Isiro : le FONAREDD accompagne la validation du Plan Directeur GPL et met en perspective les conditions d’une transition durable hors du bois-énergie

    Isiro, Haut-Uélé, 21 juillet 2026 – Le déploiement des Plans Directeurs du Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) s’est poursuivi les 20 et 21 juillet 2026 avec une nouvelle séquence d’ateliers de validation, notamment à Isiro et Kisangani. À Isiro, les travaux ont permis de valider le Plan Directeur GPL de la ville, tout en mettant en évidence les conditions économiques, logistiques, institutionnelles et sociales nécessaires pour faire du GPL une véritable alternative au bois-énergie.

     

    Cette étape s’inscrit dans la continuité du processus engagé avec le Plan Directeur GPL de Kinshasa, validé en 2022, puis étendu à six autres villes grâce aux ressources additionnelles mobilisées par le FONAREDD : Lubumbashi, Kananga, Mbujimayi, Kalemie, Kisangani et Isiro. Au-delà de la production de documents de planification, l’objectif est de créer progressivement les conditions permettant de substituer une partie de la consommation de charbon de bois et de bois de chauffe par des solutions énergétiques plus propres.

     

    Organisé dans le cadre du Programme de consommation durable et de substitution au bois-énergie, l’atelier d’Isiro a réuni une quarantaine de participants issus notamment des administrations sectorielles, du secteur privé, de la société civile, du PNUD, du FONAREDD et du Secrétariat Général aux Hydrocarbures. Le Plan Directeur a été validé par les parties prenantes du Haut-Uélé, sous réserve de l’intégration des amendements et recommandations formulés au cours des travaux.

     

    Du Plan Directeur à la construction d’un véritable marché du GPL

     

    L’un des principaux enseignements de l’étape d’Isiro est que la transition vers le GPL ne peut être envisagée uniquement sous l’angle de la disponibilité d’une nouvelle source d’énergie. Elle suppose la construction d’une chaîne de valeur capable d’acheminer le produit jusqu’aux ménages dans des conditions économiquement soutenables.

     

    Le Plan Directeur analyse ainsi le potentiel du marché, les voies d’approvisionnement, les infrastructures de stockage et de distribution, le prix du GPL et la capacité des ménages à y accéder. Il examine également les scénarios d’évolution de la demande, les investissements nécessaires jusqu’en 2040, les mécanismes de financement, les réformes réglementaires ainsi que les impacts socio-économiques et environnementaux attendus. Un dispositif de suivi basé notamment sur des indicateurs de performance doit permettre d’ajuster progressivement le déploiement de la filière.

     

    Accessibilité et approvisionnement : deux conditions déterminantes

     

    Les discussions ont fait ressortir un enjeu central : pour contribuer effectivement à la réduction de la consommation du bois-énergie, le GPL devra être disponible, accessible et compétitif pour les ménages.

     

    Cette problématique est particulièrement importante à Isiro, où l’approvisionnement reste contraint par l’absence d’un centre emplisseur local. En attendant la mise en place de cette infrastructure, les participants ont recommandé d’examiner des circuits alternatifs d’approvisionnement, mais aussi d’envisager la réduction ou la suspension temporaire de certaines taxes liées au transport du GPL et de ses équipements.

     

    Les échanges ont également souligné la nécessité de clarifier les mécanismes de soutien aux ménages, en distinguant les subventions directes des incitations fiscales et en appréciant leur faisabilité dans le contexte congolais.

    Ces recommandations posent une question essentielle : dans quelles conditions le GPL pourra-t-il devenir suffisamment compétitif pour provoquer un changement durable des habitudes de cuisson ? Pour les participants, l’accessibilité économique constitue précisément l’une des conditions permettant à cette énergie de contribuer réellement à la réduction de la pression sur les forêts.

     

    Réduire le bois-énergie tout en accompagnant les économies locales

     

    L’étape d’Isiro a également mis en évidence la dimension sociale de la transition énergétique. Le bois-énergie constitue aujourd’hui une source de revenus pour une partie des populations ; sa substitution progressive ne peut donc être pensée uniquement comme un changement de combustible.

