- Jours et Heures de service
- Lundi-Vendredi
- 08H00-17H00
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- Mail: fonaredd.se@fonaredd-rdc.org
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- X: @fonaredd
- Validation du rapport annuel 2025 : Les membres ont examiné et approuvé à l’unanimité le rapport annuel 2025, couvrant les aspects techniques et financiers. Les résultats présentés témoignent d’avancées concrètes sur le terrain, notamment :
- – La mise en place de 154 Comités Locaux de Développement (CLD) ;
- – L’actualisation de 126 Plans de Gestion des Ressources Naturelles (PGRN) ;
- – La production de près de 4 900 plantules ;
- – La gestion durable de 13 225 hectares de savanes.
- Adoption du PTBA 2026 : Le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 a été présenté par les agences d’exécution et validé par le COPIL. Il constitue la feuille de route opérationnelle du programme pour l’année en cours.
- Révision budgétaire en cours : Les membres ont également examiné la proposition de révision budgétaire intégrant les ajustements des cibles et indicateurs. Les décisions finales sont attendues lors d’une session ultérieure.
- Suivi des recommandations : Un point a été fait sur l’état de mise en œuvre des recommandations issues des sessions précédentes, renforçant ainsi la continuité du pilotage stratégique.
- – La persistance de poches d’insécurité, notamment dans le territoire de Kwamouth ;
- – La participation encore limitée de certains services techniques ;
- – Et les contraintes liées à la sécurisation foncière et au développement des infrastructures locales.
- – Renforcer les synergies avec les partenaires techniques et financiers ;
- – Organiser une visite de terrain lors de la prochaine session ;
- – Améliorer la représentativité des acteurs dans les instances de gouvernance ;
- – Élaborer des notes sur le fonctionnement des CARG et les mécanismes de durabilité du programme.
- – Finalisation de la révision budgétaire et des cibles du programme, avec des décisions attendues lors de la prochaine échéance du COPIL ;
- – Mise en œuvre effective du PTBA 2026, afin de consolider les acquis et accélérer les interventions sur le terrain ;
- – Organisation d’une mission de terrain en marge de la prochaine session, pour évaluer concrètement les progrès réalisés et renforcer le suivi des activités ;
- – Renforcement des mécanismes de gouvernance locale, notamment à travers la clarification du rôle et du fonctionnement des CARG ;
- – Développement de stratégies de durabilité et de capitalisation, afin d’assurer la pérennité des résultats obtenus au-delà du financement actuel ;
- Intensification de la coordination avec les partenaires techniques et financiers, en vue d’accroître l’impact des interventions dans la province.
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PIREDD Plateau : une mission stratégique au cœur des territoires pour accélérer l’impact REDD+

Du 21 au 28 avril 2026, le Secrétariat Exécutif du FONAREDD a conduit une mission de suivi du Projet Intégré REDD+ du Plateau (PIREDD Plateau) dans les territoires de Bolobo, Yumbi et Mushie, le long de l’axe Malebo.
Le SE-FONAREDD y a été représenté par Ir. Zacharie Kalume N’Kohwa, Officier de Programmation, chargé d’assurer le suivi rapproché des activités du PIREDD Plateau, aux côtés des partenaires de mise en œuvre, notamment UNOPS et WWF.
Chiffres clés de la mission
– 8 jours de mission sur le terrain
– 3 territoires couverts : Bolobo, Yumbi et Mushie
– Plusieurs parties prenantes mobilisées : FONAREDD, UNOPS, WWF, ALE, services techniques, CLD
– 5 types d’initiatives majeures observées : carbonisation améliorée, pépinières, agriculture, agroforesterie, mise en défens
– Des dizaines de communautés rencontrées le long de l’axe Malebo
Une mission au plus près des réalités locales
Cette mission s’inscrit dans la volonté du FONAREDD de maintenir un pilotage ancré dans les réalités du terrain. Elle a permis non seulement de suivre l’évolution des activités, mais aussi de renforcer le dialogue direct avec les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.
Des séances de travail ont été organisées avec :
– Les autorités territoriales ;
– Les services techniques sectoriels ;
– Les Agences Locales d’Exécution (ALE) ;
– Les Comités Locaux de Développement (CLD) ;
– Les communautés bénéficiaires.

