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- – La réforme du cadre légal et réglementaire du secteur GPL actuellement en préparation ;
- – La création envisagée d’une Autorité nationale de régulation du secteur ;
- -Les ambitions nationales en matière d’accès à une énergie de cuisson propre ;
- – Le développement du contenu local dans la chaîne de valeur du GPL ;
- -Les mécanismes de structuration du marché et de fixation des prix visant à favoriser l’accessibilité du GPL pour les ménages.
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Échanges entre le FONAREDD et l’AFD sur les orientations et priorités du secteur forestier

Une concertation stratégique autour du Programme de Gestion Durable des Forêts
Le 25 septembre 2026, le Secrétariat Exécutif du FONAREDD a tenu une séance d’échanges avec l’Agence Française de Développement (AFD) consacrée aux orientations et priorités du secteur forestier en République démocratique du Congo. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’examen du document de projet (ProDoc) restructuré du Programme de Gestion Durable des Forêts (PGDF), doté d’un financement de 6 millions de dollars américains pour une durée de mise en œuvre de deux ans.

Les discussions ont permis aux deux parties de partager leurs perspectives sur les priorités stratégiques du secteur forestier, tout en veillant à la cohérence des interventions envisagées avec les objectifs nationaux de développement durable, de préservation des forêts et de lutte contre les changements climatiques.
Le FONAREDD au cœur du processus de revue du PGDF

Dans la perspective de l’organisation du Comité de Revue de Projet (CRP), prévue le 9 octobre 2026, les parties prenantes seront appelées à examiner le ProDoc soumis par l’AFD, à en apprécier la cohérence avec le Plan d’Investissement REDD+ ainsi qu’avec les engagements pris dans le cadre de la Lettre d’Intention RDC–CAFI. Cette étape permettra également de formuler des recommandations techniques avant l’approbation du document.
À travers son rôle de mécanisme national de coordination des financements climatiques et forestiers, le FONAREDD assure la revue technique du ProDoc, veille à l’alignement des interventions sur les priorités nationales REDD+, garantit le respect des sauvegardes environnementales et sociales et suit la performance ainsi que la redevabilité du programme. Son implication contribue à assurer que les financements mobilisés contribuent effectivement à la réduction de la déforestation et à la gestion durable des ressources forestières du pays.

Vers un mécanisme innovant de financement de la préservation des forêts
Au cours des échanges, l’AFD a présenté sa réflexion sur un futur mécanisme de financement forestier destiné à soutenir durablement la préservation des forêts naturelles de la RDC. Cette approche s’inscrit dans le concept de « Préservation des forêts pour le développement », fondé sur le principe de Zéro Déforestation et Zéro Dégradation des forêts naturelles (Z3D).
L’objectif est de renforcer les efforts de conservation tout en favorisant des opportunités de développement économique au bénéfice des communautés locales. Dans cette optique, l’AFD a évoqué un projet pilote de 5 millions d’euros dans la province de l’Équateur, visant à démontrer la possibilité de concilier protection des écosystèmes forestiers et développement territorial inclusif.
Perspectives autour du Programme Sectoriel Forêt et Développement
Les échanges ont également porté sur les perspectives du Programme de Mise en Valeur des Forêt et Savanes Dégradés (PSFD). L’AFD a manifesté son intérêt pour une éventuelle extension de ce programme, compte tenu des enjeux liés à la gestion durable des ressources forestières et au développement des chaînes de valeur agricoles et forestières.
Les discussions ont souligné la nécessité de poursuivre les consultations afin d’approfondir les réflexions sur les modalités de financement, les perspectives d’évolution du programme ainsi que les résultats déjà enregistrés sur le terrain. Cette dynamique témoigne de la volonté commune des partenaires de renforcer les investissements en faveur d’une gestion durable des forêts, au service du développement socioéconomique et de la préservation du capital naturel de la République démocratique du Congo.
Un partenariat au service des ambitions nationales REDD+
Cette rencontre illustre l’importance du dialogue stratégique entre le FONAREDD et ses partenaires pour garantir la cohérence, l’efficacité et l’impact des investissements dans le secteur forestier. Alors que la RDC poursuit ses efforts pour préserver son patrimoine forestier tout en soutenant le développement de ses populations, la concertation entre les acteurs nationaux et internationaux demeure un levier essentiel pour atteindre les objectifs de développement durable et de l

