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RDC : Restitution des études sur l’évaluation des initiatives de numérisation du Système d’Information foncière et de la mise en place de l’Atlas des circonscriptions foncières

Jeudi, 26 février 2026 – Un atelier de restitution des résultats de l’évaluation des initiatives de numérisation du Système d’Information Foncière (SIF) et de l’étude de faisabilité de l’Atlas des circonscriptions foncières de la République Démocratique du Congo s’est tenu à Kinshasa, dans les installations de l’AN-PPIE situées sur le boulevard du 30 juin à Gombe.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la mise en œuvre de la réforme foncière pour la sécurisation des investissements verts, la gestion durable des forêts et la paix sociale en République Démocratique du Congo (PARF-2), financé par le Fonds CAFI à travers le FONAREDD et mis en œuvre par ONU-Habitat.
Présenter les résultats des études et recueillir les contributions des parties prenantes
L’atelier avait pour objectif principal de restituer aux parties prenantes les résultats des études portant sur l’évaluation des initiatives de numérisation du système d’information foncière et sur la mise en place d’un Atlas des circonscriptions foncières en RDC.
Il visait également à recueillir les observations et contributions des participants afin d’enrichir les analyses et de finaliser les rapports livrables de ces deux études.
La rencontre a réuni 33 participants issus de plusieurs institutions et organisations, notamment l’administration foncière, les services sectoriels, ONU-Habitat, la Commission nationale de la réforme foncière (CONAREF), la Présidence de la République, l’Institut géographique du Congo, le FONAREDD, des organisations de la société civile ainsi que des autorités coutumières.
Diagnostic des initiatives pilotes du Système d’Information Foncière
La première présentation a porté sur le diagnostic des initiatives pilotes de mise en place du Système d’Information Foncière (SIF) en RDC.
L’étude met en évidence les progrès réalisés dans la préparation de l’opérationnalisation du SIF, tout en soulignant plusieurs défis à relever pour son déploiement à grande échelle.
Les résultats montrent notamment l’existence d’outils participatifs de sécurisation foncière tels que les chartes coutumières, les registres fonciers communautaires et les attestations d’occupation foncière.
Ces dispositifs illustrent une intégration progressive des pratiques coutumières dans la gestion foncière.
Cependant, l’analyse révèle également certaines faiblesses, notamment l’absence d’une vision unifiée du système d’information foncière, le manque de statistiques foncières fiables et l’insuffisance de mécanismes de suivi des aspects fiscaux, environnementaux et sociaux.
Afin de répondre à ces défis, l’étude recommande notamment l’harmonisation normative et technique des outils existants, la numérisation des archives foncières, le géoréférencement systématique des données et la digitalisation des procédures administratives.
L’architecture proposée pour le futur e‑SIF 2.0 repose sur trois piliers :
– la dématérialisation des archives foncières ;
– la mise en place d’un cadastre numérique basé sur les systèmes d’information géographique (SIG) ;
– la numérisation des transactions foncières.
Un Atlas foncier pour améliorer la gouvernance et prévenir les conflits
La seconde présentation a porté sur l’étude de faisabilité de la mise en place de l’Atlas foncier de la RDC.
Cette initiative vise à développer une base de données géospatiale et cartographique permettant de digitaliser les informations domaniales et cadastrales afin d’améliorer la transparence de l’administration foncière et de réduire les conflits liés à la gestion des terres.
