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- – Le compte rendu du COPIL de janvier 2026 ;
- – Le rapport semestriel de mise en œuvre du projet ;
- – L’état d’avancement des Études Environnementales et Sociales Stratégiques (ESES) ;
- – Le développement de la plateforme numérique du projet ;
- – Les activités menées en collaboration avec l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
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- – La publication progressive des données sur le portail du Système National de Surveillance des Forêts (SNSF), afin de favoriser leur accessibilité et leur utilisation par les différents acteurs ;
- – Le renforcement de l’implication des services de géomatique dans la gestion et la mise à jour des données ;
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Le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD échange avec le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, sur les perspectives du partenariat CAFI–RDC

Le Secrétaire Exécutif National du Fonds National REDD+ (FONAREDD), M. Bavon N’Samputu Elima, a été reçu en audience par Son Excellence le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget. Cette rencontre de travail a permis de faire le point sur les principaux enjeux liés à la mise en œuvre du partenariat entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI), tout en examinant les perspectives de son renforcement.
Faire le point sur les avancées du partenariat CAFI–RDC
À cette occasion, le Secrétaire Exécutif National a présenté l’état d’avancement du partenariat CAFI–RDC, en revenant sur les principaux jalons déjà atteints ainsi que sur les réformes et investissements engagés dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+.
Il a également rendu compte dernier Comité de pilotage politique du FONAREDD, tenu le du 4 juin 2026 sous la présidence de Son Excellence le Ministre des Finances, au cours duquel le rapport d’activité 2025 du FONAREDD a été approuvé.
Préparer la prochaine phase du partenariat (2027–2031)
Les échanges ont également porté sur les perspectives d’ouverture des négociations de la prochaine phase du partenariat CAFI–RDC, couvrant la période 2027-2031.À cet effet, le Secrétaire Exécutif National asouligné l’importance d’un accompagnement politique du Gouvernement afin de consolider les acquis enregistrés et de créer les conditions favorables à la poursuite des investissements en faveur de la gestion durable des forêts et du développement sobre en carbone en République démocratique du Congo.
Consolider l’institutionnalisation du FONAREDD
Le Secrétaire Exécutif National est également revenu surles suites de la formalisation juridique du FONAREDD, intervenue à travers l’arrêté interministériel Finances–Environnement du 30 avril 2026, présenté par le Ministre des Finances lors du dernier COPIL sus indiqué.
Dans cette dynamique, il a plaidé pour la prise en compte du FONAREDD dans la programmation budgétaire de l’exercice 2027, en cohérence avec son mandat de secrétariat technique du partenariat CAFI–Gouvernement et les responsabilités qui lui sont désormais reconnues dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+.
Mobiliser la contrepartie nationale pour soutenir les programmes
Les discussions ont également porté sur la mobilisation de la contrepartie nationale prévue au titre de l’exercice budgétaire 2026. À cette occasion, le Secrétaire Exécutif National a rappelé que le partenariat repose sur un mécanisme de cofinancement associant une contribution de 75 % de de CAFI et une participation de 25 % du Gouvernement au budget de fonctionnement 2026 du FONAREDD.
Il a souligné que cette contribution nationale constitue un élément déterminant pour assurer la poursuite de l’exécution des programmes en cours.
Un engagement renouvelé du Gouvernement
À l’issue des échanges, Son Excellence le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les démarches entreprises en vue de consolider ce partenariat CAFI–RDC, dont le FONAREDD assure le secrétariat technique.
Il a également exprimé son soutien aux initiatives concourant à la préservation du patrimoine forestier national, notamment à travers l’accompagnement budgétaire du Gouvernement congolais.

PIREDD Maniema II : le FONAREDD et la Province alignent leurs priorités pour maximiser l'impact des investissements REDD+

Réunis à Kindu à l’occasion de la première réunion du Comité Provincial de Pilotage (COPIL) du PIREDD Maniema II, le FONAREDD, le Gouvernement provincial et les partenaires de mise en œuvre ont convenu de renforcer l’alignement des investissements REDD+ sur les priorités de développement du Maniema. Agriculture, agroforesterie, crédits carbone et gouvernance figurent parmi les principaux axes retenus pour cette nouvelle phase du programme.
Kindu, 14 juillet 2026 – Le Fonds National REDD+ (FONAREDD) a réaffirmé son engagement à accompagner la Province du Maniema dans la mise en œuvre d’investissements climatiques à fort impact, à l’occasion de la première réunion du Comité Provincial de Pilotage (COPIL) du Programme Intégré REDD+ Maniema II (PIREDD Maniema II), organisée sous la présidence de Son Excellence Monsieur Musa Kabwankubi Moïse, Gouverneur de la Province du Maniema.
Cette rencontre, qui a réuni les autorités provinciales, les services techniques, les partenaires de mise en œuvre, les organisations de la société civile ainsi que les représentants du FONAREDD, a permis de valider le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) et d’engager un dialogue stratégique sur les priorités qui guideront la mise en œuvre de cette deuxième phase du programme.
Le FONAREDD plaide pour une mise en œuvre ancrée dans les priorités provinciales