Ces échanges ont permis d’affiner la compréhension des dynamiques locales, d’identifier les bonnes pratiques et de consolider les mécanismes de coordination entre les parties prenantes.



Des réalisations concrètes qui transforment progressivement les territoires
Les descentes sur le terrain ont mis en évidence des avancées significatives dans la mise en œuvre des activités du PIREDD Plateau. Plusieurs initiatives structurantes ont été observées, notamment :
– La diffusion de fours de carbonisation améliorés, contribuant à une production énergétique plus efficiente ;
– Le développement de pépinières de palmiers à huile, soutenant les filières agricoles locales ;
– La multiplication de semences de manioc, essentielle pour renforcer la sécurité alimentaire ;
– L’installation de systèmes agroforestiers associant Acacia et cultures vivrières ;
– La mise en défens de zones de savanes, favorisant la régénération naturelle des écosystèmes.
Ces actions traduisent une transformation progressive des pratiques locales vers des modèles de production plus durables, conciliant développement économique et préservation des ressources naturelles.
Une dynamique communautaire solide et encourageante
L’un des enseignements majeurs de la mission réside dans le niveau d’engagement des communautés locales et des structures d’appui. Les CLD, les ALE et les services techniques démontrent une implication active dans la mise en œuvre et le suivi des activités.
Les outils de collecte de données, notamment numériques, sont globalement bien maîtrisés, permettant un suivi régulier et structuré des interventions.
Les bénéficiaires rencontrés ont exprimé une appréciation globalement positive des actions entreprises, en particulier :
– Les appuis techniques et matériels ;
– Les initiatives liées aux Paiements pour Services Environnementaux (PSE) ;
– Les activités de reboisement et de gestion durable des terres.
« Les résultats observés sur le terrain traduisent une appropriation progressive des activités par les communautés. Cette dynamique est essentielle pour garantir la durabilité des actions engagées et renforcer l’impact du PIREDD Plateau. » Ir. Zacharie Kalume N’Kohwa, Officier de Programmation, SE-FONAREDD.
Des ajustements en cours dans une logique d’amélioration continue
Dans une perspective de renforcement de la performance globale du programme, la mission a permis de mettre en évidence certains axes d’optimisation.
Parmi ceux-ci :
– La poursuite des efforts visant à améliorer la fluidité des mécanismes de paiement liés aux PSE ;
– Le renforcement progressif des capacités organisationnelles de certaines structures locales ;
– L’optimisation des dispositifs de coordination et de planification opérationnelle.
Ces éléments s’inscrivent dans une démarche d’amélioration continue, portée de manière concertée par l’ensemble des partenaires.
Prochaines étapes : consolider, accélérer et sécuriser les acquis
À l’issue de cette mission, plusieurs orientations stratégiques se dégagent pour la poursuite de la mise en œuvre du PIREDD Plateau :
– Renforcer les capacités locales afin de garantir une appropriation durable des interventions ;
– Optimiser les mécanismes financiers, notamment en améliorant la prévisibilité des paiements PSE ;
– Intensifier le suivi-évaluation pour un pilotage plus précis et réactif des activités ;
– Capitaliser et diffuser les bonnes pratiques pour favoriser leur réplication ;
– Renforcer la coordination entre partenaires pour maximiser l’impact global du programme.
Dans cette dynamique, une étape déterminante concerne la mission d’évaluation indépendante commissionnée par le FONAREDD. Celle-ci permettra d’apprécier de manière objective les performances du projet et de soutenir le processus de validation du paiement de la deuxième partie de la deuxième tranche de financement.
Ce dispositif contribuera à renforcer la transparence, la redevabilité et l’alignement des résultats avec les objectifs du programme.
Un engagement réaffirmé pour des résultats durables
Les constats issus de cette mission confirment que le PIREDD Plateau évolue sur une trajectoire encourageante, marquée par des avancées concrètes et une implication accrue des communautés.
À travers ce suivi rapproché, le FONAREDD réaffirme son engagement à promouvoir des interventions intégrées, efficaces et durables, contribuant à la lutte contre la déforestation et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