Le Conseil Consultatif National des Forêts émet un avis favorable sur l’avant-projet de loi portant Code forestier révisé en RDC

Une étape décisive pour la réforme de la gouvernance forestière
Du 9 au 10 puis 12 septembre 2026 à Kinshasa, au chapiteau de l’hôtel PULL MAN, puis au Cercle ELAIS, à Kinshasa, le Conseil Consultatif National des Forêts (CCNF), élargi aux différentes parties prenantes du secteur forestier, a tenu sa deuxième session extraordinaire consacrée à l’examen et à la validation technique de l’avant-projet de loi portant Code forestier de la République Démocratique du Congo.

Organisée sous l’égide du Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, cette session a réuni près de 150 participants issus notamment des institutions publiques, du secteur privé, de la société civile, des organisations représentatives des communautés locales et des peuples autochtones pygmées, des autorités coutumières, du monde universitaire ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Cette session s’inscrit dans le processus de modernisation du cadre juridique forestier national, vingt-quatre ans après la promulgation de la loi n°011/2002 du 29 août 2029 portant Code forestier.
La réforme engagée vise notamment à adapter la législation forestière évolutions intervenues dans les domaines de la gouvernance, de la conservation de la biodiversité, du changement climatique, du développement économiques et et de la protection des droits des communautés.
Un processus participatif et inclusif
Les travaux du CCNF constituent une étape importante d’un processus technique et consultatif conduit sous la coordination du Ministère ayant les forêts dans ses attributions. Dans son intervention, la Secrétaire Générale du Ministère a rappelé que cette session marque l’aboutissement d’un processus technique conduit par la Direction Générale des Forêts , ayant notamment comporté l’élaboration du projet de texte, des consultations provinciales avec les différentes catégories d’acteurs, des ateliers d’experts ainsi que l’examen et la prise en compte des contributions formulées par les parties prenantes.
Elle a, à cet effet, souligné l’importance de cette démarche participative pour doter la République Démocratique du Congo d’un cadre juridique forestier actualisé et adapté aux nouveaux enjeux du secteur.
Les travaux en commissions et les restitutions en plénière ont permis aux participants d’examiner les différentes dispositions du projet et de formuler des amendements et recommandations destinés à renforcer la qualité du futur cadre juridique forestier.
Un Code forestier adapté aux nouveaux enjeux
L’avant-projet de Code forestier introduit d’importante évolutions dans la gouvernance et la gestion des ressources forestières en République Démocratique du Congo.
Il renforce notamment les principes de légalité, de gestion durable, de transparence, de participation, de redevabilité et de traçabilité dans le secteur forestier. Le texte intègre également plusieurs concepts et mécanismes liés aux nouveaux enjeux environnementaux et climatiques, parmi lesquels, le Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP), la REDD+, le carbone forestier , lecrédit carbone forestier, les paiements pour services environnementaux, les tourbières, les forêts dégradées ainsi que les forêts de grande valeur.
L’avant-projet renforce également la prise en compte des droits des communautés locales et des peuples autochtones pygmées, tout en prévoyant de nouveaux mécanismes de transparence, de contrôle, de traçabilité et de financement de la gestion durable des forêts.
Au-delà de la modernisation du cadre juridique, cette réforme vise à renforcer la contribution du secteur forestier à la mise en œuvre du Programme National Stratégique de Développement (PNSD), à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), ainsi qu’au respect des engagements internationaux de la RDC en matière de climat et de conservation de la biodiversité.
Elle traduit ainsi la volonté de mieux articuler la gestion durable des forêts avec les priorités nationales de développement et les ambitions climatiques et environnementales du pays.
Le rôle du FONAREDD reconnu dans l’Avant- projet de loi

