Énergie durable : le FONAREDD soutient la validation de la Stratégie nationale de la cuisson propre en RDC

 

Le FONAREDD, à travers le Programme Énergie Durable I mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), poursuit son accompagnement des réformes visant à promouvoir des solutions de cuisson propres en République démocratique du Congo. Réunis à Kinshasa, les principaux acteurs du secteur ont validé le document révisé de la Stratégie nationale de la cuisson propre, une étape déterminante pour accélérer la transition énergétique tout en réduisant la pression sur les ressources forestières.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Énergie Durable I, financé par le Fonds National REDD+ de la République démocratique du Congo (FONAREDD), un atelier de présentation et de validation du document révisé de la Stratégie nationale de la cuisson propre s’est tenu le 28 juillet 2026 à Kinshasa. Organisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette rencontre a rassemblé les principales parties prenantes du secteur de l’énergie afin de consolider un cadre stratégique destiné à promouvoir l’accès à des solutions de cuisson plus propres, plus efficaces et plus durables. Le FONAREDD y était représenté par Jean-Philippe Nasha Bolingo, Officier de Suivi-évaluation.

 

Une stratégie alignée sur les nouvelles priorités énergétiques du pays

 

 

L’atelier a réuni 31 participants issus des administrations publiques, des entreprises publiques, du secteur privé, de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des médias. Les travaux ont porté sur la présentation de la version révisée de la Stratégie nationale de la cuisson propre, désormais alignée sur les récentes réformes engagées par le Gouvernement, notamment la Politique nationale de l’Énergie, le Compact énergétique national (Mission 300) et le nouveau cadre réglementaire relatif au Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL).

 

Les experts du Stockholm Environment Institute (SEI) ont présenté les ajustements méthodologiques apportés au document, les scénarios actualisés de consommation énergétique à l’horizon 2040 ainsi que les projections environnementales issues du modèle LEAP, qui serviront de base à la planification des futures interventions dans le secteur de la cuisson propre.

 

Des recommandations pour consolider le document stratégique

 

Les participants ont procédé à un examen approfondi du document et formulé plusieurs recommandations destinées à renforcer sa qualité. Les échanges ont notamment porté sur la clarification des statistiques relatives à l’accès à la cuisson propre, l’ajustement du cadre de gouvernance aux dispositions légales en vigueur, la révision de certains domaines d’intervention, l’élargissement de la liste des acteurs clés ainsi que l’intégration d’un glossaire des principaux termes techniques.

 

Les travaux ont également permis de présenter les acquis du Programme de Consommation Durable et de Substitution Partielle au Bois-Énergie, notamment les dix études de base réalisées sur les filières bois-énergie dans plusieurs localités du pays. La présentation du Compact énergétique national (Mission 300) a rappelé l’ambition de porter le taux d’accès à la cuisson propre à 30 % de la population d’ici 2030, une cible essentielle pour améliorer les conditions de vie des ménages tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

 

Une étape importante pour la transition énergétique

 

À l’issue des échanges, les parties prenantes ont validé le document révisé de la Stratégie nationale de la cuisson propre, sous réserve de l’intégration des observations formulées. Le document sera ensuite transmis au Gouvernement, par l’intermédiaire du Secrétariat Général aux Ressources Hydrauliques et Électricité, en vue de son adoption officielle.

 

 

Pour le FONAREDD, cette validation constitue une avancée importante dans la mise en place d’un cadre stratégique favorisant le déploiement de technologies de cuisson propres, capables de réduire durablement la consommation de bois-énergie, de préserver les ressources forestières et de contribuer aux engagements climatiques de la République démocratique du Congo.

 

À propos du Programme Énergie Durable I

 

Le Programme Énergie Durable I – Consommation durable et substitution partielle au bois-énergie est financé par le Fonds National REDD+ de la République démocratique du Congo (FONAREDD) et mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en partenariat avec le Fonds d’équipement des Nations Unies (UNCDF). Lancé en décembre 2018, il bénéficie d’un financement global de 18 millions de dollars américains et sa clôture est prévue le 31 décembre 2026, à la suite d’une extension sans coût additionnel approuvée par le Comité de Pilotage du Fonds.

Le programme poursuit un objectif majeur : réduire durablement la demande en bois-énergie, principal facteur de dégradation des forêts autour des grands centres urbains, en développant des solutions de cuisson propres et accessibles. Pour y parvenir, il intervient sur quatre axes stratégiques : le renforcement du cadre politique et réglementaire de la cuisson propre, le développement des alternatives au bois-énergie (notamment le GPL et la micro-hydroélectricité), la diffusion à grande échelle des réchauds propres et foyers améliorés, ainsi que l’appui aux investissements sobres en carbone.

 

Les interventions couvrent principalement Kinshasa, Goma, Bukavu, Lubumbashi et Kisangani, avec pour ambition de créer un marché durable de la cuisson propre en République démocratique du Congo. Le programme accompagne notamment le développement des filières GPL, la diffusion de technologies performantes auprès des ménages, la réalisation d’études de faisabilité pour des microcentrales hydroélectriques et le renforcement des capacités des institutions nationales chargées de conduire la transition énergétique.

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