Énergie durable : le FONAREDD soutient la validation de la Stratégie nationale de la cuisson propre en RDC

     

    Le FONAREDD, à travers le Programme Énergie Durable I mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), poursuit son accompagnement des réformes visant à promouvoir des solutions de cuisson propres en République démocratique du Congo. Réunis à Kinshasa, les principaux acteurs du secteur ont validé le document révisé de la Stratégie nationale de la cuisson propre, une étape déterminante pour accélérer la transition énergétique tout en réduisant la pression sur les ressources forestières.

     

    Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Énergie Durable I, financé par le Fonds National REDD+ de la République démocratique du Congo (FONAREDD), un atelier de présentation et de validation du document révisé de la Stratégie nationale de la cuisson propre s’est tenu le 28 juillet 2026 à Kinshasa. Organisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette rencontre a rassemblé les principales parties prenantes du secteur de l’énergie afin de consolider un cadre stratégique destiné à promouvoir l’accès à des solutions de cuisson plus propres, plus efficaces et plus durables. Le FONAREDD y était représenté par Jean-Philippe Nasha Bolingo, Officier de Suivi-évaluation.

     

    Une stratégie alignée sur les nouvelles priorités énergétiques du pays

     

     

    L’atelier a réuni 31 participants issus des administrations publiques, des entreprises publiques, du secteur privé, de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des médias. Les travaux ont porté sur la présentation de la version révisée de la Stratégie nationale de la cuisson propre, désormais alignée sur les récentes réformes engagées par le Gouvernement, notamment la Politique nationale de l’Énergie, le Compact énergétique national (Mission 300) et le nouveau cadre réglementaire relatif au Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL).

     

    Les experts du Stockholm Environment Institute (SEI) ont présenté les ajustements méthodologiques apportés au document, les scénarios actualisés de consommation énergétique à l’horizon 2040 ainsi que les projections environnementales issues du modèle LEAP, qui serviront de base à la planification des futures interventions dans le secteur de la cuisson propre.

     

    Des recommandations pour consolider le document stratégique

     

    Les participants ont procédé à un examen approfondi du document et formulé plusieurs recommandations destinées à renforcer sa qualité. Les échanges ont notamment porté sur la clarification des statistiques relatives à l’accès à la cuisson propre, l’ajustement du cadre de gouvernance aux dispositions légales en vigueur, la révision de certains domaines d’intervention, l’élargissement de la liste des acteurs clés ainsi que l’intégration d’un glossaire des principaux termes techniques.

     

    Les travaux ont également permis de présenter les acquis du Programme de Consommation Durable et de Substitution Partielle au Bois-Énergie, notamment les dix études de base réalisées sur les filières bois-énergie dans plusieurs localités du pays. La présentation du Compact énergétique national (Mission 300) a rappelé l’ambition de porter le taux d’accès à la cuisson propre à 30 % de la population d’ici 2030, une cible essentielle pour améliorer les conditions de vie des ménages tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

     

    Une étape importante pour la transition énergétique

     

    À l’issue des échanges, les parties prenantes ont validé le document révisé de la Stratégie nationale de la cuisson propre, sous réserve de l’intégration des observations formulées. Le document sera ensuite transmis au Gouvernement, par l’intermédiaire du Secrétariat Général aux Ressources Hydrauliques et Électricité, en vue de son adoption officielle.

     

     

    Pour le FONAREDD, cette validation constitue une avancée importante dans la mise en place d’un cadre stratégique favorisant le déploiement de technologies de cuisson propres, capables de réduire durablement la consommation de bois-énergie, de préserver les ressources forestières et de contribuer aux engagements climatiques de la République démocratique du Congo.

     

    À propos du Programme Énergie Durable I

     

    Le Programme Énergie Durable I – Consommation durable et substitution partielle au bois-énergie est financé par le Fonds National REDD+ de la République démocratique du Congo (FONAREDD) et mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en partenariat avec le Fonds d’équipement des Nations Unies (UNCDF). Lancé en décembre 2018, il bénéficie d’un financement global de 18 millions de dollars américains et sa clôture est prévue le 31 décembre 2026, à la suite d’une extension sans coût additionnel approuvée par le Comité de Pilotage du Fonds.

