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    PROMIS-2 : une revue programmatique pour accélérer les résultats en faveur de la santé, de l’éducation et du climat en RDC

     

    Kinshasa, juin 2026 – Les partenaires du projet PROMIS‑2 se sont réunis du 9 au 10 juin 2026, sous le lead technique de Tulane University, dans le cadre d’une revue programmatique consacrée à l’évaluation des progrès réalisés, à l’identification des défis opérationnels et à la définition des orientations stratégiques pour la poursuite de la mise en œuvre du programme.

     

    Conduite dans une approche participative, cette rencontre a offert l’occasion d’examiner l’état d’avancement des différentes composantes, de partager les résultats des missions de supervision conjointes et de formuler des recommandations destinées à renforcer l’efficacité des interventions, tout en constituant un espace d’apprentissage collectif et de dialogue entre les partenaires.

     

    Dans la continuité de cet exercice, une séance de restitution s’est tenue le 16 juin 2026 devant le Secrétariat Exécutif du FONAREDD, en présence de son Secrétaire Exécutif adjoint. Cette réunion a présenté les conclusions de la revue programmatique et confirmé l’engagement des parties prenantes à consolider les acquis et à renforcer la coordination pour la deuxième année de mise en œuvre du programme.

     

     

    Une mobilisation des partenaires pour renforcer la performance du programme

     

    La séance de restitution de la  revue programmatique a réuni 18 représentants des institutions impliquées dans la mise en œuvre, la coordination et le suivi de PROMIS-2. Y ont pris part six représentants du FONAREDD, trois représentants de l’UNOPS, trois représentants de l’Université Tulane, deux représentants de l’ABEF-ND ainsi que des représentants de l’UNFPA, de SANRU, de DKT et de NSI.

     

    Cette diversité d’acteurs a favorisé une analyse approfondie des résultats enregistrés, des expériences de mise en œuvre et des ajustements nécessaires pour améliorer la performance du programme. La participation active du Secrétariat Exécutif du FONAREDD a notamment permis d’enrichir les échanges sur les questions de suivi des résultats, de gouvernance et de durabilité des interventions.

     

    Pour Arsene Binangai, Directeur Pays de Tulane University, la revue programmatique constitue avant tout un outil d’aide à la décision : « Au-delà du reporting, cet exercice permet de mettre en perspective les résultats atteints avec les objectifs fixés, d’analyser les tendances observées et de renforcer la qualité du pilotage du programme à travers une prise de décision fondée sur les données. »

     

    Cette approche s’inscrit dans la volonté du Projet PROMIS-2de promouvoir une gestion axée sur les résultats, fondée sur l’analyse des performances et l’apprentissage continu afin d’optimiser l’impact des programmes financés via les Fonds CAFI et FONAREDD

     

    Un programme multisectoriel déployé dans dix provinces

     

    PROMIS-2 intervient dans les domaines de la santé sexuelle et reproductive, de l’éducation des jeunes filles, du renforcement des systèmes de santé et du développement des infrastructures sanitaires et éducatives.

     

    Malgré la suspension  des activités dans deux provinces affectées par l’insécurité, le programme poursuit ses interventions dans dix provinces de la République démocratique du Congo. Cette couverture territoriale permet de renforcer l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive tout en soutenant l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles dans les zones ciblées.

     

    Des milliers d’acteurs formés pour renforcer l’offre de services

     

    Au cours des neuf premiers mois de mise en œuvre, le projet a enregistré des avancées importantes dans le renforcement des capacités des acteurs de terrain.

     

    Plus de 820 prestataires cliniques, près de 16 000 prestataires communautaires, 579 gestionnaires de pharmacies et officines ainsi que plusieurs centaines d’acteurs impliqués dans la gestion des données sanitaires ont bénéficié de formations spécialisées. Ces efforts contribuent à améliorer durablement la qualité des services de santé et à renforcer les capacités du système national. Toutefois, le FONAREDD souligne l’importance de désagréger ces données afin de mieux apprécier la répartition des bénéficiaires par catégorie, d’identifier les écarts éventuels et de renforcer la pertinence des analyses pour le pilotage stratégique du programme

     

    Parallèlement, les partenaires ont poursuivi l’extension des services de planification familiale et de santé reproductive dans les zones d’intervention. e. u 31 mars 2026, près de 1,6 million d’Années de Protection Couple (ACP) avaient déjà été produites, représentant environ 17 % de la cible globale du programme.