CRP 74 : vers un pilotage renforcé et une exigence accrue de performance des programmes du FONAREDD

La 74ᵉ réunion du Comité de Revue des Programmes (CRP) du FONAREDD s’est tenue en format hybride, réunissant l’ensemble des parties prenantes du dispositif. Les travaux ont permis d’examiner à la fois le fonctionnement global du Fonds et la performance de programmes structurants, dans un contexte marqué par une attention accrue portée à la qualité de la mise en œuvre et à l’impact des interventions.
Une gouvernance en consolidation au service d’une meilleure lisibilité des actions

Le Secrétariat Exécutif a présenté un bilan du fonctionnement des instances en 2025 ainsi que les perspectives pour 2026, incluant le calendrier des réunions, le plan de suivi-évaluation et les réflexions en cours sur certains programmes.
Les échanges ont permis de saluer les progrès réalisés dans l’animation des instances, tout en mettant en évidence l’importance de poursuivre les efforts en matière de planification. Une meilleure anticipation des réunions a été encouragée afin de garantir une participation optimale et une organisation plus fluide des travaux.
La question du suivi des décisions a également fait l’objet d’une attention particulière. Les discussions ont souligné l’intérêt de consolider les mécanismes existants afin de faciliter une mise en œuvre plus efficace des résolutions, en tenant compte des contraintes opérationnelles des agences d’exécution.

Concernant le dispositif de suivi-évaluation, les membres ont encouragé la poursuite des efforts engagés pour en faire un outil davantage orienté vers les résultats et utile à la prise de décision. Les réflexions sur les programmes susceptibles d’évolution ont, quant à elles, mis en évidence l’importance de s’appuyer sur des analyses techniques approfondies, dans un souci de cohérence et d’équilibre des interventions.
PAAJ : une dynamique positive à consolider pour maximiser l’impact des réformes
L’examen du Programme d’Appui à l’Aménagement Juridique (PAAJ) a confirmé la pertinence stratégique du projet ainsi que les avancées significatives enregistrées dans sa mise en œuvre. L’évaluation indépendante a mis en évidence des résultats tangibles dans plusieurs secteurs, malgré certaines contraintes opérationnelles.

