Kinshasa accueille un atelier stratégique sur l’évaluation environnementale et sociale du secteur minier

Kinshasa, 5 juin 2026 – Le Fonds National REDD+ (FONAREDD), en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, a pris part à l’atelier de restitution intermédiaire des études documentaires de l’Évaluation Stratégique Environnementale et Sociale (ESES) du secteur minier en République Démocratique du Congo (RDC), organisé dans le cadre du projet DISM II.

 

 

Tenu les 4 et 5 juin 2026 à l’Hôtel Pullman de Kinshasa, cet atelier a réuni 32 participants issus des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, de la société civile, ainsi que des experts nationaux et internationaux.

 

 

Cette activité s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer l’intégration des considérations environnementales et sociales dans les politiques publiques et les investissements du secteur minier, dans un contexte où la RDC cherche à concilier valorisation de ses ressources naturelles, préservation des écosystèmes forestiers et développement durable.

 

Un processus participatif pour une gouvernance minière améliorée

 

L’objectif principal de cette rencontre était de présenter et de discuter les résultats de cinq études documentaires portant sur les enjeux environnementaux et sociaux du secteur minier, en vue d’améliorer leur qualité avant finalisation.

 

Ces travaux ont permis de mettre en lumière les défis majeurs liés à l’exploitation minière en RDC, notamment :

 

  • – Les risques de dégradation des écosystèmes et de déforestation,
  • – Les impacts sanitaires et sociaux sur les communautés,
  • Les conflits d’usage des terres et les déplacements de populations.

– Les études ont également mis en évidence la nécessité d’une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux dès la phase de conception des politiques et projets miniers afin de prévenir les risques et renforcer leur durabilité.

 

Des analyses approfondies pour orienter les réformes

 

Les différentes présentations ont couvert des thématiques clés, parmi lesquelles :

 

  • – L’identification et la hiérarchisation des risques environnementaux et sociaux ;
  • – L’analyse des politiques économiques et des cadres réglementaires du secteur minier ;
  • – La cartographie des parties prenantes impliquées ;
  • – L’évaluation des capacités institutionnelles ;
  • – Le développement d’une plateforme numérique de gestion documentaire.
  •  

Ces analyses ont notamment mis en évidence la nécessité d’une meilleure harmonisation entre les cadres réglementaires minier, forestier et foncier, ainsi que l’importance de renforcer les mécanismes de contrôle et de transparence.

 

 

Les participants ont également souligné l’importance d’améliorer la coordination institutionnelle entre les différents acteurs concernés afin de favoriser une gestion plus cohérente des ressources naturelles et de limiter les risques de conflits liés à l’utilisation des terres.

 

Un dialogue multi-acteurs au cœur de la démarche REDD+

 

Les échanges ont donné lieu à des contributions constructives des participants, qui ont formulé des recommandations visant à :

 

  • – Renforcer la gouvernance inclusive du secteur,
  • – Protéger les droits des communautés locales et des groupes vulnérables,
  • – Améliorer les systèmes de suivi et de gestion des risques,
  • – Promouvoir un développement minier durable et responsable.

 

Cette démarche participative reflète la volonté des parties prenantes de construire une vision commune du développement minier en RDC, fondée sur la transparence, la responsabilité environnementale et la prise en compte des intérêts des communautés concernées.

 

 

En tant que partenaire engagé dans la lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts, le FONAREDD a salué la qualité du dialogue et la mobilisation des parties prenantes autour des enjeux environnementaux et sociaux du secteur extractif.

 

À travers son appui au projet DISM II, le FONAREDD contribue à promouvoir une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux dans les secteurs susceptibles d’exercer une pression sur les ressources forestières. Cette approche vise à renforcer la cohérence entre les politiques sectorielles, les objectifs de développement durable et les engagements climatiques de la RDC.

 

À propos du projet Normes (DISM II)

 

Le projet « Normes » (DISM II) de renforcement de la gouvernance environnementale et sociale dans le secteur extractif est financé par le Fonds National REDD+ de la République Démocratique du Congo (FONAREDD) sur ressources de l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), pour un montant total de 6 millions USD.

 

Mis en œuvre par la GIZ (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit) pour le compte du Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD), en partenariat avec l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE), le projet est exécuté sur une période de quatre ans, du 21 mai 2025 au 20 mai 2029.

 

L’objectif du projet est de renforcer la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux dans le développement des secteurs extractifs, notamment les mines et les hydrocarbures, afin de réduire leurs impacts sur les forêts, les écosystèmes et les communautés locales tout en favorisant une croissance économique durable.

 

À cette fin, le projet appuie la réalisation d’Évaluations Stratégiques Environnementales et Sociales (ESES), l’élaboration de normes et de guides de bonnes pratiques intégrant les principes de la REDD+, le renforcement des capacités institutionnelles ainsi que la promotion du dialogue entre les administrations publiques, le secteur privé et la société civile.

 

Le projet accompagne également la modernisation des outils de gestion environnementale à travers le développement d’une plateforme numérique destinée à l’Agence Congolaise de l’Environnement, afin d’améliorer l’instruction des dossiers environnementaux, le suivi des procédures et le partage des informations entre les différentes parties prenantes.

 

À travers ces interventions, le projet contribue à renforcer la gouvernance environnementale et sociale du secteur extractif en RDC et à promouvoir une meilleure articulation entre exploitation des ressources naturelles, préservation des forêts et développement durable.

 

Vers la finalisation des rapports ESES

 

À l’issue de l’atelier, les participants se sont engagés à transmettre leurs observations complémentaires afin d’enrichir les rapports finaux, dont la publication est attendue dans les prochains jours.

 

Ces travaux constituent une étape essentielle dans l’amélioration de la gouvernance environnementale et sociale du secteur minier en RDC, en cohérence avec les objectifs de la stratégie nationale REDD+ et les engagements du pays en matière de développement durable.

 

Les conclusions de l’ESES devraient ainsi contribuer à orienter les futures réformes et à renforcer l’intégration des considérations environnementales et sociales dans les processus de décision liés au développement du secteur minier congolais.

 

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