     

    Les participants ont recommandé de prévoir des solutions alternatives pour les ménages et acteurs économiques dépendant de la filière bois-énergie, notamment à travers le microcrédit et le développement d’activités génératrices de revenus. Ils ont également demandé d’approfondir l’analyse des impacts du Plan Directeur sur l’emploi local.

     

    Cette orientation rappelle qu’une transition énergétique durable devra être à la fois environnementale, économique et sociale : réduire la pression sur les forêts tout en créant de nouvelles opportunités pour les populations affectées par la transformation des modes de consommation énergétique.

     

    Pour le FONAREDD, l’énergie propre est aussi un levier de préservation des forêts

     

    Représentant le Secrétariat Exécutif du FONAREDD à l’atelier, M. José Mokbondo Lihesa, Officier de Programme au FONAREDD, a replacé la validation du Plan Directeur GPL d’Isiro dans la trajectoire du Programme Énergie Durable, lancé en 2018 pour contribuer à réduire la dépendance au bois-énergie, l’une des principales causes de la déforestation et des émissions de gaz à effet de serre.

     

    Il a rappelé que cette ambition repose notamment sur l’adoption de solutions de cuisson propres, le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire ainsi que le développement d’un marché local viable et inclusif.

     

    « Depuis son lancement en 2018, ce programme d’Énergie durable poursuit une vision claire : promouvoir une transition énergétique durable en réduisant la dépendance au bois-énergie, l’une des principales causes de la déforestation et d’émissions de gaz à effet de serre. »

     

    À Isiro, cette approche prend une dimension particulière en raison des possibilités de complémentarité avec d’autres investissements en faveur de la protection des forêts et du développement local. José Mokbondo Lihesa a notamment rappelé la mise en œuvre du PIREDD Haut-Uélé, financé par la KOICA et mis en œuvre par le PNUD, mettant ainsi en perspective les interventions consacrées à l’énergie avec celles portant plus largement sur la réduction de la déforestation.

     

    Le Gouvernement provincial a également souligné cet enjeu. Le Gouverneur du Haut-Uélé, Jean Bakomito, représenté par le Ministre provincial des Hydrocarbures, Jean Fiston Batokobese, a présenté la validation du Plan Directeur comme une étape importante des efforts engagés par la RDC et ses partenaires dans la lutte contre la déforestation et le réchauffement climatique.

     

    Des Plans Directeurs à la mise en œuvre

     

    Avec Isiro, la démarche engagée depuis la validation du premier Plan Directeur GPL de Kinshasa en 2022 poursuit son extension territoriale. Les ressources additionnelles mobilisées par le FONAREDD/CAFI ont permis d’élaborer des Plans Directeurs pour Lubumbashi, Kananga, Mbujimayi, Kalemie, Kisangani et Isiro, constituant progressivement un ensemble de feuilles de route adaptées aux réalités de chaque territoire.

     

    La séquence de validations des 20 et 21 juillet, notamment à Isiro et Kisangani, déplace désormais l’enjeu de la planification vers la mise en œuvre. Il s’agit de mobiliser les investissements, développer les infrastructures de stockage et de distribution, sécuriser les circuits d’approvisionnement, créer un environnement réglementaire et fiscal favorable et accompagner les ménages dans l’adoption du GPL.

     

    À Isiro, la prochaine étape consistera à intégrer les amendements et recommandations formulés par les parties prenantes avant la remise officielle de la version consolidée du Plan Directeur.

     

    À travers cet accompagnement, le FONAREDD poursuit une approche dans laquelle la transition énergétique devient un instrument de lutte contre la déforestation : faire en sorte que les alternatives au bois-énergie soient disponibles, accessibles, économiquement viables et socialement porteuses d’opportunités.

     

    Aménagement du territoire : le FONAREDD met en lumière les avancées des réformes soutenues par le partenariat CAFI-RDC

    À Kinshasa, le FONAREDD présente les principaux résultats des réformes de l’aménagement du territoire et réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance territoriale durable.