Les échanges ont porté sur les conditions de consolidation de cette dynamique. Les membres ont notamment souligné l’importance de maintenir une adéquation entre les ambitions du programme et les ressources disponibles, tout en renforçant les dispositifs opérationnels existants.
Une attention particulière a été accordée à la coordination entre acteurs, à la fluidité des procédures et à la qualité du suivi financier. Les discussions ont également mis en avant l’intérêt de renforcer les interactions avec les parties prenantes, notamment la société civile, ainsi que la prise en compte des dimensions sociales et inclusives, en vue de garantir une appropriation durable des réformes.
PIREDD Équateur : des ajustements attendus pour renforcer la cohérence et l’efficacité
L’analyse du PIREDD Équateur, fondée sur les conclusions de l’évaluation indépendante, a mis en évidence plusieurs défis affectant la performance globale du programme.
Les échanges ont porté sur les conditions nécessaires pour améliorer l’efficacité des interventions, notamment en matière d’appropriation par les communautés, de cohérence du cadre de résultats et de renforcement du dispositif de suivi-évaluation.
La question de la coordination entre partenaires d’exécution a également été largement discutée, les membres soulignant l’importance d’une meilleure articulation des rôles et des interventions sur le terrain.
Dans ce contexte, les discussions ont convergé vers la nécessité d’intégrer de manière structurée les recommandations de l’évaluation, à travers des ajustements opérationnels visant à renforcer l’ancrage local, la transparence et la performance globale du programme.
Prochaines étapes : approfondir les analyses et préparer les arbitrages futurs
À l’issue des travaux, les membres du CRP ont souligné l’importance de poursuivre les réflexions engagées sur des bases techniques consolidées.
Les prochaines étapes porteront notamment sur le renforcement des analyses de performance des programmes, afin d’éclairer les discussions futures, en particulier sur les perspectives d’évolution du portefeuille. Une attention spécifique sera également accordée à la clarification du cadre de programmation, en lien avec les engagements du partenariat repris dans la 2iem lettre d’intention, afin de garantir une compréhension partagée des orientations stratégiques.
Parallèlement, les efforts se poursuivront pour consolider le dispositif de suivi-évaluation, dans l’objectif d’en faire un outil pleinement opérationnel au service du pilotage des programmes.
Le dialogue avec les agences d’exécution sera également appelé à se renforcer, dans une logique d’amélioration continue de la qualité et de la cohérence des interventions.
Cap sur le CRP 75 : poursuite des revues stratégiques et approfondissement des analyses
Dans la continuité de ces travaux, la prochaine réunion du Comité de Revue des Programmes (CRP 75) se tiendra le 24 avril 2026, en format hybride, combinant une participation en présentiel au Secrétariat Exécutif du FONAREDD et à distance via Teams.
Cette session sera consacrée à plusieurs dossiers structurants, parmi lesquels :
– L’examen du rapport annuel consolidé 2025 du FONAREDD, avec pour objectif d’en apprécier les résultats et d’orienter sa validation ;
– La revue de la performance du PIREDD KORLOM, afin d’analyser les progrès réalisés et les contraintes rencontrées ;
– L’analyse de la demande de révision des cibles et d’extension du PIREDD Plateau ;
– Ainsi que l’examen d’une demande de modification d’indicateurs et de financement additionnel du programme PASC.
Ces travaux s’inscrivent dans la dynamique engagée lors du CRP 74, visant à approfondir l’analyse de la performance des programmes, à renforcer la cohérence des interventions et à soutenir une prise de décision fondée sur des éléments techniques robustes.

Maï-Ndombe : la 4ᵉ session du COPIL du PIREDD-Plateau renforce la gouvernance et valide les orientations stratégiques

