PROMIS-2 : une revue programmatique pour accélérer les résultats en faveur de la santé, de l’éducation et du climat en RDC

     

    Kinshasa, juin 2026 – Les partenaires du projet PROMIS‑2 se sont réunis du 9 au 10 juin 2026, sous le lead technique de Tulane University, dans le cadre d’une revue programmatique consacrée à l’évaluation des progrès réalisés, à l’identification des défis opérationnels et à la définition des orientations stratégiques pour la poursuite de la mise en œuvre du programme.

     

    Conduite dans une approche participative, cette rencontre a offert l’occasion d’examiner l’état d’avancement des différentes composantes, de partager les résultats des missions de supervision conjointes et de formuler des recommandations destinées à renforcer l’efficacité des interventions, tout en constituant un espace d’apprentissage collectif et de dialogue entre les partenaires.

     

    Dans la continuité de cet exercice, une séance de restitution s’est tenue le 16 juin 2026 devant le Secrétariat Exécutif du FONAREDD, en présence de son Secrétaire Exécutif adjoint. Cette réunion a présenté les conclusions de la revue programmatique et confirmé l’engagement des parties prenantes à consolider les acquis et à renforcer la coordination pour la deuxième année de mise en œuvre du programme.

     

     

    Une mobilisation des partenaires pour renforcer la performance du programme

     

    La séance de restitution de la  revue programmatique a réuni 18 représentants des institutions impliquées dans la mise en œuvre, la coordination et le suivi de PROMIS-2. Y ont pris part six représentants du FONAREDD, trois représentants de l’UNOPS, trois représentants de l’Université Tulane, deux représentants de l’ABEF-ND ainsi que des représentants de l’UNFPA, de SANRU, de DKT et de NSI.

     

    Cette diversité d’acteurs a favorisé une analyse approfondie des résultats enregistrés, des expériences de mise en œuvre et des ajustements nécessaires pour améliorer la performance du programme. La participation active du Secrétariat Exécutif du FONAREDD a notamment permis d’enrichir les échanges sur les questions de suivi des résultats, de gouvernance et de durabilité des interventions.

     

    Pour Arsene Binangai, Directeur Pays de Tulane University, la revue programmatique constitue avant tout un outil d’aide à la décision : « Au-delà du reporting, cet exercice permet de mettre en perspective les résultats atteints avec les objectifs fixés, d’analyser les tendances observées et de renforcer la qualité du pilotage du programme à travers une prise de décision fondée sur les données. »

     

    Cette approche s’inscrit dans la volonté du Projet PROMIS-2de promouvoir une gestion axée sur les résultats, fondée sur l’analyse des performances et l’apprentissage continu afin d’optimiser l’impact des programmes financés via les Fonds CAFI et FONAREDD

     

    Un programme multisectoriel déployé dans dix provinces

     

    PROMIS-2 intervient dans les domaines de la santé sexuelle et reproductive, de l’éducation des jeunes filles, du renforcement des systèmes de santé et du développement des infrastructures sanitaires et éducatives.

     

    Malgré la suspension  des activités dans deux provinces affectées par l’insécurité, le programme poursuit ses interventions dans dix provinces de la République démocratique du Congo. Cette couverture territoriale permet de renforcer l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive tout en soutenant l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles dans les zones ciblées.

     

    Des milliers d’acteurs formés pour renforcer l’offre de services

     

    Au cours des neuf premiers mois de mise en œuvre, le projet a enregistré des avancées importantes dans le renforcement des capacités des acteurs de terrain.

     

    Plus de 820 prestataires cliniques, près de 16 000 prestataires communautaires, 579 gestionnaires de pharmacies et officines ainsi que plusieurs centaines d’acteurs impliqués dans la gestion des données sanitaires ont bénéficié de formations spécialisées. Ces efforts contribuent à améliorer durablement la qualité des services de santé et à renforcer les capacités du système national. Toutefois, le FONAREDD souligne l’importance de désagréger ces données afin de mieux apprécier la répartition des bénéficiaires par catégorie, d’identifier les écarts éventuels et de renforcer la pertinence des analyses pour le pilotage stratégique du programme

     

    Parallèlement, les partenaires ont poursuivi l’extension des services de planification familiale et de santé reproductive dans les zones d’intervention. e. u 31 mars 2026, près de 1,6 million d’Années de Protection Couple (ACP) avaient déjà été produites, représentant environ 17 % de la cible globale du programme.

