La RDC franchit une étape majeure dans la fiabilisation de son Inventaire Forestier National grâce à une base de données assainie

     

     

    Une avancée stratégique pour renforcer la gouvernance forestière et les engagements climatiques du pays

     

     

    La République démocratique du Congo dispose désormais d’une base de données assainie de son Inventaire Forestier National (IFN), une avancée majeure qui renforce les fondements scientifiques du suivi des ressources forestières et de la lutte contre les changements climatiques. Présentée le 26 juin 2026 à Kinshasa  lors d’un atelier organisé par le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), à travers la Direction des Inventaires et Aménagement Forestiers (DIAF), cette réalisation a bénéficié de l’appui technique et financier du Fonds National REDD (FONAREDD) à travers le Projet d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ). 

     

     

    Un atelier placé sous le signe de la transparence et de la qualité des données

     

     

    L’atelier a réuni plus de soixante-dix (70) participants  représentant les administrations institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, la société civile, le secteur privé ainsi que le FONAREDD.

     

     

    Cette rencontre visait à présenter de manière transparente les résultats du processus d’assainissement et de validation des données de l’Inventaire Forestier National (IFN), étape essentielle avant son exploitation à grande échelle.

     

     

    Au-delà de la présentation des résultats techniques, cette rencontre a permis de partager les méthodes utilisées pour améliorer la qualité des données, d’échanger sur les enseignements tirés de ce processus et d’identifier les prochaines étapes nécessaires au renforcement du Système National de Surveillance des Forêts.

     

     

    L’Inventaire Forestier National : un pilier de la politique forestière et climatique

     

     

    L’Inventaire Forestier National constitue l’un des principaux outils stratégiques de connaissance des  ressources forestières de la République démocratique du Congo. Les informations qu’il produit permettent d’évaluer l’état, la composition et la dynamique des forêts à l’échelle nationale.

     

     

    Les données qu’il génère sont essentielles à l’élaboration et à l’actualisation du Niveau d’Émission de Référence des Forêts (NERF), à la production des facteurs d’émission ainsi qu’à la mise en œuvre des politiques nationales de gestion durable des forêts, de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique, , notamment dans le cadre du mécanisme REDD+.

     

     

    Un processus rigoureux d’assainissement des données

     

     

    Dans son allocution d’ouverture, la Secrétaire Générale du MEDD-NEC, représentant Madame la Ministre, a rappelé que la qualité des analyses, des politiques publiques et des décisions stratégiques dépend directement de la fiabilité des données sur lesquelles elles reposent. Elle a souligné que le travail d’assainissement réalisé constitue une étape indispensable pour garantir l’intégrité scientifique de la base de données et permettre son utilisation dans les différents processus nationaux et internationaux de suivi des ressources forestières.

     

     

    Les experts de la DIAF sont revenu sur l’historique de l’Inventaire Forestier National, sa méthodologie de collecte ainsi que les différentes étapes du processus d’assainissement. Ils ont notamment présenté les principales incohérences identifiées dans la base de données initiale ainsi que les méthodes mises en œuvre pour corriger , harmoniser les informations et renforcer la cohérence globale des données.

     

     

    Les résultats obtenus témoignent d’une amélioration significative de la qualité et de la fiabilité de cette base nationale de référence.

     

     

    Le FONAREDD accompagne le renforcement des capacités nationales

     

     

    Cette avancée a été rendue possible grâce à l’appui du FONAREDD, à travers le Projet d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ),  qui accompagne techniquement et financièrement  les institutions nationales dans la mise en œuvre des réformes et des actions prioritaires de la REDD+.

     

     

    Grâce à cet accompagnement, la DIAF dispose aujourd’hui d’une base de données fiable, cohérente et directement exploitable, répondant aux standards nationales et internationales en matière de suivi des ressources forestières.

     

     

    Cet appui contribue également au renforcement durable des capacités nationales dans la production et la gestion de données environnementales de qualité, indispensables à une gouvernance forestière efficace.

     

     

    Des recommandations pour consolider le Système National de Surveillance des Forêts

     

     

    Les échanges ont permis de formuler plusieurs recommandations destinées à renforcer durablement la gestion des données forestières.