Inongo, 17 avril 2026 – Le Fonds National REDD (FONAREDD) a pris part à la quatrième session du Comité de Pilotage (COPIL) du Programme Intégré REDD+ pour le renforcement des acteurs locaux à l’aménagement et à la gestion durable des ressources naturelles de l’ancien district des Plateaux (PIREDD-Plateau), tenue à Inongo, en province de Maï-Ndombe.
Placée sous la présidence de Son Excellence Monsieur Lebon Kevani Nkoso, Gouverneur de la province de Maï-Ndombe et Président du COPIL, cette rencontre stratégique s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre du processus REDD+ en République Démocratique du Congo.
Un programme clé pour la mise en œuvre de la REDD+
Le PIREDD-Plateau s’inscrit de manière générale dans le cadre de la Stratégie nationale REDD+, adoptée par le Gouvernement congolais, visant à réduire la déforestation et la dégradation forestière tout en améliorant durablement les conditions de vie des populations locales. De manière particulière, ce programme s’inscrit dans la continuité du premier projet (2016-2019) qui a eu à son actif des résultats très positifs ayant conduit à l’approbation de la phase actuelle dans un processus de fast Track.
Mis en œuvre dans les territoires de Kwamouth, Bolobo, Mushie et Yumbi, ce programme couvre une zone stratégique caractérisée par une forte dépendance des communautés aux ressources naturelles.
Le programme est géré fiduciairement par l’UNOPS et mis en œuvre techniquement par le WWF, en collaboration étroite avec les autorités provinciales, les services techniques et les organisations locales.
Ce programme de 3 ans qui a été lancé au 03 mai 2024 a un budget global de 10 Millions de dollars américains, donc 5.5 Millions ont été déjà décaissé en termes de première tranche de financement.
Une gouvernance inclusive et multisectorielle
La session a réuni une vingtaine de participants issus de différentes parties prenantes, notamment : autorités provinciales, FONAREDD, UNOPS, WWF, services techniques, administrateurs territoriaux, société civile et structures locales telles que les Conseils Agricoles Ruraux de Gestion (CARG).
Cette diversité d’acteurs témoigne d’une volonté de renforcer l’appropriation du programme et d’assurer une gouvernance participative.
Des avancées significatives validées
Les travaux du COPIL ont porté sur plusieurs points majeurs, conformément aux termes de référence de la session :
Défis à relever
Malgré les progrès enregistrés, plusieurs défis persistent et nécessitent une attention particulière. Il s’agit de :
Recommandations stratégiques
À l’issue des échanges, le COPIL a formulé plusieurs recommandations clés à savoir :
Perspectives et prochaines étapes
Dans la continuité des décisions prises lors de cette session, plusieurs actions structurantes sont prévues à court et moyen termes :
Ces perspectives traduisent la volonté des parties prenantes de consolider les résultats du PIREDD-Plateau et d’inscrire durablement ses actions dans le paysage du développement territorial et environnemental de la province de Maï-Ndombe.
Un engagement réaffirmé du FONAREDD
À travers sa participation à cette quatrième session du COPIL, le FONAREDD réaffirme son engagement à soutenir la mise en œuvre efficace des programmes REDD+ en RDC, en veillant à la transparence, à la bonne gouvernance et à l’impact durable des investissements au bénéfice des communautés locales et des écosystèmes forestiers.
Pour le Chargé de gestion et suivi du portefeuille du FONAREDD : « Le PIREDD-Plateau illustre concrètement l’ambition du FONAREDD de promouvoir une gestion durable des paysages, fondée sur une gouvernance inclusive et des résultats mesurables au bénéfice des communautés locales. La consolidation des acquis, le renforcement de la gouvernance locale et le développement de synergies avec les partenaires demeurent essentiels pour garantir un impact durable. »

Le FONAREDD approuve le Plan de Travail et Budget Annuel 2026 du Programme CAVRE/ERPA

Kinshasa, 16 avril 2026 – Le Fonds National pour la Réduction des Émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts (FONAREDD) a tenu, ce jeudi 16 avril 2026 à Kinshasa, la réunion du Comité de Pilotage Technique (COPIL Technique) du Programme de Réduction des Émissions dans le cadre du Contrat d’Achat et de Vente des Réductions des Émissions (CAVRE/ERPA) du Maï-Ndombe.
Organisée au Centre Financier de Kinshasa, au sein du Ministère des Finances, cette rencontre stratégique s’inscrit dans la continuité du COPIL provincial tenu en février 2026. Elle avait pour objectif d’analyser et d’approuver le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 du programme, ainsi que de faire le point sur l’état de mise en œuvre du Plan de Partage des Bénéfices.

La réunion, conduite par Monsieur Alain Malata, le directeur de cabinet du ministre des Finances en sa qualité de Président du COPIL Technique, s’est déroulée en trois grandes phases :
– Une phase introductive marquée par les allocutions protocolaires et la présentation des participants ;
– Une phase technique consacrée à la présentation du PTBA 2026, du programme et de ses outils ;
– Et enfin, une phase de discussions, de validation et de formulation de recommandations pour la mise en œuvre du plan approuvé.
Une dizaine de participants représentant les principales parties prenantes ont pris part aux travaux, notamment le Ministère des Finances, le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, le Secrétariat Exécutif National du FONAREDD, la Banque mondiale, la société civile représenté par Groupe de Travail Climat REDD+ Rénovée (GTCR-R) ainsi que l’Unité de Coordination du Programme d’Investissement pour la Forêt (UC‑PIF).