L’une des avancées importantes du projet de loi concerne la reconnaissance explicite du Fonds National REDD (FONAREDD) dans l’architecture institutionnelle et financière du secteur forestier.
L’article 45 du projet de Code prévoit en effet la mise en place du FONAREDD en tant que structure technique et financière chargée de contribuer au financement durable de la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts.
Le texte prévoit que le Fonds est placé sous l’autorité du Ministre ayant les Finances dans ses attributions et sous la coordination technique du Ministre ayant les Forêts dans ses attributions.
L’avant-projet identifie également plusieurs sources potentielles de financement du FONAREDD, notamment les dotations et allocations budgétaires de l’État, des quotités issues des bénéfices de la vente des crédits carbone, certaines recettes forestières, les dons et legs ainsi que les financements extérieurs relevant de la REDD+ et de la finance carbone.
Cette reconnaissance est complétée par l’article 176, qui prévoit l’affectation au Fonds d’une quote-part de certaines recettes forestières, notamment celles provenant de la redevance de superficie forestière concédée ainsi que des taxes de déboisement, de reboisement et d’abattage.
La participation active des experts du FONAREDD aux travaux du du CCNF a ainsi permis de contribuer aux échanges techniques sur les mécanismes de financement durable de la gestion durable des forêts, la REDD+, la valorisation des services environnementaux ainsi que les opportunités liées à la finance carbone.
Un avis favorable assorti de recommandations
Au terme des travaux en commissions et des restitutions en plénière, les membres du Conseil Consultatif National des Forêts ont émis un avis favorable sur l’avant-projet de loi portant Code forestier révisé, sous réserve de la prise en compte des amendements et recommandations formulés au cours des travaux.
Cette étape constitue une avancée significative dans le processus de réforme du cadre juridique forestier de la République Démocratique du Congo et ouvre la voie à la poursuite du processus institutionnelles devant conduire à l’adoption du nouveau Code forestier.
Vers une gestion durable et moderne des forêts congolaises
À travers cette réforme, la République Démocratique Congo entend renforcer la gouvernance durable de son patrimoine forestier et mieux articuler sa gestion avec les enjeux de développement, de conservation de la biodiversité et de lutte contre les changements climatiques.
Le FONAREDD réaffirme, dans le cadre de son mandat, son engagement à accompagner les réformes et les investissements contribuant à la réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts, à la mobilisation de financements durables et l’amélioration des conditions de vie des populations dépendentes des ressources forestières.

Le FONAREDD représente la RDC au 7ᵉ West Africa LPG Expo à Abidjan et promeut la transition vers la cuisson propre

Le FONAREDD porte la vision de la RDC pour le développement du GPL en Afrique
Du 31 août au 3 septembre 2026, une délégation du FONAREDD, conduite par le Secrétaire Exécutif National, M. Bavon N’SA MPUTU ELIMA, accompagné de l’Officier de Suivi-évaluation, M. Jean-Philippe NASHA BOLINGO, a représenté la République Démocratique du Congo à la 7ᵉ édition du West Africa LPG Expo, organisée les 2 et 3 septembre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Placée sous le thème « Favoriser l’accès à une cuisson propre en Afrique de l’Ouest », cette rencontre internationale a réuni plus de 250 participants et une trentaine d’intervenants issus des gouvernements, du secteur privé, des institutions financières et des organisations techniques spécialisées dans le développement du Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL).
La participation de la RDC s’inscrivait dans le cadre des efforts nationaux visant à promouvoir des solutions énergétiques propres et durables. Le développement de solutions alternatives au bois-énergie constitue, à cet égard, un enjeu important pour réduire la pression exercée sur les ressources forestières, tout en améliorant l’accès des populations des modes de cuisson plus propres.