    Le programme poursuit un objectif majeur : réduire durablement la demande en bois-énergie, principal facteur de dégradation des forêts autour des grands centres urbains, en développant des solutions de cuisson propres et accessibles. Pour y parvenir, il intervient sur quatre axes stratégiques : le renforcement du cadre politique et réglementaire de la cuisson propre, le développement des alternatives au bois-énergie (notamment le GPL et la micro-hydroélectricité), la diffusion à grande échelle des réchauds propres et foyers améliorés, ainsi que l’appui aux investissements sobres en carbone.

     

    Les interventions couvrent principalement Kinshasa, Goma, Bukavu, Lubumbashi et Kisangani, avec pour ambition de créer un marché durable de la cuisson propre en République démocratique du Congo. Le programme accompagne notamment le développement des filières GPL, la diffusion de technologies performantes auprès des ménages, la réalisation d’études de faisabilité pour des microcentrales hydroélectriques et le renforcement des capacités des institutions nationales chargées de conduire la transition énergétique.

    Après Kalemie, le FONAREDD accompagne la validation du Plan Directeur GPL de Kisangani pour consolider la transition énergétique en RDC

    Kisangani, Tshopo, 21 juillet 2026  – Le Fonds National REDD de la République démocratique du Congo (FONAREDD) a poursuivi son accompagnement du processus national de développement de la filière du Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) en prenant part à l’atelier de validation du Plan Directeur GPL de la ville de Kisangani, organisé les 20 et 21 juillet 2026. Cette activité intervient quelques jours après les validations des Plans Directeurs de Lubumbashi, Kananga, Mbujimayi et Kalemie, confirmant la progression de la stratégie nationale visant à promouvoir des solutions de cuisson propres et à réduire durablement la dépendance des ménages au bois-énergie.

     

     

    Organisé sous la coordination du Secrétariat Général aux Hydrocarbures, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’atelier s’inscrit dans le cadre du Programme Énergie Durable 1, financé par le FONAREDD. Il a réuni les autorités provinciales, les administrations techniques, les opérateurs du secteur des hydrocarbures, le secteur privé, les organisations de la société civile, le monde académique ainsi que les partenaires techniques et financiers autour d’un objectif commun : doter la province de la Tshopo d’une feuille de route stratégique pour le développement de la filière GPL.

     

     

    Un outil stratégique pour accompagner la transition énergétique

     

     

    La validation du Plan Directeur GPL de Kisangani marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de transition énergétique portée par le Gouvernement avec l’appui du FONAREDD et de ses partenaires. Bien plus qu’un document technique, ce Plan Directeur constitue un instrument de planification destiné à orienter les investissements publics et privés nécessaires au développement de la chaîne de valeur du GPL.

     

     

    Il définit les besoins en infrastructures de stockage, de transport et de distribution, identifie les investissements prioritaires, précise les mécanismes de financement et formule les réformes réglementaires indispensables au développement d’un marché local du GPL capable d’offrir une alternative crédible au charbon de bois. Sa mise en œuvre devrait contribuer à améliorer la sécurité énergétique des ménages, stimuler les investissements privés, créer des emplois et réduire la pression exercée sur les ressources forestières de la province de la Tshopo.

     

     

    Des échanges orientés vers les conditions de réussite de la filière GPL

     

     

    Les travaux ont permis aux participants d’examiner les différentes composantes du Plan Directeur à travers trois sous-commissions thématiques consacrées au contexte socio-économique de la ville, au fonctionnement actuel du marché du GPL ainsi qu’au potentiel de développement de cette énergie et à ses impacts environnementaux. Les observations formulées ont permis d’améliorer le document avant sa validation par l’ensemble des parties prenantes.

     

    Au-delà des corrections de forme, les discussions ont mis en évidence plusieurs conditions essentielles au développement durable de la filière GPL à Kisangani. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer le cadre institutionnel et réglementaire, de développer les infrastructures de stockage et de distribution, de faciliter l’accès des ménages aux équipements GPL à travers des mécanismes de financement adaptés, de renforcer les capacités des services techniques et de poursuivre les campagnes de sensibilisation en faveur des énergies de cuisson propres.

     

    Ces recommandations traduisent une vision partagée selon laquelle la réussite de la transition énergétique repose autant sur la disponibilité des infrastructures que sur la création d’un environnement économique, réglementaire et institutionnel favorable à l’investissement et à l’adoption du GPL par les ménages.