     

     

    Les participants ont notamment recommandé :

     

     

    • – La publication progressive des données sur le portail du Système National de Surveillance des Forêts (SNSF), afin de favoriser leur accessibilité et leur utilisation par les différents acteurs ;
    • – Le renforcement de l’implication des services de géomatique dans la gestion et la mise à jour des données ;

    – La mise en place d’un serveur sécurisé dédié au stockage et à l’administration et à la sauvegarde de l’ensemble des informations de l’IFN. Ces recommandations visent à garantir la pérennité des acquis et à améliorer continuellement la qualité des données utilisées dans les politiques publiques forestières.

     

    Une étape décisive pour la REDD+ et les engagements climatiques de la RDC

     

    La disponibilité d’une base de données nationale assainie ouvre désormais la voie à plusieurs travaux stratégiques, notamment la production des facteurs d’émission, l’actualisation du Niveau d’Émission de Référence des Forêts et la finalisation d’autres variables techniques nécessaires au fonctionnement du Système National de Surveillance des Forêts.

     

    Au-delà de son intérêt scientifique, cette réalisation renforce la crédibilité de la République démocratique du Congo dans la mise en œuvre de ses engagements internationaux en matière de climat, de gestion durable des forêts et de conservation de la biodiversité.

     

     En accompagnant ce processus à travers le PAAJ, le FONAREDD réaffirme son engagement à soutenir les institutions nationales dans la production de données environnementales fiables, transparentes et de qualité.  

     

    Cet appui contribue directement au renforcement de la gouvernance forestière, à l’amélioration de la prise de décision fondée sur des données probantes et à la consolidation des efforts nationaux en faveur d’un développement durable et résilient face aux changements climatiques.

     

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    Le FONAREDD accompagne une nouvelle phase du Programme de Gestion Durable des Forêts jusqu'en 2028

     

     

    Kinshasa, le 25 juin 2026 – Le Fonds National REDD (FONAREDD) a pris part à la cinquième session du Comité de Pilotage (COPIL) du Programme de Gestion Durable des Forêts (PGDF), tenue à l’Hôtel Béatrice à Kinshasa. Cette session marque une étape importante dans la poursuite du programme avec l’adoption du document de programme (PRODOC) de la phase d’extension et l’approbation du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) du premier trimestre 2026.

     

     

    Ces décisions ouvrent la voie à la poursuite des interventions du PGDF jusqu’au 30 juin 2028, dans le but de consolider les acquis du programme et de renforcer la gouvernance forestière en République démocratique du Congo.

     

    Un programme stratégique au service de la gestion durable des forêts

     

    Mis en œuvre depuis 2019 grâce à un financement conjoint du FONAREDD et de l’Agence Française de Développement (AFD), le PGDF constitue l’un des principaux programmes soutenus par le FONAREDD pour accompagner la gestion durable des ressources forestières, améliorer la gouvernance du secteur et promouvoir une exploitation responsable des forêts.

     

    À travers cette nouvelle phase, le programme poursuivra son accompagnement des administrations forestières nationales et provinciales ainsi que des différents acteurs du secteur afin de renforcer durablement la gestion des écosystèmes forestiers, conformément aux orientations de la Stratégie nationale REDD+.

     

    Un Comité de Pilotage consacré à la nouvelle phase du programme

     

    Présidée par la Secrétaire générale au Ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, représentant Madame la Ministre, la cinquième session du Comité de Pilotage a réuni les représentants des administrations publiques concernées, des provinces d’intervention, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé ainsi que de la société civile.

     

    Les échanges ont porté sur plusieurs points inscrits à l’ordre du jour, notamment :

     

    • – Le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues du quatrième Comité de Pilotage ;
    • – L’examen du document de programme (PRODOC) de la phase d’extension ;
    • – La présentation et l’approbation du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) du premier trimestre 2026 ;
    • – L’adoption des recommandations de la cinquième session du Comité de Pilotage.

     

    Des décisions importantes pour la poursuite du programme

     

    Les membres du Comité ont approuvé le PTBA du premier trimestre 2026,  permettant d’engager les premières activités de cette nouvelle phase.

