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- – Les risques de dégradation des écosystèmes et de déforestation,
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- – L’identification et la hiérarchisation des risques environnementaux et sociaux ;
- – L’analyse des politiques économiques et des cadres réglementaires du secteur minier ;
- – La cartographie des parties prenantes impliquées ;
- – L’évaluation des capacités institutionnelles ;
- – Le développement d’une plateforme numérique de gestion documentaire.
- – Renforcer la gouvernance inclusive du secteur,
- – Protéger les droits des communautés locales et des groupes vulnérables,
- – Améliorer les systèmes de suivi et de gestion des risques,
- – Promouvoir un développement minier durable et responsable.
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Révision du Code forestier : le FONAREDD plaide pour l’intégration des crédits carbone et des paiements pour services environnementaux

Kinshasa, 16 juin 2026 – Les travaux de consolidation du draft zéro de la révision de la Loi n° 011/2002 du 29 Aout 2002 portant Code forestier de la République démocratique du Congo se sont achevés après deux jours d’intenses échanges organisés au Cercle ELAIS de la Gombe. Réunissant les administrations publiques, les institutions spécialisées, les partenaires techniques et financiers, les experts ainsi que les organisations de la société civile, cet atelier marque une étape importante dans le processus de modernisation du cadre juridique forestier national.
Organisée sous la coordination du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat avec l’appui de plusieurs partenaires, notamment CAFI, le FONAREDD, la GIZ, l’AFD et le PNUD, la rencontre visait à examiner de manière participative le projet de texte révisé du Code forestier afin de recueillir les avis, commentaires et recommandations des différentes parties prenantes avant la poursuite du processus législatif.
Adapter le Code forestier aux nouveaux défis environnementaux
Plus de vingt ans après son adoption, le Code forestier de 2002 fait l’objet d’une révision destinée à renforcer sa cohérence avec la Politique Forestière Nationale récemment validée ainsi qu’avec les nouvelles dynamiques environnementales, climatiques et économiques qui influencent la gestion durable des forêts congolaises.
Dans son allocution d’ouverture, lue par le Directeur Général des Forêts, le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat a rappelé la nécessité d’adapter le cadre juridique forestier aux nouveaux enjeux liés à la REDD+, au changement climatique, aux paiements pour services environnementaux, à la protection des zones humides ainsi qu’à la valorisation durable des ressources forestières.
Pour Frédéric Djengo, Directeur Général des Forêts, cette réforme constitue une opportunité majeure pour moderniser la gouvernance forestière nationale et renforcer la contribution du secteur forestier aux objectifs de développement durable du pays.
« Le futur Code forestier doit permettre à la RDC de mieux valoriser les services rendus par ses forêts. L’intégration des mécanismes de crédits carbone, des paiements pour services environnementaux et des autres instruments de financement climatique constitue désormais une nécessité pour accompagner les ambitions du pays en matière de développement durable et de préservation du bassin du Congo », a déclaré Frédéric Djengo, le Directeur Général des Forêts.
Cette réforme vise ainsi à doter la RDC d’un Code forestier plus moderne, capable d’accompagner les ambitions nationales en matière de conservation des forêts, de développement durable et de financement climatique, tout en créant un environnement juridique favorable à la mobilisation de nouveaux investissements en faveur de la protection des écosystèmes forestiers.
Un examen approfondi du draft zéro
Les travaux ont été structurés autour de plusieurs séquences comprenant les présentations techniques des experts consultants, les travaux en groupes thématiques ainsi que la restitution des recommandations en séance plénière.
Les participants ont notamment analysé les innovations introduites dans l’avant-projet du Code forestier révisé ainsi que l’architecture générale du draft zéro. Les débats ont également permis de soulever plusieurs préoccupations relatives à la traçabilité, à la certification forestière, à la transparence dans la gestion des ressources forestières ainsi qu’à l’articulation du futur texte avec les autres réformes sectorielles en cours.
Répartis en trois groupes de travail, les participants ont examiné l’ensemble des dispositions du projet de texte, depuis les définitions et le statut des forêts jusqu’aux questions relatives à l’exploitation forestière, à la foresterie communautaire, à la fiscalité forestière et au régime répressif applicable au secteur.