     

    L’éducation des jeunes filles au cœur de l’intervention

     

    L’une des composantes majeures de PROMIS-2 concerne l’accès des jeunes filles à l’enseignement technique et professionnel à travers un ambitieux programme de bourses.

     

    À ce jour, 171 établissements scolaires ont été sélectionnés. Le programme a identifié 4 278 élèves comme bénéficiaires. Il a déjà attribué 9 583 bourses sur les 10 000 prévues. Ces bourses ciblent principalement les élèves inscrits dans les filières techniques et professionnelles.

     

    Le remboursement aux parents et le paiement aux écoles sont en cours dans les provinces ciblées, notamment la Tshopo, l’Équateur, le Haut‑Katanga et le Kasaï Oriental, confirmant la progression opérationnelle du dispositif.

     

    Le programme a également permis d’intégrer 75 filles issues des peuples autochtones parmi les bénéficiaires des bourses scolaires. Toutefois, ces élèves sont déjà couvertes par le programme de gratuité de l’enseignement, ce qui ouvre aujourd’hui une réflexion sur l’utilisation la plus pertinente des ressources prévues à cet effet.

     

    Les discussions portent sur la possibilité de réaffecter les fonds afin de répondre à d’autres besoins scolaires spécifiques de ce groupe, en tenant compte de leurs réalités sociales, culturelles et économiques. Le Secrétaire Exécutif du FONAREDD a exprimé un intérêt particulier pour cette orientation, considérée comme un moyen de renforcer l’équité et de soutenir durablement le maintien des enfants autochtones à l’école.

     

    Des infrastructures stratégiques en cours de réalisation

     

    La revue a mis en évidence des progrès significatifs dans la composante infrastructures.

     

    Au cours du premier semestre 2026, plusieurs étapes importantes ont été franchies avec la pose des premières pierres et le démarrage effectif des travaux de construction de Centres de Distribution Régionaux (CDR) ainsi que d’écoles médicales dans les provinces concernées.

     

    Ces investissements visent à renforcer durablement les capacités de stockage et de distribution des produits de santé tout en améliorant les infrastructures de formation du personnel médical.

     

    Malgré ces avancées, le FONAREDD a rappelé l’importance de livrer les ouvrages dans les délais contractuels, conformément à l’approche projet, afin de garantir la crédibilité du programme et l’efficacité des investissements engagés.

     

    Une gouvernance active au service des résultats

     

    Le projet s’appuie sur des mécanismes de gouvernance et de coordination fonctionnels associant les autorités nationales, les partenaires techniques et les organisations de mise en œuvre.

     

    Depuis son lancement, PROMIS-2 a déjà tenu deux réunions du Comité de pilotage (COPIL), quatre réunions de la Task Force nationale, onze réunions du consortium ainsi que neuf missions conjointes de supervision dans les provinces d’intervention.

     

    Ces cadres de concertation permettent un suivi rapproché de la mise en œuvre, facilitent la résolution des problèmes opérationnels et favorisent une meilleure coordination entre les différents acteurs.

     

    Des défis à relever pour accélérer la mise en œuvre

     

    Les participants ont toutefois relevé plusieurs défis qui nécessitent une attention particulière.

     

    Parmi ceux-ci figurent l’insécurité persistante dans certaines provinces de l’Est du pays, les difficultés logistiques liées à l’approvisionnement en produits de santé, les contraintes de transport des intrants contraceptifs, les défis institutionnels rencontrés par certains partenaires ainsi que les coûts réels du programme de bourses, supérieurs aux estimations initiales.

     

    Des retards ont également été observés dans certaines activités relatives aux espaces dédiés aux jeunes, à l’intégration des contenus de santé sexuelle et reproductive dans les programmes scolaires ainsi qu’à certaines études prévues dans le cadre du projet.

     

    Vers une amélioration continue des performances

     

    À l’issue des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations destinées à renforcer l’efficacité du programme.

