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    Aménagement du territoire : le FONAREDD met en lumière les avancées des réformes soutenues par le partenariat CAFI-RDC

    À Kinshasa, le FONAREDD présente les principaux résultats des réformes de l’aménagement du territoire et réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance territoriale durable.

     

    À l’occasion de l’Atelier national sur l’aménagement intégré du territoire national, organisé à Kinshasa, 5 août 2026 , le Fonds National REDD de la République Démocratique du Congo (FONAREDD) a présenté les principales avancées des réformes soutenues par le partenariat entre la République démocratique du Congo et l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI) dans le secteur de l’aménagement du territoire. Cette intervention a permis de mettre en lumière les résultats déjà obtenus, les réformes engagées ainsi que les perspectives destinées à renforcer une gouvernance territoriale durable au service du développement du pays.

     

    Organisé dans le cadre de la mise en œuvre de la loi relative à l’aménagement du territoire, cet atelier a réuni les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les représentants de la société civile ainsi que le monde académique autour d’une vision commune : promouvoir une planification spatiale intégrée, prévenir les conflits d’affectation des terres et favoriser des investissements durables sur l’ensemble du territoire national.

     

    Le FONAREDD, un acteur clé des réformes territoriales

     

     

     

    Au cours des travaux, le Secrétariat Exécutif National du FONAREDD a présenté les contributions des partenaires techniques et financiers au pilier « Aménagement du Territoire », identifié comme l’un des secteurs prioritaires de la stratégie nationale REDD+.

    En tant que mécanisme national de financement de la REDD+, le FONAREDD joue un rôle stratégique dans la mobilisation des ressources et l’accompagnement des réformes structurelles visant à lutter contre la déforestation, améliorer la gouvernance des ressources naturelles et à promouvoir un développement résilient face aux changements climatiques. Cette contribution s’inscrit dans une approche intégrée où les réformes institutionnelles constituent un levier essentiel de la gestion durable des territoires.

     

    Le partenariat CAFI-RDC au service d’une gestion durable des territoires

     

    La présentation a rappelé le caractère stratégique du partenariat entre la République Démocratique du Congo et l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), qui mobilise l’appui de plusieurs partenaires internationaux afin d’accompagner les réformes dans les secteurs identifiés comme moteurs de la déforestation.

     

    Depuis la signature de la première Lettre d’Intention en 2016, puis de la seconde en 2022, ce partenariat soutient les réformes engagées dans les domaines de l’agriculture, des forêts, de l’énergie, du foncier, des mines, de la gouvernance et de l’aménagement du territoire, contribuant ainsi à la mise en œuvre des engagements nationaux en matière de développement durable et de lutte contre les changements climatiques.

     

    Le PARAT, socle des réformes de l’aménagement du territoire

     

    Parmi les initiatives soutenues par le partenariat CAFI-RDC figure le Programme d’Appui à la Réforme de l’Aménagement du Territoire (PARAT), exécuté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) avec un financement de 8 millions de dollars américains.

     

    Présenté comme le principal programme ayant posé les bases institutionnelles et techniques de la réforme, le PARAT a permis au Gouvernement de disposer des principaux outils nécessaires à la planification territoriale.

     

    Ses réalisations comprennent notamment :

     

    • – L’élaboration de la Politique Nationale d’Aménagement du Territoire ;
    • – La création de l’Office National d’Aménagement du Territoire (ONAT) ;
    • – Le développement des guides méthodologiques des outils de planification territoriale ;
    • – La réalisation d’études stratégiques sur le potentiel agricole et le capital forestier ;
    •  
    • L’ accompagnement des processus d’aménagement du territoire dans plusieurs provinces à travers les les Programmes Intégrés REDD+ (PIREDD).
    •  

    Le PAAJ consolide les réformes institutionnelles

     

    Le FONAREDD a également mis en exergue les résultats du Programme d’Appui à l’Atteinte des Jalons (PAAJ), conçu pour accompagner l’administration publique dans la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du partenariat CAFI-RDC.

     

    Grâce à ce programme, plusieurs avancées institutionnelles majeures ont été enregistrées, notamment :

     

    • – La mise en place du Conseil National d’Aménagement du Territoire (CNAT) ;
    • – L’installation des Conseils Provinciaux et Locaux d’Aménagement du Territoire (CPAT et CLAT) ;
    • – Le renforcement des mécanismes de gouvernance territoriale à l’échelle nationale et locale.

     

    D’autres actions demeurent en cours, parmi lesquelles l’élaboration de l’Annuaire National des Ressources Naturelles, le règlement des conflits d’affectation des terres et lerenforcement de la transparence dans l’attribution des espaces destinés aux activités agricoles, minières, forestières et pétrolières. 

     

    Les PIREDD traduisent les réformes sur le terrain

     

    Au-delà des réformes nationales, le partenariat CAFI-RDC appuie également la mise en œuvre des Programmes Intégrés REDD+ (PIREDD) dans plusieurs provinces du pays qui assurent l’ancrage territorial des politiques publiques.