     

    Ils ont également procédé à l’examen du PRODOC de la phase d’extension du PGDF, qui définit les orientations stratégiques, les résultats attendus et les modalités de mise en œuvre du programme jusqu’en 2028. Les échanges ont permis d’enrichir le document grâce aux observations formulées par les différentes parties prenantes.

     

    À l’issue des discussions, le PRODOC a été adopté sous réserve de l’intégration des amendements proposés par les membres du Comité de Pilotage avant sa transmission au Comité de Revue des Programmes (CRP).

     

    Le FONAREDD réaffirme son engagement en faveur de la gouvernance forestière

     

     

    À travers sa participation à cette cinquième session du Comité de Pilotage, le FONAREDD réaffirme son engagement à accompagner la mise en œuvre efficace du Programme de Gestion Durable des Forêts et à soutenir les réformes nécessaires au renforcement de la gouvernance forestières en République démocratique du Congo.La nouvelle phase du programme permettra de poursuivre les efforts engagés en faveur d’une gestion durable des forêts, de renforcer les capacités des institutions nationales et provinciales et de contribuer à l’atteinte des objectifs de la Stratégie nationale REDD+.

     

    Perspectives

     

    Le document de programme intégrant les amendements adoptés au cours du Comité de Pilotage sera finalisé avant son examen par le Comité de Revue des Programmes (CRP), prévu le 8 juillet 2026. Cette étape permettra de lancer officiellement la phase d’extension du PGDF et de poursuivre les investissements en faveur de la gestion durable des ressources forestières.

     

    À propos du PGDF

     

    Financé par le Fonds National REDD (FONAREDD) dans le cadre du partenariat CAFI-RDC, avec un cofinancement de l’Agence française de développement (AFD), le Programme de Gestion Durable des Forêts (PGDF) est mis en œuvre depuis 2019 afin de renforcer la gouvernance forestière et de promouvoir une gestion durable des ressources forestières en République démocratique du Congo.

     

    Le programme est doté d’un financement de 12 millions de dollars américains apporté par le FONAREDD et de 4 millions d’euros mobilisés auprès de l’Agence française de développement. La phase d’extension, dont la mise en œuvre se poursuivra jusqu’au 30 juin 2028, permettra de consolider les acquis du programme et de poursuivre l’accompagnement des réformes forestières engagées par le Gouvernement.

     

    Le FONAREDD accompagne une nouvelle étape vers la transition énergétique en RDC avec la validation du Plan Directeur GPL de Lubumbashi

    Lubumbashi, 24 juin 2026 –En soutenant la validation du  Plan Directeur du Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL),le Fonds National REDD (FONAREDD) confirme son engagement à promouvoir des solutions énergétiques durables capables de réduire la pression sur les ressources forestières tout en améliorant les conditions de vie des populations.

     

    Organisé les 23 et 24 juin 2026 au Centre ARUPE sous l’initiative du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en collaboration avec le Secrétariat Général aux Hydrocarbures et le FONAREDD, l’atelier de validation a réuni les administrations publiques, les opérateurs privés, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile autour d’un objectif commun : doter Lubumbashi d’une feuille de route ambitieuse pour accélérer l’utilisation du GPL comme énergie domestique de cuisson.

     

    Une réponse stratégique à l’un  des principaux moteurs de la déforestation

     

    À Lubumbashi,, près de 98 % des ménages de Lubumbashi utilisent encore le charbon de bois ou du bois de chauffe pour la cuisson. Cette forte dépendance exerce une pression considérable sur les écosystèmes forestiers et contribue aux émissions de gaz à effet de serre.

     

    En favorisant la substitution progressive du bois-énergie par le GPL, le Plan Directeur constitue un levier concret de mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+ et des engagements climatiques de la République Démocratique du Congo. Il s’inscrit également dans les interventions du Programme Énergie Durable financé par le FONAREDD, qui vise à promouvoir des alternatives énergétiques propres afin de réduire durablement les causes de la déforestation.

     

    Les perspectives sont particulièrement encourageantes. Le Plan Directeur validé prévoit une augmentation de la consommation annuelle de GPL d’environ 3 000 tonnes par an aujourd’hui à plus de 30 000 tonnes d’ici 2040, soit une multiplication par dix de la demande actuelle.  

