsieur Claude Ngomsi. La rencontre, à laquelle ont également pris part le Chef du Bureau pays d’ONU-Habitat, Monsieur Claude Ngomsi ainsi que plusieurs membres de son équipe, a permis de faire le point sur le Programme d’appui à la mise en œuvre de la réforme foncière pour la sécurisation des investissements verts, la gestion durable des forêts et la paix sociale en République Démocratique du Congo en cours en RDC à sa phase 2 (PARF-2), les avancées du partenariat avec la Commission Nationale de la Réforme Foncière (CONAREF) et d’échanger sur les perspectives de la réforme foncière en République démocratique du Congo.

     

     

     

     

    Une collaboration saluée entre ONU-Habitat, CONAREF et FONAREDD

     

    Au cours de cet entretien, le Directeur du Bureau Régional pour l’Afrique d’ONU-Habitat, Monsieur Oumar Sylla, a exprimé sa satisfaction quant à la qualité de la collaboration entre son organisation et la CONAREF.

     

    Il a également tenu à remercier le FONAREDD pour son appui ainsi que pour la diligence dont il fait preuve dans la facilitation de ce partenariat stratégique.

     

    Dans cette dynamique, il a réaffirmé l’engagement d’ONU-Habitat à poursuivre cette coopération à travers la signature prochaine d’un nouvel accord avec la CONAREF, en vue d’accélérer la mise en œuvre de la deuxième phase du PARF-2.

     

    L’importance d’une réforme foncière inclusive

     

    Monsieur Sylla a insisté sur la nécessité d’assurer la mise en œuvre effective de la nouvelle loi foncière et sa large diffusion auprès des acteurs concernés.

     

    Il a particulièrement souligné l’importance de garantir un processus inclusif permettant à l’ensemble des parties prenantes de se retrouver autour de cette réforme, compte tenu du contexte spécifique de la République Démocratique du Congo.

     

    À cet égard, il a salué le leadership et l’engagement de la Ministre des Affaires foncières ainsi que son sens d’écoute dans la conduite de ce processus de réforme.

     

    Vers une retraite stratégique pour la revue du programme

     

    Dans la perspective de renforcer la coordination entre les partenaires, le Directeur régional d’ONU-Habitat a annoncé l’organisation prochaine d’une retraite stratégique qui réunira ONU-Habitat, la CONAREF, le FONAREDD ainsi que le Cabinet de la Ministre. Cette rencontre permettra de procéder à une revue du PARF-2 et d’identifier les orientations nécessaires pour renforcer l’efficacité des interventions.

     

    Il a également informé son interlocuteur de la tenue du Forum Urbain Mondial, prévu en mai 2026 à Bakou, en Azerbaïdjan. Une invitation officielle sera adressée au Secrétaire Exécutif National afin de participer à cet important rendez-vous international consacré aux questions urbaines et au développement durable.

     

    A son tour, le Chef de Bureau pays d’ONU-Habitat RDC, Monsieur Claude Ngomsi a pris la parole pour donner quelques perspectives du programme PARF, à savoir, le recrutement des ALE, l’implication des coutumiers à travers la CAONATC, ⁠l’organisation d’un symposium sur le foncier , la réflexion sur le foncier et l’aménagement du territoire, les réflexions avec CAFI sur le Paiement des Services Environnementaux (PSE) et le foncier à l’échelle régionale.

     

    Des enjeux stratégiques pour la mise en œuvre des programmes REDD+

     

     

     

     

    De son côté, le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD, Monsieur Bavon N’Sa Mputu Elima a remercié le Directeur régional d’ONU-Habitat pour la qualité du partenariat qui lie leurs deux institutions. Avec son visiteur de marque, il a notamment évoqué les discussions en cours autour de la clôture de la première phase de la LOI 2, tout en soulignant la problématique foncière qui s’avère être un enjeu de taille dans la mise en œuvre des Programmes Intégrés REDD+ (PIREDD), où un accent particulier devra être mis dans l’exécution du PARF-2.

     

    « La question foncière demeure un élément déterminant pour la mise en œuvre des PIREDD. Nous devons y accorder une attention particulière afin de garantir la durabilité des interventions et sécuriser les investissements réalisés dans les territoires. »

     

    Le SEN du FONAREDD a également fait le point sur les discussions en cours avec le Secrétariat de l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI), notamment sur deux aspects majeurs dont, la formalisation juridique du FONAREDD et la mobilisation du financement local.

     

    Une reconnaissance du travail accompli par le FONAREDD

     

    Enfin, le Secrétaire Exécutif National a indiqué que le récent rapport du Multi-Partner Trust Fund (MPTF) a jugé satisfaisant le travail et le portefeuille du FONAREDD, confirmant ainsi les progrès réalisés dans la mise en œuvre des programmes soutenus par le Fonds.

     

    « Le rapport du MPTF, qui a jugé satisfaisant le travail et le portefeuille du FONAREDD, constitue un encouragement pour poursuivre nos efforts avec nos partenaires afin de consolider les acquis et mobiliser davantage de ressources au service de la protection des forêts et du développement durable. »

     

    Cette rencontre illustre la volonté commune des partenaires de renforcer la gouvernance foncière et de consolider les réformes en cours, au service d’une gestion durable des terres et des forêts en République démocratique du Congo.

     

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