Le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD échange avec le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, sur les perspectives du partenariat CAFI–RDC

    Kananga, Kasaï-Central, 25 juin 2026 –En accompagnant la validation du Plan Directeur du Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) de la ville de Kananga, le Fonds National REDD+ de la République démocratique du Congo (FONAREDD) poursuit son engagement en faveur d’une transition énergétique durable visant à réduire la dépendance au bois-énergie, principal facteur de déforestation, tout en améliorant durablement les conditions de vie des populations.

     

    Organisé les 24 et 25 juin 2026 à la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) de Kananga, sous l’égide du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en collaboration avec le Secrétariat Général aux Hydrocarbures, l’atelier s’inscrit dans le cadre du Programme Énergie Durable 1, mis en œuvre par le PNUD et l’UNCDF avec l’appui financier du FONAREDD.

     

    L’atelier a réuni près de quarante participants représentant les autorités provinciales, les services techniques de l’État, le secteur privé, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers.

     

    Au terme de deux journées d’échanges, les participants ont validé le Plan Directeur GPL de Kananga, document stratégique qui servira désormais de feuille de route pour le développement de la filière GPL dans la province du Kasaï-Central.

     

    Une réponse concrète à la dépendance au bois-énergie

     

    Le développement de la filière GPL constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers de la transition énergétique en République démocratique du Congo. En favorisant l’utilisation d’une énergie de cuisson propre, moderne et plus sûre, le Plan Directeur vise à réduire progressivement la consommation de charbon de bois et de bois de chauffe, tout en limitant la pression exercée sur les ressources forestières.

     

    Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme Énergie Durable 1, lancé en 2018 avec l’ambition de promouvoir les solutions de cuisson propres, de renforcer le cadre institutionnel et réglementaire du secteur énergétique et de développer un marché national du GPL plus performant, inclusif et durable.

     

    Une démarche participative pour bâtir une filière durable

     

    Pendant deux jours des travaux, les participants ont examiné les résultats des études réalisées sur  marché local du GPL, analysé les perspectives de développement de la filière et formulé plusieurs recommandations destinées à renforcer le document avant son adoption.

     

    Afin de favoriser une analyse approfondie du document, les participants ont été répartis en trois groupes thématiques consacrés respectivement :

     

    • Au marché et la stratégie de développement de la filière GPL ;
    • Aux investissements et aux mécanismes financement ;
    •  
    • Aux aspects réglementaires, environnementaux et au suivi de la mise en œuvre.

    Les recommandations issues de ces groupes ont ensuite été consolidées en séance plénière avant la validation consensuelle du document.

     

    Des orientations concrètes pour développer la filière GPL

     

    À l’issue destravaux, le Plan Directeur a été validé sous réserve de l’intégration des observations formulées par les parties prenantes.

     

    – Les principales recommandations portent notamment sur :

    • – La mobilisation des financements nécessaires à la construction des infrastructures stratégiques, notamment un centre de stockage, un centre emplisseur et une unité de fabrication et de requalification des bouteilles de GPL ;
    • – La mise en place de mécanismes facilitant l’accès des ménages aux équipements GPL ;
    • – Le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire de la filière ;
    • la création d’une structure provinciale dédiée au développement du GPL ;
    • – L’organisation de vastes campagnes de sensibilisation afin d’encourager l’adoption du GPL comme énergie domestique de cuisson.

     

    Ces orientations contribueront à créer un environnement favorable aux investissements publics et privés nécessaires au développement durable de la filière GPL dans la province du Kasaï-Central.

     

    Le FONAREDD réaffirme son engagement en faveur de la transition énergétique

     

    À travers son accompagnement du Programme Énergie Durable 1, le FONAREDD poursuit son engagement à soutenir des investissements qui contribuent simultanément à la lutte contre la déforestation, à l’amélioration de l’accès à l’énergie et au développement durable.

    Représentant le Secrétariat Exécutif du FONAREDD, M. Yannick Luya, Officier en Système d’Information Géographique (SIG), a rappelé que le développement de la filière GPL constitue un levier stratégique pour réduire durablement la pression exercée sur les ressources forestières, renforcer la sécurité énergétique des ménages et accompagner la mise en œuvre des engagements climatiques de la République démocratique du Congo.