     

    Cette évolution pourrait permettre :

     

    • – À plus de 200 000 ménages d’accéder à une énergie de cuisson plus propre ;
    • – D’éviter plus de 2,5 millions de tonnes d’émissions de CO₂ équivalent ;
    • – De générer plus de 800 emplois directs et indirects dans la filière GPL.
    •  

    Une démarcheparticipative pour construire une filière durable

     

    Pendant deux jours, plus de cinquante (50) participants par jour représentant les institutions publiques provinciales, les opérateurs du secteur de GPL,  les organisations de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers ont examiné le document élaboré par le cabinet Deloitte.

     

    Les échanges techniques, les travaux en groupes et les discussions plénières ont permis d’améliorer le document avant son adoption consensuelle, témoignant d’une volonté commune de structurer durablement le développement de la filière GPL dans le Haut-Katanga.

     

    Des  orientations concrètes pour accélérer la transition énergétique

     

    Les participants ont formulé  plusieurs recommandations destinées à favoriser le développement rapide de la filière du GPL , notamment :

     

    • – L’adoption rapide des textes d’application du décret GPL ;
    • – La mise en place de mécanismes de financement facilitantl’accès des ménages aux équipements GPL;
    • – Le renforcement des capacités des structures de régulation sectorielle ;
    • – Le développement d’opportunités de financement innovant, notamment à travers les marchés carbone ;
    • Le positionnement de Lubumbashi comme futur hub régional de distribution du GPL.

     

    Le FONAREDD réaffirme son engagement en faveur des solutions énergétique durables

     

     

    À travers son  accompagnement de cette initiative, le FONAREDD poursuit sa mission de financement des investissements contribuant simultanément à la lutte contre la déforestation, à l’atténuation des changements climatiques et au développement durable.

     

    « Cette validation marque une étape importante dans la transformation du secteur énergétique domestique. En soutenant le développement du GPL, le FONAREDD investit dans une solution qui protège les forêts, améliore les conditions de vie des ménages et contribue aux engagements climatiques de la RDC. Cette dynamique illustre concrètement la complémentarité entre développement économique, accès à l’énergie et préservation du capital naturel. »

     

    Jean-Philippe Nasha, Officier de Suivi et évaluation FONAREDD.

     

    À travers son accompagnement de cette initiative, le FONAREDD poursuit sa mission de financement des investissements contribuant simultanément à la lutte contre la déforestation, à l’atténuation des changements climatiques et au développement durable.

     

    Une ville pilote pour une transition énergétique à l’échelle nationale

     

    Au-delà de la seule ville de Lubumbashi, la validation de ce Plan Directeur ouvre la voie au développement d’une filière GPL structurée susceptible d’être reproduite dans d’autres grandes agglomérations du pays.

     

    En accompagnant cette démarche aux côtés du Gouvernement et de ses partenaires, le FONAREDD confirme son rôle de mécanisme national de financement climatique capable de soutenir des investissements structurants qui répondent simultanément aux priorités environnementales, énergétiques, économiques et sociales de la République Démocratique du Congo.

    Le FONAREDD réaffirme son engagement pour une agriculture durable lors du 3ᵉ Comité de Pilotage du PAPS

    Kinshasa, 25 juin 2026 – Le Fonds National REDD (FONAREDD) a pris part, ce jeudi au Cercle ELAIS à Kinshasa, à la troisième réunion du Comité de Pilotage (COPIL) du Programme d’approvisionnement en intrants et de sédentarisation de l’agriculture paysanne dans le Kongo-Central (PAPS), mis en œuvre par One Acre Fund (OAF) avec l’appui du financier du FONAREDD.

            

    Au-delà de son caractère statutaire, cette session a permis aux parties prenantes d’évaluer les progrès réalisés, d’examiner les défis de mise en œuvre et de définir les orientations nécessaires pour accélérer l’exécution d’un programme stratégique destiné à promouvoir une agriculture durable, améliorer les conditions de vie des petits producteurs et réduire durablement la pression sur les forêts du Kongo-Central.

     

     

    Cette rencontre stratégique a réuni plus de 40 participants représentant les institutions publiques nationales et provinciales, des partenaires techniques et financiers, les instituts de recherche ainsi que les organisations de la société civile, témoignant de l’importance accordée à ce programme dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+ en République Démocratique du Congo.