     

    À l’occasion de l’Atelier national sur l’aménagement intégré du territoire national, organisé à Kinshasa, 5 août 2026 , le Fonds National REDD de la République Démocratique du Congo (FONAREDD) a présenté les principales avancées des réformes soutenues par le partenariat entre la République démocratique du Congo et l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI) dans le secteur de l’aménagement du territoire. Cette intervention a permis de mettre en lumière les résultats déjà obtenus, les réformes engagées ainsi que les perspectives destinées à renforcer une gouvernance territoriale durable au service du développement du pays.

     

    Organisé dans le cadre de la mise en œuvre de la loi relative à l’aménagement du territoire, cet atelier a réuni les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les représentants de la société civile ainsi que le monde académique autour d’une vision commune : promouvoir une planification spatiale intégrée, prévenir les conflits d’affectation des terres et favoriser des investissements durables sur l’ensemble du territoire national.

     

    Le FONAREDD, un acteur clé des réformes territoriales

     

     

     

    Au cours des travaux, le Secrétariat Exécutif National du FONAREDD a présenté les contributions des partenaires techniques et financiers au pilier « Aménagement du Territoire », identifié comme l’un des secteurs prioritaires de la stratégie nationale REDD+.

    En tant que mécanisme national de financement de la REDD+, le FONAREDD joue un rôle stratégique dans la mobilisation des ressources et l’accompagnement des réformes structurelles visant à lutter contre la déforestation, améliorer la gouvernance des ressources naturelles et à promouvoir un développement résilient face aux changements climatiques. Cette contribution s’inscrit dans une approche intégrée où les réformes institutionnelles constituent un levier essentiel de la gestion durable des territoires.

     

    Le partenariat CAFI-RDC au service d’une gestion durable des territoires

     

    La présentation a rappelé le caractère stratégique du partenariat entre la République Démocratique du Congo et l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), qui mobilise l’appui de plusieurs partenaires internationaux afin d’accompagner les réformes dans les secteurs identifiés comme moteurs de la déforestation.

     

    Depuis la signature de la première Lettre d’Intention en 2016, puis de la seconde en 2022, ce partenariat soutient les réformes engagées dans les domaines de l’agriculture, des forêts, de l’énergie, du foncier, des mines, de la gouvernance et de l’aménagement du territoire, contribuant ainsi à la mise en œuvre des engagements nationaux en matière de développement durable et de lutte contre les changements climatiques.

     

    Le PARAT, socle des réformes de l’aménagement du territoire

     

    Parmi les initiatives soutenues par le partenariat CAFI-RDC figure le Programme d’Appui à la Réforme de l’Aménagement du Territoire (PARAT), exécuté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) avec un financement de 8 millions de dollars américains.

     

    Présenté comme le principal programme ayant posé les bases institutionnelles et techniques de la réforme, le PARAT a permis au Gouvernement de disposer des principaux outils nécessaires à la planification territoriale.

     

    Ses réalisations comprennent notamment :

     

    • – L’élaboration de la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire ;
    • – La création de l’Office National d’Aménagement du Territoire (ONAT) ;
    • – Le développement des guides méthodologiques des outils de planification territoriale ;
    • – La réalisation d’études stratégiques sur le potentiel agricole et le capital forestier ;
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    • L’ accompagnement des processus d’aménagement du territoire dans plusieurs provinces à travers les les Programmes Intégrés REDD+ (PIREDD).
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    Le PAAJ consolide les réformes institutionnelles

     

    Le FONAREDD a également mis en exergue les résultats du Programme d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ), conçu pour accompagner l’administration publique dans la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du partenariat CAFI-RDC.

     

    Grâce à ce programme, plusieurs avancées institutionnelles majeures ont été enregistrées, notamment :

     

    • – La mise en place du Conseil National d’Aménagement du Territoire (CNAT) ;
    • – L’installation des Conseils Provinciaux et Locaux d’Aménagement du Territoire (CPAT et CLAT) ;
    • – Le renforcement des mécanismes de gouvernance territoriale à l’échelle nationale et locale.