Dans son intervention, le représentant du FONAREDD, Alphonse Mata-Mowangi Mobonda, Expert Sénior chargé du Reporting et de la Communication, a souligné que la réussite du PIREDD Maniema II dépendra de sa capacité à concilier les objectifs nationaux de la REDD+ avec les besoins réels de la Province.
« Au-delà des investissements financiers, cette deuxième phase devra surtout démontrer qu’une approche intégrée du développement rural peut produire des résultats durables lorsqu’elle associe les communautés, les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations locales autour d’une vision commune. »
Le FONAREDD a ainsi encouragé un dialogue permanent entre la GIZ et les services techniques provinciaux afin que les ajustements éventuels du programme répondent aux priorités locales tout en restant cohérents avec les objectifs, la théorie du changement et les engagements du projet. Il a également réaffirmé sa volonté d’accompagner les provinces dans la mise en œuvre d’investissements climatiques produisant des résultats durables au bénéfice des communautés.
Le Gouverneur trace la feuille de route du PIREDD Maniema II
Le Gouverneur de Province a appelé les partenaires à faire du PIREDD Maniema II un véritable levier du développement provincial. Il a notamment recommandé que le programme accompagne la mise en place de l’Entreprise Agricole du Maniema, initiative destinée à moderniser durablement le secteur agricole.
Il a également plaidé pour le développement de la cacaoculture agroforestière, notamment le long des routes entretenues dans le cadre du programme, afin de soutenir les revenus des cantonniers tout en contribuant à la restauration des paysages.
Le Gouverneur a, en outre, invité le FONAREDD et ses partenaires à accompagner la Province dans la valorisation des crédits carbone issus des Plans Simples d’Aménagement du Territoire (PSAT), afin de capitaliser sur les investissements réalisés lors de la première phase du programme et de créer de nouvelles opportunités de financement pour le Maniema.
« Nous devons capitaliser sur les acquis de la première phase du PIREDD afin de faire de nos investissements environnementaux un véritable moteur du développement économique durable, à travers la modernisation de l’agriculture, le développement de l’agroforesterie et la valorisation des crédits carbone, au bénéfice des populations du Maniema. »
Proposition de citation soumise à la validation de Son Excellence Monsieur Musa Kabwankubi Moïse, Gouverneur de la Province du Maniema.
Une gouvernance renforcée et des investissements mieux protégés
Les travaux ont également permis de renforcer les mécanismes de gouvernance du programme. Le Gouverneur a recommandé que chaque recommandation adoptée par le Comité Provincial de Pilotage soit désormais assortie d’un responsable clairement identifié et d’un délai de mise en œuvre, afin d’améliorer le suivi des décisions et la redevabilité des parties prenantes.
La protection des investissements agroforestiers a également occupé une place importante dans les échanges. Face aux incendies de brousse qui menacent les plantations, le FONAREDD a recommandé de renforcer les actions de prévention à travers les mécanismes locaux de concertation, la sensibilisation des communautés, l’aménagement de pare-feu ainsi que la surveillance communautaire des sites restaurés. L’objectif est de préserver durablement les investissements consentis et d’en garantir les retombées pour les populations.
Un engagement commun au service du développement durable du Maniema
Cette première réunion du Comité Provincial de Pilotage marque une étape importante dans la mise en œuvre du PIREDD Maniema II. En renforçant le dialogue entre le FONAREDD, le Gouvernement provincial et les partenaires de mise en œuvre, elle pose les bases d’une gouvernance plus efficace et d’investissements climatiques mieux alignés sur les priorités du Maniema.
Le FONAREDD réaffirme ainsi son engagement à accompagner cette dynamique afin que les investissements REDD+ produisent des résultats durables au bénéfice des communautés, contribuent à la restauration des paysages forestiers et soutiennent le développement économique et social de la province.
À propos du PIREDD Maniema II
Le Programme Intégré REDD+ Maniema II (PIREDD Maniema II) est financé par le Fonds National REDD+ (FONAREDD) dans le cadre du partenariat entre la République démocratique du Congo et l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), et mis en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).
Doté d’un budget de 20 millions de dollars américains pour une durée de 36 mois, le programme vise à consolider les acquis de la première phase en intensifiant les investissements en faveur de la gestion durable des paysages, de l’agriculture durable, de l’agroforesterie, de la gouvernance locale des ressources naturelles et de l’amélioration des moyens de subsistance des communautés.
À travers cette deuxième phase, le PIREDD Maniema entend réduire les pressions sur les forêts, renforcer la résilience des populations face au changement climatique et contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux de la REDD+, tout en accompagnant les priorités de développement portées par la Province du Maniema.