     

     

    Un programme structurant au cœur de la stratégie nationale REDD+

     

    Doté d’un financement de 30 millions USD accordé par le FONAREDD pour une durée de trois ans, le PAPS accompagne les communautés vulnérables à travers des solutions innovantes fondées sur les mécanismes de marché, afin de promouvoir une agriculture durable en dehors des zones forestières.

     

    Le programme contribue à réduire les causes de la déforestation tout en renforçant la sécurité alimentaire, les revenus des exploitations familiales et la résilience des communautés rurales. Il illustre ainsi l’approche intégrée du FONAREDD consistant à financer des investissements capables de concilier développement économique, inclusion sociale et préservation durable des ressources naturelles.

     

     

    Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD, Bavon N’sa Mputu Elima, a d’ailleurs rappelé que ce Comité de Pilotage « souligne l’importance stratégique de ce programme pour le déploiement de la vision nationale REDD+ au sein de notre pays », mettant en évidence la contribution du PAPS à la mise en œuvre des priorités nationales en matière de développement durable et de lutte contre la déforestation.

     

    Des échanges centrés sur la performance et les perspectives 2026

     

     

    Les échanges ont principalement porté sur :

     

    • – La révision et l’approbation du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 adapté ;
    • – L’évaluation de la prise en compte des recommandations formulées lors des précédentes sessions ;
    • – La présentation de la stratégie opérationnelle pour 2026 ;
    • – L’identification des mesures destinées à améliorer l’efficacité de l’exécution du programme.

     

    Cette réunion faisait notamment suite au report de l’approbation du PTBA lors de la précédente session, rendant nécessaire un examen approfondi du document afin de garantir une mise en œuvre plus efficace des activités prévues.

     

    Le FONAREDD appelle à l’accélération du rythme de mise en œuvre

     

    le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD a salué les efforts de coordination de One Acre Fund ainsi que les premiers résultats observés sur le terrain, notamment à la suite de la mission de suivi effectuée récemment dans le Kongo-Central.

     

    Dans son allocution, le Secrétariat Exécutif du FONAREDD a salué les efforts de coordination de One Acre Fund ainsi que les premiers résultats observés sur le terrain, notamment à la suite de la mission de suivi effectuée récemment dans le Kongo-Central.

     

     Il toutfois en relevé que le rythme d’exécution financière demeure en deçà des attentes. Après une année de mise en œuvre, moins de 1,5 Million USD de dollars américains avaient été consommés sur un budget global de 30 millions de dollars américains prévu sur trois ans.

     

    À cet égard, Bavon N’sa Mputu Elima a invité l’agence d’exécution à accélérer la mise en œuvre du programme :

     

    « À ce jour, le taux de consommation du programme demeure très faible, soit moins de 1,4 million de dollars américains après une année de mise en œuvre des activités pour un programme de 30 millions de dollars sur trois ans. Le Secrétariat Exécutif du FONAREDD espère que, lors du présent COPIL, l’Agence présentera aux membres le plan d’accélération et d’expansion des investissements sur le terrain. »

     

    Le Secrétaire Exécutif National a également rappelé que le respect des règles  de gouvernance demeure indispensable au bon fonctionnement des instances de décision. Conformément au Manuel des opérations du FONAREDDles documents soumis au Comité de Pilotage doivent être transmis au Secrétariat Exécutif au moins dix jours ouvrables avant la tenue des sessions afin de permettre une analyse préalable et la formulation de la position institutionnelle du FONAREDD.

     

    Un engagement renouvelé pour des résultats durables

     

    À travers sa participation à cette troisième réunion du Comité de Pilotage, le FONAREDD a réaffirmé sa volonté d’accompagner One Acre Fund ainsi que l’ensemble des parties prenantes dans la mise en œuvre du PAPS.

     

    Le Secrétaire Exécutif National a, à cet effet, encouragé l’Agence à poursuivre ses efforts afin d’atteindre les objectifs de ce programme stratégique pour les ménages du Kongo-Central, tout enrenforçant l’implication des autorités nationales, provinciales et locales dans le suivi dans le suivi et le portage de cette initiative .