     

    D’autres actions demeurent en cours, parmi lesquelles l’élaboration de l’Annuaire National des Ressources Naturelles, le règlement des conflits d’affectation des terres et lerenforcement de la transparence dans l’attribution des espaces destinés aux activités agricoles, minières, forestières et pétrolières. 

     

    Les PIREDD traduisent les réformes sur le terrain

     

    Au-delà des réformes nationales, le partenariat CAFI-RDC appuie également la mise en œuvre des Programmes Intégrés REDD+ (PIREDD) dans plusieurs provinces du pays qui assurent l’ancrage territorial des politiques publiques.

     

    Les données présentées par le FONAREDD témoignent de cette dynamique :

     

    • – Cinq (5) Plans Provinciaux d’Aménagement du Territoire (PPAT) élaborés ;
    • – Dix-sept (17) Plans Locaux d’Aménagement du Territoire (PLAT) réalisés ;
    • – Mille Trente et un (1 031) Plans Simples d’Aménagement du Territoire (PSAT) ont déjà été élaborés, représentant plus de la moitié de la cible finale.

     

    Ces outils contribuent à une meilleure organisation de l’espace, à la réduction des conflits d’usage des terres et à une gestion plus durable des ressources naturelles au bénéfice des communautés locales.

     

    Vers une meilleure intégration des politiques sectorielles

     

    Les échanges de l’atelier ont souligné que  l’aménagement du territoire constitue aujourd’hui un instrument fédérateur des politiques publiques. Dans un contexte marqué par la coexistence de nombreuses activités économiques, la planification spatiale apparaît comme un comme un levier essentiel pour assurer la cohérence des interventions publiques et optimiser la gestion des ressources naturelles.

     

    Les participants ont ainsi appelé au renforcement des mécanismes d’arbitrage intersectoriel, à la poursuite des réformes engagées et à la mobilisation de de nouveaux financements destinés à accélérer l’élaboration et à la mise en œuvre des outils de planification prévus par la loi.

     

    Le FONAREDD réaffirme son engagement en faveur des réformes structurantes

     

    À travers cette participation, le FONAREDD réaffirme son rôle de mécanisme national de financement des réformes structurantes en matière de gouvernance environnementale. En accompagnant le Gouvernement dans la mise en œuvre des réformes liées à l’aménagement du territoire, le partenariat CAFI-RDC contribue à créer les conditions d’une gestion plus cohérente des espaces, à réduire durablement les conflits d’usage des terres et à renforcer la préservation des forêts au bénéfice des générations présentes et futures.

     

    En accompagnant le Gouvernement dans la mise en œuvre des réformes liées à l’aménagement du territoire, le partenariat CAFI-RDC contribue à créer les conditions d’une gestion plus cohérente des espaces, à réduire durablement les conflits d’usage des terres et à renforcer la préservation des forêts au bénéfice des générations présentes et futures.

    Les conclusions de cet atelier alimenteront la feuille de route nationale visant à consolider la gouvernance territoriale et à promouvoir un développement inclusif, résilient et durable en République démocratique du Congo.

     

    Mission de suivi du PSFD dans le Kwilu : le FONAREDD constate des avancées significatives et prépare la deuxième phase du programme

    Des plantations qui se développent, des pépinières qui se renforcent et des producteurs déjà tournés vers de nouvelles opportunités économiques. C’est le constat dressé par le Fonds National REDD de la République démocratique du Congo (FONAREDD) à l’issue d’une mission de suivi conduite du 24 au 29 juillet 2026 dans la province du Kwilu. Réalisée avec le Secrétariat de CAFI, l’Agence française de développement (AFD) et les équipes du Programme d’appui à la mise en valeur des Savanes et Forêts Dégradées (PSFD), cette mission a permis non seulement de mesurer les progrès réalisés sur le terrain, mais aussi d’identifier les ajustements nécessaires pour consolider les acquis et préparer efficacement la prochaine phase du programme.

     

    Une mission stratégique dans un contexte décisif pour le partenariat RDC–CAFI

     

    Conduite dans les territoires de Gungu, Idiofa et Bulungu, cette mission a permis au FONAREDD et à ses partenaires d’évaluer l’état d’avancement des activités mises en œuvre dans le cadre du PSFD, de mesurer les résultats obtenus et d’identifier les priorités qui orienteront la deuxième phase du programme.