« La transition vers des modes de cuisson plus propres constitue un enjeu à la fois énergétique, environnemental et social pour notre pays. Le développement du GPL peut contribuer à offrir aux ménages des alternatives au bois-énergie et, par conséquent, à réduire la pression sur nos forêts. C’est dans cette perspective que le FONAREDD accompagne les efforts du Gouvernement en faveur de solutions énergétiques durables. »
M. Bavon N’SA MPUTU ELIMA, Secrétaire Exécutif National du FONAREDD
Une vitrine pour les réformes et les opportunités d’investissement en RDC
Au cours des travaux, la délégation congolaise a présenté les avancées et les perspectives du secteur GPL en République Démocratique du Congo, notamment :
Les principaux axes présentés
Cette présentation a permis de mettre en lumière le potentiel du marché congolais ainsi que les opportunités d’investissements pour les partenaires techniques, financiers et industriels présents au Salon.
Dans ce contexte, le Secrétaire Exécutif National a notamment mis l’accent sur l’importance de mobiliser les investissements et les partenariats nécessaires au développement d’un marché du GPL accessible aux populations.
« L’enjeu pour la RDC est de créer les conditions permettant de développer un marché du GPL structuré, attractif pour les investisseurs et, surtout, accessible aux ménages. Cela nécessite des infrastructures, un cadre favorable aux investissements et des partenariats solides avec les acteurs publics et privés. » M. Bavon N’SA MPUTU ELIMA, Secrétaire Exécutif National du FONAREDD
Une participation active aux échanges régionaux
La délégation du FONAREDD a pris une part active aux différentes sessions de haut niveau organisées durant l’événement.
Les discussions ont porté sur les défis liés à l’approvisionnement en GPL, à la stabilité des prix et à la soutenabilité des mécanismes de soutien au secteur. Les participants ont plaidé pour une coopération renforcée entre les pays africains afin de garantir une meilleure- disponibilité du GPL et d’améliorer l’accès des populations à une énergie de cuisson moderne.
Organisé par la World Liquid Gas Association (WLGA), cet atelier a mis en évidence le rôle stratégique du GPL dans la transition énergétique, la réduction de la pression sur les ressources forestières et l’amélioration de la santé des ménages grâce à l’adoption de solutions de cuisson propres.
Découverte des infrastructures gazières ivoiriennes
Parmi les temps forts de cette mission figure la visite technique des installations de PETROCI, entreprise nationale des opérations pétrolières de Côte d’Ivoire. Cette visite a permis aux participants de mieux comprendre les investissements réalisés dans les infrastructures de stockage, de conditionnement et de distribution du GPL, ainsi que les stratégies mises en œuvre pour soutenir la croissance du marché ivoirien.
Les échanges ont notamment mis en avant l’évolution remarquable du marché ivoirien du GPL ainsi que plusieurs projets structurants destinés à renforcer la sécurité énergétique et l’accès des ménages à la cuisson propre. Cette expérience constitue également une source d’enseignements pour la réflexion sur le développement et la structuration du marché du GPL en République Démocratique du Congo.Des perspectives de coopération pour soutenir la transition énergétique
La participation du FONAREDD à cette rencontre a également permis d’établir et de renforcer des contacts avec plusieurs opérateurs, fournisseurs d’équipements, investisseurs et partenaires techniques présents au Salon.
Ces échanges ouvrent des perspectives de collaboration pour accompagner la mise en œuvre du programme national de promotion du GPL et soutenir les efforts du Gouvernement congolais en faveur de la transition énergétique et de la lutte contre la déforestation.
Un engagement renforcé pour une transition énergétique durable
À travers sa participation au 7ᵉ West Africa LPG Expo, le FONAREDD réaffirme son engagement à soutenir les initiatives favorisant l’accès à des solutions énergétiques propres et durables en République Démocratique du Congo. Cette présence a permis de valoriser les efforts du pays, de partager sa vision avec les acteurs régionaux et internationaux du secteur et de consolider des partenariats susceptibles de contribuer à l’accélération de la transition vers une cuisson propre, tout en réduisant la pression sur les ressources forestières.

