Journée mondiale du paysan : entre enjeux structurels et réponses concrètes du FONAREDD en RDC


    Chaque année, la Journée mondiale du paysan met en lumière le rôle crucial des agriculteurs dans nos sociétés. En République Démocratique du Congo, ce rôle apparaît encore plus stratégique à la lumière des chiffres du secteur agricole.

    En effet, l’agriculture occupe environ 70 % de la population active et constitue l’un des principaux moyens de subsistance du pays (PAM, 2024 ; Banque mondiale, 2023). Elle contribue également de manière significative au produit intérieur brut, à hauteur d’environ 30 % (Banque mondiale, 2024).


    Pourtant, malgré ce poids économique, le secteur reste fragile :


    · Une large part de la population reste confrontée à l’insécurité alimentaire (PAM, 2025 ; FAO, 2025) ;

    · Seulement 10 % des terres agricoles exploitables sont réellement mises en valeur (Banque mondiale, 2024) ;

    · L’agriculture demeure majoritairement de subsistance, avec environ 4 millions de familles paysannes (FAO, 2024).


    Ces éléments montrent que le paysan congolais est à la fois indispensable et vulnérable.

    Une agriculture centrale mais encore confrontée à de nombreux défis


    La RDC dispose d’un potentiel agricole considérable, avec environ 80 millions d’hectares de terres arables. Toutefois, seule une faible proportion est exploitée, et la productivité demeure limitée, freinant la contribution du secteur à la croissance économique.


    Sur le plan alimentaire, la situation reste préoccupante. Selon le Programme alimentaire mondial, près de 26 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère, plaçant la RDC parmi les crises alimentaires les plus importantes au monde.


    À l’occasion de la Journée mondiale du paysan, il est essentiel de rappeler que les agriculteurs congolais ne sont pas seulement des acteurs économiques : ils sont également au cœur des solutions face aux défis alimentaires, climatiques et environnementaux.


    En République Démocratique du Congo, cette réalité se confirme à travers les résultats du FONAREDD, dont les programmes placent le paysan au centre de la transformation rurale.


    Des investissements structurants au service du monde rural

    Face à ces défis, le FONAREDD constitue un instrument clé pour accompagner la transition vers une agriculture durable et une gestion intégrée des ressources naturelles.


    Selon les données consolidées des programmes du FONAREDD, à fin 2025 :


    · 36 programmes financés ;

    · Plus de 635 millions USD engagés ;

    · Environ 388 millions USD déjà décaissés.


    Ces investissements traduisent une volonté d’agir simultanément sur l’agriculture, la gouvernance locale, l’aménagement du territoire et la préservation des forêts.


    Le paysan au cœur des impacts du FONAREDD


    Les résultats rapportés par les programmes indiquent notamment :


    · 882 543 bénéficiaires directs cumulés ;

    · 761 573 bénéficiaires directs en 2025 ;

    · Plus de 28 millions de bénéficiaires indirects.


    Derrière ces chiffres, ce sont des familles paysannes qui accèdent à des formations, à des intrants agricoles, à des infrastructures rurales et à des mécanismes de structuration communautaire.


    Ces résultats reflètent la mise en œuvre progressive des interventions sur le terrain et leur montée en échelle.


    Une transformation progressive des systèmes agricoles


    Les actions du FONAREDD contribuent à moderniser l’agriculture congolaise :


    · 49 460 hectares de cultures vivrières développés ;

    · 29 309 hectares de cultures pérennes ;

    · 25 982 hectares en agroforesterie.


    Ces résultats témoignent d’une transition progressive vers des pratiques agricoles plus durables, permettant d’augmenter la production, de préserver les sols et de réduire la pression sur les forêts. Ils s’inscrivent dans les recommandations internationales, notamment celles de la FAO, visant à concilier productivité et résilience climatique.


    Le paysan, acteur clé de la lutte contre la déforestation


    Au-delà de la production alimentaire, le paysan joue un rôle central dans la protection des forêts. Les investissements du FONAREDD contribuent à éviter chaque année environ 54 963 hectares de déforestation, soit près de 10 % des pertes forestières annuelles de la RDC.