     

     

    Le FONAREDD réaffirme son engagement en faveur d’une transition énergétique durable

     

     

    Représentant le Secrétariat Exécutif du FONAREDD, M. Innocent Liengola, Gestionnaire de Programmation, a rappelé que le développement du GPL constitue un levier stratégique pour réduire la pression sur les forêts tout en améliorant durablement les conditions de vie des populations.

     

    Dans son intervention, il a souligné que le Plan Directeur validé à Kisangani « n’est pas un simple rapport d’étude. Il constitue une véritable feuille de route stratégique destinée à orienter le développement de la filière GPL dans la province de la Tshopo », avant d’insister sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs afin de transformer les recommandations issues de l’atelier en investissements concrets au bénéfice des populations.

     

    À travers le Programme Énergie Durable 1, le FONAREDD poursuit ainsi son engagement à accompagner les politiques publiques qui concilient lutte contre la déforestation, transition énergétique, développement économique et résilience climatique.

     

    Une dynamique nationale qui se poursuit

     

    Avec la validation du Plan Directeur GPL de Kisangani, la République démocratique du Congo poursuit la mise en place progressive d’un dispositif national de planification du développement de la filière GPL.

     

    Après Kinshasa, puis Lubumbashi, Kananga, Mbujimayi et Kalemie, cette nouvelle étape renforce la cohérence de la stratégie nationale de promotion des énergies de cuisson propres. Le processus se poursuivra avec Isiro, dernière ville concernée par cette série d’ateliers de validation.

     

    À terme, la RDC disposera de sept Plans Directeurs GPL destinés à guider les investissements publics et privés, structurer le développement de la filière sur l’ensemble du territoire et accélérer la transition vers des solutions énergétiques modernes, au bénéfice des populations et de la préservation durable des forêts congolaises.

    Le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD échange avec le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, sur les perspectives du partenariat CAFI–RDC

    Kananga, Kasaï-Central, 25 juin 2026 –En accompagnant la validation du Plan Directeur du Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) de la ville de Kananga, le Fonds National REDD+ de la République démocratique du Congo (FONAREDD) poursuit son engagement en faveur d’une transition énergétique durable visant à réduire la dépendance au bois-énergie, principal facteur de déforestation, tout en améliorant durablement les conditions de vie des populations.

     

    Organisé les 24 et 25 juin 2026 à la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) de Kananga, sous l’égide du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en collaboration avec le Secrétariat Général aux Hydrocarbures, l’atelier s’inscrit dans le cadre du Programme Énergie Durable 1, mis en œuvre par le PNUD et l’UNCDF avec l’appui financier du FONAREDD.

     

    L’atelier a réuni près de quarante participants représentant les autorités provinciales, les services techniques de l’État, le secteur privé, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers.

     

    Au terme de deux journées d’échanges, les participants ont validé le Plan Directeur GPL de Kananga, document stratégique qui servira désormais de feuille de route pour le développement de la filière GPL dans la province du Kasaï-Central.

     

    Une réponse concrète à la dépendance au bois-énergie

     

    Le développement de la filière GPL constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers de la transition énergétique en République démocratique du Congo. En favorisant l’utilisation d’une énergie de cuisson propre, moderne et plus sûre, le Plan Directeur vise à réduire progressivement la consommation de charbon de bois et de bois de chauffe, tout en limitant la pression exercée sur les ressources forestières.

     

    Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme Énergie Durable 1, lancé en 2018 avec l’ambition de promouvoir les solutions de cuisson propres, de renforcer le cadre institutionnel et réglementaire du secteur énergétique et de développer un marché national du GPL plus performant, inclusif et durable.

     

    Une démarche participative pour bâtir une filière durable

     

    Pendant deux jours des travaux, les participants ont examiné les résultats des études réalisées sur  marché local du GPL, analysé les perspectives de développement de la filière et formulé plusieurs recommandations destinées à renforcer le document avant son adoption.

     

    Afin de favoriser une analyse approfondie du document, les participants ont été répartis en trois groupes thématiques consacrés respectivement :

     

    • Au marché et la stratégie de développement de la filière GPL ;
    • Aux investissements et aux mécanismes financement ;
    •  
    • Aux aspects réglementaires, environnementaux et au suivi de la mise en œuvre.