     

    Ils ont notamment recommandé l’institutionnalisation de revues programmatiques semestrielles, le renforcement de la coordination provinciale, une meilleure implication des autorités sectorielles, l’amélioration du partage d’informations entre partenaires ainsi que le renforcement des systèmes de gestion des données sanitaires.

     

    Les participants ont également insisté sur la nécessité de poursuivre les réflexions relatives au soutien des bénéficiaires issus des peuples autochtones et à la pérennisation des acquis du programme.

     

    Un exercice de redevabilité et d’apprentissage

     

    Au-delà de l’évaluation des performances, cette revue programmatique a démontré l’importance du dialogue permanent entre les partenaires de mise en œuvre, les institutions nationales et le FONAREDD.

     

    En favorisant une analyse collective des résultats, des défis et des perspectives, PROMIS-2 se dote d’outils de pilotage essentiels pour accélérer sa mise en œuvre et maximiser son impact au bénéfice des populations congolaises. Cette dynamique d’apprentissage continu constitue un levier important pour atteindre les objectifs du programme en matière de santé, d’éducation, d’égalité des genres et de résilience des communautés.

     

    Révision du Code forestier : le FONAREDD plaide pour l’intégration des crédits carbone et des paiements pour services environnementaux

     

    Kinshasa, 16 juin 2026 – Les travaux de consolidation du draft zéro de la révision de la Loi n° 011/2002 du 29 Aout 2002 portant Code forestier de la République démocratique du Congo se sont achevés après deux jours d’intenses échanges organisés au Cercle ELAIS de la Gombe. Réunissant les administrations publiques, les institutions spécialisées, les partenaires techniques et financiers, les experts ainsi que les organisations de la société civile, cet atelier marque une étape importante dans le processus de modernisation du cadre juridique forestier national.

     

    Organisée sous la coordination du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat avec l’appui de plusieurs partenaires, notamment  CAFI, le FONAREDD,  la GIZ, l’AFD et le PNUD, la rencontre visait à examiner de manière participative le projet de texte révisé du Code forestier afin de recueillir les avis, commentaires et recommandations des différentes parties prenantes avant la poursuite du processus législatif.

     

    Adapter le Code forestier aux nouveaux défis environnementaux

     

    Plus de vingt ans après son adoption, le Code forestier de 2002 fait l’objet d’une révision destinée à renforcer sa cohérence avec la Politique Forestière Nationale récemment validée ainsi qu’avec les nouvelles dynamiques environnementales, climatiques et économiques qui influencent la gestion durable des forêts congolaises.

     

    Dans son allocution d’ouverture, lue par le Directeur Général des Forêts, le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat a rappelé la nécessité d’adapter le cadre juridique forestier aux nouveaux enjeux liés à la REDD+, au changement climatique, aux paiements pour services environnementaux, à la protection des zones humides ainsi qu’à la valorisation durable des ressources forestières.

     

    Pour Frédéric Djengo, Directeur Général des Forêts, cette réforme constitue une opportunité majeure pour moderniser la gouvernance forestière nationale et renforcer la contribution du secteur forestier aux objectifs de développement durable du pays.

     

    « Le futur Code forestier doit permettre à la RDC de mieux valoriser les services rendus par ses forêts. L’intégration des mécanismes de crédits carbone, des paiements pour services environnementaux et des autres instruments de financement climatique constitue désormais une nécessité pour accompagner les ambitions du pays en matière de développement durable et de préservation du bassin du Congo », a déclaré Frédéric Djengo, le Directeur Général des Forêts.

     

    Cette réforme vise ainsi à doter la RDC d’un Code forestier plus moderne, capable d’accompagner les ambitions nationales en matière de conservation des forêts, de développement durable et de financement climatique, tout en créant un environnement juridique favorable à la mobilisation de nouveaux investissements en faveur de la protection des écosystèmes forestiers.

     

    Un examen approfondi du draft zéro

     

    Les travaux ont été structurés autour de plusieurs séquences comprenant les présentations techniques des experts consultants, les travaux en groupes thématiques ainsi que la restitution des recommandations en séance plénière.