Le FONAREDD défend la reconnaissance des mécanismes de financement climatique
Parmi les contributions majeures enregistrées au cours des discussions figure le plaidoyer porté par le FONAREDD en faveur d’une meilleure prise en compte des mécanismes de financement climatique dans le futur Code forestier.
Le Fonds a notamment plaidé pour que les questions relatives aux crédits carbone, aux paiements pour services environnementaux et aux autres mécanismes innovants de valorisation des services écosystémiques soient intégrées de manière explicite dans le nouveau cadre juridique.
Intervenant au nom du FONAREDD, le Secrétaire Exécutif National Adjoint (SENA) a souligné l’importance stratégique de cette évolution : « La révision du Code forestier offre une opportunité historique d’intégrer durablement dans notre arsenal juridique les mécanismes de crédit carbone et de paiements pour services environnementaux. Ces instruments constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour valoriser les services rendus par les écosystèmes forestiers congolais et mobiliser des financements durables au profit de la conservation des forêts et du développement des communautés locales. Le FONAREDD, en tant que mécanisme national de financement climatique et environnemental, dispose de l’expérience et des outils nécessaires pour accompagner la mise en œuvre de ces mécanismes dans le respect des engagements de la RDC. »
À travers cette contribution, le FONAREDD a également plaidé pour que le futur Code forestier tienne compte des avancées institutionnelles enregistrées ces dernières années en matière de financement climatique et de gouvernance environnementale, notamment dans le contexte de l’institutionnalisation du Fonds comme mécanisme national de coordination, d’administration et de financement des investissements climatiques et forestiers.
Des recommandations pour renforcer le texte
Les discussions ont débouché sur plusieurs recommandations destinées à améliorer le projet de texte avant sa finalisation.
Les participants ont notamment proposé une meilleure harmonisation des dispositions fiscales applicables au secteur forestier, la cartographie des tourbières et des mangroves afin de renforcer leur protection, ainsi qu’une clarification du statut de certains espaces forestiers pour prévenir les conflits d’interprétation juridique.
D’autres recommandations ont porté sur la nécessité de renforcer la cohérence du futur Code avec les autres politiques publiques liées à la gestion durable des ressources naturelles et à la lutte contre le changement climatique.
Un projet de texte validé par les parties prenantes
Au terme des travaux, les participants ont validé le draft zéro du Code forestier révisé sous réserve de l’intégration des amendements, observations et recommandations formulés au cours de l’atelier.
La taskforce mise en place par le Ministère de l’Environnement poursuivra désormais les travaux avec les consultants afin de consolider le document avant son examen par les instances compétentes.
Par sa participation active à ce processus, le FONAREDD réaffirme son engagement à accompagner les réformes structurantes du secteur forestier congolais et à promouvoir l’émergence d’un cadre juridique moderne permettant à la RDC de mieux valoriser ses ressources forestières, ses services écosystémiques et son potentiel de financement climatique au bénéfice du développement durable du pays.

Cuisson propre : le FONAREDD et le PNUD lancent à Lubumbashi une campagne de sensibilisation de grande envergure pour accélérer la transition énergétique des ménages.

Une initiative au cœur des enjeux climatiques et de développement durable
Le 9 juin 2026 à Lubumbashi, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avec l’appui du Fonds National REDD (FONAREDD), a procédé au lancement officiel d’une campagne de sensibilisation porte à porte destinée à promouvoir l’adoption de solutions de cuisson propre auprès des ménages de la province du Haut-Katanga.
Cette activité marque une nouvelle étape dans les efforts déployés par les partenaires du programme Énergie Durable pour répondre à l’un des principaux défis environnementaux et sociaux auxquels fait face la République démocratique du Congo : la forte dépendance des ménages au charbon de bois et au bois-énergie pour la cuisson domestique.
En RDC, l’énergie de cuisson demeure l’un des principaux facteurs de pression sur les ressources forestières. L’augmentation de la demande urbaine en charbon de bois contribue à l’exploitation non durable des forêts, à la dégradation des paysages et à l’émission de gaz à effet de serre. Au-delà de ses impacts environnementaux, cette situation engendre également des conséquences sanitaires importantes, particulièrement pour les femmes et les enfants, exposés quotidiennement aux fumées issues des combustibles traditionnels.