     

    Les données présentées par le FONAREDD témoignent de cette dynamique :

     

    • – Cinq (5) Plans Provinciaux d’Aménagement du Territoire (PPAT) élaborés ;
    • – Dix-sept (17) Plans Locaux d’Aménagement du Territoire (PLAT) réalisés ;
    • – Mille Trente et un (1 031) Plans Simples d’Aménagement du Territoire (PSAT) ont déjà été élaborés, représentant plus de la moitié de la cible finale.

     

    Ces outils contribuent à une meilleure organisation de l’espace, à la réduction des conflits d’usage des terres et à une gestion plus durable des ressources naturelles au bénéfice des communautés locales.

     

    Vers une meilleure intégration des politiques sectorielles

     

    Les échanges de l’atelier ont souligné que  l’aménagement du territoire constitue aujourd’hui un instrument fédérateur des politiques publiques. Dans un contexte marqué par la coexistence de nombreuses activités économiques, la planification spatiale apparaît comme un comme un levier essentiel pour assurer la cohérence des interventions publiques et optimiser la gestion des ressources naturelles.

     

    Les participants ont ainsi appelé au renforcement des mécanismes d’arbitrage intersectoriel, à la poursuite des réformes engagées et à la mobilisation de de nouveaux financements destinés à accélérer l’élaboration et à la mise en œuvre des outils de planification prévus par la loi.

     

    Le FONAREDD réaffirme son engagement en faveur des réformes structurantes

     

    À travers cette participation, le FONAREDD réaffirme son rôle de mécanisme national de financement des réformes structurantes en matière de gouvernance environnementale. En accompagnant le Gouvernement dans la mise en œuvre des réformes liées à l’aménagement du territoire, le partenariat CAFI-RDC contribue à créer les conditions d’une gestion plus cohérente des espaces, à réduire durablement les conflits d’usage des terres et à renforcer la préservation des forêts au bénéfice des générations présentes et futures.

     

    En accompagnant le Gouvernement dans la mise en œuvre des réformes liées à l’aménagement du territoire, le partenariat CAFI-RDC contribue à créer les conditions d’une gestion plus cohérente des espaces, à réduire durablement les conflits d’usage des terres et à renforcer la préservation des forêts au bénéfice des générations présentes et futures.

    Les conclusions de cet atelier alimenteront la feuille de route nationale visant à consolider la gouvernance territoriale et à promouvoir un développement inclusif, résilient et durable en République démocratique du Congo.

     

    Mission de suivi du PSFD dans le Kwilu : le FONAREDD constate des avancées significatives et prépare la deuxième phase du programme

    Des plantations qui se développent, des pépinières qui se renforcent et des producteurs déjà tournés vers de nouvelles opportunités économiques. C’est le constat dressé par le Fonds National REDD de la République démocratique du Congo (FONAREDD) à l’issue d’une mission de suivi conduite du 24 au 29 juillet 2026 dans la province du Kwilu. Réalisée avec le Secrétariat de CAFI, l’Agence française de développement (AFD) et les équipes du Programme d’appui à la mise en valeur des Savanes et Forêts Dégradées (PSFD), cette mission a permis non seulement de mesurer les progrès réalisés sur le terrain, mais aussi d’identifier les ajustements nécessaires pour consolider les acquis et préparer efficacement la prochaine phase du programme.

     

    Une mission stratégique dans un contexte décisif pour le partenariat RDC–CAFI

     

    Conduite dans les territoires de Gungu, Idiofa et Bulungu, cette mission a permis au FONAREDD et à ses partenaires d’évaluer l’état d’avancement des activités mises en œuvre dans le cadre du PSFD, de mesurer les résultats obtenus et d’identifier les priorités qui orienteront la deuxième phase du programme.

     

            

     

    Présent tout au long de la mission, le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD a rappelé que le secteur agricole demeure, selon le Consensus national sur les moteurs de la déforestation, le principal facteur de perte du couvert forestier en République démocratique du Congo. À ce titre, les résultats enregistrés dans le Kwilu revêtent une importance particulière, car ils démontrent qu’il est possible de promouvoir un développement agricole capable d’améliorer les conditions de vie des populations tout en réduisant les pressions exercées sur les forêts.

     

    Le Secrétaire Exécutif National a également souligné que cette mission intervient à un moment charnière pour le partenariat entre la RDC et l’Initiative CAFI. Après l’approbation du Rapport des performances du FONAREDD en 2025 par le COPIL politique et alors qu’une évaluation indépendante du Fonds est en cours, les enseignements tirés du terrain contribueront à alimenter les prochaines revues du partenariat ainsi que les discussions sur les futurs investissements REDD+.

     

    Des résultats qui confirment la pertinence de l’approche du programme

     

    Les observations réalisées sur les différents sites témoignent des progrès enregistrés depuis le lancement du PSFD et illustrent le potentiel des investissements en matière de restauration des paysages et de développement rural.