Révision du Code forestier : vers une intégration de la REDD+ dans le futur dispositif légal

La République Démocratique du Congo est engagée sur le chemin des reformes de son secteur forestier pour s’adapter aux nouvelles questions relatives notamment aux changements climatiques, aux nouvelles approches de conservation de la nature et à la réduction de la pauvreté. C’est dans ce cadre que depuis plus d’une décennie, la RDC a élaboré et met en œuvre sa stratégie REDD+ qui bénéficie d’un appui technique et financier du Projet d’Appui à l’atteinte des Jalons signé entre la RDC et CAFI dans la deuxième Lettre d’intention (LOI 2).
Ces engagements montrent la volonté du pays à participer activement à la gestion durable des forêts et à la conservation de ses ressources naturelles, tout en respectant les normes internationales visant à préserver la biodiversité, à lutter contre le changement climatique et à protéger les écosystèmes fragiles. Pour y parvenir deux fronts sont engagés: l’élaboration de la Politique Forestiere Nationale et la revision de la loi n°011/2002 du 29 août 2002 portant Code forestier.

Le processus de révision dudit code poursuit son avancée normale avec comme toile de fond l’inscription formelle et renforcée du cadre légal du mécanisme REDD+ A cet effet, la charge a été confiée au FONAREDD, lors de la retraite consacrée à la consolidation du Draft 0 du projet de Code forestier, tenue à Kinsatu, au Kongo Central en date du 25 au 29 août 2026. par le CCNF.
Contribuer aux ambitions nationales et internationales
La révision du Code forestier poursuit deux objectifs stratégiques majeurs. D’une part, elle vise à renforcer la contribution du secteur forestier à l’atteinte des objectifs du Plan National Stratégique de Développement (PNSD) ainsi qu’aux Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030, notamment à travers l’amélioration de la fiscalité forestière et du régime des sanctions. D’autre part, elle vise à mieux aligner la législation nationale sur les engagements régionaux et internationaux de la RDC, notamment ceux liés à la COMIFAC, à la SADC, au NEPAD ainsi qu’à l’Accord de Paris sur le climat. Cette révision renforce le cadre légal de la REDD+ en RDC. La réforme vient également assurer une articulation cohérente avec la Politique forestière nationale et les réformes engagées dans le secteur forestier.
Vers une nouvelle étape du processus de révision
La retraite de Kinsatu a abouti à la consolidation d’un Draft 0 amendé, intégrant les principales contributions formulées lors des consultations provinciales. Cette étape constitue une avancée importante dans le processus de réforme du cadre légal forestier national.
Depuis ces travaux, une nouvelle perspective s’est précisée. Le 26 août 2026, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a indiqué que la révision du Code forestier approchait de son terme et que le projet pourrait être soumis au Parlement au cours de la session de septembre 2026.
Cette annonce marque une nouvelle étape dans le processus, sans toutefois signifier que le Code forestier révisé est déjà adopté. La finalisation du projet, sa transmission au Parlement, son examen, son adoption et sa promulgation demeurent des étapes distinctes. La prochaine phase permettra notamment de vérifier si les principales orientations retenues au cours des travaux techniques, sont maintenues dans la version qui sera effectivement soumise au processus législatif. Il sera précédé par la validation de cette version consolidée par les instances compétentes, notamment le Conseil Consultatif National des Forêts (CCNF), avant la poursuite du processus législatif.
Un processus qui ouvre une nouvelle étape pour la gouvernance forestière
Les participants ont unanimement salué la qualité des travaux réalisés ainsi que les contributions des experts et consultants mobilisés dans le cadre de ce processus. Au-delà de la consolidation du Draft 0, les travaux de Kinsatu traduisent la volonté partagée des parties prenantes de faire évoluer le cadre légal forestier afin de mieux répondre aux enjeux actuels de gestion durable des ressources naturelles, de développement et de la lutte contre le changement climatique.