C’est dans cette perspective que le FONAREDD soutient, à travers son portefeuille d’investissements climatiques, des initiatives visant à favoriser l’accès des populations à des solutions énergétiques plus propres, plus efficaces et plus respectueuses de l’environnement.
Une campagne de proximité pour favoriser le changement de comportement

La campagne officiellement lancée à Lubumbashi vise à sensibiliser près de 10 000 ménages répartis dans les sept communes de la ville.
Son approche repose sur une stratégie de communication de proximité permettant un contact direct avec les populations. À travers des visites porte à porte, les équipes de terrain présenteront les avantages économiques, sanitaires et environnementaux des solutions de cuisson propre tout en recueillant les perceptions et attentes des ménages concernant leur adoption.
Cette démarche répond à un constat largement partagé dans les programmes de transition énergétique : la disponibilité des technologies ne suffit pas à garantir leur adoption. La compréhension des habitudes de consommation, des contraintes économiques et des préférences des utilisateurs constitue une condition essentielle à la réussite des politiques publiques visant à promouvoir des modes de cuisson plus durables.
Les données collectées au cours de cette campagne permettront ainsi de mieux orienter les interventions futures et d’adapter les stratégies de diffusion des solutions énergétiques propres aux réalités locales.
Une mobilisation de la jeunesse au service de la transition écologique

L’un des aspects remarquables de cette initiative réside dans l’implication directe de la jeunesse locale.
Cent jeunes volontaires enquêteurs, dont près de 60 % de femmes, ont été mobilisés et formés pour conduire les activités de sensibilisation et de collecte d’informations sur le terrain.
Au-delà de leur contribution à la campagne, ces jeunes deviennent de véritables relais communautaires pour la promotion de comportements favorables à la protection de l’environnement et à la transition énergétique.
La journée de lancement a permis de renforcer leurs capacités à travers des sessions dédiées à l’utilisation des outils numériques de collecte de données, à la structuration des équipes opérationnelles ainsi qu’à la simulation des activités de terrain.
Cette approche contribue à la fois à renforcer l’efficacité du dispositif de sensibilisation et à promouvoir l’engagement citoyen des jeunes dans la lutte contre les changements climatiques.
Un partenariat au service des engagements climatiques de la RDC
La cérémonie de lancement a réuni les représentants du Gouvernement provincial du Haut-Katanga, du PNUD, du FONAREDD, des médias ainsi que l’ensemble des jeunes volontaires mobilisés pour la campagne.
Les différentes interventions ont souligné l’importance des actions de sensibilisation dans la réussite des programmes de transition énergétique et dans l’atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts.
Cette campagne s’inscrit dans la dynamique plus large des investissements soutenus par le FONAREDD pour accompagner la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+, des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) de la RDC ainsi que des engagements pris dans le cadre du partenariat entre la RDC et l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI).

À travers le programme Énergie Durable, le FONAREDD et ses partenaires démontrent que la lutte contre la déforestation ne repose pas uniquement sur la conservation des forêts, mais également sur la transformation progressive des modes de production et de consommation énergétique des populations.
Des résultats attendus au-delà de la sensibilisation
Prévue du 9 au 14 juin 2026, cette campagne constitue une étape préparatoire importante pour le déploiement à plus grande échelle des solutions de cuisson propre dans les centres urbains de la RDC.
Les résultats attendus dépassent la seule sensibilisation des ménages. Ils visent également à produire des données fiables sur les comportements énergétiques urbains, à renforcer l’adhésion des communautés aux initiatives de transition énergétique et à créer les conditions favorables à une adoption durable des technologies propres.
Un atelier de restitution prévu à l’issue de la campagne permettra de partager les enseignements tirés du terrain et d’orienter les prochaines interventions du programme.
Par cette initiative, le FONAREDD confirme son rôle de plateforme nationale de financement des investissements climatiques et de catalyseur des actions contribuant simultanément à la réduction de la déforestation, à l’amélioration des conditions de vie des populations et à la transition vers une économie plus verte et plus résiliente.