     

    À Katembo, les 110 hectares de plantations de palmiers à huile témoignent de la bonne évolution des plantations mises en place lors de la première phase du programme. Les producteurs ont par ailleurs exprimé leur intérêt pour le développement d’une filière café, signe d’une volonté de diversifier progressivement les activités économiques soutenues par le programme.

     

     

    À Kimbungu, les 254 hectares d’acacias associés aux cultures vivrières illustrent l’adoption progressive de systèmes agroforestiers durables. Les pratiques agroécologiques mises en œuvre, notamment l’enfouissement des résidus de récolte, contribuent à restaurer la fertilité des sols tout en améliorant durablement la productivité agricole. Elles démontrent qu’il est possible de concilier restauration des paysages, sécurité alimentaire et amélioration des revenus des ménages.

     

    Au village de Luano, les plantations de 170 hectares d’acacias et de 28 hectares d’avocatiers ouvrent également de nouvelles perspectives économiques pour les communautés rurales, tandis qu’à Idiofa, les progrès observés dans la production de plants et les techniques de multiplication végétative des arbres à chenilles (Pentaclethra macrophylla), développés en association avec le fumbwa (Gnetum africanum), renforcent les capacités locales de restauration des paysages.

     

    À l’issue des visites, le Secrétaire Exécutif National du FONAREDD s’est déclaré globalement satisfait des résultats observés. Tout en reconnaissant que la mise en œuvre d’un programme d’une telle ampleur comporte inévitablement des défis, il a estimé que les progrès constatés sur le terrain confirment la pertinence des investissements réalisés et offrent une base solide pour la poursuite des interventions.

     

    Une deuxième phase construite sur les acquis de la première

     

     

    La mission a également permis d’apprécier les préparatifs engagés pour renforcer les interventions dans les prochains mois. Dans le territoire de Bulungu, plusieurs pépinières disposent déjà de milliers de plants destinés à l’aménagement de nouvelles superficies de restauration.

     

    À l’échelle du programme, le mécanisme Top-Up prévoit la mise en place de 1 450 hectares supplémentaires, dont 700 hectares dans la province du Kwilu. Cette montée en puissance traduit la volonté de capitaliser sur les acquis de la première phase et de concentrer les investissements sur des approches ayant déjà démontré leur efficacité. Elle témoigne également de la confiance des partenaires dans la capacité du programme à produire des impacts durables sur les paysages et les moyens de subsistance des populations rurales.

     

    Des communautés au cœur de la dynamique de restauration

     

     

    Les échanges avec les bénéficiaires ont confirmé l’intérêt des communautés pour les approches promues par le PSFD. À Kimbungu, plusieurs producteurs ont notamment souligné que les alliances productives renforcent leurs capacités techniques, favorisent l’adoption de pratiques agricoles plus durables et contribuent à l’amélioration de leurs revenus.

     

    Les communautés ont également salué la présence du FONAREDD, du Secrétariat de la CAFI et des partenaires sur le terrain. Cette proximité renforce le dialogue avec les bénéficiaires et permet de mieux adapter les interventions aux réalités locales, condition essentielle pour garantir la durabilité des investissements réalisés.

     

    Les enseignements du terrain au service des décisions nationales

     

    Au-delà des réalisations techniques, le Secrétaire Exécutif National a insisté sur le fait que les résultats observés dans le Kwilu devront nourrir les prochaines discussions avec les autorités nationales, notamment avec le ministère de l’Agriculture. L’objectif est de faire remonter les réalités du terrain afin que les politiques publiques et les futurs investissements tiennent davantage compte des besoins exprimés par les producteurs et des enseignements issus des programmes financés par le partenariat RDC-CAFI.

     

    Cette approche illustre la vocation du FONAREDD : non seulement financer des programmes, mais également capitaliser les expériences, accompagner les réformes sectorielles et renforcer le dialogue entre les acteurs nationaux et les communautés bénéficiaires.

     

    Restaurer les paysages pour transformer durablement les territoires

     

    Cette mission illustre l’importance du suivi de proximité dans la mise en œuvre des programmes financés par le FONAREDD. Au-delà de la vérification des réalisations physiques, elle constitue un véritable outil d’aide à la décision permettant d’identifier les bonnes pratiques, d’anticiper les difficultés et d’orienter les ajustements nécessaires avant le déploiement de la deuxième phase.

     

    En consolidant les acquis de la première phase et en préparant les futurs investissements, le FONAREDD entend s’appuyer sur les enseignements issus du terrain pour renforcer l’efficacité des programmes qu’il finance. La mission du Kwilu illustre ainsi la volonté du Fonds de faire des résultats obtenus auprès des communautés un levier d’amélioration continue, au service de la lutte contre la déforestation, de la restauration des paysages et du développement rural durable en République démocratique du Congo.

     

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