     

    Les participants ont notamment analysé les innovations introduites dans l’avant-projet du Code forestier révisé ainsi que l’architecture générale du draft zéro. Les débats ont également permis de soulever plusieurs préoccupations relatives à la traçabilité, à la certification forestière, à la transparence dans la gestion des ressources forestières ainsi qu’à l’articulation du futur texte avec les autres réformes sectorielles en cours.

     

    Répartis en trois groupes de travail, les participants ont examiné l’ensemble des dispositions du projet de texte, depuis les définitions et le statut des forêts jusqu’aux questions relatives à l’exploitation forestière, à la foresterie communautaire, à la fiscalité forestière et au régime répressif applicable au secteur.

     

     

    Le FONAREDD défend la reconnaissance des mécanismes de financement climatique

     

    Parmi les contributions majeures enregistrées au cours des discussions figure le plaidoyer porté par le FONAREDD en faveur d’une meilleure prise en compte des mécanismes de financement climatique dans le futur Code forestier.

     

    Le Fonds a notamment plaidé pour que les questions relatives aux crédits carbone, aux paiements pour services environnementaux et aux autres mécanismes innovants de valorisation des services écosystémiques soient intégrées de manière explicite dans le nouveau cadre juridique.

     

    Intervenant au nom du FONAREDD, le Secrétaire Exécutif National Adjoint (SENA) a souligné l’importance stratégique de cette évolution : « La révision du Code forestier offre une opportunité historique d’intégrer durablement dans notre arsenal juridique les mécanismes de crédit carbone et de paiements pour services environnementaux. Ces instruments constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour valoriser les services rendus par les écosystèmes forestiers congolais et mobiliser des financements durables au profit de la conservation des forêts et du développement des communautés locales. Le FONAREDD, en tant que mécanisme national de financement climatique et environnemental, dispose de l’expérience et des outils nécessaires pour accompagner la mise en œuvre de ces mécanismes dans le respect des engagements de la RDC. »

     

    À travers cette contribution, le FONAREDD a également plaidé pour que le futur Code forestier tienne compte des avancées institutionnelles enregistrées ces dernières années en matière de financement climatique et de gouvernance environnementale, notamment dans le contexte de l’institutionnalisation du Fonds comme mécanisme national de coordination, d’administration et de financement des investissements climatiques et forestiers.

     

    Des recommandations pour renforcer le texte

     

    Les discussions ont débouché sur plusieurs recommandations destinées à améliorer le projet de texte avant sa finalisation.

     

    Les participants ont notamment proposé une meilleure harmonisation des dispositions fiscales applicables au secteur forestier, la cartographie des tourbières et des mangroves afin de renforcer leur protection, ainsi qu’une clarification du statut de certains espaces forestiers pour prévenir les conflits d’interprétation juridique.

     

    D’autres recommandations ont porté sur la nécessité de renforcer la cohérence du futur Code avec les autres politiques publiques liées à la gestion durable des ressources naturelles et à la lutte contre le changement climatique.

     

    Un projet de texte validé par les parties prenantes

     

    Au terme des travaux, les participants ont validé le draft zéro du Code forestier révisé sous réserve de l’intégration des amendements, observations et recommandations formulés au cours de l’atelier.

     

    La taskforce mise en place par le Ministère de l’Environnement poursuivra désormais les travaux avec les consultants afin de consolider le document avant son examen par les instances compétentes.

     

    Par sa participation active à ce processus, le FONAREDD réaffirme son engagement à accompagner les réformes structurantes du secteur forestier congolais et à promouvoir l’émergence d’un cadre juridique moderne permettant à la RDC de mieux valoriser ses ressources forestières, ses services écosystémiques et son potentiel de financement climatique au bénéfice du développement durable du pays.

    Cuisson propre : le FONAREDD et le PNUD lancent à Lubumbashi une campagne de sensibilisation de grande envergure pour accélérer la transition énergétique des ménages.

    Une initiative au cœur des enjeux climatiques et de développement durable

     

    Le 9 juin 2026 à Lubumbashi, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avec l’appui du Fonds National REDD (FONAREDD), a procédé au lancement officiel d’une campagne de sensibilisation porte à porte destinée à promouvoir l’adoption de solutions de cuisson propre auprès des ménages de la province du Haut-Katanga.