     

    À cette occasion, il a déclaré : « Au-delà de l’exercice technique, le Plan Directeur que nous validons aujourd’hui est porteur d’une vision stratégique. Il prépare les conditions nécessaires pour réduire la pression sur les forêts, renforcer la sécurité énergétique des ménages, respecter les engagements climatiques de la RDC et accompagner le développement d’un marché local du GPL capable de soutenir durablement la transition énergétique de notre pays. »

     

    Il a également rappelé que le FONAREDD demeure engagé aux côtés du Gouvernement et de ses partenaires pour promouvoir des investissements favorisant l’accès des populations à des solutions énergétiques propres, tout en contribuant à la préservation des ressources forestières et à la lutte contre les changements climatiques.

     

    Une dynamique nationale qui se poursuit

     

    La validation du Plan Directeur GPL de Kananga s’inscrit dans le déploiement national des Plans Directeurs GPL conduits avec l’appui du FONAREDD.

     

    Après le Plan Directeur de Kinshasa ainsi que ceux de Lubumbashi et Mbujimayi, validés quelques jours auparavant, Kananga renforce cette dynamique nationale. Celle-ci se poursuit simultanément dans les villes de Kalemie, Kisangani et Isiro, permettant progressivement à la République démocratique du Congo de disposer de sept Plans Directeurs GPL couvrant les principaux centres urbains du pays.

     

    À terme, ces documents constitueront un référentiel stratégique destiné à orienter les investissements publics et privés, développer les infrastructures de réception, de stockage et de distribution du GPL et favoriser un accès progressif des ménages à une énergie de cuisson moderne, sûre et respectueuse de l’environnement.

     

    À travers cette initiative, le FONAREDD confirme son rôle de mécanisme national de financement climatique en accompagnant des investissements qui concilient préservation des forêts, transition énergétique, développement économique et

    Le FONAREDD accompagne l’adoption de la première politique forestière nationale de la RDC.

     

    Grâce à l’appui des programmes PGDF et PAAJ, la République démocratique du Congo se dote d’un cadre stratégique pour une gouvernance durable de ses forêts

     

    Kinshasa, juin 2026 — La République démocratique du Congo franchit une étape majeure et historique dans la gouvernance de son secteur forestier avec l’adoption de sa première politique forestière nationale. Ce document, fruit d’un processus de plusieurs années, établit les grandes orientation qui guideront la gestion durable des ressources forestières à l’horizon 2035.

     

    Cette avancée a bénéficié de l’accompagnement technique et financier du Fonds National REDD (FONAREDD), à travers les programmes Projet de Gestion Durable des Forêts (PGDF) et Projet d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ).

     

    En soutenant l’élaboration de cette politique, le FONAREDD réaffirme son rôle d’acteur majeur des réformes structurelles visant à renforcer la gouvernance forestière, lutter contre la déforestation et promouvoir un développement durable au bénéfice des populations congolaises.

     

    Une politique nationale pour relever les défis de la gouvernance forestière

     

    Avec près de 170 millions d’hectares de forêts, représentant plus de 60 % des forêts du Bassin du Congo et environ 10 % des forêts mondiales, la RDC abrite l’un des plus importants massifs forestiers de la planète. Ces écosystèmes jouent un rôle jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat, la conservation de la biodiversité, la sécurité alimentaire et et les moyens de subsistance de millions de Congolais.  

     

    Malgré cette richesse exceptionnelle, le secteur forestier ne disposait jusqu’à présent d’aucun document stratégique de référence définissant une vision nationale commune, des priorités d’intervention et des orientations de long terme. L’adoption de la Politique forestière nationale vient ainsi combler ce vide en dotant le pays d’un cadre cohérent pour assurer une gestion durable, équitable et intégrée de ses ressources forestières.

     

    La vision portée par cette politique est celle d’une RDC où les forêts contribuent pleinement à la lutte contre la pauvreté, à la résilience face aux changements climatique, à la conservation de la biodiversité et au développement économique durable, dans le respect de la souveraineté nationale.

     

    Un processus national accompagné par le FONAREDD

     

    L’élaboration de cette politique est le résultat d’un processus participatif engagé depuis 2019. Après une première phase conduite dans le cadre du Projet de Gestion Durable des Forêts (PGDF), le processus a été relancé et finalisé grâce au Projet d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ).

     

    Tout au long de ce processus, le FONAREDD a assuré un accompagnement technique et financier afin de garantir la qualité et l’inclusivité des travaux. Son appui a permis d’organiser les différentes étapes du processus, notamment les analyses diagnostiques, les consultations provinciales, les ateliers techniques de consolidation, les échanges avec les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, les représentants du secteur privé, les institutions de recherche ainsi que les communautés locales et peuples autochtones pygmées.