Kinshasa accueille un atelier stratégique sur l’évaluation environnementale et sociale du secteur minier

Kinshasa, 5 juin 2026 – Le Fonds National REDD+ (FONAREDD), en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, a pris part à l’atelier de restitution intermédiaire des études documentaires de l’Évaluation Stratégique Environnementale et Sociale (ESES) du secteur minier en République Démocratique du Congo (RDC), organisé dans le cadre du projet DISM II.
Tenu les 4 et 5 juin 2026 à l’Hôtel Pullman de Kinshasa, cet atelier a réuni 32 participants issus des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, de la société civile, ainsi que des experts nationaux et internationaux.

Cette activité s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer l’intégration des considérations environnementales et sociales dans les politiques publiques et les investissements du secteur minier, dans un contexte où la RDC cherche à concilier valorisation de ses ressources naturelles, préservation des écosystèmes forestiers et développement durable.
Un processus participatif pour une gouvernance minière améliorée
L’objectif principal de cette rencontre était de présenter et de discuter les résultats de cinq études documentaires portant sur les enjeux environnementaux et sociaux du secteur minier, en vue d’améliorer leur qualité avant finalisation.
Ces travaux ont permis de mettre en lumière les défis majeurs liés à l’exploitation minière en RDC, notamment :
– Les études ont également mis en évidence la nécessité d’une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux dès la phase de conception des politiques et projets miniers afin de prévenir les risques et renforcer leur durabilité.
Des analyses approfondies pour orienter les réformes
Les différentes présentations ont couvert des thématiques clés, parmi lesquelles :
Ces analyses ont notamment mis en évidence la nécessité d’une meilleure harmonisation entre les cadres réglementaires minier, forestier et foncier, ainsi que l’importance de renforcer les mécanismes de contrôle et de transparence.

Les participants ont également souligné l’importance d’améliorer la coordination institutionnelle entre les différents acteurs concernés afin de favoriser une gestion plus cohérente des ressources naturelles et de limiter les risques de conflits liés à l’utilisation des terres.
Un dialogue multi-acteurs au cœur de la démarche REDD+
Les échanges ont donné lieu à des contributions constructives des participants, qui ont formulé des recommandations visant à :
Cette démarche participative reflète la volonté des parties prenantes de construire une vision commune du développement minier en RDC, fondée sur la transparence, la responsabilité environnementale et la prise en compte des intérêts des communautés concernées.