     

            

     

    Présent tout au long de la mission, le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD a rappelé que le secteur agricole demeure, selon le Consensus national sur les moteurs de la déforestation, le principal facteur de perte du couvert forestier en République démocratique du Congo. À ce titre, les résultats enregistrés dans le Kwilu revêtent une importance particulière, car ils démontrent qu’il est possible de promouvoir un développement agricole capable d’améliorer les conditions de vie des populations tout en réduisant les pressions exercées sur les forêts.

     

    Le Secrétaire Exécutif National a également souligné que cette mission intervient à un moment charnière pour le partenariat entre la RDC et l’Initiative CAFI. Après l’approbation du Rapport des performances du FONAREDD en 2025 par le COPIL politique et alors qu’une évaluation indépendante du Fonds est en cours, les enseignements tirés du terrain contribueront à alimenter les prochaines revues du partenariat ainsi que les discussions sur les futurs investissements REDD+.

     

    Des résultats qui confirment la pertinence de l’approche du programme

     

    Les observations réalisées sur les différents sites témoignent des progrès enregistrés depuis le lancement du PSFD et illustrent le potentiel des investissements en matière de restauration des paysages et de développement rural.

     

    À Katembo, les 110 hectares de plantations de palmiers à huile témoignent de la bonne évolution des plantations mises en place lors de la première phase du programme. Les producteurs ont par ailleurs exprimé leur intérêt pour le développement d’une filière café, signe d’une volonté de diversifier progressivement les activités économiques soutenues par le programme.

     

     

    À Kimbungu, les 254 hectares d’acacias associés aux cultures vivrières illustrent l’adoption progressive de systèmes agroforestiers durables. Les pratiques agroécologiques mises en œuvre, notamment l’enfouissement des résidus de récolte, contribuent à restaurer la fertilité des sols tout en améliorant durablement la productivité agricole. Elles démontrent qu’il est possible de concilier restauration des paysages, sécurité alimentaire et amélioration des revenus des ménages.

     

    Au village de Luano, les plantations de 170 hectares d’acacias et de 28 hectares d’avocatiers ouvrent également de nouvelles perspectives économiques pour les communautés rurales, tandis qu’à Idiofa, les progrès observés dans la production de plants et les techniques de multiplication végétative des arbres à chenilles (Pentaclethra macrophylla), développés en association avec le fumbwa (Gnetum africanum), renforcent les capacités locales de restauration des paysages.

     

    À l’issue des visites, le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD s’est déclaré globalement satisfait des résultats observés. Tout en reconnaissant que la mise en œuvre d’un programme d’une telle ampleur comporte inévitablement des défis, il a estimé que les progrès constatés sur le terrain confirment la pertinence des investissements réalisés et offrent une base solide pour la poursuite des interventions.

     

    Une deuxième phase construite sur les acquis de la première

     

     

    La mission a également permis d’apprécier les préparatifs engagés pour renforcer les interventions dans les prochains mois. Dans le territoire de Bulungu, plusieurs pépinières disposent déjà de milliers de plants destinés à l’aménagement de nouvelles superficies de restauration.

     

    À l’échelle du programme, le mécanisme Top-Up prévoit la mise en place de 1 450 hectares supplémentaires, dont 700 hectares dans la province du Kwilu. Cette montée en puissance traduit la volonté de capitaliser sur les acquis de la première phase et de concentrer les investissements sur des approches ayant déjà démontré leur efficacité. Elle témoigne également de la confiance des partenaires dans la capacité du programme à produire des impacts durables sur les paysages et les moyens de subsistance des populations rurales.

     

    Des communautés au cœur de la dynamique de restauration

     

     

    Les échanges avec les bénéficiaires ont confirmé l’intérêt des communautés pour les approches promues par le PSFD. À Kimbungu, plusieurs producteurs ont notamment souligné que les alliances productives renforcent leurs capacités techniques, favorisent l’adoption de pratiques agricoles plus durables et contribuent à l’amélioration de leurs revenus.