     

    À travers les programmes PGDF et PAAJ, le FONAREDD a mobilisé plus de 1,25 million de dollars américains pour soutenir les différentes phases d’élaboration de cette réforme stratégique, démontrant ainsi son engagement en faveur du renforcement de la gouvernance environnementale en République démocratique du Congo.

     

    Un cadre stratégique tourné vers les défis d’aujourd’hui et de demainLa politique forestière nationale définit sept axes stratégiques destinés à moderniser la gouvernance du secteur forestier. Elle prévoit notammentle renforcement du cadre juridique et institutionnel, une meilleure planification de l’affectation des terres forestières, la gestion durable des ressources, la conservation de la biodiversité,l’amélioration de la coordination intersectorielle ainsi que le développement des partenariats partenariats et des mécanismes de financement.

     

    Le document prend également en compte les nouveaux enjeux liés au changement climatique, aux tourbières, aux crédit carbone, aux paiements pour services environnementaux et aux autres mécanismes innovants de financement de la biodiversité. Il constitue ainsi une base essentielle pour renforcer la contribution des forêts aux engagements climatiques nationaux et internationaux de la RDC.

     

    Une étape décisive pour la mise en œuvre des engagements climatiques de la RDC

     

    Au-delà de son importance pour le secteur forestier, cette politique représente une avancée majeure pour la mise en œuvre des engagements pris par la RDC dans le cadre de la REDD+, de l’Accord de Paris et du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.

     

    Elle servira également de fondement à l’élaboration du futur Plan forestier national, qui traduira les orientations stratégiques en programmes d’investissement, mécanismes de suivi-évaluation et priorités de financement.

     

    La prochaine étape consistera à vulgariser la Politique forestière nationale sur l’ensemble du territoire, notamment dans les langues nationales, afin d’en favoriser l’appropriation par les administrations publiques, les collectivités territoriales, les communautés locales, les peuples autochtones et l’ensemble des acteurs du secteur forestier.

     

    Le FONAREDD, un partenaire des grandes réformes forestières

     

    En accompagnant l’adoption de la première Politique forestière nationale, le FONAREDD confirme sa vocation à soutenir non seulement les investissements de terrain, mais également les réformes institutionnelles qui créent les conditions d’une gestion durable des ressources naturelles.

     

    À travers les programmes qu’il finance, le FONAREDD contribue à renforcer les politiques publiques, améliorer la gouvernance environnementale et mobiliser les acteurs autour d’une vision commune de développement durable. Cette nouvelle politique constitue une étape déterminante pour consolider les acquis de la REDD+, améliorer la coordination des interventions dans le secteur forestier et faire des forêts congolaises un levier de développement économique, social et climatique au bénéfice des générations présentes et futures.

     

    À propos du FONAREDD

     

    Le Fonds National REDD (FONAREDD) est le mécanisme national de coordination, de mobilisation, de gestion et de financement des investissements destinés à lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts en République démocratique du Congo. En partenariat avec le Gouvernement, les partenaires techniques et financiers ainsi que les agences de mise en œuvre, il soutient les réformes, les politiques publiques et les programmes d’investissement contribuant à la transition écologique, à la résilience climatique et au développement durable du pays.

     

    Le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD échange avec le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, sur les perspectives du partenariat CAFI–RDC

    Le Secrétaire Exécutif National du Fonds National REDD+ (FONAREDD), M. Bavon N’Samputu Elima, a été reçu en audience par Son Excellence le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget. Cette rencontre de travail a permis de faire le point sur les principaux enjeux liés à la mise en œuvre du partenariat entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI), tout en examinant les perspectives de son renforcement.

     

    Faire le point sur les avancées du partenariat CAFI–RDC

     

    À cette occasion, le Secrétaire Exécutif National a présenté l’état d’avancement du partenariat CAFI–RDC, en revenant sur les principaux jalons déjà atteints ainsi que sur les réformes et investissements engagés dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+.

     

    Il a également rendu compte dernier Comité de pilotage politique du FONAREDD, tenu le du 4 juin 2026 sous la présidence de Son Excellence le Ministre des Finances, au cours duquel le rapport d’activité 2025 du FONAREDD a été approuvé.