     

    L’éducation des jeunes filles au cœur de l’intervention

     

    L’une des composantes majeures de PROMIS-2 concerne l’accès des jeunes filles à l’enseignement technique et professionnel à travers un ambitieux programme de bourses.

     

    À ce jour, 171 établissements scolaires ont été sélectionnés. Le programme a identifié 4 278 élèves comme bénéficiaires. Il a déjà attribué 9 583 bourses sur les 10 000 prévues. Ces bourses ciblent principalement les élèves inscrits dans les filières techniques et professionnelles.

     

    Le remboursement aux parents et le paiement aux écoles sont en cours dans les provinces ciblées, notamment la Tshopo, l’Équateur, le Haut‑Katanga et le Kasaï Oriental, confirmant la progression opérationnelle du dispositif.

     

    Le programme a également permis d’intégrer 75 filles issues des peuples autochtones parmi les bénéficiaires des bourses scolaires. Toutefois, ces élèves sont déjà couvertes par le programme de gratuité de l’enseignement, ce qui ouvre aujourd’hui une réflexion sur l’utilisation la plus pertinente des ressources prévues à cet effet.

     

    Les discussions portent sur la possibilité de réaffecter les fonds afin de répondre à d’autres besoins scolaires spécifiques de ce groupe, en tenant compte de leurs réalités sociales, culturelles et économiques. Le Secrétaire Exécutif du FONAREDD a exprimé un intérêt particulier pour cette orientation, considérée comme un moyen de renforcer l’équité et de soutenir durablement le maintien des enfants autochtones à l’école.

     

    Des infrastructures stratégiques en cours de réalisation

     

    La revue a mis en évidence des progrès significatifs dans la composante infrastructures.

     

    Au cours du premier semestre 2026, plusieurs étapes importantes ont été franchies avec la pose des premières pierres et le démarrage effectif des travaux de construction de Centres de Distribution Régionaux (CDR) ainsi que d’écoles médicales dans les provinces concernées.

     

    Ces investissements visent à renforcer durablement les capacités de stockage et de distribution des produits de santé tout en améliorant les infrastructures de formation du personnel médical.

     

    Malgré ces avancées, le FONAREDD a rappelé l’importance de livrer les ouvrages dans les délais contractuels, conformément à l’approche projet, afin de garantir la crédibilité du programme et l’efficacité des investissements engagés.

     

    Une gouvernance active au service des résultats

     

    Le projet s’appuie sur des mécanismes de gouvernance et de coordination fonctionnels associant les autorités nationales, les partenaires techniques et les organisations de mise en œuvre.

     

    Depuis son lancement, PROMIS-2 a déjà tenu deux réunions du Comité de pilotage (COPIL), quatre réunions de la Task Force nationale, onze réunions du consortium ainsi que neuf missions conjointes de supervision dans les provinces d’intervention.

     

    Ces cadres de concertation permettent un suivi rapproché de la mise en œuvre, facilitent la résolution des problèmes opérationnels et favorisent une meilleure coordination entre les différents acteurs.

     

    Des défis à relever pour accélérer la mise en œuvre

     

    Les participants ont toutefois relevé plusieurs défis qui nécessitent une attention particulière.

     

    Parmi ceux-ci figurent l’insécurité persistante dans certaines provinces de l’Est du pays, les difficultés logistiques liées à l’approvisionnement en produits de santé, les contraintes de transport des intrants contraceptifs, les défis institutionnels rencontrés par certains partenaires ainsi que les coûts réels du programme de bourses, supérieurs aux estimations initiales.