    Ces résultats démontrent que la transition vers des pratiques agricoles durables est essentielle pour préserver les écosystèmes.


    Structurer les territoires pour renforcer les communautés

    Au-delà de la production agricole, les programmes ont contribué à structurer les territoires ruraux :


    · 2 868 organes de gouvernance locale (CLD, CDG, CDV) mis en place ;

    · 7,9 millions d’hectares couverts par des plans d’aménagement du territoire ;

    · 460 km de routes rurales entretenues.


    Ces avancées renforcent le rôle des communautés paysannes dans la gestion de leur propre développement.


    Célébrer et investir dans le paysan, un choix d’avenir


    La Journée mondiale du paysan ne doit pas rester une simple commémoration symbolique. Elle rappelle une évidence fondamentale : le paysan nourrit la nation, protège les forêts et construit l’avenir.


    Les données issues de la FAO, de la Banque mondiale et du PAM convergent vers un constat clair : le paysan congolais est à la fois au cœur des défis et des solutions. Les résultats du FONAREDD confirment que, lorsqu’ils sont soutenus, accompagnés et valorisés, les paysans deviennent de véritables moteurs du développement durable en République Démocratique du Congo.


    Investir dans le monde rural apparaît ainsi comme une priorité stratégique. Un engagement structuré en faveur des paysans permet non seulement d’améliorer les conditions de vie, mais aussi de renforcer la sécurité alimentaire et de préserver l’environnement.


    La Journée mondiale du paysan constitue dès lors une invitation à renforcer l’action collective, en intensifiant les efforts pour soutenir celles et ceux qui nourrissent la nation et en garantissent l’avenir.


    Bibliographie


    · Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). (2024–2025). Food security and resilience in the Democratic Republic of the Congo. Consulté sur : https://www.fao.org

    · Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). (2025). GIEWS Country Brief: Democratic Republic of the Congo. Consulté sur : https://www.fao.org/giews

    · Programme alimentaire mondial (PAM / WFP). (2025). Democratic Republic of the Congo: Food security situation and resilience building. Consulté sur : https://www.wfp.org

    · Banque mondiale. (2024). Democratic Republic of Congo – Agriculture and Rural Development Overview. Consulté sur : https://www.worldbank.org

    · Banque mondiale. (2023). Employment in agriculture (% of total employment) – Democratic Republic of the Congo. Consulté sur : https://data.worldbank.org

    · Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI). (2023). Lettre d’intention CAFI–RDC et cadre de partenariat 2021–2026

    · Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). (2024). Sustainable development and climate resilience in the Democratic Republic of the Congo. Consulté sur : https://www.undp.org

    Le FONAREDD et l’UNOPS renforcent leur partenariat stratégique pour la REDD+ en RDC

     

    Kinshasa, le 14 avril 2026 – Le Secrétariat du Fonds National REDD (FONAREDD) a reçu une mission de haut niveau de l’Office des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), conduite par Monsieur Sanjay Mathur, Directeur régional pour l’Afrique, dans le cadre de sa mission officielle en République démocratique du Congo.

     

     

     

     

    Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement du partenariat entre les deux institutions, engagées dans la mise en œuvre des réformes et des investissements structurants du mécanisme REDD+ en RDC.

     

    Un dialogue stratégique centré sur les résultats et des priorités communes

     

    Accueillie par le Secrétaire exécutif adjoint du FONAREDD, Monsieur le Professeur Faustin Boyemba, la délégation de l’UNOPS a échangé avec les équipes sur l’état d’avancement du partenariat, les résultats obtenus et les perspectives d’amélioration.

     

     

    Les échanges ont notamment permis :

     

    • -D’évaluer la performance des projets en cours ;
    • -D’identifier les leviers pour optimiser leur impact ;
    • -De renforcer les mécanismes de collaboration opérationnelle.
    •  

     

    Une attention particulière a été accordée au Programme PROMIS 2 et au PIREDD Équateur, deux interventions majeures contribuant à :

     

    • -La lutte contre la déforestation ;
    • -L’amélioration des moyens de subsistance des communautés locales ;
    • -Le renforcement de la gouvernance environnementale.