En tant que partenaire engagé dans la lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts, le FONAREDD a salué la qualité du dialogue et la mobilisation des parties prenantes autour des enjeux environnementaux et sociaux du secteur extractif.
À travers son appui au projet DISM II, le FONAREDD contribue à promouvoir une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux dans les secteurs susceptibles d’exercer une pression sur les ressources forestières. Cette approche vise à renforcer la cohérence entre les politiques sectorielles, les objectifs de développement durable et les engagements climatiques de la RDC.
À propos du projet Normes (DISM II)
Le projet « Normes » (DISM II) de renforcement de la gouvernance environnementale et sociale dans le secteur extractif est financé par le Fonds National REDD+ de la République Démocratique du Congo (FONAREDD) sur ressources de l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), pour un montant total de 6 millions USD.
Mis en œuvre par la GIZ (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit) pour le compte du Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD), en partenariat avec l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE), le projet est exécuté sur une période de quatre ans, du 21 mai 2025 au 20 mai 2029.
L’objectif du projet est de renforcer la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux dans le développement des secteurs extractifs, notamment les mines et les hydrocarbures, afin de réduire leurs impacts sur les forêts, les écosystèmes et les communautés locales tout en favorisant une croissance économique durable.
À cette fin, le projet appuie la réalisation d’Évaluations Stratégiques Environnementales et Sociales (ESES), l’élaboration de normes et de guides de bonnes pratiques intégrant les principes de la REDD+, le renforcement des capacités institutionnelles ainsi que la promotion du dialogue entre les administrations publiques, le secteur privé et la société civile.
Le projet accompagne également la modernisation des outils de gestion environnementale à travers le développement d’une plateforme numérique destinée à l’Agence Congolaise de l’Environnement, afin d’améliorer l’instruction des dossiers environnementaux, le suivi des procédures et le partage des informations entre les différentes parties prenantes.
À travers ces interventions, le projet contribue à renforcer la gouvernance environnementale et sociale du secteur extractif en RDC et à promouvoir une meilleure articulation entre exploitation des ressources naturelles, préservation des forêts et développement durable.
Vers la finalisation des rapports ESES
À l’issue de l’atelier, les participants se sont engagés à transmettre leurs observations complémentaires afin d’enrichir les rapports finaux, dont la publication est attendue dans les prochains jours.
Ces travaux constituent une étape essentielle dans l’amélioration de la gouvernance environnementale et sociale du secteur minier en RDC, en cohérence avec les objectifs de la stratégie nationale REDD+ et les engagements du pays en matière de développement durable.
Les conclusions de l’ESES devraient ainsi contribuer à orienter les futures réformes et à renforcer l’intégration des considérations environnementales et sociales dans les processus de décision liés au développement du secteur minier congolais.

Kinshasa : Les acteurs du secteur bois-énergie mobilisés pour une transition énergétique durable en RDC