     

    Les communautés ont également salué la présence du FONAREDD, du Secrétariat de la CAFI et des partenaires sur le terrain. Cette proximité renforce le dialogue avec les bénéficiaires et permet de mieux adapter les interventions aux réalités locales, condition essentielle pour garantir la durabilité des investissements réalisés.

     

    Les enseignements du terrain au service des décisions nationales

     

    Au-delà des réalisations techniques, le Secrétaire Exécutif National a insisté sur le fait que les résultats observés dans le Kwilu devront nourrir les prochaines discussions avec les autorités nationales, notamment avec le ministère de l’Agriculture. L’objectif est de faire remonter les réalités du terrain afin que les politiques publiques et les futurs investissements tiennent davantage compte des besoins exprimés par les producteurs et des enseignements issus des programmes financés par le partenariat RDC-CAFI.

     

    Cette approche illustre la vocation du FONAREDD : non seulement financer des programmes, mais également capitaliser les expériences, accompagner les réformes sectorielles et renforcer le dialogue entre les acteurs nationaux et les communautés bénéficiaires.

     

    Restaurer les paysages pour transformer durablement les territoires

     

    Cette mission illustre l’importance du suivi de proximité dans la mise en œuvre des programmes financés par le FONAREDD. Au-delà de la vérification des réalisations physiques, elle constitue un véritable outil d’aide à la décision permettant d’identifier les bonnes pratiques, d’anticiper les difficultés et d’orienter les ajustements nécessaires avant le déploiement de la deuxième phase.

     

    En consolidant les acquis de la première phase et en préparant les futurs investissements, le FONAREDD entend s’appuyer sur les enseignements issus du terrain pour renforcer l’efficacité des programmes qu’il finance. La mission du Kwilu illustre ainsi la volonté du Fonds de faire des résultats obtenus auprès des communautés un levier d’amélioration continue, au service de la lutte contre la déforestation, de la restauration des paysages et du développement rural durable en République démocratique du Congo.

     

    Le FONAREDD accompagne une nouvelle étape de la Réforme foncière à travers le Comité de Pilotage du PARF 2

    La 11 session du COPIL valide les orientations stratégiques du second semestre 2026 en faveur de la mise en œuvre du Plan foncier national.

     

    Le Fonds National REDD de la République démocratique du Congo (FONAREDD) poursuit son accompagnement des réformes structurantes engagées par le Gouvernement en faveur d’une gouvernance foncière moderne, transparente et durable. Dans cette dynamique, le Programme d’Appui à la Réforme Foncière – Phase II (PARF 2) a tenu, le 29 juillet 2026 à Kinshasa, la 11ᵉ réunion du Comité de Pilotage (COPIL)sous la présidence de Son Excellence Madame la Ministre des Affaires Foncières.

     

    Financé par le FONAREDD et mis en œuvre avec l’appui d’ONU-Habitat, le PARF 2 constitue l’un des programmes clés soutenant la modernisation de la gouvernance foncière et la mise en œuvre des réformes indispensables à la gestion durable des terres et des ressources naturelles.

     

    Cette rencontre avait pour objectif d’examiner les progrès réalisés au cours du premier semestre 2026, de valider le rapport semestriel du programme et d’approuver les orientations stratégiques qui guideront les interventions du second semestre, en cohérence avec les priorités définies par le Gouvernement..

     

    Un bilan semestriel qui confirme les progrès du programme

     

    Les membres du Comité de Pilotage ont le niveau d’exécution des recommandations formulées lors de la précédente session, ainsi que des résultats de la retraite annuelle organisée en avril 2026.

     

    L’analyse du rapport semestriel a mis en évidence des avancées encourageantes dans la mise en œuvre du PARF 2, confirmant la pertinence des actions entreprises pour accompagner la réforme foncière nationale.

     

    À l’issue des échanges, le Comité a validé le rapport semestriel, témoignant de sa confiance dans la dynamique actuelle du programme et dans les résultats enregistrés.

