Le Comité Local de Développement (CLD) IBAYA dans le territoire de Kutu, secteur Mfimi, groupement Lemvia Sud, Province du Mai-Ndombe, se réjouit de ses jeunes plantations de palmiers à huile associées avec le manioc comme cultures intercalaires qui se développent bien jusque-là alors qu’aucun membre du CLD n’y croyait au départ. Il s’agit d’une nouvelle expérience apportée par le PIREDD Mai-Ndombe par le biais de ses experts en agriculture.

Comme dans d’autres zones savanicoles, les 120 hectares d’acacias -manioc pratiquée ici en agroforesterie jouera un double rôle, notamment celui de protéger les lambeaux forestiers existants en y faisant de moins et moins recours et celui de sédentariser les agriculteurs avec des activités diverses comme l’apiculture qui y est déjà implantée. Ce programme est mis en œuvre par la Banque Mondiale à travers l’Unité de Coordination du Programme d’Investissement pour la forêt (UCPIF) avec le financement CAFI/FONAREDD.

Didier MONKULOA, Président du Comité Local de Développement d’IBAYA (CLD IBAYA), nous relate cette expérience : « Cette plantation, nous ne l’avions pas commencée nous-même. C’est le PIREDD qui est venu avec l’initiative, par ce que nous dans notre secteur, nous avions l’habitude de cultiver en forêt. Il y avait au départ beaucoup de doutes. Les gens disaient qu’en savanes ce manioc et même ces palmiers à huile n’allaient pas grandir, mais le PIREDD nous a rassuré qu’il a ses experts et que nous allions cultiver et réussir dans cette savane. Alors, nous avons essayé en commençant par la mise en place d’une pré-pépinière, suivie d’une pépinière et après nous sommes passée à l’étape de plantation tel que vous le remarquez ici. »

145 pieds par hectare pour une superficie de 26 hectares, séparés les uns les autres par les maniocs comme cultures intercalaires, il s’agit d’un travail qui nécessite une main d’œuvre suffisante et surtout beaucoup d’organisation. « Nous avons des membres des planteurs et nous leurs distribuons des parcelles (étendues), en raison de 1 hectare par individu et quelquefois on peut donner 1 hectare à 2 personnes », a-t-il expliqué.

Une satisfaction et un sentiment d’espoir pour sa communauté…

« Je vois déjà de la réussite. Contrairement à ce que les gens croyaient avant (que ces plantations n’allaient pas produire), moi je vois dans les 2 années à venir que nous aurons une vie meilleure grâce à la récolte qu’on fera sur ces palmiers. Ça pourra nous aider pour les soins de santé, la scolarisation des enfants et les parents auront suffisamment de moyens pour ça. Je suis donc très content de la manière dont je vois cette plantation évoluer. Ça me donne de la joie. Je ne croyais pas qu’on allait réussir mais on a réussi. Je remercie aussi le PIREDD de nous avoir apporté cette initiative. »

Comme dans d’autres communautés, un besoin de presse à huile s’exprime déjà en termes de moyens nécessaires pour la transformation et l’écoulement des produits de récolte, qui joueront un rôle important dans l’amélioration du niveau de revenu des ménages de cette contrée.

© FONAREDD RDC, Décembre 2021/ Story& photo credit: Gloire Munesha, Communications Associate