Gouvernance environnementale du secteur extractif : le Comité de pilotage du projet « Normes REDD+ Mines et Hydrocarbures » valide les avancées du premier semestre 2026

Kinshasa, 2 juillet 2026 – Le Fonds National REDD (FONAREDD) a pris part à la troisième réunion du Comité de pilotage (COPIL) du Projet « Normes REDD+ Mines et Hydrocarbures », organisé à l’hôtel Pullman de Kinshasa, sous la présidence du Ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, avec l’appui de la GIZ.
Financé par le FONAREDD dans le cadre du partenariat avec l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI) et mis en œuvre par la GIZ, ce projet vise à renforcer durablement la gouvernance environnementale et sociale des secteurs minier et des hydrocarbures en République démocratique du Congo. Il contribue à intégrer les exigences environnementales, sociales et climatiques dans les politiques publiques et les pratiques du secteur extractif, afin de concilier développement économique, préservation des forêts et gestion durable des ressources naturelles.

Réunissant une trentaine des participants représentants des administrations publiques, de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des structures impliquées dans la mise en œuvre du projet, cette session avait pourobjectif d’évaluer les progrès réalisés au cours du premier semestre 2026, d’examiner les principaux livrables produits et de définir les priorités opérationnelles pour la suite de la mise en œuvre.
Des resultats encourageants validées par le Comité de pilotage
Les membres du Comité de pilotage ont examiné plusieurs points inscrits à l’ordre du jour, notamment :
Au terme des échanges, le Comité de pilotage a validé le rapport semestriel de mise en œuvre ainsi que cinq études documentaires élaborées dans le cadre des ESES du secteur minier, sous réserve de de la prise en compte des observations formulés au cours de la session.
Cette validation marque une étape importante dans la production des connaissances nécessaires à l’élaboration de normes environnementales et sociales adaptées aux réalités nationales.
Accélérer les études stratégiques pour accompagner les réformes du secteur extractif
Les travaux ont accordé une attention particulière à l’avancement des Études Environnementales et Sociales Stratégiques (ESES), considérées comme des outils essentiels d’aide à la décision pour intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans les politiques publiques relatives aux secteurs minier et des hydrocarbures.
À cet effet, le Comité de pilotage a recommandé l’accélération du recrutement des cabinets chargées de conduire les ESES dans le secteur des hydrocarbures afin de respecter le calendrier du projet. Les membres ont également insisté sur la nécessité d’améliorer l’anticipation dans la préparation et la transmission des documents soumis à leur l’examen afin de renforcer l’efficacité des sessions du COPIL.
Renforcer la communication institutionnelle et le suivi des recommandations
Le Comité a par ailleurs souligné l’importance de renforcer la communication institutionnelle autours du projet. . Il a recommandé une meilleure implication des services de communication des ministères concernés dans les diagnostics, le développement et le déploiement des plateformes numériques afin de favoriser une diffusion plus efficace de l’information et une appropriation accrue des outils produits.
Les membres ont également demandé que ke suivi des des recommandations formulées lors des réunions du COPIL fasse désormais l’objet d’une documentation systématique et qu’un état d’avancement détaillé soit présenté à chaque session, afin de renforcer le pilotage et la redevabilité du projet.
Un projet stratégique au service de la gouvernance durable
Le projet « Normes REDD+ Mines et Hydrocarbures » constitue l’une des interventions soutenues par le FONAREDD pour accompagner les réformes structurelles nécessaires à la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+ et des engagements climatiques de la République démocratique du Congo.
En développant des normes environnementales et sociales adaptées au contexte national, il contribue à une meilleure prise en compte des impacts environnementaux du secteur extractif, au renforcement de la gouvernance des ressources naturelles et à la réduction des pressions exercées sur les écosystèmes forestiers.