Kinshasa, le 26 mai 2026 – Le Fonds National REDD (FONAREDD) a pris part à la première Journée Porte Ouverte consacrée à la problématique du bois-énergie en République Démocratique du Congo, organisée par la Direction des Technologies de l’Énergie-Bois (DTEB) du Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), avec l’appui de la Coopération allemande (GIZ/ChaBoDu).
Placée sous le patronage de Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, cette rencontre a réuni 68 participants issus de 51 structures représentant les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, le secteur privé, le monde académique ainsi que les médias.
Un enjeu stratégique pour la préservation des forêts et le climat
En République Démocratique du Congo, plus de 95 % de la consommation énergétique des ménages repose sur le bois-énergie, dont une part importante est produite et consommée selon des modes non durables. Cette situation exerce une pression croissante sur les ressources forestières, contribue à la déforestation et à la dégradation des forêts, tout en compromettant les efforts nationaux de lutte contre le changement climatique.
Conscient de cet enjeu, le Gouvernement de la RDC et ses partenaires ont inscrit la question du bois-énergie parmi les priorités stratégiques de la Lettre d’Intention signée avec l’Initiative CAFI. Celle-ci vise notamment à réduire de 50 % la dépendance au bois-énergie issu de sources non durables dans les grands centres urbains du pays, à travers la promotion d’alternatives énergétiques accessibles, le développement de chaînes d’approvisionnement durables et l’amélioration de l’efficacité énergétique.
C’est dans cette perspective que cette journée Porte Ouverte visait à renforcer le dialogue entre les différents acteurs du secteur , à promouvoir une vision commune en faveur d’un approvisionnement durable et à identifier des solutions concrètes pour une transition énergétique durable.
Une plateforme d’échange pour des solutions innovantes
Les échanges ont permis de dresser un état des lieux des initiatives actuellement mises en œuvre dans le secteur du bois-énergie et d’identifier les principales contraintes auxquelles font face les acteurs.
Les participants ont notamment examiné :
• La cartographie des initiatives en cours dans le secteur du bois-énergie ;
• Le bilan de la feuille de route nationale pour un approvisionnement durable ;
• Les perspectives de développement des alternatives énergétiques, notamment le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et les énergies renouvelables ;
• La diffusion des foyers améliorés ;
• Les techniques innovantes de production de briquettes et autres combustibles alternatifs.
Une démonstration pratique de fabrication de briquettes ainsi que la distribution d’un guide opérationnel sur la carbonisation améliorée ont permis de renforcer l’appropriation des solutions présentées par les participants.
Une contribution active du FONAREDD
Le FONAREDD a activement contribué aux travaux en présentant les orientations stratégiques de la Lettre d’Intention de l’Initiative CAFI-RDC relatives à la réduction de l’utilisation non durable du bois-énergie dans les principales agglomérations du pays.
Cette intervention a permis de mettre en lumière les investissements et réformes envisagés pour accompagner la transition énergétique, tout en recueillant les contributions des parties prenantes sur les mécanismes les plus efficaces pour réduire la pression exercée sur les ressources forestières.
Les échanges ont également mis en évidence l’importance d’une approche intégrée associant politiques publiques, innovations technologiques, investissements durables et sensibilisation des populations afin d’atteindre les objectifs nationaux en matière de climat et de développement durable.
Une contribution aux engagements climatiques de la RDC
Les réflexions issues de cette rencontre s’inscrivent pleinement dans les efforts déployés par la RDC pour mettre en œuvre ses Contributions Déterminées au niveau National (CDN), sa Stratégie-Cadre Nationale REDD+ ainsi que les engagements pris dans le cadre du partenariat entre la RDC et l’Initiative CAFI.
Les recommandations formulées devraient contribuer à orienter les futures interventions publiques et les investissements des partenaires en faveur d’un approvisionnement durable en bois-énergie, particulièrement dans les grands centres urbains où la demande énergétique continue de croître.
Vers une action concertée et durable
Les travaux se sont conclus par l’adoption d’un communiqué final, réaffirmant l’urgence d’une action collective pour :
• Promouvoir des pratiques durables dans la production et l’utilisation du bois-énergie ;
• Renforcer la gouvernance du secteur ;
• Soutenir le développement d’alternatives énergétiques propres et accessibles ;
• Accélérer la transition vers un modèle énergétique propres , accessibles, plus résilient et respectueux de l’environnement.
Comme l’a souligné la Secrétaire Générale à l’Environnement :« Ensemble, nous pouvons transformer ce défi en opportunité, en conciliant développement, préservation de l’environnement et amélioration des conditions de vie de nos populations. »
Un engagement renouvelé pour la transition énergétique
À travers sa participation à cette première Journée Porte Ouverte,, le FONAREDD réaffirme son engagement à soutenir les efforts du Gouvernement congolais et de ses partenaires pour réduire la pression sur les forêts, promouvoir des solutions énergétiques durables et contribuer à l’atteinte des objectifs climatiques nationaux.
Cette dynamique collective constitue une étape importante vers la construction d’un modèle énergétique plus inclusif, résilient et respectueux de l’environnement, au bénéfice des populations congolaises et des générations futures.

COPIL Politique du FONAREDD : des performances record, mais des défis à relever pour accélérer l’impact des investissements climatiques

Kinshasa, 04 juin 2026 – Réuni sous la présidence de Son Excellence Monsieur Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, Ministre des Finances et Président du Comité de Pilotage (COPIL) du FONAREDD, le COPIL Politique a examiné les performances du Fonds à fin 2025 ainsi que les perspectives de mise en œuvre du partenariat RDC-CAFI. Les échanges ont mis en évidence une année marquée par une forte accélération des investissements, des résultats encourageants sur le terrain et des avancées significatives dans la mise en œuvre des réformes, tout en soulignant plusieurs défis qui continuent de peser sur le rythme d’exécution des programmes.
Une année 2025 marquée par une montée en puissance du portefeuille