     

    À travers ce programme, le FONAREDD poursuit son ambition de promouvoir des modèles de développement rural durables, conciliant sécurité alimentaire, amélioration des revenus des ménages et préservation des ressources forestières.

     

    Perspectives

     

    Les recommandations formulées au cours de cette troisième session serviront de feuille de route pour accélérer l’exécution du programme au cours des prochains mois. Elles porteront notamment sur la mise en œuvre du PTBA 2026, le suivi des engagements pris par les parties prenantes ainsi que le renforcement des performances opérationnelles du PAPS afin de produire des résultats à la hauteur des ambitions du programme.

     

    À travers le financement du PAPS, le FONAREDD confirme sa volonté d’investir dans des solutions capables de répondre simultanément aux enjeux de sécurité alimentaire, d’amélioration des revenus des producteurs, de résilience des communautés rurales et de préservation durable des ressources forestières.

     

    À propos du PAPS

     

    Financé par le Fonds National REDD (FONAREDD) dans le cadre du partenariat CAFI-RDC, le Programme d’approvisionnement en intrants et de sédentarisation de l’agriculture paysanne (PAPS) est mis en œuvre par One Acre Fund (OAF) dans la province du Kongo-Central.

     

    Doté d’un budget global de 30 millions de dollars américains, dont 15 millions de dollars déjà décaissés, le programme est entré dans sa phase de mise en œuvre effective le 25 juin 2025. Sa clôture actuelle est prévue le 24 juin 2028.

     

    À travers ce programme, le FONAREDD soutient le développement d’une agriculture paysanne plus productive, durable et moins dépendante de l’extension des terres cultivées vers les zones forestières. Le PAPS contribue ainsi à améliorer l’accès des producteurs aux intrants agricoles, à renforcer les capacités économiques des ménages ruraux et à promouvoir des pratiques agricoles compatibles avec les objectifs de la Stratégie nationale REDD+.

     

    Dans le Kongo-Central, cette intervention traduit la volonté du FONAREDD d’appuyer des solutions concrètes qui répondent à la fois aux besoins de sécurité alimentaire, d’amélioration des revenus des communautés et de préservation durable des ressources forestières.

    Kongo Central : le FONAREDD, avec les membres du COPIL du PAPS, évalue les avancées des interventions de One Acre Fund à Songololo

    Dans le cadre de sa mission de gouvernance et de supervision des programmes financés par le FONAREDD, le Comité de Pilotage (COPIL) du Programme d’Agriculture Paysanne Durable et Services Environnementaux (PAPS) a effectué, du 15 au 18 juin 2026, une mission de terrain dans le territoire de Songololo, au Kongo Central. Cette visite a permis aux membres du COPIL d’apprécier directement les progrès réalisés par l’organisation One Acre Fund (OAF), agence d’exécution du programme, ainsi que les défis qui subsistent dans la mise en œuvre des activités au bénéfice des communautés rurales.

     

     

     

    Une mission de suivi au plus près des bénéficiaires

     

    Composée notamment de représentants du FONAREDD et des autres membres du COPIL du PAPS, la mission s’est déroulée sur l’itinéraire Kinshasa–Kimpese–Bwila 1–Bwila 2–Bête–Minkeno avant le retour à Kinshasa. Elle a réuni autour des équipes de One Acre Fund les autorités locales, les services techniques déconcentrés, les groupes de producteurs, les coopératives agricoles, les entrepreneurs ruraux ainsi que les ménages bénéficiaires des projets.

     

    L’objectif principal était de permettre aux membres du COPIL de renforcer leur compréhension des activités mises en œuvre sur le terrain à travers l’observation directe des réalisations, les échanges avec les parties prenantes et l’analyse de la conformité des interventions avec les objectifs du FONAREDD, du CAFI et des politiques nationales agricoles et environnementales.

     

     

     

    Des réalisations visibles dans les villages de Songololo

     

    Au cours de la mission, plusieurs sites d’intervention ont été visités dans les villages de Bwila 1, Bwila 2, Bête et Minkeno. Les membres du COPIL ont notamment observé des parcelles agricoles de démonstration, des systèmes agroforestiers, des pépinières, des sites de multiplication de manioc, des dispositifs liés aux Paiements pour Services Environnementaux (PSE) ainsi que les mécanismes d’approvisionnement en intrants agricoles.

