La RDC franchit une étape majeure dans la fiabilisation de son Inventaire Forestier National grâce à une base de données assainie

 

 

Une avancée stratégique pour renforcer la gouvernance forestière et les engagements climatiques du pays

 

 

La République démocratique du Congo dispose désormais d’une base de données assainie de son Inventaire Forestier National (IFN), une avancée majeure qui renforce les fondements scientifiques du suivi des ressources forestières et de la lutte contre les changements climatiques. Présentée le 26 juin 2026 à Kinshasa  lors d’un atelier organisé par le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), à travers la Direction des Inventaires et Aménagement Forestiers (DIAF), cette réalisation a bénéficié de l’appui technique et financier du Fonds National REDD (FONAREDD) à travers le Projet d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ). 

 

 

Un atelier placé sous le signe de la transparence et de la qualité des données

 

 

L’atelier a réuni plus de soixante-dix (70) participants  représentant les administrations institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, la société civile, le secteur privé ainsi que le FONAREDD.

 

 

Cette rencontre visait à présenter de manière transparente les résultats du processus d’assainissement et de validation des données de l’Inventaire Forestier National (IFN), étape essentielle avant son exploitation à grande échelle.

 

 

Au-delà de la présentation des résultats techniques, cette rencontre a permis de partager les méthodes utilisées pour améliorer la qualité des données, d’échanger sur les enseignements tirés de ce processus et d’identifier les prochaines étapes nécessaires au renforcement du Système National de Surveillance des Forêts.

 

 

L’Inventaire Forestier National : un pilier de la politique forestière et climatique

 

 

L’Inventaire Forestier National constitue l’un des principaux outils stratégiques de connaissance des  ressources forestières de la République démocratique du Congo. Les informations qu’il produit permettent d’évaluer l’état, la composition et la dynamique des forêts à l’échelle nationale.

 

 

Les données qu’il génère sont essentielles à l’élaboration et à l’actualisation du Niveau d’Émission de Référence des Forêts (NERF), à la production des facteurs d’émission ainsi qu’à la mise en œuvre des politiques nationales de gestion durable des forêts, de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique, , notamment dans le cadre du mécanisme REDD+.

 

 

Un processus rigoureux d’assainissement des données

 

 

Dans son allocution d’ouverture, la Secrétaire Générale du MEDD-NEC, représentant Madame la Ministre, a rappelé que la qualité des analyses, des politiques publiques et des décisions stratégiques dépend directement de la fiabilité des données sur lesquelles elles reposent. Elle a souligné que le travail d’assainissement réalisé constitue une étape indispensable pour garantir l’intégrité scientifique de la base de données et permettre son utilisation dans les différents processus nationaux et internationaux de suivi des ressources forestières.

 

 

Les experts de la DIAF sont revenu sur l’historique de l’Inventaire Forestier National, sa méthodologie de collecte ainsi que les différentes étapes du processus d’assainissement. Ils ont notamment présenté les principales incohérences identifiées dans la base de données initiale ainsi que les méthodes mises en œuvre pour corriger , harmoniser les informations et renforcer la cohérence globale des données.

 

 

Les résultats obtenus témoignent d’une amélioration significative de la qualité et de la fiabilité de cette base nationale de référence.

 

 

Le FONAREDD accompagne le renforcement des capacités nationales

 

 

Cette avancée a été rendue possible grâce à l’appui du FONAREDD, à travers le Projet d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ),  qui accompagne techniquement et financièrement  les institutions nationales dans la mise en œuvre des réformes et des actions prioritaires de la REDD+.

 

 

Grâce à cet accompagnement, la DIAF dispose aujourd’hui d’une base de données fiable, cohérente et directement exploitable, répondant aux standards nationales et internationales en matière de suivi des ressources forestières.

 

 

Cet appui contribue également au renforcement durable des capacités nationales dans la production et la gestion de données environnementales de qualité, indispensables à une gouvernance forestière efficace.

 

 

Des recommandations pour consolider le Système National de Surveillance des Forêts

 

 

Les échanges ont permis de formuler plusieurs recommandations destinées à renforcer durablement la gestion des données forestières.

 

 

Les participants ont notamment recommandé :

 

 

  • – La publication progressive des données sur le portail du Système National de Surveillance des Forêts (SNSF), afin de favoriser leur accessibilité et leur utilisation par les différents acteurs ;
  • – Le renforcement de l’implication des services de géomatique dans la gestion et la mise à jour des données ;

– La mise en place d’un serveur sécurisé dédié au stockage et à l’administration et à la sauvegarde de l’ensemble des informations de l’IFN. Ces recommandations visent à garantir la pérennité des acquis et à améliorer continuellement la qualité des données utilisées dans les politiques publiques forestières.

 

Une étape décisive pour la REDD+ et les engagements climatiques de la RDC

 

La disponibilité d’une base de données nationale assainie ouvre désormais la voie à plusieurs travaux stratégiques, notamment la production des facteurs d’émission, l’actualisation du Niveau d’Émission de Référence des Forêts et la finalisation d’autres variables techniques nécessaires au fonctionnement du Système National de Surveillance des Forêts.

 

Au-delà de son intérêt scientifique, cette réalisation renforce la crédibilité de la République démocratique du Congo dans la mise en œuvre de ses engagements internationaux en matière de climat, de gestion durable des forêts et de conservation de la biodiversité.

 

 En accompagnant ce processus à travers le PAAJ, le FONAREDD réaffirme son engagement à soutenir les institutions nationales dans la production de données environnementales fiables, transparentes et de qualité.  

 

Cet appui contribue directement au renforcement de la gouvernance forestière, à l’amélioration de la prise de décision fondée sur des données probantes et à la consolidation des efforts nationaux en faveur d’un développement durable et résilient face aux changements climatiques.

 

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