Les chiffres présentés par le Secrétariat Exécutif traduisent une accélération sans précédent des investissements climatiques soutenus par le FONAREDD.
À fin 2025, le portefeuille comptait 36 programmes approuvés, dont 23 actifs et 13 clôturés. Huit nouveaux programmes ont été approuvés au cours de l’année pour un montant de 181,9 millions USD, tandis que les décaissements annuels ont atteint près de 110 millions USD.
Cette dynamique marque une étape importante dans l’évolution du mécanisme et témoigne d’une accélération notable de la programmation des investissements climatiques en RDC.
Présentant le rapport annuel consolidé 2025, le Professeur Faustin Boyemba Bosela, Secrétaire Exécutif National Adjoint du FONAREDD, a souligné l’ampleur des progrès réalisés :
« Les performances enregistrées en 2025 traduisent une véritable montée en puissance du FONAREDD. Cette année, le Fonds a approuvé près de 182 millions USD de nouveaux investissements, soit un volume équivalent à celui engagé au cours des cinq années précédentes. Cette dynamique se reflète également dans l’accélération des réformes, la progression des jalons de la LOI-2, l’amélioration des résultats sur le terrain et l’augmentation continue du nombre de bénéficiaires. »
Le portefeuille cumule désormais 635,9 millions USD engagés, plus de 403 millions USD mobilisés et près de 388 millions USD transférés aux organismes de mise en œuvre.
Des résultats concrets pour les populations et les territoires
Les investissements soutenus par le FONAREDD continuent de produire des effets visibles dans plusieurs secteurs stratégiques.
Plus de 218 000 foyers améliorés ont été distribués à travers le pays, plus de 606 000 hectares de concessions forestières des communautés locales ont été sécurisés, plus de 26 000 hectares d’agroforesterie ont été développés et près de 923 000 bénéficiaires directs ont été touchés par les interventions du portefeuille.
Les actions financées contribuent également aux engagements climatiques de la RDC. Les résultats présentés montrent que les investissements soutenus par le Fonds permettent déjà d’atteindre près de 39 % de l’objectif national d’évitement de la déforestation fixé à l’horizon 2030.
Saluant ces avancées, le représentant de la Présidence de la République a rappelé l’importance stratégique des enjeux environnementaux pour le pays :
« Le Chef de l’État attache une importance particulière aux questions climatiques et environnementales. La montée en puissance du FONAREDD constitue un signal encourageant, mais les défis restent considérables. Nous devons poursuivre les efforts engagés afin que la RDC puisse valoriser son rôle stratégique dans la préservation des forêts du Bassin du Congo tout en transformant cet engagement en opportunités concrètes de développement pour sa population. »
Les retards de décaissement continuent de peser sur l’exécution des programmes
Au-delà des performances enregistrées, plusieurs intervenants ont attiré l’attention sur les délais qui subsistent entre l’approbation des programmes, le transfert des ressources financières et le démarrage effectif des activités sur le terrain.

La Ministre des Affaires foncières, Madame O’Neige N’Sele Mimpa, a notamment évoqué les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités de la CONAREF. Elle a souligné que les retards observés dans le décaissement des fonds risquent d’affecter les délais d’exécution des activités et la synchronisation des actions entre les différentes parties prenantes intervenant de manière complémentaire dans la réforme foncière.
Cette préoccupation rejoint les analyses du Secrétariat Exécutif du FONAREDD.

Le Professeur Faustin Boyemba Bosela a rappelé que la question des capacités d’absorption doit être appréciée sur l’ensemble de la chaîne de mise en œuvre :
« Lorsqu’on analyse les délais d’exécution, il apparaît qu’il s’écoule en moyenne six mois entre l’approbation d’un programme et le premier décaissement. À cela s’ajoutent plusieurs mois avant le démarrage effectif des activités. Ces délais sont souvent liés aux conditionnalités, aux procédures administratives entre agences d’exécution et mécanismes fiduciaires ainsi qu’aux différents processus de validation. »
Le Secrétariat Exécutif a ainsi plaidé pour une réduction des délais entre les approbations, les décaissements et le démarrage effectif des programmes afin d’améliorer davantage l’efficacité des investissements.
Identifier les blocages pour accélérer les résultats
Les débats ont également porté sur les contraintes qui ralentissent encore certains programmes.