À travers son accompagnement de cette initiative, le FONAREDD réaffirme son engagement en faveur d’un développement économique conciliant performance environnementale, transparente, inclusions sociale et lutte contre la déforestation, conformément aux priorités nationales en matière de développement durable.
Les prochaines étapes porteront notamment sur à la finalisation des ajustements demandés par le Comité de pilotage, la diffusion officielle du compte rendu de la réunion ainsi que le lancement des procédures relatives à la réalisation des ESES dans le secteur des hydrocarbures.

Le FONAREDD accompagne la validation du Plan Directeur GPL de Mbujimayi pour accélérer la transition énergétique en RDC

Une nouvelle étape dans le déploiement des Plans Directeurs GPL pour réduire la dépendance au bois-énergie et promouvoir des énergies de cuisson propres
Mbujimayi, 26 juin 2026 –La ville de Mbujimayi dispose désormais d’un Plan Directeur du Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) , validé à l’issue d’un atelier organisé les 25 et 26 juin 2026 à l’Espace Tshiam du Diocèse de Mbujimayi, dans la province du Kasaï-Oriental. Cette validation marque une étape importante dans le déploiement national des Plans Directeurs GPL, instruments stratégiques destinés à accélérer la transition énergétique, réduire la dépendance au bois-énergie et contribuer à la lutte contre la déforestation en République démocratique du Congo.
Organisé dans le cadre du Programme de consommation durable et de substitution partielle au bois-énergie(Programme Énergie Durable 1), mis en œuvre par le PNUD et l’UNCDF avec l’appui du FONAREDD ), l’atelier a réuni une trentaine de participants issus des administrations publiques, des services techniques provinciaux, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Les échanges ont permis d’examiner, d’enrichir puis valider le document qui servira désormais de feuille de route claire pour le développement de la filière GPL dans la ville de Mbujimayi.
Le développement de la filière GPL constitue l’un des leviers prioritaires de la transition énergétique en République démocratique du Congo. En offrant une alternative durable au bois-énergie, principal facteur de déforestation dans plusieurs régions du pays, les Plans Directeurs GPL permettent de planifier les investissements, les infrastructures et les réformes nécessaires à l’essor d’une énergie de cuisson moderne, sûre et respectueuse de l’environnement.
Le GPL, une alternative stratégique au bois-énergie
Depuis son lancement en 2018, le Programme Énergie Durable 1 poursuit une ambition claire : promouvoir une transition énergétique durable en République démocratique du Congo à travers le développement de solutions de cuisson propres, le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire ainsi que la structuration d’un marché énergétique local viable et inclusif.
À ce jour, le programme a enregistré plusieurs avancées majeures, notamment la distribution à grande échelle de foyers améliorés, l’élaboration et l’adoption des textes juridiques encadrant le GPL, l’adoption de la version révisée de la Politique Nationale de l’Énergie ainsi que la poursuite de la planification nationale du développement de cette filière. Ces acquis créent progressivement les conditions favorables à l’accès des populations à des sources d’énergie modernes, sûres et respectueuses de l’environnement.
Les Plans Directeurs GPL : une stratégie nationale en déploiement
La validation du Plan Directeur GPL de Mbujimayi s’inscrit dans une démarche nationale de planification du développement de la filière GPL dans les principaux centres urbains de la République démocratique du Congo.
Le Programme Énergie Durable 1 avait déjà permis l’élaboration du Plan Directeur GPL de la ville de Kinshasa, premier document stratégique de ce type dans le pays. Afin d’étendre cette approche à l’échelle nationale, le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 prévoit l’élaboration de six nouveaux Plans Directeurs GPL, qui viendront compléter celui de Kinshasa.
Le premier lot de cette nouvelle phase comprend les villes de Lubumbashi, Kananga et Mbujimayi. Le Plan Directeur de Lubumbashi, validé en juin 2026, est le premier de ce lot à avoir été approuvé, tandis que les ateliers de validation de Mbujimayi et de Kananga marquent la poursuite de cette dynamique.
Le deuxième lot, prévu d’ici à la fin du mois de juillet 2026, concerne les villes de Kisangani, Isiro et Kalemie.
À terme, la République démocratique du Congo disposera ainsi de sept Plans Directeurs GPL, couvrant les principaux pôles urbains du pays. Ces documents constitueront un référentiel stratégique pour orienter les investissements publics et privés, développer les infrastructures de réception, de stockage et de distribution du GPL, et favoriser un accès progressif des ménages à une énergie de cuisson moderne, sûre et respectueuse de l’environnement.
Une feuille de route pour développer durablement la filière GPL
Élaboré avec l’appui technique du cabinet Deloitte, le Plan Directeur GPL de Mbujimayi identifie les principaux leviers nécessaires au développement durable de cette filière énergétique.
Le document recommande notamment le renforcement des infrastructures de réception et de stockage, l’amélioration de la chaîne d’approvisionnement et de distribution, la mobilisation d’investissements publics et privés conséquents ainsi que la mise en place d’un environnement réglementaire et fiscal favorable afin de rendre le GPL davantage accessible aux ménages.
Selon les projections du Plan Directeur, sa mise en œuvre devrait permettre, à terme, d’améliorer l’accès à une énergie de cuisson propre pour 810 000 ménages de la ville de Mbujimayi, tout en favorisant le développement d’un marché local du GPL plus performant, plus sûr et durable.
Le FONAREDD réaffirme son engagement en faveur de la transition énergétique
À l’ouverture des travaux, le FONAREDD a rappelé que le développement de la filière GPL constitue un levier majeur pour réduire durablement la pression exercée sur les ressources forestières, renforcer la sécurité énergétique des ménages et soutenir les engagements climatiques de la République démocratique du Congo.