Les travaux ont permis de documenter 151 administrations foncières réparties dans les 26 provinces du pays et de produire plusieurs cartes thématiques illustrant la spatialisation des données domaniales, cadastrales ainsi que des concessions minières et forestières.
L’étude met également en évidence une augmentation des titres forestiers et miniers entre 2019 et 2023, ainsi que certains dysfonctionnements administratifs tels que l’irrégularité des procédures, le manque de transparence dans la gestion des terres et les chevauchements de titres fonciers.
Dans ce contexte, l’Atlas foncier apparaît comme un outil stratégique d’aide à la décision pour l’État, susceptible d’améliorer la planification territoriale, la gestion durable des ressources naturelles et la prévention des conflits fonciers en RDC.
Des échanges enrichis par les contributions des participants
Les discussions en plénière ont notamment porté sur la pertinence du déploiement du système d’information foncière à l’échelle nationale, les enjeux juridiques liés à son opérationnalisation ainsi que la perception du SIF dans les zones rurales.
Ces échanges ont permis d’enrichir les analyses présentées et de formuler des recommandations pour la finalisation des rapports.
Prochaines étapes
À l’issue de l’atelier, plusieurs étapes sont envisagées, notamment :
– la validation institutionnelle des résultats ;
– l’harmonisation normative et procédurale du système foncier ;
– le déploiement progressif de l’architecture e‑SIF 2.0 ;
– le renforcement des capacités des institutions chargées de la gestion foncière.
Concernant l’Atlas foncier, les prochaines actions porteront sur :
– la validation technique des données et cartes ;
– l’intégration des informations dans les systèmes nationaux d’information territoriale ;
– la publication de l’Atlas sous forme numérique et interactive afin de faciliter son utilisation par les autorités nationales et provinciales.
Ces deux études convergent vers un objectif commun : renforcer la gouvernance foncière en RDC, numériser et harmoniser les informations foncières et mettre à disposition des décideurs des outils fiables pour une gestion territoriale plus transparente et sécurisée.
À propos du PARF‑2
Le Programme d’appui à la mise en œuvre de la réforme foncière, à sa deuxième phase (PARF‑2), vise à accompagner la République Démocratique du Congo dans la modernisation et la sécurisation de sa gouvernance foncière afin de favoriser les investissements durables, la gestion responsable des ressources naturelles et la stabilité sociale.
Financé par le FONAREDD sur l’allocation CAFI en RDC dans le cadre de la Lettre d’Intention 2, le programme est mis en œuvre par ONU‑Habitat, en collaboration avec les institutions nationales en charge du secteur foncier, notamment le Ministère des Affaires foncières et la Commission nationale de la réforme foncière (CONAREF).
Le PARF‑2 s’inscrit dans la continuité du Programme d’appui à la réforme foncière (PARF 1), qui a permis de poser les bases institutionnelles et stratégiques de la réforme foncière en RDC.
Cette seconde phase vise à consolider ces acquis en accélérant la modernisation de l’administration foncière, en soutenant la digitalisation des données et procédures foncières et en renforçant les capacités des acteurs impliqués dans la gouvernance foncière.
Lancé le 13 mars 2024 pour une durée de quatre ans, jusqu’au 11 mars 2028, le programme dispose d’un budget de 15 millions de dollars américains pour soutenir la mise en œuvre opérationnelle de la réforme foncière et la modernisation de l’administration foncière en RDC.