     

    Cette activité marque une nouvelle étape dans les efforts déployés par les partenaires du programme Énergie Durable pour répondre à l’un des principaux défis environnementaux et sociaux auxquels fait face la République démocratique du Congo : la forte dépendance des ménages au charbon de bois et au bois-énergie pour la cuisson domestique.

     

    En RDC, l’énergie de cuisson demeure l’un des principaux facteurs de pression sur les ressources forestières. L’augmentation de la demande urbaine en charbon de bois contribue à l’exploitation non durable des forêts, à la dégradation des paysages et à l’émission de gaz à effet de serre. Au-delà de ses impacts environnementaux, cette situation engendre également des conséquences sanitaires importantes, particulièrement pour les femmes et les enfants, exposés quotidiennement aux fumées issues des combustibles traditionnels.

     

     

     

    C’est dans cette perspective que le FONAREDD soutient, à travers son portefeuille d’investissements climatiques, des initiatives visant à favoriser l’accès des populations à des solutions énergétiques plus propres, plus efficaces et plus respectueuses de l’environnement.

     

    Une campagne de proximité pour favoriser le changement de comportement

     

     

    La campagne officiellement lancée à Lubumbashi vise à sensibiliser près de 10 000 ménages répartis dans les sept communes de la ville.

     

    Son approche repose sur une stratégie de communication de proximité permettant un contact direct avec les populations. À travers des visites porte à porte, les équipes de terrain présenteront les avantages économiques, sanitaires et environnementaux des solutions de cuisson propre tout en recueillant les perceptions et attentes des ménages concernant leur adoption.

     

    Cette démarche répond à un constat largement partagé dans les programmes de transition énergétique : la disponibilité des technologies ne suffit pas à garantir leur adoption. La compréhension des habitudes de consommation, des contraintes économiques et des préférences des utilisateurs constitue une condition essentielle à la réussite des politiques publiques visant à promouvoir des modes de cuisson plus durables.

     

    Les données collectées au cours de cette campagne permettront ainsi de mieux orienter les interventions futures et d’adapter les stratégies de diffusion des solutions énergétiques propres aux réalités locales.

     

    Une mobilisation de la jeunesse au service de la transition écologique

     

    L’un des aspects remarquables de cette initiative réside dans l’implication directe de la jeunesse locale.

     

    Cent jeunes volontaires enquêteurs, dont près de 60 % de femmes, ont été mobilisés et formés pour conduire les activités de sensibilisation et de collecte d’informations sur le terrain.

     

    Au-delà de leur contribution à la campagne, ces jeunes deviennent de véritables relais communautaires pour la promotion de comportements favorables à la protection de l’environnement et à la transition énergétique.

    La journée de lancement a permis de renforcer leurs capacités à travers des sessions dédiées à l’utilisation des outils numériques de collecte de données, à la structuration des équipes opérationnelles ainsi qu’à la simulation des activités de terrain.

     

    Cette approche contribue à la fois à renforcer l’efficacité du dispositif de sensibilisation et à promouvoir l’engagement citoyen des jeunes dans la lutte contre les changements climatiques.

     

    Un partenariat au service des engagements climatiques de la RDC

     

    La cérémonie de lancement a réuni les représentants du Gouvernement provincial du Haut-Katanga, du PNUD, du FONAREDD, des médias ainsi que l’ensemble des jeunes volontaires mobilisés pour la campagne.

     

    Les différentes interventions ont souligné l’importance des actions de sensibilisation dans la réussite des programmes de transition énergétique et dans l’atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts.

     

    Cette campagne s’inscrit dans la dynamique plus large des investissements soutenus par le FONAREDD pour accompagner la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+, des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) de la RDC ainsi que des engagements pris dans le cadre du partenariat entre la RDC et l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI).

     

     

    À travers le programme Énergie Durable, le FONAREDD et ses partenaires démontrent que la lutte contre la déforestation ne repose pas uniquement sur la conservation des forêts, mais également sur la transformation progressive des modes de production et de consommation énergétique des populations.