     

    Préparer la prochaine phase du partenariat (2027–2031)

     

    Les échanges ont également porté sur les perspectives d’ouverture des négociations de la prochaine phase du partenariat CAFI–RDC, couvrant la période 2027-2031.À cet effet, le Secrétaire Exécutif National asouligné l’importance d’un accompagnement politique du Gouvernement afin de consolider les acquis enregistrés et de créer les conditions favorables à la poursuite des investissements en faveur de la gestion durable des forêts et du développement sobre en carbone en République démocratique du Congo.

     

    Consolider l’institutionnalisation du FONAREDD

     

    Le Secrétaire Exécutif National est également revenu surles suites de la formalisation juridique du FONAREDD, intervenue à travers l’arrêté interministériel Finances–Environnement du 30 avril 2026, présenté par le Ministre des Finances lors du dernier COPIL sus indiqué.

     

    Dans cette dynamique, il a plaidé pour la prise en compte du FONAREDD dans la programmation budgétaire de l’exercice 2027, en cohérence avec son mandat de secrétariat technique du partenariat CAFI–Gouvernement et les responsabilités qui lui sont désormais reconnues dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+.

     

    Mobiliser la contrepartie nationale pour soutenir les programmes

     

    Les discussions ont également porté sur la mobilisation de la contrepartie nationale prévue au titre de l’exercice budgétaire 2026. À cette occasion, le Secrétaire Exécutif National a rappelé que le partenariat repose sur un mécanisme de cofinancement associant une contribution de 75 % de de CAFI et une participation de 25 % du Gouvernement au budget de fonctionnement 2026 du FONAREDD.

     

    Il a souligné que cette contribution nationale constitue un élément déterminant pour assurer la poursuite de l’exécution des programmes en cours.

     

    Un engagement renouvelé du Gouvernement

     

    À l’issue des échanges, Son Excellence le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les démarches entreprises en vue de consolider ce partenariat CAFI–RDC, dont le FONAREDD assure le secrétariat technique.

     

    Il a également exprimé son soutien aux initiatives concourant à la préservation du patrimoine forestier national, notamment à travers l’accompagnement budgétaire du Gouvernement congolais.

    PIREDD Maniema II : le FONAREDD et la Province alignent leurs priorités pour maximiser l'impact des investissements REDD+

     

    Réunis à Kindu à l’occasion de la première réunion du Comité Provincial de Pilotage (COPIL) du PIREDD Maniema II, le FONAREDD, le Gouvernement provincial et les partenaires de mise en œuvre ont convenu de renforcer l’alignement des investissements REDD+ sur les priorités de développement du Maniema. Agriculture, agroforesterie, crédits carbone et gouvernance figurent parmi les principaux axes retenus pour cette nouvelle phase du programme.

     

    Kindu, 14 juillet 2026 – Le Fonds National REDD+ (FONAREDD) a réaffirmé son engagement à accompagner la Province du Maniema dans la mise en œuvre d’investissements climatiques à fort impact, à l’occasion de la première réunion du Comité Provincial de Pilotage (COPIL) du Programme Intégré REDD+ Maniema II (PIREDD Maniema II), organisée sous la présidence de Son Excellence Monsieur Musa Kabwankubi Moïse, Gouverneur de la Province du Maniema.

    Cette rencontre, qui a réuni les autorités provinciales, les services techniques, les partenaires de mise en œuvre, les organisations de la société civile ainsi que les représentants du FONAREDD, a permis de valider le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) et d’engager un dialogue stratégique sur les priorités qui guideront la mise en œuvre de cette deuxième phase du programme.

     

    Le FONAREDD plaide pour une mise en œuvre ancrée dans les priorités provinciales

     

     

    Dans son intervention, le représentant du FONAREDD, Alphonse Mata-Mowangi Mobonda, Expert Sénior chargé du Reporting et de la Communication, a souligné que la réussite du PIREDD Maniema II dépendra de sa capacité à concilier les objectifs nationaux de la REDD+ avec les besoins réels de la Province.

     

    « Au-delà des investissements financiers, cette deuxième phase devra surtout démontrer qu’une approche intégrée du développement rural peut produire des résultats durables lorsqu’elle associe les communautés, les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations locales autour d’une vision commune. »

     

    Le FONAREDD a ainsi encouragé un dialogue permanent entre la GIZ et les services techniques provinciaux afin que les ajustements éventuels du programme répondent aux priorités locales tout en restant cohérents avec les objectifs, la théorie du changement et les engagements du projet. Il a également réaffirmé sa volonté d’accompagner les provinces dans la mise en œuvre d’investissements climatiques produisant des résultats durables au bénéfice des communautés.