    Les recommandations issues de ces groupes ont ensuite été consolidées en séance plénière avant la validation consensuelle du document.

     

    Des orientations concrètes pour développer la filière GPL

     

    À l’issue destravaux, le Plan Directeur a été validé sous réserve de l’intégration des observations formulées par les parties prenantes.

     

    – Les principales recommandations portent notamment sur :

    • – La mobilisation des financements nécessaires à la construction des infrastructures stratégiques, notamment un centre de stockage, un centre emplisseur et une unité de fabrication et de requalification des bouteilles de GPL ;
    • – La mise en place de mécanismes facilitant l’accès des ménages aux équipements GPL ;
    • – Le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire de la filière ;
    • la création d’une structure provinciale dédiée au développement du GPL ;
    • – L’organisation de vastes campagnes de sensibilisation afin d’encourager l’adoption du GPL comme énergie domestique de cuisson.

     

    Ces orientations contribueront à créer un environnement favorable aux investissements publics et privés nécessaires au développement durable de la filière GPL dans la province du Kasaï-Central.

     

    Le FONAREDD réaffirme son engagement en faveur de la transition énergétique

     

    À travers son accompagnement du Programme Énergie Durable 1, le FONAREDD poursuit son engagement à soutenir des investissements qui contribuent simultanément à la lutte contre la déforestation, à l’amélioration de l’accès à l’énergie et au développement durable.

    Représentant le Secrétariat Exécutif du FONAREDD, M. Yannick Luya, Officier en Système d’Information Géographique (SIG), a rappelé que le développement de la filière GPL constitue un levier stratégique pour réduire durablement la pression exercée sur les ressources forestières, renforcer la sécurité énergétique des ménages et accompagner la mise en œuvre des engagements climatiques de la République démocratique du Congo.

     

    À cette occasion, il a déclaré : « Au-delà de l’exercice technique, le Plan Directeur que nous validons aujourd’hui est porteur d’une vision stratégique. Il prépare les conditions nécessaires pour réduire la pression sur les forêts, renforcer la sécurité énergétique des ménages, respecter les engagements climatiques de la RDC et accompagner le développement d’un marché local du GPL capable de soutenir durablement la transition énergétique de notre pays. »

     

    Il a également rappelé que le FONAREDD demeure engagé aux côtés du Gouvernement et de ses partenaires pour promouvoir des investissements favorisant l’accès des populations à des solutions énergétiques propres, tout en contribuant à la préservation des ressources forestières et à la lutte contre les changements climatiques.

     

    Une dynamique nationale qui se poursuit

     

    La validation du Plan Directeur GPL de Kananga s’inscrit dans le déploiement national des Plans Directeurs GPL conduits avec l’appui du FONAREDD.

     

    Après le Plan Directeur de Kinshasa ainsi que ceux de Lubumbashi et Mbujimayi, validés quelques jours auparavant, Kananga renforce cette dynamique nationale. Celle-ci se poursuit simultanément dans les villes de Kalemie, Kisangani et Isiro, permettant progressivement à la République démocratique du Congo de disposer de sept Plans Directeurs GPL couvrant les principaux centres urbains du pays.

     

    À terme, ces documents constitueront un référentiel stratégique destiné à orienter les investissements publics et privés, développer les infrastructures de réception, de stockage et de distribution du GPL et favoriser un accès progressif des ménages à une énergie de cuisson moderne, sûre et respectueuse de l’environnement.

     

    À travers cette initiative, le FONAREDD confirme son rôle de mécanisme national de financement climatique en accompagnant des investissements qui concilient préservation des forêts, transition énergétique, développement économique et

    Le FONAREDD accompagne l’adoption de la première politique forestière nationale de la RDC.

     

    Grâce à l’appui des programmes PGDF et PAAJ, la République démocratique du Congo se dote d’un cadre stratégique pour une gouvernance durable de ses forêts

     

    Kinshasa, juin 2026 — La République démocratique du Congo franchit une étape majeure et historique dans la gouvernance de son secteur forestier avec l’adoption de sa première politique forestière nationale. Ce document, fruit d’un processus de plusieurs années, établit les grandes orientation qui guideront la gestion durable des ressources forestières à l’horizon 2035.