     

    L’UNOPS a réaffirmé sa volonté de consolider une collaboration fondée sur la redevabilité, l’efficacité opérationnelle et l’atteinte de résultats durables.

     

      Le FONAREDD, pilier de l’architecture REDD+ nationale

     

    Le FONAREDD a présenté son mandat, sa vision stratégique ainsi que le cadre de son partenariat avec la Central African Forest Initiative (CAFI), articulé autour de deux Lettres d’intention successives couvrant les périodes jusqu’en 2020, puis 2021–2030.

     

    Ces instruments constituent le socle de l’appui international à la mise en œuvre de la stratégie nationale REDD+ et des réformes multisectorielles associées.

     

    Le Fonds  a également mis en avant la valeur ajoutée de la modalité « agent de gestion », au cœur de sa collaboration avec l’UNOPS :

     

    • -L’UNOPS assure la gestion fiduciaire et la conformité des financements ;
    • -Les partenaires d’exécution mettent en œuvre les activités sur le terrain.

     

    Ce dispositif a été reconnu par les deux parties comme une approche crédible et efficace, garantissant  la transparence, la rigueur de gestion et résultats tangibles.

     

    Des échéances stratégiques à venir

     

    La rencontre a permis d’identifier plusieurs échéances clés pour les mois à venir :

     

    • -L’évaluation du partenariat CAFI–RDC prévue en 2026, déterminante pour l’orientation future des appuis ;
    • -La tenue du Comité de pilotage politique (COPIL) du FONAREDD, instance clé de gouvernance et d’orientation stratégique ;
    • -L’organisation prochaine d’un Comité de Revue des Projets (CRP), avec un focus sur le Programme PROMIS 2, notamment dans  les secteurs de la santé et des infrastructures.
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    Des échéances stratégiques à venir

     

    Les échanges ont permis d’identifier plusieurs échéances clés pour les mois à venir :

     

    Vers une actualisation stratégique intégrant le Corridor Vert

     

    Les échanges ont porté sur l’initiative du Corridor Vert, identifiée comme une opportunité stratégique majeure pour renforcer la cohérence territoriale et l’impact des investissements REDD+.

     

    Dans cette perspective, le FONAREDD a annoncé son intention d’engager une actualisation de la stratégie et du plan d’investissement REDD+ de la RDC, afin d’intégrer pleinement cette dynamique et d’assurer un meilleur alignement avec les priorités nationales de développement durable.

     

    Un partenariat consolidé au service des priorités nationales

     

    La mission du Directeur régional de l’UNOPS témoigne de la volonté commune des deux institutions de consolider un partenariat fondé sur la confiance, la performance et l’alignement stratégique.

     

    Elle réaffirme l’engagement des deux institutions à accompagner la République démocratique du Congo dans :

     

    • -La préservation de ses ressources forestières ;
    • -La lutte contre le changement climatique.
    • -La réalisation de ses objectifs de développement durable.
    FONAREDD et l’ITIE-RDC renforcent la sensibilisation pour l’intégration du secteur forestier dans la transparence extractive

     

    Kinshasa, 10 avril 2026 –L’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives en République Démocratique du Congo (ITIE-RDC), a organisé du 9 au 10 avril 2026, à Kinshasa, un atelier de sensibilisation des parties prenantes sur la Norme ITIE et le cadre légal, consacré à l’intégration du secteur forestier dans le champ de divulgation de l’ITIE.

     

     

    Le FONAREDD a pris part à ces travaux en sa qualité de coordination des investissements du portefeuille REDD+, conformément à son mandat d’appui à la gouvernance forestière et climatique en République Démocratique du Congo.

     

     

    Une avancée stratégique pour la gouvernance des ressources forestières

     

    Cette activité s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ), mis en œuvre au titre de la Lettre d’Intention n°2 (LoI2) signée entre la RDC et l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI), notamment  au titre du Produit 6.1 – Jalon 4.I, relatif au renforcement de la gouvernance forestière et climatique.