PDPEN : Le deuxième Comité de Pilotage du projet valide les avancées 2025 et fixe les priorités pour 2026

Kinshasa, le 17 mars 2026, le Comité de Pilotage (COPIL) du Programme de Renforcement des capacités des Entités nationales pour la formulation et la mise en œuvre des projets et programmes d’investissements REDD+ en RDC (PDPEN) s’est réuni pour sa deuxième session au siège du PNUD.
Cette rencontre stratégique a permis de faire le point sur les progrès réalisés en 2025, d’examiner les défis rencontrés et de valider le Plan de Travail Annuel et Budget (PTA/PTBA) 2026.
Un cadre stratégique pour renforcer les ONG nationales
Mis en œuvre par le PNUD en partenariat avec le Comité Technique de Suivi des Réformes (CTR) du Ministère des Finances, le PDPEN vise à renforcer les capacités des ONG nationales afin de leur permettre de jouer un rôle accru dans la mise en œuvre des investissements REDD+ en République Démocratique du Congo.
Doté d’un financement du FONAREDD de l’ordre de 2 millions de dollars sur une période de 18 mois, ce programme ambitionne notamment de doter les ONG nationales de capacités fiduciaires, organisationnelles et programmatiques leur permettant d’accéder aux financements du CAFI et de contribuer efficacement à la lutte contre la déforestation.
Des progrès significatifs enregistrés en 2025
Au cours de la réunion, les membres du COPIL ont examiné le rapport annuel 2025 qui met en évidence des avancées notables dans la mise en œuvre du programme. Parmi les résultats clés :
• 67 % des ONG nationales ciblées (12 sur 18) ont fait l’objet d’évaluations des capacités fiduciaires ;
• 89 % (16 sur 18) ont bénéficié d’évaluations organisationnelles et programmatiques ;
• Un appui financier de plus de 263 000 USD a été octroyé à 7 ONG prioritaires pour la préparation de projets REDD+ ;
• 100 % des ONG prévues ont été accompagnées techniquement dans la formulation de leurs documents de projets.
Ces résultats traduisent une dynamique positive dans le renforcement des capacités des acteurs nationaux, malgré un taux global de décaissement encore perfectible.
Des défis à relever pour accélérer la mise en œuvre
Les discussions ont également permis de mettre en lumière plusieurs défis majeurs, notamment :
• La nécessité d’un meilleur alignement avec la programmation du FONAREDD ;
• Les contraintes de temps liées à la durée limitée du projet, dont la clôture est prévue en 2026 ;
• Le besoin de renforcer la communication entre les parties prenantes.
Ces défis ont conduit les participants à insister sur l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des activités afin d’atteindre les objectifs fixés dans les délais impartis.
Validation du PTA 2026 et perspectives
Le COPIL a validé le Plan de Travail Annuel et Budget 2026, qui prévoit notamment :
• La poursuite et finalisation des évaluations des capacités des ONG ;
• Le déploiement du plan de renforcement des capacités ;
• L’octroi de nouvelles subventions pour la préparation des projets ;
• Le renforcement de l’accompagnement technique des ONG nationales.
Par ailleurs, plusieurs perspectives ont été évoquées, dont l’implication accrue d’expertises spécialisées et l’harmonisation des calendriers d’intervention.
Des recommandations pour renforcer l’efficacité du programme
Au terme des échanges, le COPIL a formulé une série de recommandations visant à améliorer la performance du programme, notamment :
• L’élaboration d’un plan d’accélération pour optimiser la mise en œuvre ;
• La mise en place d’une feuille de route détaillée avec un chronogramme clair ;
• Le renforcement de la communication entre les parties prenantes ;
• La préparation d’une éventuelle demande d’extension du projet ;
• L’organisation de réunions d’information régulières à l’intention des ONG bénéficiaires.
Un plaidoyer a également été lancé en direction de la société civile pour assurer un suivi rapproché de l’exécution du PTA 2026.
Un engagement renouvelé pour la réussite du PDPEN
Cette deuxième réunion du COPIL confirme l’engagement des partenaires à renforcer les capacités des ONG nationales et à améliorer leur accès aux financements REDD+.
Elle marque une étape importante vers une mise en œuvre plus efficace et inclusive des investissements en faveur de la gestion durable des forêts en RDC.
Le FONAREDD, en collaboration avec ses partenaires, réaffirme ainsi sa détermination à accompagner les acteurs nationaux dans la lutte contre la déforestation et la promotion du développement durable.

Buta accueille la cérémonie de pose de la première pierre de la Centrale de Distribution Régionale du projet PROMIS-2.