     

    Cette avancée a bénéficié de l’accompagnement technique et financier du Fonds National REDD (FONAREDD), à travers les programmes Projet de Gestion Durable des Forêts (PGDF) et Projet d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ).

     

    En soutenant l’élaboration de cette politique, le FONAREDD réaffirme son rôle d’acteur majeur des réformes structurelles visant à renforcer la gouvernance forestière, lutter contre la déforestation et promouvoir un développement durable au bénéfice des populations congolaises.

     

    Une politique nationale pour relever les défis de la gouvernance forestière

     

    Avec près de 170 millions d’hectares de forêts, représentant plus de 60 % des forêts du Bassin du Congo et environ 10 % des forêts mondiales, la RDC abrite l’un des plus importants massifs forestiers de la planète. Ces écosystèmes jouent un rôle jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat, la conservation de la biodiversité, la sécurité alimentaire et et les moyens de subsistance de millions de Congolais.  

     

    Malgré cette richesse exceptionnelle, le secteur forestier ne disposait jusqu’à présent d’aucun document stratégique de référence définissant une vision nationale commune, des priorités d’intervention et des orientations de long terme. L’adoption de la Politique forestière nationale vient ainsi combler ce vide en dotant le pays d’un cadre cohérent pour assurer une gestion durable, équitable et intégrée de ses ressources forestières.

     

    La vision portée par cette politique est celle d’une RDC où les forêts contribuent pleinement à la lutte contre la pauvreté, à la résilience face aux changements climatique, à la conservation de la biodiversité et au développement économique durable, dans le respect de la souveraineté nationale.

     

    Un processus national accompagné par le FONAREDD

     

    L’élaboration de cette politique est le résultat d’un processus participatif engagé depuis 2019. Après une première phase conduite dans le cadre du Projet de Gestion Durable des Forêts (PGDF), le processus a été relancé et finalisé grâce au Projet d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ).

     

    Tout au long de ce processus, le FONAREDD a assuré un accompagnement technique et financier afin de garantir la qualité et l’inclusivité des travaux. Son appui a permis d’organiser les différentes étapes du processus, notamment les analyses diagnostiques, les consultations provinciales, les ateliers techniques de consolidation, les échanges avec les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, les représentants du secteur privé, les institutions de recherche ainsi que les communautés locales et peuples autochtones pygmées.

     

    À travers les programmes PGDF et PAAJ, le FONAREDD a mobilisé plus de 1,25 million de dollars américains pour soutenir les différentes phases d’élaboration de cette réforme stratégique, démontrant ainsi son engagement en faveur du renforcement de la gouvernance environnementale en République démocratique du Congo.

     

    Un cadre stratégique tourné vers les défis d’aujourd’hui et de demainLa politique forestière nationale définit sept axes stratégiques destinés à moderniser la gouvernance du secteur forestier. Elle prévoit notammentle renforcement du cadre juridique et institutionnel, une meilleure planification de l’affectation des terres forestières, la gestion durable des ressources, la conservation de la biodiversité,l’amélioration de la coordination intersectorielle ainsi que le développement des partenariats partenariats et des mécanismes de financement.

     

    Le document prend également en compte les nouveaux enjeux liés au changement climatique, aux tourbières, aux crédit carbone, aux paiements pour services environnementaux et aux autres mécanismes innovants de financement de la biodiversité. Il constitue ainsi une base essentielle pour renforcer la contribution des forêts aux engagements climatiques nationaux et internationaux de la RDC.

     

    Une étape décisive pour la mise en œuvre des engagements climatiques de la RDC

     

    Au-delà de son importance pour le secteur forestier, cette politique représente une avancée majeure pour la mise en œuvre des engagements pris par la RDC dans le cadre de la REDD+, de l’Accord de Paris et du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.

     

    Elle servira également de fondement à l’élaboration du futur Plan forestier national, qui traduira les orientations stratégiques en programmes d’investissement, mécanismes de suivi-évaluation et priorités de financement.

     

    La prochaine étape consistera à vulgariser la Politique forestière nationale sur l’ensemble du territoire, notamment dans les langues nationales, afin d’en favoriser l’appropriation par les administrations publiques, les collectivités territoriales, les communautés locales, les peuples autochtones et l’ensemble des acteurs du secteur forestier.