     

    Les échanges avec les producteurs et les autres parties prenantes ont permis de recueillir des informations précieuses sur les résultats obtenus, les contraintes rencontrées et les pistes d’amélioration envisagées pour renforcer l’impact du programme.

     

    L’agroforesterie au cœur du modèle de production durable

     

     

    Parmi les réalisations observées, les systèmes agroforestiers constituent l’un des piliers des interventions soutenues par le programme. Les parcelles visitées associent la culture du manioc à la plantation d’acacias, selon un modèle destiné à améliorer la productivité agricole tout en réduisant la pression sur les ressources forestières. Les arbres sont implantés selon un espacement de huit mètres entre les lignes et de deux mètres sur les lignes, permettant de concilier production agricole et restauration des paysages.

     

    Les bénéficiaires rencontrés ont exprimé un intérêt marqué pour les techniques agricoles promues par le projet et ont reconnu les avantages liés à l’introduction de pratiques plus durables dans leurs exploitations.

     

    Des défis opérationnels à relever

     

    La mission a cependant mis en évidence plusieurs défis qui méritent une attention particulière afin de consolider les acquis du programme.

     

     

    Les producteurs ont notamment souligné l’insuffisance des outils aratoires, qui limite l’extension des superficies cultivées. Les membres du COPIL ont également constaté l’absence de signalétique permettant de distinguer clairement les parcelles relevant du projet PAZD de celles du PAPS, alors même que les deux initiatives sont localement connues sous l’appellation « Projet Tolona ».

     

    Les visites des pépinières et des champs de multiplication de semences ont par ailleurs révélé certaines faiblesses organisationnelles, notamment l’absence d’identification des sites, l’insuffisance de suivi technique et la nécessité d’un meilleur encadrement des activités de production de matériel végétal.

     

    Une réflexion en cours sur les Paiements pour Services Environnementaux

     

    La mission a également permis d’échanger avec les bénéficiaires sur les mécanismes de Paiement pour Services Environnementaux (PSE), mis en place pour encourager l’adoption de pratiques favorables à la conservation des ressources naturelles.

     

    Les discussions ont montré que le système actuel, basé sur une rémunération de 0,35 dollar par arbre sous forme de bons convertibles en semences de maïs ou d’arachides, ne suscite pas encore une adhésion complète des bénéficiaires. Plusieurs participants ont exprimé leur préférence pour un paiement total ou partiel en espèces afin de répondre à d’autres besoins prioritaires des ménages. One Acre Fund a indiqué poursuivre sa réflexion sur l’amélioration du modèle avant toute mise à l’échelle.

     

    Des recommandations pour renforcer l’impact du programme

     

    À l’issue de la mission, plusieurs recommandations ont été formulées. Elles portent notamment sur le renforcement de la visibilité des projets à travers l’installation de panneaux d’identification, l’amélioration de l’accès des producteurs aux outils agricoles, la réorganisation des pépinières, le renforcement du contrôle technique des champs semenciers et l’adaptation des modalités de paiement des PSE aux attentes des bénéficiaires.

     

    Le COPIL recommande également l’expérimentation de modèles de paiement plus flexibles, combinant espèces et bons d’intrants, afin d’évaluer leur influence sur l’adoption des pratiques durables et sur la satisfaction des communautés.

     

    Un exercice de gouvernance au service de l’amélioration continue

     

    Cette mission de terrain illustre l’importance accordée par le FONAREDD au suivi rapproché des interventions financées sur le terrain. En permettant aux membres du COPIL d’échanger directement avec les bénéficiaires et d’observer les réalisations, elle contribue à renforcer la redevabilité, l’apprentissage et l’amélioration continue des programmes.

    Les enseignements tirés de cette visite alimenteront les réflexions stratégiques du Comité de Pilotage et contribueront à orienter les décisions futures relatives à la mise en œuvre du Programme d’Agriculture Paysanne Durable et Services Environnementaux, au bénéfice des communautés rurales et de la préservation des ressources naturelles.

     

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