     

    Des retards ont également été observés dans certaines activités relatives aux espaces dédiés aux jeunes, à l’intégration des contenus de santé sexuelle et reproductive dans les programmes scolaires ainsi qu’à certaines études prévues dans le cadre du projet.

     

    Vers une amélioration continue des performances

     

    À l’issue des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations destinées à renforcer l’efficacité du programme.

     

    Ils ont notamment recommandé l’institutionnalisation de revues programmatiques semestrielles, le renforcement de la coordination provinciale, une meilleure implication des autorités sectorielles, l’amélioration du partage d’informations entre partenaires ainsi que le renforcement des systèmes de gestion des données sanitaires.

     

    Les participants ont également insisté sur la nécessité de poursuivre les réflexions relatives au soutien des bénéficiaires issus des peuples autochtones et à la pérennisation des acquis du programme.

     

    Un exercice de redevabilité et d’apprentissage

     

    Au-delà de l’évaluation des performances, cette revue programmatique a démontré l’importance du dialogue permanent entre les partenaires de mise en œuvre, les institutions nationales et le FONAREDD.

     

    En favorisant une analyse collective des résultats, des défis et des perspectives, PROMIS-2 se dote d’outils de pilotage essentiels pour accélérer sa mise en œuvre et maximiser son impact au bénéfice des populations congolaises. Cette dynamique d’apprentissage continu constitue un levier important pour atteindre les objectifs du programme en matière de santé, d’éducation, d’égalité des genres et de résilience des communautés.

     

    Révision du Code forestier : le FONAREDD plaide pour l’intégration des crédits carbone et des paiements pour services environnementaux

     

    Kinshasa, 16 juin 2026 – Les travaux de consolidation du draft zéro de la révision de la Loi n° 011/2002 du 29 Aout 2002 portant Code forestier de la République démocratique du Congo se sont achevés après deux jours d’intenses échanges organisés au Cercle ELAIS de la Gombe. Réunissant les administrations publiques, les institutions spécialisées, les partenaires techniques et financiers, les experts ainsi que les organisations de la société civile, cet atelier marque une étape importante dans le processus de modernisation du cadre juridique forestier national.

     

    Organisée sous la coordination du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat avec l’appui de plusieurs partenaires, notamment  CAFI, le FONAREDD,  la GIZ, l’AFD et le PNUD, la rencontre visait à examiner de manière participative le projet de texte révisé du Code forestier afin de recueillir les avis, commentaires et recommandations des différentes parties prenantes avant la poursuite du processus législatif.

     

    Adapter le Code forestier aux nouveaux défis environnementaux

     

    Plus de vingt ans après son adoption, le Code forestier de 2002 fait l’objet d’une révision destinée à renforcer sa cohérence avec la Politique Forestière Nationale récemment validée ainsi qu’avec les nouvelles dynamiques environnementales, climatiques et économiques qui influencent la gestion durable des forêts congolaises.

     

    Dans son allocution d’ouverture, lue par le Directeur Général des Forêts, le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat a rappelé la nécessité d’adapter le cadre juridique forestier aux nouveaux enjeux liés à la REDD+, au changement climatique, aux paiements pour services environnementaux, à la protection des zones humides ainsi qu’à la valorisation durable des ressources forestières.

     

    Pour Frédéric Djengo, Directeur Général des Forêts, cette réforme constitue une opportunité majeure pour moderniser la gouvernance forestière nationale et renforcer la contribution du secteur forestier aux objectifs de développement durable du pays.

     

    « Le futur Code forestier doit permettre à la RDC de mieux valoriser les services rendus par ses forêts. L’intégration des mécanismes de crédits carbone, des paiements pour services environnementaux et des autres instruments de financement climatique constitue désormais une nécessité pour accompagner les ambitions du pays en matière de développement durable et de préservation du bassin du Congo », a déclaré Frédéric Djengo, le Directeur Général des Forêts.

     

    Cette réforme vise ainsi à doter la RDC d’un Code forestier plus moderne, capable d’accompagner les ambitions nationales en matière de conservation des forêts, de développement durable et de financement climatique, tout en créant un environnement juridique favorable à la mobilisation de nouveaux investissements en faveur de la protection des écosystèmes forestiers.