     

     

    Les échanges ont mis en lumière une évolution majeure : l’élargissement des exigences de transparence et de redevabilité au secteur forestier, jusque-là centrées sur les secteurs minier, pétrolier et gazier.

     

    Un tournant stratégique pour la gouvernance forestière

     

    À l’ouverture de l’atelier, le FONAREDD a souligné que l’intégration du secteur forestier dans la Norme ITIE constitue une évolution majeure dans la gouvernance des ressources naturelles en République Démocratique du Congo. Cette démarche traduit la volonté d’élargir les exigences de transparence, de redevabilité et de bonne gouvernance au-delà des secteurs minier, pétrolier et gazier, vers les ressources forestières.

     

    Le FONAREDD a rappelé que la forêt, en tant que patrimoine naturel et source de richesse nationale, doit désormais être considérée comme une ressource extractive soumise aux mêmes obligations de transparence, afin de garantir que les bénéfices tirés de son exploitation et de sa conservation contribuent effectivement au développement local et national.


    À cet effet, l’intégration du secteur forestier à l’ITIE vise à renforcer la visibilité des flux financiers, à lutter contre l’opacité et à promouvoir une gestion responsable des ressources forestières, y compris celles liées aux crédits carbone et à la préservation de la biodiversité.

     

    Un tournant éthique et économique pour le secteur forestier

     

    Intervenant au nom de l’assistance technique du PAAJ, Me Dominique Wemo a souligné que :

     

    « Cette intégration n’est pas seulement une évolution technique, mais un tournant éthique et économique majeur. La forêt, patrimoine vivant, doit être reconnue comme une ressource extractive au même titre que l’or ou le cuivre, exigeant le même niveau de transparence et de redevabilité. »

     

    Dans cette perspective, l’intégration du secteur forestier dans l’ITIE vise à « jeter une lumière sur des zones longtemps restées dans l’ombre », notamment en ce qui concerne les flux financiers liés à l’exploitation du bois, aux crédits carbones et à la préservation de la biodiversité.

     

    Le FONAREDD a également insisté sur la nécessité de garantir que les revenus issus de la conservation profitent effectivement aux communautés locales et aux peuples autochtones pygmées, en première ligne dans la protection des forêts.

     

    Vers une gouvernance responsable et inclusive

     

    L’intégration du secteur forestier dans la Norme ITIE marque ainsi le passage « d’une gestion de cueillette à une gouvernance de responsabilité », où chaque ressource exploitée doit se traduire par des retombées visibles pour les populations, notamment en termes d’infrastructures sociales et de développement local.

     

    Renforcement des capacités des acteurs du secteur

     

    L’atelier a réuni plus de quarante participants issus des administrations publiques, du secteur privé et extractif, des exploitants forestiers artisanaux, des organisations de la société civile, ainsi que les communautés locales et peuples autochtones.

     

    Les travaux ont porté notamment sur :

     

    • – les principes et exigences de la Norme ITIE applicables au secteur forestier ;
    •  
    • – les dispositions du Code forestier et de ses mesures d’application ;
    • – la publication des contrats de concessions forestières, des rapports d’audit et des missions d’observation ;
    • – la redistribution équitable des revenus issus de l’exploitation et de la conservation forestière au bénéfice des communautés concernées.
    •  

    Le Secrétariat Technique de l’ITIE-RDC a, pour sa part, rappelé l’importance de la fiabilité et de  l’exhaustivité des données pour garantir une gestion transparente et bénéfique des ressources naturelles.

     

    Des résultats attendus à l’échelle nationale

     

    À travers le programme PAAJ, le FONAREDD vise à renforcer les capacités de 450 acteurs du secteur forestier à l’échelle nationale.

     

    Cet objectif traduit une volonté commune d’améliorer la production de données  conformes aux standards ITIE et d’améliorer la qualité des rapports sectoriels, afin de mieux lutter contre les pratiques illégales et la corruption.

     

    Les participants ont salué cette initiative, considérée comme une étape déterminante pour répondre aux défis de gouvernance du secteur forestier, marqué par sa complexité et les enjeux liés à la lutte contre les pratiques illégales et la corruption.