Buta, Province du Bas-Uele — 12 mars 2025.
La ville de Buta a accueilli, le 12 mars 2025, la cérémonie officielle de pose de la première pierre des travaux de construction de la Centrale de Distribution Régionale (CDR). L’événement s’est déroulé sous les auspices du Gouverneur de la Province du Bas-Uele, Son Excellence David Mokeni Amisi.
La cérémonie s’est tenue en présence des autorités provinciales, des représentants des services techniques, ainsi que d’une délégation du Gouvernement central , conduite par le Secrétaire général à la Santé, représentant du Ministre national de la Santé empêché. La délégation du FONAREDD a également pris part à cette mission officielle aux côtés des partenaires de mise en œuvre du projet.
Un investissement stratégique pour renforcer le système de santé dans la province du Bas-Uele.
Le projet PROMIS-2 prévoit notamment la construction d’infrastructures destinées à renforcer la chaîne d’approvisionnement en produits de santé essentiels. Dans ce cadre, la Province du Bas-Uele a mis à disposition une parcelle de deux hectares situés dans la ville de Buta afin de permettre la réalisation de cette infrastructure stratégique.

Prenant la parole à cette occasion, le représentant du FONAREDD, le Professeur Faustin BOYEMBA BOSELA a salué le leadership et et l’engagement du Gouverneur de province dans la mise en œuvre de cet investissement. Il a également exprimé sa reconnaissance à l’endroit du Ministre des Finances, Président du Comité de pilotage politique du FONAREDD, ainsi qu’au Ministre de la Santé, bénéficiaire direct de cet investissement, pour leur soutien à l’intégration de la construction d’infrastructures médicales parmi les résultats attendus du programme.
Le Secrétaire exécutif National Adjoint du FONAREDD a par ailleurs formulé le vœu que les travaux, prévus pour une durée de dix mois, soient réalisés dans le respect des délais et selon les règles de l’art, afin de garantir une mise en service rapide et efficace de cette infrastructure.
Une contribution à la santé publique et à la gestion durable des ressources
La construction de cette Centrale de Distribution Régionale permettra d’améliorer la disponibilité et l’accessibilité des contraceptifs modernes dans la province, contribuant ainsi à l’amélioration du taux de prévalence contraceptive et à la réduction de la pression exercée sur les ressources forestières dans la région du Bas-Uele.
Cette initiative s’inscrit également dans les priorités du programme quinquennal du gouvernement provincial, qui vise notamment à réduire de 38 % les besoins identifiés dans le secteur de la santé. Elle contribue ainsi à la mise en œuvre du troisième pilier de ce programme, axé sur l’amélioration du système de santé et l’augmentation de 50 % de la disponibilité des médicaments essentiels et génériques.
À travers cet investissement, le FONAREDD réaffirme son engagement à soutenir des initiatives contribuant à la fois à l’amélioration des conditions de vie des populations et à la préservation durable des ressources forestières en République démocratique du Congo.
À propos du programme PROMIS 2
Le programme PROMIS-2, financé à hauteur de 58 millions USD par le FONAREDD dans le cadre du partenariat avec CAFI, est mis en œuvre sur la période du 14 avril 2025 au 13 avril 2029. Le programme bénéficie de l’appui opérationnel de UNOPS et de UNFPA, et est exécuté par un consortium d’organisations internationales et nationales comprenant Tulane University, DKT International, MSI Reproductive Choices, ABEF-ND et SANRU. Mis en œuvre dans douze (12) provinces de la République démocratique du Congo, le programme vise à renforcer l’accès aux services de planification familiale et de santé reproductive, tout en soutenant les priorités du gouvernement congolais, notamment la gratuité de la maternité et l’accès des filles à l’éducation.
Par le renforcement de la chaîne d’approvisionnement en produits de santé reproductive, la construction d’infrastructures sanitaires et l’amélioration de l’accès aux contraceptifs modernes, PROMIS-2 contribue à améliorer la santé maternelle et à à une gestion durable des ressources forestières.