     

    Le FONAREDD, un partenaire des grandes réformes forestières

     

    En accompagnant l’adoption de la première Politique forestière nationale, le FONAREDD confirme sa vocation à soutenir non seulement les investissements de terrain, mais également les réformes institutionnelles qui créent les conditions d’une gestion durable des ressources naturelles.

     

    À travers les programmes qu’il finance, le FONAREDD contribue à renforcer les politiques publiques, améliorer la gouvernance environnementale et mobiliser les acteurs autour d’une vision commune de développement durable. Cette nouvelle politique constitue une étape déterminante pour consolider les acquis de la REDD+, améliorer la coordination des interventions dans le secteur forestier et faire des forêts congolaises un levier de développement économique, social et climatique au bénéfice des générations présentes et futures.

     

    À propos du FONAREDD

     

    Le Fonds National REDD (FONAREDD) est le mécanisme national de coordination, de mobilisation, de gestion et de financement des investissements destinés à lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts en République démocratique du Congo. En partenariat avec le Gouvernement, les partenaires techniques et financiers ainsi que les agences de mise en œuvre, il soutient les réformes, les politiques publiques et les programmes d’investissement contribuant à la transition écologique, à la résilience climatique et au développement durable du pays.

     

    Le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD échange avec le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, sur les perspectives du partenariat CAFI–RDC

    Le Secrétaire Exécutif National du Fonds National REDD+ (FONAREDD), M. Bavon N’Samputu Elima, a été reçu en audience par Son Excellence le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget. Cette rencontre de travail a permis de faire le point sur les principaux enjeux liés à la mise en œuvre du partenariat entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI), tout en examinant les perspectives de son renforcement.

     

    Faire le point sur les avancées du partenariat CAFI–RDC

     

    À cette occasion, le Secrétaire Exécutif National a présenté l’état d’avancement du partenariat CAFI–RDC, en revenant sur les principaux jalons déjà atteints ainsi que sur les réformes et investissements engagés dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+.

     

    Il a également rendu compte dernier Comité de pilotage politique du FONAREDD, tenu le du 4 juin 2026 sous la présidence de Son Excellence le Ministre des Finances, au cours duquel le rapport d’activité 2025 du FONAREDD a été approuvé.

     

    Préparer la prochaine phase du partenariat (2027–2031)

     

    Les échanges ont également porté sur les perspectives d’ouverture des négociations de la prochaine phase du partenariat CAFI–RDC, couvrant la période 2027-2031.À cet effet, le Secrétaire Exécutif National asouligné l’importance d’un accompagnement politique du Gouvernement afin de consolider les acquis enregistrés et de créer les conditions favorables à la poursuite des investissements en faveur de la gestion durable des forêts et du développement sobre en carbone en République démocratique du Congo.

     

    Consolider l’institutionnalisation du FONAREDD

     

    Le Secrétaire Exécutif National est également revenu surles suites de la formalisation juridique du FONAREDD, intervenue à travers l’arrêté interministériel Finances–Environnement du 30 avril 2026, présenté par le Ministre des Finances lors du dernier COPIL sus indiqué.

     

    Dans cette dynamique, il a plaidé pour la prise en compte du FONAREDD dans la programmation budgétaire de l’exercice 2027, en cohérence avec son mandat de secrétariat technique du partenariat CAFI–Gouvernement et les responsabilités qui lui sont désormais reconnues dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+.

     

    Mobiliser la contrepartie nationale pour soutenir les programmes

     

    Les discussions ont également porté sur la mobilisation de la contrepartie nationale prévue au titre de l’exercice budgétaire 2026. À cette occasion, le Secrétaire Exécutif National a rappelé que le partenariat repose sur un mécanisme de cofinancement associant une contribution de 75 % de de CAFI et une participation de 25 % du Gouvernement au budget de fonctionnement 2026 du FONAREDD.

     

    Il a souligné que cette contribution nationale constitue un élément déterminant pour assurer la poursuite de l’exécution des programmes en cours.

     

    Un engagement renouvelé du Gouvernement

     

    À l’issue des échanges, Son Excellence le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les démarches entreprises en vue de consolider ce partenariat CAFI–RDC, dont le FONAREDD assure le secrétariat technique.

     

    Il a également exprimé son soutien aux initiatives concourant à la préservation du patrimoine forestier national, notamment à travers l’accompagnement budgétaire du Gouvernement congolais.

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