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    Kinshasa : Les acteurs du secteur bois-énergie mobilisés pour une transition énergétique durable en RDC

    Kinshasa, le 26 mai 2026 – Le Fonds National REDD (FONAREDD) a pris part à la première Journée Porte Ouverte consacrée à la problématique du bois-énergie en République Démocratique du Congo, organisée par la Direction des Technologies de l’Énergie-Bois (DTEB) du Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), avec l’appui de la Coopération allemande (GIZ/ChaBoDu).

     

    Placée sous le patronage de Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, cette rencontre a réuni 68 participants issus de 51 structures représentant les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, le secteur privé, le monde académique ainsi que les médias.

     

    Un enjeu stratégique pour la préservation des forêts et le climat
    En République Démocratique du Congo, plus de 95 % de la consommation énergétique des ménages repose sur le bois-énergie, dont une part importante est produite et consommée selon des modes non durables. Cette situation exerce une pression croissante sur les ressources forestières, contribue à la déforestation et à la dégradation des forêts, tout en compromettant les efforts nationaux de lutte contre le changement climatique.


    Conscient de cet enjeu, le Gouvernement de la RDC et ses partenaires ont inscrit la question du bois-énergie parmi les priorités stratégiques de la Lettre d’Intention signée avec l’Initiative CAFI. Celle-ci vise notamment à réduire de 50 % la dépendance au bois-énergie issu de sources non durables dans les grands centres urbains du pays, à travers la promotion d’alternatives énergétiques accessibles, le développement de chaînes d’approvisionnement durables et l’amélioration de l’efficacité énergétique.


    C’est dans cette perspective que cette journée Porte Ouverte visait à renforcer le dialogue entre les différents acteurs du secteur , à promouvoir une vision commune en faveur d’un approvisionnement durable et à identifier des solutions concrètes pour une transition énergétique durable.

     

    Une plateforme d’échange pour des solutions innovantes


    Les échanges ont permis de dresser un état des lieux des initiatives actuellement mises en œuvre dans le secteur du bois-énergie et d’identifier les principales contraintes auxquelles font face les acteurs.


    Les participants ont notamment examiné :


    • La cartographie des initiatives en cours dans le secteur du bois-énergie ;
    • Le bilan de la feuille de route nationale pour un approvisionnement durable ;
    • Les perspectives de développement des alternatives énergétiques, notamment le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et les énergies renouvelables ;
    • La diffusion des foyers améliorés ;
    • Les techniques innovantes de production de briquettes et autres combustibles alternatifs.

     

    Une démonstration pratique de fabrication de briquettes ainsi que la distribution d’un guide opérationnel sur la carbonisation améliorée ont permis de renforcer l’appropriation des solutions présentées par les participants.

     

    Une contribution active du FONAREDD
    Le FONAREDD a activement contribué aux travaux en présentant les orientations stratégiques de la Lettre d’Intention de l’Initiative CAFI-RDC relatives à la réduction de l’utilisation non durable du bois-énergie dans les principales agglomérations du pays.


    Cette intervention a permis de mettre en lumière les investissements et réformes envisagés pour accompagner la transition énergétique, tout en recueillant les contributions des parties prenantes sur les mécanismes les plus efficaces pour réduire la pression exercée sur les ressources forestières.


    Les échanges ont également mis en évidence l’importance d’une approche intégrée associant politiques publiques, innovations technologiques, investissements durables et sensibilisation des populations afin d’atteindre les objectifs nationaux en matière de climat et de développement durable.

     

    Une contribution aux engagements climatiques de la RDC
    Les réflexions issues de cette rencontre s’inscrivent pleinement dans les efforts déployés par la RDC pour mettre en œuvre ses Contributions Déterminées au niveau National (CDN), sa Stratégie-Cadre Nationale REDD+ ainsi que les engagements pris dans le cadre du partenariat entre la RDC et l’Initiative CAFI.


    Les recommandations formulées devraient contribuer à orienter les futures interventions publiques et les investissements des partenaires en faveur d’un approvisionnement durable en bois-énergie, particulièrement dans les grands centres urbains où la demande énergétique continue de croître.

     

    Vers une action concertée et durable
    Les travaux se sont conclus par l’adoption d’un communiqué final, réaffirmant l’urgence d’une action collective pour :
    • Promouvoir des pratiques durables dans la production et l’utilisation du bois-énergie ;
    • Renforcer la gouvernance du secteur ;
    • Soutenir le développement d’alternatives énergétiques propres et accessibles ;
    • Accélérer la transition vers un modèle énergétique propres , accessibles, plus résilient et respectueux de l’environnement.