Intervenant au nom du Gouvernement, le Ministre d’État, Ministre de l’Aménagement du Territoire, Jean-Lucien Busa, a salué les résultats obtenus tout en appelant à une analyse lucide des difficultés rencontrées :
« Les résultats présentés démontrent que des progrès importants ont été réalisés. Toutefois, nous devons avoir le courage d’identifier les blocages qui ralentissent la mise en œuvre de certains programmes et d’y apporter des solutions adaptées. Notre responsabilité collective est de lever ces contraintes afin d’accélérer les investissements et de maximiser leur impact au bénéfice des populations et des territoires. »
Le Ministre a notamment insisté sur la nécessité de tirer les enseignements des interruptions de programmation observées ces dernières années afin de préserver la dynamique actuelle d’investissement.
En réponse aux préoccupations soulevées sur les retards de programmation et de décaissement, le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD, Bavon N’Sa Mputu Elima, a rappelé que l’analyse des blocages doit prendre en compte le fonctionnement de l’ensemble du dispositif de gouvernance du Fonds.

« Le Secrétariat Exécutif n’est pas une structure de décision. Il agit au sein d’un système de gouvernance comprenant notamment le Comité de Revue des Programmes, le COPIL Technique et le COPIL Politique. Pour parler des délais de décaissement ou de programmation, il faut également tenir compte du rôle de ces différentes instances ainsi que des mécanismes de validation impliquant les partenaires. »
Le SEN a également souligné que les propositions de programmation soumises dans le cadre du partenariat RDC-CAFI résultent d’un processus concerté entre les parties prenantes et que certaines étapes nécessitent l’obtention de non-objections ou d’avis préalables pouvant influencer le calendrier global de mise en œuvre.
Cette mise en perspective a permis aux participants de souligner que l’amélioration des performances du portefeuille passe non seulement par un renforcement des capacités opérationnelles, mais également par une plus grande fluidité des mécanismes de coordination et de prise de décision entre les différentes instances de gouvernance du partenariat.
Réformes, jalons et qualité des données : des enjeux stratégiques pour la suite du partenariat
La question des réformes soutenues par la deuxième Lettre d’Intention RDC-CAFI a également occupé une place importante dans les échanges.
Les résultats présentés montrent que 25 % des jalons prévus entre 2021 et 2025 sont déjà atteints, tandis que 56 % sont en cours de réalisation. Ces avancées concernent notamment plusieurs réformes structurantes dans les secteurs foncier, forestier et de l’aménagement du territoire.
Le Conseiller principal Climat de la Primature a rappelé l’importance de maintenir une attention particulière sur le suivi des jalons ainsi que sur la robustesse des données utilisées pour mesurer les progrès réalisés, notamment en matière de suivi du couvert forestier national.
Dans un contexte où plusieurs réformes entrent dans une phase décisive de mise en œuvre, la qualité des données et la crédibilité des systèmes de suivi apparaissent comme des éléments déterminants pour orienter les décisions futures.
Transformer les performances en impact durable
Les discussions du COPIL Politique ont confirmé que le principal défi du FONAREDD ne réside plus uniquement dans la mobilisation des financements, mais également dans leur transformation rapide en résultats durables sur le terrain.
La réduction des délais de décaissement, le renforcement de la coordination entre les acteurs, la levée des blocages opérationnels et l’accélération de la mise en œuvre des réformes apparaissent désormais comme des conditions essentielles pour consolider les acquis enregistrés et maximiser l’impact des investissements climatiques au bénéfice des populations congolaises.
À travers les échanges du COPIL, une conviction a largement émergé : les performances réalisées au cours de l’année 2025 constituent une base solide pour l’avenir. La prochaine étape consistera à transformer cette dynamique d’investissement en changements structurels durables capables d’accélérer simultanément le développement des territoires, la préservation des forêts et la résilience climatique de la République Démocratique du Congo.