     

    Le PARF 2 s’aligne davantage sur les priorités du Plan foncier national

     

    L’un des principaux points inscrits à l’ordre du jour concernait l’adaptation du Plan de Travail et Budget Semestriel (PTBS) afin de mieux intégrer les priorités stratégiques définies par le Gouvernement et reprises dans la feuille de route de Madame la Ministre des Affaires Foncières.

     

    Cette réorientation permettra d’accompagner plus efficacement la mise en œuvre du Plan foncier national, récemment validé en Conseil des ministres, en concentrant les interventions du programme sur des actions à fort impact.

     

    À cette fin, trois priorités ont été retenues :

     

    • – La numérisation systématique des dossiers et titres fonciers afin de garantir leur traçabilité et leur sécurisation ;
    • – Le renforcement des capacités des agents de l’administration foncière en matière de gestion et de conservation des archives numériques ;
    • – La construction d’infrastructures modernes dédiées à l’archivage et à la conservation des documents fonciers.

     

    Des investissements ciblés pour accélérer la modernisation de l’administration foncière

     

    Les participants ont souligné la nécessité de réaffecter certaines ressources du programme vers des activités présentant un impact plus important et à une meilleure visibilité.

     

     Cette approche vise à accélérer la modernisation de l’administration foncière grâce à la digitalisation des services, , au renforcement des compétences techniques et au développement d’infrastructures adaptées.

     

    À terme, ces investissements contribueront a améliorer la transparence des procédures, renforcer la sécurisation des droits fonciers et accroître la confiance des citoyens dans les institutions chargées de la gestion foncière. 

     

    Une meilleure coordination des partenaires pour maximiser les investissements

     

    Au cours de la session, Madame la Ministre des Affaires foncières a invité la Commission Nationale de Réforme Foncière (CONAREF) ainsi que le Secrétariat général aux Affaires foncières à établir  un état des lieux des investissements réalisés ou en cours par les partenaires techniques et financiers dans le secteur.

     

    Cette démarche vise à  renforcer la complémentarité des interventions, éviter les chevauchements et optimiser l’utilisation des ressources mobilisées au profit de la réforme foncière.

     

    Le Comité de Pilotage a également recommandé l’élaboration d’une cartographie des partenaires susceptibles d’accompagner la mise en œuvre du Plan foncier national.

     

    Le FONAREDD réaffirme son engagement renouvelé en faveur des réforme  structurantes

     

    À travers cette 11ᵉ session du Comité de Pilotage, le PARF 2 confirme son rôle de levier pour la mise en œuvre des priorités du Gouvernement en matière de gouvernance foncière.

     

    En soutenant ce programme FONAREDD réaffirme son engagement à accompagner les réformes structurantes qui contribuent à une gestion foncière plus moderne, plus transparente et plus efficace. Ces avancées participent directement au renforcement de la gouvernance des terres, un pilier essentiel de la gestion durable des ressources naturelles et de la réduction des facteurs de déforestation en République démocratique du Congo.

     

    Énergie durable : le FONAREDD soutient la validation de la Stratégie nationale de la cuisson propre en RDC

     

    Le FONAREDD, à travers le Programme Énergie Durable I mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), poursuit son accompagnement des réformes visant à promouvoir des solutions de cuisson propres en République démocratique du Congo. Réunis à Kinshasa, les principaux acteurs du secteur ont validé le document révisé de la Stratégie nationale de la cuisson propre, une étape déterminante pour accélérer la transition énergétique tout en réduisant la pression sur les ressources forestières.

     

    Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Énergie Durable I, financé par le Fonds National REDD+ de la République démocratique du Congo (FONAREDD), un atelier de présentation et de validation du document révisé de la Stratégie nationale de la cuisson propre s’est tenu le 28 juillet 2026 à Kinshasa. Organisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette rencontre a rassemblé les principales parties prenantes du secteur de l’énergie afin de consolider un cadre stratégique destiné à promouvoir l’accès à des solutions de cuisson plus propres, plus efficaces et plus durables. Le FONAREDD y était représenté par Jean-Philippe Nasha Bolingo, Officier de Suivi-évaluation.