À cette occasion, Cédrick Ilunga Wa Kabwaya, Expert senior chargé du Suivi et Gestion du Portefeuille au FONAREDD, a souligné :
« Au-delà de l’exercice technique, le Plan Directeur GPL porte une vision stratégique. Il prépare les conditions nécessaires pour réduire la pression sur les forêts, renforcer la sécurité énergétique des ménages et développer un marché local du GPL capable d’accompagner durablement la transition énergétique de la République démocratique du Congo. »
Il a également rappelé que ces Plans Directeurs contribueront à la mise en œuvre de la Politique Nationale de l’Énergie, à la réduction des émissions liées au bois-énergie et au positionnement de la RDC comme acteur majeur de la lutte contre les changements climatiques.
Une validation portée par l’ensemble des parties prenantes
Au cours des deux journées de travaux, les participants ont examiné les résultats des études réalisées sur le marché local du GPL, formulé des recommandations destinées à enrichir le document et identifié les options de développement les mieux adaptés aux réalités socio-économiques de Mbujimayi. Les échanges ont également permis de dégager des pistes d’action pour soutenir l’émergence d’une chaîne de valeur performante et durable autour du GPL.
À l’issue des échanges, le Plan Directeur GPL de la ville de Mbujimayi a été validé par consensus.
Cette validation traduit l’engagement commun des pouvoirs publics, des services techniques provinciaux, du secteur privé, de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), des organisations de la société civile, du PNUD, du FONAREDD et des autres partenaires à accompagner le développement d’une filière GPL structurée, performante et durable.
Une contribution directe aux engagements climatiques de la RDC
Pour le FONAREDD, la validation du Plan Directeur GPL de Mbujimayi constitue une étape importante dans les efforts menés pour réduire la dépendance au bois-énergie, principal facteur de déforestation dans plusieurs régions du pays. Elle contribue également à renforcer la sécurité énergétique des ménages, à soutenir la mise en œuvre de la Politique Nationale de l’Énergie et à consolider les engagements climatiques de la RDC en matière de lutte contre les changements climatiques.
Après l’élaboration du Plan Directeur de Kinshasa, le PTBA 2026 marque le passage à une phase de déploiement national avec la réalisation de six nouveaux Plans Directeurs. Le premier lot, composé de Lubumbashi, Kananga et Mbujimayi, ouvre cette nouvelle étape, tandis qu’un second lot, regroupant Kisangani, Isiro et Kalemie, viendra compléter cette couverture avant la fin du mois de juillet 2026.

La RDC franchit une étape majeure dans la fiabilisation de son Inventaire Forestier National grâce à une base de données assainie