RDC : une réunion technique pour consolider l’élaboration de la CDN 3.0

Kinshasa, 11 mars 2026 – Le Ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC) a organisé, à l’hôtel Béatrice à Kinshasa-Gombe, une réunion technique d’échanges consacrée aux avancées et aux défis liés à l’actualisation du profil des inventaires des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la République Démocratique du Congo (RDC). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du processus d’élaboration de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) 3.0 ainsi que de la mise en place d’un système national de Mesure, Notification et Vérification (MNV).
Renforcer la coordination multisectorielle
La réunion visait à renforcer la coordination entre les différents secteurs impliqués dans l’action climatique en RDC. Les discussions ont porté sur les approches méthodologiques et techniques nécessaires à la mise à jour des données dans le cadre du système national de surveillance des forêts et du Niveau d’Émissions de Référence des Forêts (NERF).
Les participants ont examiné le profil national des émissions de gaz à effet de serre ainsi que les principales étapes du processus d’élaboration, de validation et de soumission de la CDN 3.0 à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
Une ouverture marquée par des messages d’engagement
La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’allocution de la Secrétaire générale du MEDD-NEC, qui a salué l’engagement des administrations et des partenaires dans la préparation de la CDN 3.0. Elle a souligné que cet instrument permettra à la RDC de renforcer ses actions climatiques afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer la résilience face aux impacts du changement climatique.
Prenant la parole à son tour, Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat a rappelé que près des deux tiers du territoire national sont couverts par la forêt, constituant un patrimoine écologique majeur et un atout important pour le développement durable du pays. Elle a également souligné que la RDC demeure un « pays-solution » dans la lutte contre le changement climatique et que la CDN 3.0 représente un instrument stratégique pour la planification et la mobilisation des financements climatiques.

Présentation des orientations de la CDN 3.0
Au cours de la réunion, le Directeur Aimée Mbuyi de la Direction du Développement Durable a présenté les principales orientations de la CDN 3.0, dont la soumission est prévue en mars 2026.
La nouvelle contribution prévoit notamment :
• Une année de référence fixée à 2000 ;
• Une période d’engagement allant de 2021 à 2035 ;
• Une période historique couvrant 2016 à 2023 ;
• Des secteurs prioritaires incluant l’agriculture, les forêts, l’énergie et les déchets ;
• La prise en compte des principaux gaz à effet de serre : CO₂, CH₄ et N₂O.
La RDC ambitionne ainsi de réduire ses émissions de 21 %, avec des besoins de financement estimés à 48,68 milliards de dollars américains, dont 23,08 milliards USD pour l’adaptation et 25,6 milliards USD pour l’atténuation.
Des échanges techniques et des recommandations
La rencontre a rassemblé près de 100 participants issus de plusieurs institutions nationales et partenaires techniques et financiers, notamment les ministères sectoriels (Agriculture, Plan, Finances, Énergie, Mines, Hydrocarbures, Pêche et Élevage), la Banque centrale, le FONAREDD, la société civile ainsi que des organisations internationales telles que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Les discussions ont permis de dresser un état des lieux des connaissances sur les émissions de gaz à effet de serre en RDC et d’identifier les principaux défis liés à la collecte et à la gestion des données sectorielles. Les participants ont également formulé des recommandations visant à améliorer les approches méthodologiques utilisées dans l’élaboration de la CDN 3.0 et à renforcer la coordination entre les institutions concernées.
Prochaines étapes
À l’issue de la réunion, les recommandations formulées par les participants seront intégrées dans la version consolidée du document. Sur le plan technique, celle-ci devrait être finalisée et soumise au ministre d’ici la fin du mois, avant son examen et sa validation au niveau du Conseil des ministres.
La validation technique de la CDN 3.0 constituera une étape importante pour renforcer l’engagement climatique de la RDC et soutenir la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de ses ambitions en matière de lutte contre le changement climatique.
À propos du programme
La Contribution Déterminée au niveau National (CDN) constitue l’instrument par lequel les États parties à l’Accord de Paris définissent leurs engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux impacts du changement climatique.
Dans ce cadre, la CDN 3.0 de la République Démocratique du Congo, dont la soumission est prévue en 2026, vise à actualiser les objectifs climatiques du pays sur la base des données récentes relatives aux émissions de gaz à effet de serre et des priorités nationales de développement. Elle constitue également un cadre stratégique pour orienter les politiques publiques climatiques et faciliter la mobilisation des financements nécessaires à la mise en œuvre des actions climatiques.