Isiro : le FONAREDD accompagne la validation du Plan Directeur GPL et met en perspective les conditions d’une transition durable hors du bois-énergie

Isiro, Haut-Uélé, 21 juillet 2026 – Le déploiement des Plans Directeurs du Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) s’est poursuivi les 20 et 21 juillet 2026 avec une nouvelle séquence d’ateliers de validation, notamment à Isiro et Kisangani. À Isiro, les travaux ont permis de valider le Plan Directeur GPL de la ville, tout en mettant en évidence les conditions économiques, logistiques, institutionnelles et sociales nécessaires pour faire du GPL une véritable alternative au bois-énergie.
Cette étape s’inscrit dans la continuité du processus engagé avec le Plan Directeur GPL de Kinshasa, validé en 2022, puis étendu à six autres villes grâce aux ressources additionnelles mobilisées par le FONAREDD : Lubumbashi, Kananga, Mbujimayi, Kalemie, Kisangani et Isiro. Au-delà de la production de documents de planification, l’objectif est de créer progressivement les conditions permettant de substituer une partie de la consommation de charbon de bois et de bois de chauffe par des solutions énergétiques plus propres.
Organisé dans le cadre du Programme de consommation durable et de substitution au bois-énergie, l’atelier d’Isiro a réuni une quarantaine de participants issus notamment des administrations sectorielles, du secteur privé, de la société civile, du PNUD, du FONAREDD et du Secrétariat Général aux Hydrocarbures. Le Plan Directeur a été validé par les parties prenantes du Haut-Uélé, sous réserve de l’intégration des amendements et recommandations formulés au cours des travaux.
Du Plan Directeur à la construction d’un véritable marché du GPL
L’un des principaux enseignements de l’étape d’Isiro est que la transition vers le GPL ne peut être envisagée uniquement sous l’angle de la disponibilité d’une nouvelle source d’énergie. Elle suppose la construction d’une chaîne de valeur capable d’acheminer le produit jusqu’aux ménages dans des conditions économiquement soutenables.
Le Plan Directeur analyse ainsi le potentiel du marché, les voies d’approvisionnement, les infrastructures de stockage et de distribution, le prix du GPL et la capacité des ménages à y accéder. Il examine également les scénarios d’évolution de la demande, les investissements nécessaires jusqu’en 2040, les mécanismes de financement, les réformes réglementaires ainsi que les impacts socio-économiques et environnementaux attendus. Un dispositif de suivi basé notamment sur des indicateurs de performance doit permettre d’ajuster progressivement le déploiement de la filière.
Accessibilité et approvisionnement : deux conditions déterminantes
Les discussions ont fait ressortir un enjeu central : pour contribuer effectivement à la réduction de la consommation du bois-énergie, le GPL devra être disponible, accessible et compétitif pour les ménages.
Cette problématique est particulièrement importante à Isiro, où l’approvisionnement reste contraint par l’absence d’un centre emplisseur local. En attendant la mise en place de cette infrastructure, les participants ont recommandé d’examiner des circuits alternatifs d’approvisionnement, mais aussi d’envisager la réduction ou la suspension temporaire de certaines taxes liées au transport du GPL et de ses équipements.
Les échanges ont également souligné la nécessité de clarifier les mécanismes de soutien aux ménages, en distinguant les subventions directes des incitations fiscales et en appréciant leur faisabilité dans le contexte congolais.
Ces recommandations posent une question essentielle : dans quelles conditions le GPL pourra-t-il devenir suffisamment compétitif pour provoquer un changement durable des habitudes de cuisson ? Pour les participants, l’accessibilité économique constitue précisément l’une des conditions permettant à cette énergie de contribuer réellement à la réduction de la pression sur les forêts.
Réduire le bois-énergie tout en accompagnant les économies locales