     

    Des résultats attendus au-delà de la sensibilisation

     

    Prévue du 9 au 14 juin 2026, cette campagne constitue une étape préparatoire importante pour le déploiement à plus grande échelle des solutions de cuisson propre dans les centres urbains de la RDC.

     

    Les résultats attendus dépassent la seule sensibilisation des ménages. Ils visent également à produire des données fiables sur les comportements énergétiques urbains, à renforcer l’adhésion des communautés aux initiatives de transition énergétique et à créer les conditions favorables à une adoption durable des technologies propres.

     

    Un atelier de restitution prévu à l’issue de la campagne permettra de partager les enseignements tirés du terrain et d’orienter les prochaines interventions du programme.

     

    Par cette initiative, le FONAREDD confirme son rôle de plateforme nationale de financement des investissements climatiques et de catalyseur des actions contribuant simultanément à la réduction de la déforestation, à l’amélioration des conditions de vie des populations et à la transition vers une économie plus verte et plus résiliente.

    Kinshasa accueille un atelier stratégique sur l’évaluation environnementale et sociale du secteur minier

    Kinshasa, 5 juin 2026 – Le Fonds National REDD+ (FONAREDD), en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, a pris part à l’atelier de restitution intermédiaire des études documentaires de l’Évaluation Stratégique Environnementale et Sociale (ESES) du secteur minier en République Démocratique du Congo (RDC), organisé dans le cadre du projet DISM II.

     

     

    Tenu les 4 et 5 juin 2026 à l’Hôtel Pullman de Kinshasa, cet atelier a réuni 32 participants issus des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, de la société civile, ainsi que des experts nationaux et internationaux.

     

     

    Cette activité s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer l’intégration des considérations environnementales et sociales dans les politiques publiques et les investissements du secteur minier, dans un contexte où la RDC cherche à concilier valorisation de ses ressources naturelles, préservation des écosystèmes forestiers et développement durable.

     

    Un processus participatif pour une gouvernance minière améliorée

     

    L’objectif principal de cette rencontre était de présenter et de discuter les résultats de cinq études documentaires portant sur les enjeux environnementaux et sociaux du secteur minier, en vue d’améliorer leur qualité avant finalisation.

     

    Ces travaux ont permis de mettre en lumière les défis majeurs liés à l’exploitation minière en RDC, notamment :

     

    • – Les risques de dégradation des écosystèmes et de déforestation,
    • – Les impacts sanitaires et sociaux sur les communautés,
    • Les conflits d’usage des terres et les déplacements de populations.

    – Les études ont également mis en évidence la nécessité d’une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux dès la phase de conception des politiques et projets miniers afin de prévenir les risques et renforcer leur durabilité.

     

    Des analyses approfondies pour orienter les réformes

     

    Les différentes présentations ont couvert des thématiques clés, parmi lesquelles :

     

    • – L’identification et la hiérarchisation des risques environnementaux et sociaux ;
    • – L’analyse des politiques économiques et des cadres réglementaires du secteur minier ;
    • – La cartographie des parties prenantes impliquées ;
    • – L’évaluation des capacités institutionnelles ;
    • – Le développement d’une plateforme numérique de gestion documentaire.
    •  

    Ces analyses ont notamment mis en évidence la nécessité d’une meilleure harmonisation entre les cadres réglementaires minier, forestier et foncier, ainsi que l’importance de renforcer les mécanismes de contrôle et de transparence.

     

     

    Les participants ont également souligné l’importance d’améliorer la coordination institutionnelle entre les différents acteurs concernés afin de favoriser une gestion plus cohérente des ressources naturelles et de limiter les risques de conflits liés à l’utilisation des terres.

     

    Un dialogue multi-acteurs au cœur de la démarche REDD+

     

    Les échanges ont donné lieu à des contributions constructives des participants, qui ont formulé des recommandations visant à :

     

    • – Renforcer la gouvernance inclusive du secteur,
    • – Protéger les droits des communautés locales et des groupes vulnérables,
    • – Améliorer les systèmes de suivi et de gestion des risques,
    • – Promouvoir un développement minier durable et responsable.

     

    Cette démarche participative reflète la volonté des parties prenantes de construire une vision commune du développement minier en RDC, fondée sur la transparence, la responsabilité environnementale et la prise en compte des intérêts des communautés concernées.