     

    Une stratégie alignée sur les nouvelles priorités énergétiques du pays

     

     

    L’atelier a réuni 31 participants issus des administrations publiques, des entreprises publiques, du secteur privé, de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des médias. Les travaux ont porté sur la présentation de la version révisée de la Stratégie nationale de la cuisson propre, désormais alignée sur les récentes réformes engagées par le Gouvernement, notamment la Politique nationale de l’Énergie, le Compact énergétique national (Mission 300) et le nouveau cadre réglementaire relatif au Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL).

     

    Les experts du Stockholm Environment Institute (SEI) ont présenté les ajustements méthodologiques apportés au document, les scénarios actualisés de consommation énergétique à l’horizon 2040 ainsi que les projections environnementales issues du modèle LEAP, qui serviront de base à la planification des futures interventions dans le secteur de la cuisson propre.

     

    Des recommandations pour consolider le document stratégique

     

    Les participants ont procédé à un examen approfondi du document et formulé plusieurs recommandations destinées à renforcer sa qualité. Les échanges ont notamment porté sur la clarification des statistiques relatives à l’accès à la cuisson propre, l’ajustement du cadre de gouvernance aux dispositions légales en vigueur, la révision de certains domaines d’intervention, l’élargissement de la liste des acteurs clés ainsi que l’intégration d’un glossaire des principaux termes techniques.

     

    Les travaux ont également permis de présenter les acquis du Programme de Consommation Durable et de Substitution Partielle au Bois-Énergie, notamment les dix études de base réalisées sur les filières bois-énergie dans plusieurs localités du pays. La présentation du Compact énergétique national (Mission 300) a rappelé l’ambition de porter le taux d’accès à la cuisson propre à 30 % de la population d’ici 2030, une cible essentielle pour améliorer les conditions de vie des ménages tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

     

    Une étape importante pour la transition énergétique

     

    À l’issue des échanges, les parties prenantes ont validé le document révisé de la Stratégie nationale de la cuisson propre, sous réserve de l’intégration des observations formulées. Le document sera ensuite transmis au Gouvernement, par l’intermédiaire du Secrétariat Général aux Ressources Hydrauliques et Électricité, en vue de son adoption officielle.

     

     

    Pour le FONAREDD, cette validation constitue une avancée importante dans la mise en place d’un cadre stratégique favorisant le déploiement de technologies de cuisson propres, capables de réduire durablement la consommation de bois-énergie, de préserver les ressources forestières et de contribuer aux engagements climatiques de la République démocratique du Congo.

     

    À propos du Programme Énergie Durable I

     

    Le Programme Énergie Durable I – Consommation durable et substitution partielle au bois-énergie est financé par le Fonds National REDD+ de la République démocratique du Congo (FONAREDD) et mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en partenariat avec le Fonds d’équipement des Nations Unies (UNCDF). Lancé en décembre 2018, il bénéficie d’un financement global de 18 millions de dollars américains et sa clôture est prévue le 31 décembre 2026, à la suite d’une extension sans coût additionnel approuvée par le Comité de Pilotage du Fonds.

    Le programme poursuit un objectif majeur : réduire durablement la demande en bois-énergie, principal facteur de dégradation des forêts autour des grands centres urbains, en développant des solutions de cuisson propres et accessibles. Pour y parvenir, il intervient sur quatre axes stratégiques : le renforcement du cadre politique et réglementaire de la cuisson propre, le développement des alternatives au bois-énergie (notamment le GPL et la micro-hydroélectricité), la diffusion à grande échelle des réchauds propres et foyers améliorés, ainsi que l’appui aux investissements sobres en carbone.

     

    Les interventions couvrent principalement Kinshasa, Goma, Bukavu, Lubumbashi et Kisangani, avec pour ambition de créer un marché durable de la cuisson propre en République démocratique du Congo. Le programme accompagne notamment le développement des filières GPL, la diffusion de technologies performantes auprès des ménages, la réalisation d’études de faisabilité pour des microcentrales hydroélectriques et le renforcement des capacités des institutions nationales chargées de conduire la transition énergétique.

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