Kinshasa accueille la deuxième réunion du Comité Technique du Programme d’appui à l’Agriculture durable (PAAD)

Kinshasa — 13 mars 2026.
La deuxième réunion du Comité Technique du Programme d’appui à l’Agriculture durable (PAAD) s’est tenue le 13 mars 2026 au bureau du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Cette session a réuni les membres du Comité Technique ainsi que plusieurs parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre du programme, dont le FONAREDD.

La rencontre a rassemblé près de quarante participants, parmi lesquels la représentante du Ministre d’État, Ministre du Plan, le Secrétaire général à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire, le Secrétaire général au Développement rural, le Directeur général de INERA, le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD, ainsi que des représentants des institutions partenaires, notamment BCECO, SENASEM, des organisations de la société civile et d’autres parties prenantes techniques.

Un cadre d’évaluation et d’orientation pour la mise en œuvre du programme
Cette réunion avait pour objectif principal de faire le point sur l’état d’avancement du Programme d’appui à l’Agriculture durable, tant sur le plan technique que financier, afin d’évaluer les résultats enregistrés et d’identifier les défis à relever pour la poursuite des activités.
Les participants ont notamment examiné :
– Le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues du premier Comité Technique ;
– La présentation des résultats globaux du programme pour l’année 2025 ;
– L’examen du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 ;
– Les orientations stratégiques pour la poursuite de la mise en œuvre des activités.
Les échanges ont également permis d’évaluer les progrès réalisés dans le cadre des interventions agricoles soutenues par le programme dans plusieurs territoires du pays.
Principaux résultats et recommandations
La présentation des résultats du programme a mis en évidence des avancées enregistrées au cours de l’année 2025. Parmi celles-ci figurent notamment la distribution de 365 968,2 mètres linéaires de boutures de manioc sur les 750 000 prévus, l’installation de 1153 hectares de champs semenciers de maïs[AM1.1] sur les 1450 hectares prévus, ainsi que l’aménagement de 289 hectares de champs semenciers des légumineuses sur les 362,5 hectares programmés.
Sur le plan financier, la consommation budgétaire s’élève à 5 152 727,07 USD, soit 34 % de la première tranche de financement de 15 millions USD.

À l’issue des échanges, les membres du Comité Technique ont validé le rapport annuel 2025 et approuvé le PTBA 2026, d’un montant de 9,6 millions USD, sous réserve de l’intégration des observations formulées lors de la réunion.
Les discussions ont également permis de formuler plusieurs recommandations visant à renforcer la mise en œuvre du programme, notamment :
– réaliser une cartographie des interventions des partenaires dans les 145 territoires concernés ;
– renforcer la synergie entre le PAAD et le programme gouvernemental PDL-145 Territoires afin d’identifier les contributions aux indicateurs de développement ;
– prioriser la mise en œuvre des activités dans les zones accessibles et sécurisées, compte tenu du contexte sécuritaire dans certaines régions.
À propos du Programme d’appui à l’Agriculture durable (PAAD)
Le Programme d’appui à l’Agriculture durable (PAAD) est financé par le FONAREDD grâce aux ressources mobilisées dans le cadre du partenariat avec CAFI. Doté d’un financement de 55 millions USD, le programme est mis en œuvre avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de partenaires techniques nationaux. Il est déployé sur la période du 10 octobre 2024 au 29 août 2027.
Le PAAD vise à soutenir la transformation durable du secteur agricole en République démocratique du Congo à travers l’amélioration de l’accès aux semences de qualité, le renforcement des systèmes de production agricole et la promotion de pratiques agricoles durables. À travers ce programme, le FONAREDD contribue au renforcement de la sécurité alimentaire et à l’amélioration des moyens de subsistance des populations rurales, tout en participant aux efforts nationaux visant à réduire la déforestation et la pression exercée sur les ressources forestières.