     

     

    En tant que partenaire engagé dans la lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts, le FONAREDD a salué la qualité du dialogue et la mobilisation des parties prenantes autour des enjeux environnementaux et sociaux du secteur extractif.

     

    À travers son appui au projet DISM II, le FONAREDD contribue à promouvoir une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux dans les secteurs susceptibles d’exercer une pression sur les ressources forestières. Cette approche vise à renforcer la cohérence entre les politiques sectorielles, les objectifs de développement durable et les engagements climatiques de la RDC.

     

    À propos du projet Normes (DISM II)

     

    Le projet « Normes » (DISM II) de renforcement de la gouvernance environnementale et sociale dans le secteur extractif est financé par le Fonds National REDD+ de la République Démocratique du Congo (FONAREDD) sur ressources de l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), pour un montant total de 6 millions USD.

     

    Mis en œuvre par la GIZ (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit) pour le compte du Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD), en partenariat avec l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE), le projet est exécuté sur une période de quatre ans, du 21 mai 2025 au 20 mai 2029.

     

    L’objectif du projet est de renforcer la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux dans le développement des secteurs extractifs, notamment les mines et les hydrocarbures, afin de réduire leurs impacts sur les forêts, les écosystèmes et les communautés locales tout en favorisant une croissance économique durable.

     

    À cette fin, le projet appuie la réalisation d’Évaluations Stratégiques Environnementales et Sociales (ESES), l’élaboration de normes et de guides de bonnes pratiques intégrant les principes de la REDD+, le renforcement des capacités institutionnelles ainsi que la promotion du dialogue entre les administrations publiques, le secteur privé et la société civile.

     

    Le projet accompagne également la modernisation des outils de gestion environnementale à travers le développement d’une plateforme numérique destinée à l’Agence Congolaise de l’Environnement, afin d’améliorer l’instruction des dossiers environnementaux, le suivi des procédures et le partage des informations entre les différentes parties prenantes.

     

    À travers ces interventions, le projet contribue à renforcer la gouvernance environnementale et sociale du secteur extractif en RDC et à promouvoir une meilleure articulation entre exploitation des ressources naturelles, préservation des forêts et développement durable.

     

    Vers la finalisation des rapports ESES

     

    À l’issue de l’atelier, les participants se sont engagés à transmettre leurs observations complémentaires afin d’enrichir les rapports finaux, dont la publication est attendue dans les prochains jours.

     

    Ces travaux constituent une étape essentielle dans l’amélioration de la gouvernance environnementale et sociale du secteur minier en RDC, en cohérence avec les objectifs de la stratégie nationale REDD+ et les engagements du pays en matière de développement durable.

     

    Les conclusions de l’ESES devraient ainsi contribuer à orienter les futures réformes et à renforcer l’intégration des considérations environnementales et sociales dans les processus de décision liés au développement du secteur minier congolais.

     

    Kinshasa : Les acteurs du secteur bois-énergie mobilisés pour une transition énergétique durable en RDC

    Kinshasa, le 26 mai 2026 – Le Fonds National REDD (FONAREDD) a pris part à la première Journée Porte Ouverte consacrée à la problématique du bois-énergie en République Démocratique du Congo, organisée par la Direction des Technologies de l’Énergie-Bois (DTEB) du Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), avec l’appui de la Coopération allemande (GIZ/ChaBoDu).

     

    Placée sous le patronage de Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, cette rencontre a réuni 68 participants issus de 51 structures représentant les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, le secteur privé, le monde académique ainsi que les médias.

     

    Un enjeu stratégique pour la préservation des forêts et le climat
    En République Démocratique du Congo, plus de 95 % de la consommation énergétique des ménages repose sur le bois-énergie, dont une part importante est produite et consommée selon des modes non durables. Cette situation exerce une pression croissante sur les ressources forestières, contribue à la déforestation et à la dégradation des forêts, tout en compromettant les efforts nationaux de lutte contre le changement climatique.