Les échanges ont permis d’examiner en profondeur l’état d’avancement du Plan de Partage des Bénéfices et d’analyser les orientations budgétaires proposées pour l’année 2026.
À l’issue des délibérations, le PTBA 2026 a été approuvé, sous réserve de prise en compte des observations et intégration des propositions formulées par le FONAREDD et les représentants de la société civile.

Parmi les temps forts de la réunion, il y a eu débat sur la question des crédits excédentaires de réductions d’émissions détenus par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo. À ce sujet, il a été recommandé au FONAREDD d’organiser une journée de réflexion dédiée à la vente de ces crédits, ainsi qu’au fonctionnement de la cellule nationale en charge de cette thématique stratégique.
En termes de perspectives, plusieurs recommandations clés ont été formulées, notamment :
– L’accélération de la mise en œuvre des activités, en vue d’une clôture du programme prévue en juin 2027 ;
– La définition claire des livrables intermédiaires pour chaque année de rapportage, afin de permettre au Comité de Pilotage d’assurer un suivi efficace de la performance et des résultats du projet.
À travers cette réunion, le FONAREDD réaffirme son engagement à garantir une mise en œuvre rigoureuse, transparente et concertée du Programme CAVRE/ERPA, au service de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, de la préservation des forêts et de l’amélioration des moyens de subsistance des communautés locales du Maï‑Ndombe.

Journée mondiale du paysan : entre enjeux structurels et réponses concrètes du FONAREDD en RDC