     

    Le Gouverneur trace la feuille de route du PIREDD Maniema II

     

    Le Gouverneur de Province a appelé les partenaires à faire du PIREDD Maniema II un véritable levier du développement provincial. Il a notamment recommandé que le programme accompagne la mise en place de l’Entreprise Agricole du Maniema, initiative destinée à moderniser durablement le secteur agricole.

     

    Il a également plaidé pour le développement de la cacaoculture agroforestière, notamment le long des routes entretenues dans le cadre du programme, afin de soutenir les revenus des cantonniers tout en contribuant à la restauration des paysages.

     

    Le Gouverneur a, en outre, invité le FONAREDD et ses partenaires à accompagner la Province dans la valorisation des crédits carbone issus des Plans Simples d’Aménagement du Territoire (PSAT), afin de capitaliser sur les investissements réalisés lors de la première phase du programme et de créer de nouvelles opportunités de financement pour le Maniema.

     

    « Nous devons capitaliser sur les acquis de la première phase du PIREDD afin de faire de nos investissements environnementaux un véritable moteur du développement économique durable, à travers la modernisation de l’agriculture, le développement de l’agroforesterie et la valorisation des crédits carbone, au bénéfice des populations du Maniema. »

     

    Proposition de citation soumise à la validation de Son Excellence Monsieur Musa Kabwankubi Moïse, Gouverneur de la Province du Maniema.

     

    Une gouvernance renforcée et des investissements mieux protégés

     

    Les travaux ont également permis de renforcer les mécanismes de gouvernance du programme. Le Gouverneur a recommandé que chaque recommandation adoptée par le Comité Provincial de Pilotage soit désormais assortie d’un responsable clairement identifié et d’un délai de mise en œuvre, afin d’améliorer le suivi des décisions et la redevabilité des parties prenantes.

     

    La protection des investissements agroforestiers a également occupé une place importante dans les échanges. Face aux incendies de brousse qui menacent les plantations, le FONAREDD a recommandé de renforcer les actions de prévention à travers les mécanismes locaux de concertation, la sensibilisation des communautés, l’aménagement de pare-feu ainsi que la surveillance communautaire des sites restaurés. L’objectif est de préserver durablement les investissements consentis et d’en garantir les retombées pour les populations.

     

    Un engagement commun au service du développement durable du Maniema

     

    Cette première réunion du Comité Provincial de Pilotage marque une étape importante dans la mise en œuvre du PIREDD Maniema II. En renforçant le dialogue entre le FONAREDD, le Gouvernement provincial et les partenaires de mise en œuvre, elle pose les bases d’une gouvernance plus efficace et d’investissements climatiques mieux alignés sur les priorités du Maniema.

     

    Le FONAREDD réaffirme ainsi son engagement à accompagner cette dynamique afin que les investissements REDD+ produisent des résultats durables au bénéfice des communautés, contribuent à la restauration des paysages forestiers et soutiennent le développement économique et social de la province.

     

    À propos du PIREDD Maniema II

     

    Le Programme Intégré REDD+ Maniema II (PIREDD Maniema II) est financé par le Fonds National REDD+ (FONAREDD) dans le cadre du partenariat entre la République démocratique du Congo et l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), et mis en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

     

    Doté d’un budget de 20 millions de dollars américains pour une durée de 36 mois, le programme vise à consolider les acquis de la première phase en intensifiant les investissements en faveur de la gestion durable des paysages, de l’agriculture durable, de l’agroforesterie, de la gouvernance locale des ressources naturelles et de l’amélioration des moyens de subsistance des communautés.

     

    À travers cette deuxième phase, le PIREDD Maniema entend réduire les pressions sur les forêts, renforcer la résilience des populations face au changement climatique et contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux de la REDD+, tout en accompagnant les priorités de développement portées par la Province du Maniema.

    Gouvernance environnementale du secteur extractif : le Comité de pilotage du projet « Normes REDD+ Mines et Hydrocarbures » valide les avancées du premier semestre 2026

     

    Kinshasa, 2 juillet 2026 – Le Fonds National REDD (FONAREDD) a pris part à la troisième réunion du Comité de pilotage (COPIL) du Projet « Normes REDD+ Mines et Hydrocarbures », organisé à l’hôtel Pullman de Kinshasa, sous la présidence du Ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, avec l’appui de la GIZ.