L’étape d’Isiro a également mis en évidence la dimension sociale de la transition énergétique. Le bois-énergie constitue aujourd’hui une source de revenus pour une partie des populations ; sa substitution progressive ne peut donc être pensée uniquement comme un changement de combustible.
Les participants ont recommandé de prévoir des solutions alternatives pour les ménages et acteurs économiques dépendant de la filière bois-énergie, notamment à travers le microcrédit et le développement d’activités génératrices de revenus. Ils ont également demandé d’approfondir l’analyse des impacts du Plan Directeur sur l’emploi local.
Cette orientation rappelle qu’une transition énergétique durable devra être à la fois environnementale, économique et sociale : réduire la pression sur les forêts tout en créant de nouvelles opportunités pour les populations affectées par la transformation des modes de consommation énergétique.
Pour le FONAREDD, l’énergie propre est aussi un levier de préservation des forêts
Représentant le Secrétariat Exécutif du FONAREDD à l’atelier, M. José Mokbondo Lihesa, Officier de Programme au FONAREDD, a replacé la validation du Plan Directeur GPL d’Isiro dans la trajectoire du Programme Énergie Durable, lancé en 2018 pour contribuer à réduire la dépendance au bois-énergie, l’une des principales causes de la déforestation et des émissions de gaz à effet de serre.
Il a rappelé que cette ambition repose notamment sur l’adoption de solutions de cuisson propres, le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire ainsi que le développement d’un marché local viable et inclusif.
« Depuis son lancement en 2018, ce programme d’Énergie durable poursuit une vision claire : promouvoir une transition énergétique durable en réduisant la dépendance au bois-énergie, l’une des principales causes de la déforestation et d’émissions de gaz à effet de serre. »
À Isiro, cette approche prend une dimension particulière en raison des possibilités de complémentarité avec d’autres investissements en faveur de la protection des forêts et du développement local. José Mokbondo Lihesa a notamment rappelé la mise en œuvre du PIREDD Haut-Uélé, financé par la KOICA et mis en œuvre par le PNUD, mettant ainsi en perspective les interventions consacrées à l’énergie avec celles portant plus largement sur la réduction de la déforestation.
Le Gouvernement provincial a également souligné cet enjeu. Le Gouverneur du Haut-Uélé, Jean Bakomito, représenté par le Ministre provincial des Hydrocarbures, Jean Fiston Batokobese, a présenté la validation du Plan Directeur comme une étape importante des efforts engagés par la RDC et ses partenaires dans la lutte contre la déforestation et le réchauffement climatique.
Des Plans Directeurs à la mise en œuvre
Avec Isiro, la démarche engagée depuis la validation du premier Plan Directeur GPL de Kinshasa en 2022 poursuit son extension territoriale. Les ressources additionnelles mobilisées par le FONAREDD/CAFI ont permis d’élaborer des Plans Directeurs pour Lubumbashi, Kananga, Mbujimayi, Kalemie, Kisangani et Isiro, constituant progressivement un ensemble de feuilles de route adaptées aux réalités de chaque territoire.
La séquence de validations des 20 et 21 juillet, notamment à Isiro et Kisangani, déplace désormais l’enjeu de la planification vers la mise en œuvre. Il s’agit de mobiliser les investissements, développer les infrastructures de stockage et de distribution, sécuriser les circuits d’approvisionnement, créer un environnement réglementaire et fiscal favorable et accompagner les ménages dans l’adoption du GPL.
À Isiro, la prochaine étape consistera à intégrer les amendements et recommandations formulés par les parties prenantes avant la remise officielle de la version consolidée du Plan Directeur.
À travers cet accompagnement, le FONAREDD poursuit une approche dans laquelle la transition énergétique devient un instrument de lutte contre la déforestation : faire en sorte que les alternatives au bois-énergie soient disponibles, accessibles, économiquement viables et socialement porteuses d’opportunités.