    Conscient de cet enjeu, le Gouvernement de la RDC et ses partenaires ont inscrit la question du bois-énergie parmi les priorités stratégiques de la Lettre d’Intention signée avec l’Initiative CAFI. Celle-ci vise notamment à réduire de 50 % la dépendance au bois-énergie issu de sources non durables dans les grands centres urbains du pays, à travers la promotion d’alternatives énergétiques accessibles, le développement de chaînes d’approvisionnement durables et l’amélioration de l’efficacité énergétique.


    C’est dans cette perspective que cette journée Porte Ouverte visait à renforcer le dialogue entre les différents acteurs du secteur , à promouvoir une vision commune en faveur d’un approvisionnement durable et à identifier des solutions concrètes pour une transition énergétique durable.

     

    Une plateforme d’échange pour des solutions innovantes


    Les échanges ont permis de dresser un état des lieux des initiatives actuellement mises en œuvre dans le secteur du bois-énergie et d’identifier les principales contraintes auxquelles font face les acteurs.


    Les participants ont notamment examiné :


    • La cartographie des initiatives en cours dans le secteur du bois-énergie ;
    • Le bilan de la feuille de route nationale pour un approvisionnement durable ;
    • Les perspectives de développement des alternatives énergétiques, notamment le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et les énergies renouvelables ;
    • La diffusion des foyers améliorés ;
    • Les techniques innovantes de production de briquettes et autres combustibles alternatifs.

     

    Une démonstration pratique de fabrication de briquettes ainsi que la distribution d’un guide opérationnel sur la carbonisation améliorée ont permis de renforcer l’appropriation des solutions présentées par les participants.

     

    Une contribution active du FONAREDD
    Le FONAREDD a activement contribué aux travaux en présentant les orientations stratégiques de la Lettre d’Intention de l’Initiative CAFI-RDC relatives à la réduction de l’utilisation non durable du bois-énergie dans les principales agglomérations du pays.


    Cette intervention a permis de mettre en lumière les investissements et réformes envisagés pour accompagner la transition énergétique, tout en recueillant les contributions des parties prenantes sur les mécanismes les plus efficaces pour réduire la pression exercée sur les ressources forestières.


    Les échanges ont également mis en évidence l’importance d’une approche intégrée associant politiques publiques, innovations technologiques, investissements durables et sensibilisation des populations afin d’atteindre les objectifs nationaux en matière de climat et de développement durable.

     

    Une contribution aux engagements climatiques de la RDC
    Les réflexions issues de cette rencontre s’inscrivent pleinement dans les efforts déployés par la RDC pour mettre en œuvre ses Contributions Déterminées au niveau National (CDN), sa Stratégie-Cadre Nationale REDD+ ainsi que les engagements pris dans le cadre du partenariat entre la RDC et l’Initiative CAFI.


    Les recommandations formulées devraient contribuer à orienter les futures interventions publiques et les investissements des partenaires en faveur d’un approvisionnement durable en bois-énergie, particulièrement dans les grands centres urbains où la demande énergétique continue de croître.

     

    Vers une action concertée et durable
    Les travaux se sont conclus par l’adoption d’un communiqué final, réaffirmant l’urgence d’une action collective pour :
    • Promouvoir des pratiques durables dans la production et l’utilisation du bois-énergie ;
    • Renforcer la gouvernance du secteur ;
    • Soutenir le développement d’alternatives énergétiques propres et accessibles ;
    • Accélérer la transition vers un modèle énergétique propres , accessibles, plus résilient et respectueux de l’environnement.

     

    Comme l’a souligné la Secrétaire Générale à l’Environnement :« Ensemble, nous pouvons transformer ce défi en opportunité, en conciliant développement, préservation de l’environnement et amélioration des conditions de vie de nos populations. »

    Un engagement renouvelé pour la transition énergétique
    À travers sa participation à cette première Journée Porte Ouverte,, le FONAREDD réaffirme son engagement à soutenir les efforts du Gouvernement congolais et de ses partenaires pour réduire la pression sur les forêts, promouvoir des solutions énergétiques durables et contribuer à l’atteinte des objectifs climatiques nationaux.


    Cette dynamique collective constitue une étape importante vers la construction d’un modèle énergétique plus inclusif, résilient et respectueux de l’environnement, au bénéfice des populations congolaises et des générations futures.

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