Chaque année, la Journée mondiale du paysan met en lumière le rôle crucial des agriculteurs dans nos sociétés. En République Démocratique du Congo, ce rôle apparaît encore plus stratégique à la lumière des chiffres du secteur agricole.
En effet, l’agriculture occupe environ 70 % de la population active et constitue l’un des principaux moyens de subsistance du pays (PAM, 2024 ; Banque mondiale, 2023). Elle contribue également de manière significative au produit intérieur brut, à hauteur d’environ 30 % (Banque mondiale, 2024).
Pourtant, malgré ce poids économique, le secteur reste fragile :
· Une large part de la population reste confrontée à l’insécurité alimentaire (PAM, 2025 ; FAO, 2025) ;
· Seulement 10 % des terres agricoles exploitables sont réellement mises en valeur (Banque mondiale, 2024) ;
· L’agriculture demeure majoritairement de subsistance, avec environ 4 millions de familles paysannes (FAO, 2024).
Ces éléments montrent que le paysan congolais est à la fois indispensable et vulnérable.
Une agriculture centrale mais encore confrontée à de nombreux défis
La RDC dispose d’un potentiel agricole considérable, avec environ 80 millions d’hectares de terres arables. Toutefois, seule une faible proportion est exploitée, et la productivité demeure limitée, freinant la contribution du secteur à la croissance économique.
Sur le plan alimentaire, la situation reste préoccupante. Selon le Programme alimentaire mondial, près de 26 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère, plaçant la RDC parmi les crises alimentaires les plus importantes au monde.
À l’occasion de la Journée mondiale du paysan, il est essentiel de rappeler que les agriculteurs congolais ne sont pas seulement des acteurs économiques : ils sont également au cœur des solutions face aux défis alimentaires, climatiques et environnementaux.
En République Démocratique du Congo, cette réalité se confirme à travers les résultats du FONAREDD, dont les programmes placent le paysan au centre de la transformation rurale.
Des investissements structurants au service du monde rural
Face à ces défis, le FONAREDD constitue un instrument clé pour accompagner la transition vers une agriculture durable et une gestion intégrée des ressources naturelles.
Selon les données consolidées des programmes du FONAREDD, à fin 2025 :
· 36 programmes financés ;
· Plus de 635 millions USD engagés ;
· Environ 388 millions USD déjà décaissés.
Ces investissements traduisent une volonté d’agir simultanément sur l’agriculture, la gouvernance locale, l’aménagement du territoire et la préservation des forêts.
Le paysan au cœur des impacts du FONAREDD
Les résultats rapportés par les programmes indiquent notamment :
· 882 543 bénéficiaires directs cumulés ;
· 761 573 bénéficiaires directs en 2025 ;
· Plus de 28 millions de bénéficiaires indirects.
Derrière ces chiffres, ce sont des familles paysannes qui accèdent à des formations, à des intrants agricoles, à des infrastructures rurales et à des mécanismes de structuration communautaire.
Ces résultats reflètent la mise en œuvre progressive des interventions sur le terrain et leur montée en échelle.
Une transformation progressive des systèmes agricoles
Les actions du FONAREDD contribuent à moderniser l’agriculture congolaise :
· 49 460 hectares de cultures vivrières développés ;
· 29 309 hectares de cultures pérennes ;
· 25 982 hectares en agroforesterie.
Ces résultats témoignent d’une transition progressive vers des pratiques agricoles plus durables, permettant d’augmenter la production, de préserver les sols et de réduire la pression sur les forêts. Ils s’inscrivent dans les recommandations internationales, notamment celles de la FAO, visant à concilier productivité et résilience climatique.
Le paysan, acteur clé de la lutte contre la déforestation
Au-delà de la production alimentaire, le paysan joue un rôle central dans la protection des forêts. Les investissements du FONAREDD contribuent à éviter chaque année environ 54 963 hectares de déforestation, soit près de 10 % des pertes forestières annuelles de la RDC.
Ces résultats démontrent que la transition vers des pratiques agricoles durables est essentielle pour préserver les écosystèmes.
Structurer les territoires pour renforcer les communautés
Au-delà de la production agricole, les programmes ont contribué à structurer les territoires ruraux :
· 2 868 organes de gouvernance locale (CLD, CDG, CDV) mis en place ;
· 7,9 millions d’hectares couverts par des plans d’aménagement du territoire ;
· 460 km de routes rurales entretenues.
Ces avancées renforcent le rôle des communautés paysannes dans la gestion de leur propre développement.
Célébrer et investir dans le paysan, un choix d’avenir
La Journée mondiale du paysan ne doit pas rester une simple commémoration symbolique. Elle rappelle une évidence fondamentale : le paysan nourrit la nation, protège les forêts et construit l’avenir.
Les données issues de la FAO, de la Banque mondiale et du PAM convergent vers un constat clair : le paysan congolais est à la fois au cœur des défis et des solutions. Les résultats du FONAREDD confirment que, lorsqu’ils sont soutenus, accompagnés et valorisés, les paysans deviennent de véritables moteurs du développement durable en République Démocratique du Congo.
Investir dans le monde rural apparaît ainsi comme une priorité stratégique. Un engagement structuré en faveur des paysans permet non seulement d’améliorer les conditions de vie, mais aussi de renforcer la sécurité alimentaire et de préserver l’environnement.
La Journée mondiale du paysan constitue dès lors une invitation à renforcer l’action collective, en intensifiant les efforts pour soutenir celles et ceux qui nourrissent la nation et en garantissent l’avenir.
Bibliographie
· Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). (2024–2025). Food security and resilience in the Democratic Republic of the Congo. Consulté sur : https://www.fao.org
· Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). (2025). GIEWS Country Brief: Democratic Republic of the Congo. Consulté sur : https://www.fao.org/giews
· Programme alimentaire mondial (PAM / WFP). (2025). Democratic Republic of the Congo: Food security situation and resilience building. Consulté sur : https://www.wfp.org
· Banque mondiale. (2024). Democratic Republic of Congo – Agriculture and Rural Development Overview. Consulté sur : https://www.worldbank.org
· Banque mondiale. (2023). Employment in agriculture (% of total employment) – Democratic Republic of the Congo. Consulté sur : https://data.worldbank.org
· Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI). (2023). Lettre d’intention CAFI–RDC et cadre de partenariat 2021–2026
· Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). (2024). Sustainable development and climate resilience in the Democratic Republic of the Congo. Consulté sur : https://www.undp.org