     

    Perspectives

     

    À l’issue de l’atelier, les parties prenantes ont recommandé la poursuite des actions de sensibilisation et de renforcement des capacités.

     

    Le FONAREDD a réaffirmé son engagement à accompagner ce processus, en étroite collaboration avec l’ITIE-RDC et l’ensemble des acteurs concernés, en vue de promouvoir une gouvernance forestière transparente, responsable et inclusive en République Démocratique du Congo.

     

    Sud-Ubangi : lancement officiel du PIREDD, un programme ambitieux pour protéger les forêts et soutenir les communautés.

     

    Gemena, 3 avril 2026 — Le Fonds National REDD(FONAREDD) et l’Agence belge de coopération internationale ENABEL, ont procédés au lancement officiel du Programme Intégré de Réduction des émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts du Sud-Ubangi (PIREDD-SU). La cérémonie a également été marquée par la tenue de la première session de son Comité de pilotage (COPIL), à Gemena, chef-lieu de la province du Sud-Ubangi.

     

    Présidée par le Gouverneur ad intérim, Son Excellence Jean-René Galekwavundawe, cette rencontre a réuni plus de quarante participants, dont des autorités provinciales, des représentants des ministères sectoriels, des organisations de la société civile, des peuples autochtones, des services techniques déconcentrés de l’État, des partenaires techniques et financiers. Une mobilisation qui témoigne de l’intérêt et de l’adhésion des acteurs locaux à cette initiative.

     

    Un programme stratégique au service des forêts et des communautés

     

    Mis en œuvre par ENABEL avec l’appui financier du FONAREDD, dans le cadre du partenariat avec la Central African Forest Initiative (CAFI), le PIREDD Sud-Ubangi ambitionne de réduire durablement la déforestation et de la dégradation des forêts, tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales.

     

     

    Doté d’un budget de 25 millions de dollars américains sur cinq ans, le programme repose sur une approche territoriale intégrée. Il met l’accent sur plusieurs axes prioritaires :

     

    · La gouvernance foncière

    · L’aménagement du territoire

    · La promotion de l’agroforesterie

    · Le développement de l’économie verte

    · La participation active des communautés locales et des peuples autochtones.

     

    À travers ce programme, le FONAREDD entend soutenir des actions concrètes, adaptées aux réalités locales, tout en contribuant aux engagements climatiques de la République Démocratique du Congo.

     

    Installation formelle du Comité de pilotage

     

    La première session du Comité de pilotage s’est tenue au siège de la coordination provinciale d’ENABEL. Elle a permis l’installation officielle des membres ainsi que l’adoption de documents clés de gouvernance.

     

    Le Règlement d’Ordre Intérieur (ROI) et le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026, chiffré à 2 759 938 USD, ont été validés. Ces outils définissent le cadre opérationnel du programme et orientent les premières actions sur le terrain.

     

    Les échanges ont également mis en évidence plusieurs priorités pour une mise en œuvre efficace, notamment :

     

    · L’intégration du secteur du genre dans les instances de gouvernance

    · La clarification du ciblage géographique des interventions

    · La réalisation d’études de référence actualisées

    · La mise en place d’indicateurs de suivi intermédiaires des résultats.

     

    Des défis à relever pour un impact durable

     

    Si les ambitions du programme sont importantes, les discussions ont souligné la nécessité d’un suivi rigoureux et d’une coordination étroite entre les acteurs. La réussite du PIREDD dépendra notamment de sa capacité à s’ancrer dans les réalités locales et à produire des résultats mesurables à court et moyen terme.Un engagement renouvelé du FONAREDD pour le climat et le développement

     

    À travers le PIREDD Sud-Ubangi, le FONAREDD réaffirme son rôle clé dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale REDD+. Le programme illustre une volonté de préservation des forêts, développement rural inclusif et lutte contre le changement climatique.

     

    Le Fonds salue la mobilisation des autorités provinciales et des partenaires, et encourage la poursuite d’un dialogue permanent afin de garantir des résultats concrets au bénéfice des populations du Sud-Ubangi.