Une avancée stratégique pour renforcer la gouvernance forestière et les engagements climatiques du pays
La République démocratique du Congo dispose désormais d’une base de données assainie de son Inventaire Forestier National (IFN), une avancée majeure qui renforce les fondements scientifiques du suivi des ressources forestières et de la lutte contre les changements climatiques. Présentée le 26 juin 2026 à Kinshasa lors d’un atelier organisé par le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), à travers la Direction des Inventaires et Aménagement Forestiers (DIAF), cette réalisation a bénéficié de l’appui technique et financier du Fonds National REDD (FONAREDD) à travers le Projet d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ).
Un atelier placé sous le signe de la transparence et de la qualité des données
L’atelier a réuni plus de soixante-dix (70) participants représentant les administrations institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, la société civile, le secteur privé ainsi que le FONAREDD.
Cette rencontre visait à présenter de manière transparente les résultats du processus d’assainissement et de validation des données de l’Inventaire Forestier National (IFN), étape essentielle avant son exploitation à grande échelle.
Au-delà de la présentation des résultats techniques, cette rencontre a permis de partager les méthodes utilisées pour améliorer la qualité des données, d’échanger sur les enseignements tirés de ce processus et d’identifier les prochaines étapes nécessaires au renforcement du Système National de Surveillance des Forêts.
L’Inventaire Forestier National : un pilier de la politique forestière et climatique
L’Inventaire Forestier National constitue l’un des principaux outils stratégiques de connaissance des ressources forestières de la République démocratique du Congo. Les informations qu’il produit permettent d’évaluer l’état, la composition et la dynamique des forêts à l’échelle nationale.
Les données qu’il génère sont essentielles à l’élaboration et à l’actualisation du Niveau d’Émission de Référence des Forêts (NERF), à la production des facteurs d’émission ainsi qu’à la mise en œuvre des politiques nationales de gestion durable des forêts, de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique, , notamment dans le cadre du mécanisme REDD+.
Un processus rigoureux d’assainissement des données
Dans son allocution d’ouverture, la Secrétaire Générale du MEDD-NEC, représentant Madame la Ministre, a rappelé que la qualité des analyses, des politiques publiques et des décisions stratégiques dépend directement de la fiabilité des données sur lesquelles elles reposent. Elle a souligné que le travail d’assainissement réalisé constitue une étape indispensable pour garantir l’intégrité scientifique de la base de données et permettre son utilisation dans les différents processus nationaux et internationaux de suivi des ressources forestières.
Les experts de la DIAF sont revenu sur l’historique de l’Inventaire Forestier National, sa méthodologie de collecte ainsi que les différentes étapes du processus d’assainissement. Ils ont notamment présenté les principales incohérences identifiées dans la base de données initiale ainsi que les méthodes mises en œuvre pour corriger , harmoniser les informations et renforcer la cohérence globale des données.
Les résultats obtenus témoignent d’une amélioration significative de la qualité et de la fiabilité de cette base nationale de référence.
Le FONAREDD accompagne le renforcement des capacités nationales
Cette avancée a été rendue possible grâce à l’appui du FONAREDD, à travers le Projet d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ), qui accompagne techniquement et financièrement les institutions nationales dans la mise en œuvre des réformes et des actions prioritaires de la REDD+.
Grâce à cet accompagnement, la DIAF dispose aujourd’hui d’une base de données fiable, cohérente et directement exploitable, répondant aux standards nationales et internationales en matière de suivi des ressources forestières.
Cet appui contribue également au renforcement durable des capacités nationales dans la production et la gestion de données environnementales de qualité, indispensables à une gouvernance forestière efficace.
Des recommandations pour consolider le Système National de Surveillance des Forêts
Les échanges ont permis de formuler plusieurs recommandations destinées à renforcer durablement la gestion des données forestières.
Les participants ont notamment recommandé :
– La mise en place d’un serveur sécurisé dédié au stockage et à l’administration et à la sauvegarde de l’ensemble des informations de l’IFN. Ces recommandations visent à garantir la pérennité des acquis et à améliorer continuellement la qualité des données utilisées dans les politiques publiques forestières.
Une étape décisive pour la REDD+ et les engagements climatiques de la RDC
La disponibilité d’une base de données nationale assainie ouvre désormais la voie à plusieurs travaux stratégiques, notamment la production des facteurs d’émission, l’actualisation du Niveau d’Émission de Référence des Forêts et la finalisation d’autres variables techniques nécessaires au fonctionnement du Système National de Surveillance des Forêts.
Au-delà de son intérêt scientifique, cette réalisation renforce la crédibilité de la République démocratique du Congo dans la mise en œuvre de ses engagements internationaux en matière de climat, de gestion durable des forêts et de conservation de la biodiversité.
En accompagnant ce processus à travers le PAAJ, le FONAREDD réaffirme son engagement à soutenir les institutions nationales dans la production de données environnementales fiables, transparentes et de qualité.
Cet appui contribue directement au renforcement de la gouvernance forestière, à l’amélioration de la prise de décision fondée sur des données probantes et à la consolidation des efforts nationaux en faveur d’un développement durable et résilient face aux changements climatiques.
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