     

    Un examen approfondi du draft zéro

     

    Les travaux ont été structurés autour de plusieurs séquences comprenant les présentations techniques des experts consultants, les travaux en groupes thématiques ainsi que la restitution des recommandations en séance plénière.

     

    Les participants ont notamment analysé les innovations introduites dans l’avant-projet du Code forestier révisé ainsi que l’architecture générale du draft zéro. Les débats ont également permis de soulever plusieurs préoccupations relatives à la traçabilité, à la certification forestière, à la transparence dans la gestion des ressources forestières ainsi qu’à l’articulation du futur texte avec les autres réformes sectorielles en cours.

     

    Répartis en trois groupes de travail, les participants ont examiné l’ensemble des dispositions du projet de texte, depuis les définitions et le statut des forêts jusqu’aux questions relatives à l’exploitation forestière, à la foresterie communautaire, à la fiscalité forestière et au régime répressif applicable au secteur.

     

     

    Le FONAREDD défend la reconnaissance des mécanismes de financement climatique

     

    Parmi les contributions majeures enregistrées au cours des discussions figure le plaidoyer porté par le FONAREDD en faveur d’une meilleure prise en compte des mécanismes de financement climatique dans le futur Code forestier.

     

    Le Fonds a notamment plaidé pour que les questions relatives aux crédits carbone, aux paiements pour services environnementaux et aux autres mécanismes innovants de valorisation des services écosystémiques soient intégrées de manière explicite dans le nouveau cadre juridique.

     

    Intervenant au nom du FONAREDD, le Secrétaire Exécutif National Adjoint (SENA) a souligné l’importance stratégique de cette évolution : « La révision du Code forestier offre une opportunité historique d’intégrer durablement dans notre arsenal juridique les mécanismes de crédit carbone et de paiements pour services environnementaux. Ces instruments constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour valoriser les services rendus par les écosystèmes forestiers congolais et mobiliser des financements durables au profit de la conservation des forêts et du développement des communautés locales. Le FONAREDD, en tant que mécanisme national de financement climatique et environnemental, dispose de l’expérience et des outils nécessaires pour accompagner la mise en œuvre de ces mécanismes dans le respect des engagements de la RDC. »

     

    À travers cette contribution, le FONAREDD a également plaidé pour que le futur Code forestier tienne compte des avancées institutionnelles enregistrées ces dernières années en matière de financement climatique et de gouvernance environnementale, notamment dans le contexte de l’institutionnalisation du Fonds comme mécanisme national de coordination, d’administration et de financement des investissements climatiques et forestiers.

     

    Des recommandations pour renforcer le texte

     

    Les discussions ont débouché sur plusieurs recommandations destinées à améliorer le projet de texte avant sa finalisation.

     

    Les participants ont notamment proposé une meilleure harmonisation des dispositions fiscales applicables au secteur forestier, la cartographie des tourbières et des mangroves afin de renforcer leur protection, ainsi qu’une clarification du statut de certains espaces forestiers pour prévenir les conflits d’interprétation juridique.

     

    D’autres recommandations ont porté sur la nécessité de renforcer la cohérence du futur Code avec les autres politiques publiques liées à la gestion durable des ressources naturelles et à la lutte contre le changement climatique.

     

    Un projet de texte validé par les parties prenantes

     

    Au terme des travaux, les participants ont validé le draft zéro du Code forestier révisé sous réserve de l’intégration des amendements, observations et recommandations formulés au cours de l’atelier.

     

    La taskforce mise en place par le Ministère de l’Environnement poursuivra désormais les travaux avec les consultants afin de consolider le document avant son examen par les instances compétentes.

     

    Par sa participation active à ce processus, le FONAREDD réaffirme son engagement à accompagner les réformes structurantes du secteur forestier congolais et à promouvoir l’émergence d’un cadre juridique moderne permettant à la RDC de mieux valoriser ses ressources forestières, ses services écosystémiques et son potentiel de financement climatique au bénéfice du développement durable du pays.

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