     

    Financé par le FONAREDD dans le cadre du partenariat avec l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI) et mis en œuvre par la GIZ, ce projet vise à renforcer durablement la gouvernance environnementale et sociale des secteurs minier et des hydrocarbures en République démocratique du Congo. Il contribue à intégrer les exigences environnementales, sociales et climatiques dans les politiques publiques et les pratiques du secteur extractif, afin de concilier développement économique, préservation des forêts et gestion durable des ressources naturelles.

     

     

    Réunissant une trentaine des participants représentants des administrations publiques, de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des structures impliquées dans la mise en œuvre du projet, cette session avait pourobjectif d’évaluer les progrès réalisés au cours du premier semestre 2026, d’examiner les principaux livrables produits et de définir les priorités opérationnelles pour la suite de la mise en œuvre.

     

    Des resultats encourageants  validées par le Comité de pilotage

     

    Les membres du Comité de pilotage ont examiné plusieurs points inscrits à l’ordre du jour, notamment :

     

    • – Le compte rendu du COPIL de janvier 2026 ;
    • – Le rapport semestriel de mise en œuvre du projet ;
    • – L’état d’avancement des Études Environnementales et Sociales Stratégiques (ESES) ;
    • – Le développement de la plateforme numérique du projet ;
    • – Les activités menées en collaboration avec l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).

     

    Au terme des échanges, le Comité de pilotage a validé le rapport semestriel de mise en œuvre ainsi que cinq études documentaires élaborées dans le cadre des ESES du secteur minier, sous réserve de de la prise en compte des observations formulés au cours de la session.

     

    Cette validation marque une étape importante dans la production des connaissances nécessaires à l’élaboration de normes environnementales et sociales adaptées aux réalités nationales.

     

    Accélérer les études stratégiques pour accompagner les réformes du secteur extractif

     

    Les travaux ont accordé une attention particulière à l’avancement des Études Environnementales et Sociales Stratégiques (ESES), considérées comme des outils essentiels d’aide à la décision pour intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans les politiques publiques relatives aux secteurs minier et des hydrocarbures.

     

    À cet effet, le Comité de pilotage a recommandé l’accélération du recrutement des cabinets chargées de conduire les ESES dans le secteur des hydrocarbures afin de respecter le calendrier du projet. Les membres ont également insisté sur la nécessité d’améliorer l’anticipation dans la préparation et la transmission des documents soumis à leur l’examen afin de renforcer l’efficacité des sessions du COPIL.

     

    Renforcer la communication institutionnelle et le suivi des recommandations

     

    Le Comité a par ailleurs souligné l’importance de renforcer la communication institutionnelle autours du projet.  . Il a recommandé une meilleure implication des services de communication des ministères concernés dans les diagnostics, le développement et le déploiement des plateformes numériques afin de favoriser une diffusion plus efficace de l’information et une appropriation accrue des outils produits.

     

     

    Les membres ont également demandé que ke suivi des des recommandations formulées lors des réunions du COPIL fasse désormais l’objet d’une documentation systématique et qu’un état d’avancement détaillé soit présenté à chaque session, afin de renforcer le pilotage et la redevabilité du projet.

     

    Un projet stratégique au service de la gouvernance durable

     

    Le projet « Normes REDD+ Mines et Hydrocarbures » constitue l’une des interventions soutenues par le FONAREDD pour accompagner les réformes structurelles nécessaires à la mise en œuvre de la Stratégie nationale REDD+ et des engagements climatiques de la République démocratique du Congo.

     

    En développant des normes environnementales et sociales adaptées au contexte national, il contribue à une meilleure prise en compte des impacts environnementaux du secteur extractif, au renforcement de la gouvernance des ressources naturelles et à la réduction des pressions exercées sur les écosystèmes forestiers.

     

     

    À travers son accompagnement de cette initiative, le FONAREDD réaffirme son engagement en faveur d’un développement économique conciliant performance environnementale, transparente, inclusions sociale et lutte contre la déforestation, conformément aux priorités nationales en matière de développement durable.

    Les prochaines étapes porteront notamment sur à la finalisation des ajustements demandés par le Comité de pilotage, la diffusion officielle du compte rendu de la réunion ainsi que le lancement des procédures relatives à la réalisation des ESES dans le secteur des hydrocarbures.

Recevez chaque trimestre notre bulletin d'informations en vous abonnant a notre newsletter

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.