     

    Comme l’a souligné la Secrétaire Générale à l’Environnement :« Ensemble, nous pouvons transformer ce défi en opportunité, en conciliant développement, préservation de l’environnement et amélioration des conditions de vie de nos populations. »

    Un engagement renouvelé pour la transition énergétique
    À travers sa participation à cette première Journée Porte Ouverte,, le FONAREDD réaffirme son engagement à soutenir les efforts du Gouvernement congolais et de ses partenaires pour réduire la pression sur les forêts, promouvoir des solutions énergétiques durables et contribuer à l’atteinte des objectifs climatiques nationaux.


    Cette dynamique collective constitue une étape importante vers la construction d’un modèle énergétique plus inclusif, résilient et respectueux de l’environnement, au bénéfice des populations congolaises et des générations futures.

    COPIL Politique du FONAREDD : des performances record, mais des défis à relever pour accélérer l’impact des investissements climatiques

    Kinshasa, 04 juin 2026 – Réuni sous la présidence de Son Excellence Monsieur Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, Ministre des Finances et Président du Comité de Pilotage (COPIL) du FONAREDD, le COPIL Politique a examiné les performances du Fonds à fin 2025 ainsi que les perspectives de mise en œuvre du partenariat RDC-CAFI. Les échanges ont mis en évidence une année marquée par une forte accélération des investissements, des résultats encourageants sur le terrain et des avancées significatives dans la mise en œuvre des réformes, tout en soulignant plusieurs défis qui continuent de peser sur le rythme d’exécution des programmes.

     

    Une année 2025 marquée par une montée en puissance du portefeuille

     

     

    Les chiffres présentés par le Secrétariat Exécutif traduisent une accélération sans précédent des investissements climatiques soutenus par le FONAREDD.

     

    À fin 2025, le portefeuille comptait 36 programmes approuvés, dont 23 actifs et 13 clôturés. Huit nouveaux programmes ont été approuvés au cours de l’année pour un montant de 181,9 millions USD, tandis que les décaissements annuels ont atteint près de 110 millions USD.

     

    Cette dynamique marque une étape importante dans l’évolution du mécanisme et témoigne d’une accélération notable de la programmation des investissements climatiques en RDC.

     

    Présentant le rapport annuel consolidé 2025, le Professeur Faustin Boyemba Bosela, Secrétaire Exécutif National Adjoint du FONAREDD, a souligné l’ampleur des progrès réalisés :

     

    « Les performances enregistrées en 2025 traduisent une véritable montée en puissance du FONAREDD. Cette année, le Fonds a approuvé près de 182 millions USD de nouveaux investissements, soit un volume équivalent à celui engagé au cours des cinq années précédentes. Cette dynamique se reflète également dans l’accélération des réformes, la progression des jalons de la LOI-2, l’amélioration des résultats sur le terrain et l’augmentation continue du nombre de bénéficiaires. »

     

    Le portefeuille cumule désormais 635,9 millions USD engagés, plus de 403 millions USD mobilisés et près de 388 millions USD transférés aux organismes de mise en œuvre.

     

    Des résultats concrets pour les populations et les territoires

     

    Les investissements soutenus par le FONAREDD continuent de produire des effets visibles dans plusieurs secteurs stratégiques.

     

    Plus de 218 000 foyers améliorés ont été distribués à travers le pays, plus de 606 000 hectares de concessions forestières des communautés locales ont été sécurisés, plus de 26 000 hectares d’agroforesterie ont été développés et près de 923 000 bénéficiaires directs ont été touchés par les interventions du portefeuille.

     

    Les actions financées contribuent également aux engagements climatiques de la RDC. Les résultats présentés montrent que les investissements soutenus par le Fonds permettent déjà d’atteindre près de 39 % de l’objectif national d’évitement de la déforestation fixé à l’horizon 2030.

     

    Saluant ces avancées, le représentant de la Présidence de la République a rappelé l’importance stratégique des enjeux environnementaux pour le pays :

     

    « Le Chef de l’État attache une importance particulière aux questions climatiques et environnementales. La montée en puissance du FONAREDD constitue un signal encourageant, mais les défis restent considérables. Nous devons poursuivre les efforts engagés afin que la RDC puisse valoriser son rôle stratégique dans la préservation des forêts du Bassin du Congo tout en transformant cet engagement en opportunités concrètes de développement pour sa population. »

     

    Les retards de décaissement continuent de peser sur l’exécution des programmes

     

    Au-delà des performances enregistrées, plusieurs intervenants ont attiré l’attention sur les délais qui subsistent entre l’approbation des programmes, le transfert des ressources financières et le démarrage effectif des activités sur le terrain.

     

     

    La Ministre des Affaires foncières, Madame O’Neige N’Sele Mimpa, a notamment évoqué les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités de la CONAREF. Elle a souligné que les retards observés dans le décaissement des fonds risquent d’affecter les délais d’exécution des activités et la synchronisation des actions entre les différentes parties prenantes intervenant de manière complémentaire dans la réforme foncière.

     

    Cette préoccupation rejoint les analyses du Secrétariat Exécutif du FONAREDD.