     

    Lancement officiel du Programme Énergie Durable 2 : une nouvelle étape stratégique pour l’accès aux énergies propres en RDC

    Kinshasa, 31 mars 2026 — Le Programme Énergie Durable 2 (PED2) a été officiellement lancé ce mardi à l’hôtel Four Points by Sheraton, lors d’une cérémonie qui a réuni 45 participants, parmi lesquels des représentants du gouvernement, du secteur privé, des institutions financières, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la société civile et du monde académique.

     

    Porté par l’UNCDF avec l’appui financier du FONAREDD sur l’allocation du CAFI en RDC, le PED2 marque le début d’une nouvelle phase d’investissements stratégiques visant à accélérer l’accès aux énergies propres en République Démocratique du Congo et à réduire la pression sur ses forêts.

     

    Un engagement politique réaffirmé

     

    Empêché, le ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité a été représenté par Son Excellence le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire, qui a procédé au lancement officiel du programme.

    Dans son allocution, il a souligné l’importance du PED2 dans la transition énergétique nationale, insistant sur le rôle central des investissements catalytiques pour dynamiser un secteur privé encore peu développé dans les chaînes de valeur de l’énergie propre.

     

     

    Le FONAREDD a rappelé les acquis du PED1 et a salué « la continuité et l’amplification des efforts visant à offrir aux ménages congolais des alternatives énergétiques modernes, durables et accessibles ».Le CAFI représenté par l’Ambassadrice du Royaume‑Uni, , a réaffirmé son engagement à accompagner la RDC dans la mise en œuvre de solutions énergétiques à fort impact climatique et social.

     

    Un programme doté de 50 millions USD pour transformer le paysage énergétique

     

    Financé à hauteur de 50 millions USD, le PED2 couvrira la période 2026–2030 et repose sur une approche innovante articulée autour de :

    • – Garanties de premier risque atteignant jusqu’à 75 %,
    • – Prêts concessionnels,
    • – Subventions remboursables ou non assurant un appui complet et structuré tout au long du cycle d’investissement.
    •  

    Ces instruments permettront de renforcer l’offre du secteur privé dans trois segments prioritaires : les foyers améliorés, le GPL et l’électrification solaire.

    Lancement prochain de l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)

     

    L’UNCDF a confirmé que l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) destiné au secteur privé sera lancé dès la semaine suivant la cérémonie.

    Plusieurs acteurs présents ont manifesté un vif intérêt pour y participer, notamment des institutions financières désireuses de mieux comprendre les mécanismes de garantie mis à leur disposition.

     

    Projection du film documentaire PED1

     

    La cérémonie a également été marquée par la projection du film documentaire retraçant les résultats du Programme Énergie Durable 1 (PED1).

    Cette projection a permis d’illustrer les impacts concrets des investissements réalisés : amélioration du cadre de vie, réduction de la dépendance à la biomasse, et montée en puissance d’entrepreneurs locaux spécialisés dans l’énergie propre.

    Un espace d’échanges renforçant la collaboration intersectorielle

     

    La rencontre s’est conclue par un déjeuner de réseautage, au cours duquel les participants ont échangé sur les opportunités offertes par le PED2.

    Les discussions ont porté notamment sur :

    • – La combinaison optimale des instruments de garantie,
    • – Les conditions d’éligibilité à l’AMI,
    • – Les perspectives de financement pour les chaînes de valeur énergie propre.

    – Les partenaires ont unanimement salué la qualité du cadre établi par l’UNCDF et le FONAREDD pour structurer la collaboration avec le secteur privé.

     

    Un signal fort pour la transition énergétique en RDC

     

    Avec le lancement du PED2, le gouvernement congolais, soutenu par ses partenaires, confirme sa volonté d’accélérer la transition énergétique tout en contribuant à la réduction de la déforestation et à la lutte contre le changement climatique.

    Le FONAREDD se félicite de ce démarrage et réaffirme son engagement à accompagner la mise en œuvre rigoureuse, transparente et impactante du programme au bénéfice des populations congolaises.

     

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