     

     

    Le Professeur Faustin Boyemba Bosela a rappelé que la question des capacités d’absorption doit être appréciée sur l’ensemble de la chaîne de mise en œuvre :

     

    « Lorsqu’on analyse les délais d’exécution, il apparaît qu’il s’écoule en moyenne six mois entre l’approbation d’un programme et le premier décaissement. À cela s’ajoutent plusieurs mois avant le démarrage effectif des activités. Ces délais sont souvent liés aux conditionnalités, aux procédures administratives entre agences d’exécution et mécanismes fiduciaires ainsi qu’aux différents processus de validation. »

     

    Le Secrétariat Exécutif a ainsi plaidé pour une réduction des délais entre les approbations, les décaissements et le démarrage effectif des programmes afin d’améliorer davantage l’efficacité des investissements.

     

    Identifier les blocages pour accélérer les résultats

     

    Les débats ont également porté sur les contraintes qui ralentissent encore certains programmes.

     

     

     

    Intervenant au nom du Gouvernement, le Ministre d’État, Ministre de l’Aménagement du Territoire, Jean-Lucien Busa, a salué les résultats obtenus tout en appelant à une analyse lucide des difficultés rencontrées :

     

    « Les résultats présentés démontrent que des progrès importants ont été réalisés. Toutefois, nous devons avoir le courage d’identifier les blocages qui ralentissent la mise en œuvre de certains programmes et d’y apporter des solutions adaptées. Notre responsabilité collective est de lever ces contraintes afin d’accélérer les investissements et de maximiser leur impact au bénéfice des populations et des territoires. »

     

    Le Ministre a notamment insisté sur la nécessité de tirer les enseignements des interruptions de programmation observées ces dernières années afin de préserver la dynamique actuelle d’investissement.

     

    En réponse aux préoccupations soulevées sur les retards de programmation et de décaissement, le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD, Bavon N’Sa Mputu Elima, a rappelé que l’analyse des blocages doit prendre en compte le fonctionnement de l’ensemble du dispositif de gouvernance du Fonds.

     

     

    « Le Secrétariat Exécutif n’est pas une structure de décision. Il agit au sein d’un système de gouvernance comprenant notamment le Comité de Revue des Programmes, le COPIL Technique et le COPIL Politique. Pour parler des délais de décaissement ou de programmation, il faut également tenir compte du rôle de ces différentes instances ainsi que des mécanismes de validation impliquant les partenaires. »

     

    Le SEN a également souligné que les propositions de programmation soumises dans le cadre du partenariat RDC-CAFI résultent d’un processus concerté entre les parties prenantes et que certaines étapes nécessitent l’obtention de non-objections ou d’avis préalables pouvant influencer le calendrier global de mise en œuvre.

     

    Cette mise en perspective a permis aux participants de souligner que l’amélioration des performances du portefeuille passe non seulement par un renforcement des capacités opérationnelles, mais également par une plus grande fluidité des mécanismes de coordination et de prise de décision entre les différentes instances de gouvernance du partenariat.

     

    Réformes, jalons et qualité des données : des enjeux stratégiques pour la suite du partenariat

     

    La question des réformes soutenues par la deuxième Lettre d’Intention RDC-CAFI a également occupé une place importante dans les échanges.

     

    Les résultats présentés montrent que 25 % des jalons prévus entre 2021 et 2025 sont déjà atteints, tandis que 56 % sont en cours de réalisation. Ces avancées concernent notamment plusieurs réformes structurantes dans les secteurs foncier, forestier et de l’aménagement du territoire.

     

    Le Conseiller principal Climat de la Primature a rappelé l’importance de maintenir une attention particulière sur le suivi des jalons ainsi que sur la robustesse des données utilisées pour mesurer les progrès réalisés, notamment en matière de suivi du couvert forestier national.

     

    Dans un contexte où plusieurs réformes entrent dans une phase décisive de mise en œuvre, la qualité des données et la crédibilité des systèmes de suivi apparaissent comme des éléments déterminants pour orienter les décisions futures.

     

    Transformer les performances en impact durable

     

    Les discussions du COPIL Politique ont confirmé que le principal défi du FONAREDD ne réside plus uniquement dans la mobilisation des financements, mais également dans leur transformation rapide en résultats durables sur le terrain.

    La réduction des délais de décaissement, le renforcement de la coordination entre les acteurs, la levée des blocages opérationnels et l’accélération de la mise en œuvre des réformes apparaissent désormais comme des conditions essentielles pour consolider les acquis enregistrés et maximiser l’impact des investissements climatiques au bénéfice des populations congolaises.

     

    À travers les échanges du COPIL, une conviction a largement émergé : les performances réalisées au cours de l’année 2025 constituent une base solide pour l’avenir. La prochaine étape consistera à transformer cette dynamique d’investissement en changements structurels durables capables d’accélérer simultanément le développement des territoires, la préservation des forêts et la résilience climatique de la République Démocratique du Congo.

     

     

     

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